Etre mère... et tout le reste !

Maman au boulot VS Maman au foyer

Hello lecteurs !

C’est vendredi soir, et je suis épuisée de ma semaine passée à caser 32 heures de tâches dans 24 heures de journée. C’est le lot des mamans au boulot !

Il y a 6 mois, c’était aussi vendredi soir et j’étais aussi épuisée de ma semaine dédiée à 300% à ma fille alors que ma jauge de patience était à 0%. C’est le lot des mamans à la maison !

Ce soir, j’ai envie de comparer le quotidien des Mamans Au Boulot (les MAB) et de celui des Mamans Au Foyer (les MAF), parce que c’est un sujet qui suscite beaucoup de rancœurs et d’incompréhensions, alors que dans les deux cas il y a des mamans qui se défoncent pour faire au mieux ce qu’on attend d’elles…

J’ai été MAF, je suis MAB et je pense que je redeviendrai MAF à un moment dans ma vie, alors je me sens la liberté de me risquer sur cette pente glissante 🙂

D’ailleurs je reconnais que je suis moins fatiguée et plus équilibrée dans ma tête depuis que je retravaille. De la part celle qui ne se réalise pas au boulot et qui adore son rôle de maman… c’est dire si les MAF font un boulot du tonnerre, à l’insu de toute la société 😉 A côté de ca, je suis plus stressée et plus tiraillee depuis que je suis MAB…

C’est parti pour un petit MAF VS MAB, avec comme seul but de partager ma vision d’un quotidien intense, rempli de joie mais aussi de difficultés et de mieux faire connaître l’autre côté de la barrière aux un(e)s et aux autres !

MAB VS MAF

Être MAF c’est ne jamais avoir de RTT parce qu’une MAF n’a pas de mode de garde et qu' »il ne manquerait plus que ça qu’on la décharge de ses gosses« . Être MAB, c’est utiliser ses RTT pour prendre RDV chez le pédiatre/l’allergologue/le kiné et se faire engueuler par son boss parce qu’on se la « coule douce« .

Être MAF, c’est supporter les cris, les hurlements, les sauts, les pleurs, les plaintes, les gémissements, les réclamations, les colères, toute la journée et devoir garder sa patience intact chaque jour malgré des nuits merdiques. Être MAB, c’est supporter le stress, les deadlines, les critiques, les réunions pourries, les chefs relous, les clients exigeants, les horaires contraints, toute la journée et devoir garder sa concentration intact chaque jour malgré des nuits merdiques.

maman au foyer maman qui travaille
Quand j’ai repris le boulot en dormant 3 heures par nuit

Être MAF c’est se lever avant tout le monde à la maison, préparer les grands, courir partout pour être à l’heure à l’école/à la danse/chez l’orthophoniste, au pressing pour papa, emmener belle-maman chez le chiropracteur, accompagner les sorties scolaires, le tout avec le nourrisson dans l’écharpe, faire le ménage chaque jour pour que l’intérieur soit digne d’une MAF, préparer les repas deux fois par jour et nettoyer le bazar qui va avec, repasser les chemises de Mr devant le film, récurer la baignoire sous la douche, se coucher après tout le monde et entendre qu’une MAF c’est être en vacances toute l’année. Être MAB c’est arriver avant tout le monde au boulot pour pouvoir partir à l’heure le soir pour la crèche, bosser sur sa pause déj’, finir des documents à la maison le soir, et entendre à 18h quand tu quittes « T’as posé ton aprem? » ou autre « C’est vrai qu’elle est mère, on peut plus compter sur elle« .

Être MAF c’est avoir un compte en banque dans le rouge et demander de l’argent à son mari pour s’acheter une robe. Et même se justifier sur le ticket de caisse du Franprix… Être MAB c’est avoir de l’argent sur son compte mais jamais le temps pour le dépenser. En même temps, être MAF c’est faire du shopping avec un gosse qui chigne dans la poussette et un autre qui t’apporte une robe blanche avec ses doigts pleins de chocolat. Et être MAB c’est travailler pour gagner plus, payer un mode de garde et des impôts et n’avoir finalement toujours pas de quoi s’acheter la fameuse robe à la fin du mois.

Être MAF c’est se démener tous les jours pour inventer sans cesse de nouvelles activités sympa pour occuper les journées, sans même pouvoir aller faire pipi tranquille, et voir son enfant sauter dans les bras de son père tous les soirs comme s’il avait été au bagne avec toi. Être MAB c’est se démener tout le week-end pour faire pleins de choses avec son enfant et rattraper le temps perdu sans prendre de temps pour soi, et voir son enfant sauter dans les bras de sa nounou/son auxilliaire le lundi matin.  #coeurenmiettes

Être MAF c’est ne jamais oser passer le relais, demander du temps pour soi au papa, se poser le soir après une dure journée de labeur, parce que « tu ne bosses pas, TOI« . Être MAB, c’est culpabiliser chaque fois qu’on passe le relais ou prend du temps pour soi, parce que « déjà que tu bosses et que tu n’élèves pas ton gosse…« .

Être MAB, c’est courir le matin pour arriver à l’heure au boulot, courir le soir pour arriver à l’heure à la crèche et courir les week-ends pour faire tout ce qu’on ne peut pas faire la semaine. Être MAF, c’est souvent voir le temps s’étirer parce qu’on a mille choses à faire mais qu’elles sont infaisables avec un enfant accroché à la jambe et qu’il faut trouver un moyen d’arriver jusqu’à l’heure du coucher sans craquer.

Être MAB, c’est partir avec un handicap lors de ton entretien de fin d’année et accepter de revoir ton augmentation à la baisse parce que « vous n’êtes jamais là aux réunion de 19h…« . Être MAF , c’est partir avec un handicap dans ta vie sociale parce que « vous ne savez pas ce que c’est, vous ne travaillez pas« .

Être MAB c’est jouer à candy crush aux toilettes, boire son café chaud et prendre une pause déj’ au soleil en terrasse une fois par semaine avec les collègues et parler de trucs sympas qu’ils n’impliquent ni poussée dentaire, ni érythème fessier, ni régurgitation. Être MAF c’est profiter de l’extérieur quand il fait beau, aller à Acrochat quand il n’y à personne plutôt que le samedi après-midi et pouvoir dire « oui je suis disponible en semaine » à la secrétaire du pédiatre.

Être MAF c’est pouvoir rester en jogging pas maquillée toute la journée si on a la flemme et pas envie de sortir .. et même sortir en pyjama d’ailleurs parce que je t’emmerde et personne ne me calculera. Être MAB c’est retrouver le plaisir de se pomponner parce que tu vas voir d’autres adultes et que personne ne va te vomir sur l’épaule. Normalement. #potdedépart

Être MAF c’est être la pour tous les progrès, les découvertes, les apprentissages, les petites et les grandes joies, c’est ne rien rater, pas meme les jours dont on se passerait, les jours de grosses bouderies, les jours malades, les jours grognons, les jours sans, les jours de grosses galères, les jours qui s’étirent et où rien ne va, les jours qui partent mal dès le matin, les jours où on voudrait vraiment être un peu seules. Être MAB, c’est ressentir une grande joie chaque soir en récupérant son enfant, se shooter à son odeur qui manque tant toute la journée, profiter à fond des moments qu’on passe avec et culpabiliser un max le reste du temps de toutes ces heures qu’il passe ailleurs, avec d’autres.

Être MAB, c’est pouvoir chaque jour enlever son costume de maman pour reprendre celui de femme et enlever de ses épaules le poids d’une responsabilité parfois écrasante. Pour le reprendre avec joie chaque soir.

Être MAF c’est pouvoir prendre le temps de profiter du présent avec ses enfants, de les regarder jouer et grandir sans penser qu’on est en retard sur le planning.

Être MAB c’est avoir son enfant qui se réveille la nuit pour venir se glisser entre ses parents, parce qu’il ne les voit pas assez en journée. Être MAF c’est avoir son enfant qui se réveille la nuit pour venir se glisser entre ses parents parce qu’il a entendu maman hurler sur papa qu’elle était pas la boniche dans cette baraque et quand est ce que quelqu’un va prendre un peu soin de moi merde.

Être MAB, c’est ne rester jamais assez tard au boulot aux yeux de ton boss et rester toujours trop tard au boulot aux yeux de ton gosse. Être MAF, c’est être au service de tout le monde mais ne rien foutre de ta journée aux yeux du reste du monde.

 

Être MAB, c’est être une femme qui est avant tout une mère.

Être MAF, c’est être une femme qui est avant tout une mère.

Chapeau les filles, on déchire quand même 😉

Ps : les papas, je vous aime aussi et vous êtes top, il y a même des choses que vous faites mieux que nous, mais quand même j’ai l’impression que vous ne vivez pas exactement le même quotidien que nous :p

196 réflexions au sujet de « Maman au boulot VS Maman au foyer »

  1. J’ai adoré ton article et merci il m’aide à y voir plu clair et moins culpabiliser de mon envie de congé parental!!! On me le reproche, on me fait des remarques…
    pour ma première j’ai repris à la fin du congé mater et la on me disait: -mais si petite tu te rend compte la laisser en nounou….
    En faite il n’y a pas de bon ou mauvais choix il y a celui que notre coeur nous dicte…
    Merci beaucoup

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    1. J’ai été MAF la première année de mon fils, aujourd’hui je suis MAB et mon ange a 2ans et demi. Et bien je dois dire que je me reconnais parfaitement dans les deux portraits! Chaque position a son lot de bonheurs et de difficultés, aucune solution ne permet le plein épanouissement et la perfection totale est impossible!Quand on est une vraie maman, MAF ou MAB:on est une vraie maman!

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  2. Les mamans au boulot ne sont pas toutes des cadres débordées qui ont la chance d’avoir de l’argent sur leur compte en banque. À deux nous gagnons moins que deux SMIC, je travaille à la maison, quand nous aurons un ou des enfants, si nous n’avons pas de place en crèche, ça sera une galère sans nom. Pour pouvoir faire les choix que notre cœur nous dicte, il faut avoir d’abord être en condition de faire des choix, et avoir les moyens financiers de faire le choix de notre cœur. Même à bac+5 ou bac+8, on n’a pas toujours les moyens de faire le choix et on subit le choix de notre situation professionnelle.

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    1. Je suis d’accord avec ton commentaire marie mais je ne pense pas que mon article aille dans le sens contraire de tes propos. Si tu travailles et fait garder ton enfant tu auras probablement les contraintes des MAB, sauf que selon le travail que tu fais ce ne seront peut être pas des réunions ou des deadline mais des clients très penibles, de la fatigue physique à supporter, etc… Et si tu restes à la maison pcq aller travailler en payant un mode de garde est moins rentable que de rester à la maison, tu ressentira probablement certaines des choses dont je parle dans cet article à propos des MAF. Mais il est vrai que l’article pourrait être complété en précisant que MAF ou MAB, on a pas tjrs le choix !!!

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      1. Il est certains que le choix n’est pas toujours un choix réel. Au final les MAB et les MAF ne doivent pas écouter ce qu’on leur dit mais plutôt ce que leurs disent leurs coeurs de maman.
        Perso je suis MAB mais je ne supporte pas qu’une MAF me critique en me disant tu ne peux pas comprendre tu travail, car oui je vais au boulot pour pouvoir donner a manger à mes enfants mais je fais le plus possible pour eux, accompagnement aux sorties scolaire, certains repas le midi pour éviter la cantine, et toutes les taches ménagères. Certes je vois des adultes mais je ne me plains pas et je n’ai pas envie de subir des comparaisons.

        C’est un grand débat qui je pense ne devrait pas avoir lui. Je pense que toutes les mamans sont maman avant tout et devraient se serrer les coudes.

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      2. Bonjour,

        Je m’immisce rapidement car je suis un PAB (le pendant masculin de MAB)… et je suis d’accord sur l’essentiel de ce qui est dit dans cet article bien fait.

        Mais, car il a forcément un « mais » qui justifiera cette intervention… réduire l’opposition de MAB vs MAF à une liste de tâches réparties pour l’une, ou pour l’autre type de M, ne me semble pas très juste, voire très injuste. Ma délicieuse épouse travaille de 9h00 à 20h00 les 5 jours de la semaine, voire 6 (travaille dans un commerce). Elle ne compte ni ses heures ni l’énergie mise à bien faire son travail. Mais, elle assure aussi pour tout ce qui est d’assurer l’intendance culturellement gérée par la gente féminine (un autre débat intéressant…), en plus de son boulot!!! Si être une MAF c’est « c’est se lever avant tout le monde à la maison, préparer les grands, courir partout pour être à l’heure à l’école/à la danse/chez l’orthophoniste, au pressing pour papa, emmener belle-maman chez le chiropracteur, accompagner les sorties scolaires, le tout avec le nourrisson dans l’écharpe, faire le ménage chaque jour pour que l’intérieur soit digne d’une MAF, préparer les repas de Monsieur, repasser ses chemises devant le film, récurer la baignoire sous la douche, etc. » c’est aussi le (double) boulot d’une MAB !!!!!!

        Quid des heures où les enfants sont tout simplement à l’école quand on est MAF ?
        Quid du temps libre consacré à la lecture, les loisirs ou la gym ou autres… d’une MAF quand la MAB est au turbin ?
        Quid de ce temps libre ou auto-gérée que la MAB n’a pas ?

        On dirait que vous l’oubliez, ca non?
        Il y a heureusement des PAB qui aident, contribuent.
        Si le salaire le permet, la tâche de ménage est reléguée à une aide extérieure que l’on paie, oui, dans le meilleur des cas et c’est le nôtre, tant mieux. Mais pas à plein temps, les machines à linge ne se remplissent pas toute seule, la vaisselle ne se fait pas non plus toute seule… pour une MAB/PAB comme pour une MAF.
        Vous avez visiblement tendance à oublier que 80 ou 90% des couples normalement constitués d’une MAB+ un PAB se tapent leurs 35 heures, plus les heures de transport non négligeable en région parisienne (c’est mon cas et celui de ma chère et tendre), plus le reste !!!
        Dans notre cas, MAB et PAB que nous sommes, nous nous tapons plutôt un quota de 55-60 heures minimum. Plus le boulot à la maison, les devoirs, les loisirs, le sport, la fête de l’école où l’on tient un stand, mais bizarrement, pas les MAF…

        Alors, désolé, mais je trouve ma version de la vie MAB vs MAF plus juste et réelle.
        Et, vos discussions de MAF à laquelle j’ai oui, participé sur mon temps de travail… sont bien stériles à votre rôle de MAF qui vous en laisse généralement le temps.

        Vive ma femme courageuse, belle et une grande ‘maman’… et bonne journée.

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      3. Merci pour cette intervention même si je la trouve un brin injuste pour les MAF.
        Je comprends très bien votre point sur les MAB : actuellement, je bosse, je me tape les transports en région parisienne avec son lot de greve, incidents et autre, quand je rentre je m’occupe de ma fille avec le PAB, ,des repas, du ménage le week end (avec PAB aussi) du repassage… Donc le boulot qu’il y a à la maison après le travail pour les MAB, je connais très bien 🙂
        Je n’ai pas vécu la situation d’être MAF avec des heures « libres » pendant que les enfants sont à lecole, je pensais principalement aux MAF d’enfant d’âge préscolaire : pour l’avoir vecu, j’ai trouvé cela épuisant physiquement et moralement de ne jamais pouvoir enlever mon costume de maman et d’avoir cette énorme reponsabilite sur mes épaules toute la journee, du matin au soir et c’est cet aspect que je voulais souligner car avant de le vivre on ne le conçoit pas forcément.
        Par ailleurs je parle des MAF qui prennent à coeur le travail de maman au foyer : parmi toutes celles que je connais, je n’en connais aucune qui ont du temps libre pour samuser, faire leur sport ou lire… D’ailleurs les mamans que je connais qui prennent le temps de faire du sport (et elles ont raison !!! ) sont des MAB !

        Je tiens quand même à précise que mon titre est volontairement « MAB vs MAF » mais que l’objectif était de souligner le courage et les difficultés des mamans et des papas dans ces deux situations, encore une fois dans l’idée de clore un débat et non de le lancer !!!
        Peut être que mon article est trop perçu « en faveur » des MAF, parceque ce sont effectivement celles qui sont le plus lésée dans l’opinion publique et que je trouve cela dommage. Car c’est tout sauf une position facile et on ne s’en rend pas forcément compte avant de le vivre. Mais les MAB dont je fais partie ont tout autant mon admiration, ce sont des jongleuses de haut vol qui sont sur tous les fronts !

        Bref une dernière fois il n’y a pas de parti pris dans cet article mais juste 1 volonté de souligner la force de toutes les mamans (et les papas ! )

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      4. Quand à votre dernière phrase, votre commentaire s’en serait bien mieux porté sans, ça lui aurait évité de tomber dans le maque de respect.
        D’autant plus que si vous m’aviez lue intégralement vous sauriez que je n’ai guère le temps pour les conversations et débat steriles, puisque je bosse et suis cadre en cabinet de conseil, j’ai une fille de 15 mois, je tiens un blog, j’organise un mariage et je minvestis dans l’administration de la crèche, en plus des fameuses tâches quotidiennes qui nous occupent tous….
        En revanche si vous pensez aux quelques MAF qui mettent leurs enfant à la garderie toute la journee, ou devant la télé et ne sinvestissent pas dans l’éducation, sachez que ce n’est pas de ces MAF dont je parle 🙂

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      5. Bien sur les MAB ont des contraintes que n’ont pas les MAF c’est évident et il me semblait les avoir soulignées ! Stress, choix à faire, course folle, fatigue, double journée….
        En contrepartie les MAF ont aussi des difficultés que n’ont pas les MAB, comme l’isolement, la dépendance financiere, le manque de partage des tâches menageres, la non reconnaissance sociale, l’impossibilité de déléguer.. Et pour certaines ce n’est pas tjrs un choix car travailler coûterait plus en frais de garde que de rester à la maison. Je voulais les souligner aussi.

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    2. Concernant la question de l’argent, je pense que je me suis mal exprimée dans l’article.
      En fait je voulais surtout mettre en avant la dépendance financière de la maman au foyer, qui est quelque chose que j’ai trouvé difficile à vivre. Sans même parler de s’acheter une robe, j’ai trouvé très pénible que l’argent du ménage soit l’argent du papa, et de me sentir obligée de me justifier (meme quand il ne me demandait rien!) sur le ticket de caisse du supermarché.
      Mais j’ai bien conscience que même en tant que MAB, très peu roulent sur l’or et claquent leur argent en shopping ! Ce n’est en tous cas pas mon cas non plus, mais j’apprécie d’avoir mon argent à moi, même si c’est pour acheter du pain, maintenant que je retravaille.

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      1. bonjour, je suis d’accord avec vous , le commentaire de ce monsieur était injuste et limite inutile. car à mon sens, pour avoir répondu ce genre de choses c’est que tout n’a pas du être bien compris. ( je retiens que tout le monde n’a pas les moyens d’employé une personne pour aider à son ménage et encore moins quand on est MAF, car souvent les moyens financiers ne sont pas la et on ne se le permettrait jamais…en tant que MAF , je vous rassure que le partage des tâches est quasi inexistant…et bien oui nous nous sommes promis à être à la maison et s’occuper de tout donc hors de question de délégué et puis très honnetement on ne souhaite pas vraiment mettre la main à la pattes…)

        les mamans au travail à l’extérieur sont aussi méritantes que les mamans à l’intérieur, à la seule différence que les mamans à l’intérieur ne sont vu que comme des féniasses ne servant à rien et ne faisait rien. C’est surtout de là que vient à chaque fois les débats entre maman. J’ai souvent entendu ou vu que les MAF ont le temps de faire leur ménage comparé aux MAB mais ce qu’elles oublient de rajouter c’est que vu que nous avons nos enfants à temps plein et à tous les repas , c’est 4 fois plus sale … donc au final nous ne lavons pas une fois par jour mais plusieurs fois et ce sur tout.

        J’ai adoré votre article car il est bien écrit et bien pensé , je n’ai pas ressenti qu’il y avait de l’avantage ni pour les MAB ni pour les MAF , et la triste réalité est montré et pour tous les cotés. merci pour cet article qui donne un peu le sourire.

        bonne journée à tous

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      2. Merci pour cette contribution.
        Tout à fait, quand on est à la maison il y a 2 fois plus de repas à gérer et la maison est 4 fois plus sale… Et on ose pas demander d’aide au papa qui travail. Donc logiquement, on passe bcp plus de temps à faire des tâches ménagères qui sont très répétitive et c’est en cela qu’on ne peut pas dire que les mamans qui travaillent sont aussi des maman au foyer même si bien sur elles ont un foyer à gérer et que ce ne se fait pas tout seul..

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      3. Vous l’avez tres bien precisé dans votre article en indiquant que meme MAB vous n’aviez pas les moyens de vous payer la « petite robe blanche ». Donc sait lire qui veut…

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    3. Je suis vendeuse maman solo et pourtant je n’ai pas du tout ton ressentie en lisant cet article. Elle parle de sa vie elle dit deadline je te parlerais de la mienne je te dirais devoir se relever 27 fois en un repas quand pourtant tes pieds ne te portent plus… et faire le tour de France pour récupérer ton ptit à droite à gauche à 20h30 parce que y a pas ni crèche ni nounous passé 19h mais que ta boîte va pas changer ses horaires pour toi et que tu jongle avec la famille les potes et que chaques semaines tu passes minimum deux heures au tel pour organiser ra semaine en 128 coups de fils. Et des collègues qui te prennent pour une feignasse parce que tu fais pas d’heure sup et des regards dépités des « gens bien » dans le bus parce que tu traînes ton petit dans les transports à 21h30… ont à tous nos problèmes tu raconterais ton histoire à toi ce serait encore différent mais globalement elle explique très bien cette culpabilité permanente qu’on a sur les épaules car ont est jamais là où ont devraient être à faire ce que l’ont devraient faire car la société attend de nous que nous soyons partout tout le temps en faisant tout à la fois avec le sourire 10 cm de talons un makup parfait et fleurant bon la rose à la fin de la journée

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  3. Je suis toujours un peu embêtée par ces débats. Je suis MAB (comme tu dis, c’est drôle 😉 et je sens un très bon équilibre. Mes enfants vont à l’école, ce qui est normal pour eux, et moi je vais au travail, ce qui me semble normal pour moi. Donc, c’est un choix totalement assumé, et qui fait que j’ai une vie ultra simple, équilibrée et heureuse. Par la même occasion, mes jumeaux sont heureux de voir leur maman heureuse. Un joli cercle vertueux 😉
    Si quelqu’un est MAF, si c’est assumé également, je pense qu’elle peut y trouver son bonheur.

    La culpabilité vient dès qu’on assume pas pleinement ses choix.
    Restons surtout en accord avec nos décisions et choix de vie. Personne ne s’attaquera à quelqu’un qui est sûr de lui.

    Juste une petite coquille : …et je pense que je redeviendra ==> redeviendrai – MAF à un moment dans ma vie…

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    1. Merci pour ton point de vue !
      Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis egalement, on peut être heureuse qu’on soit MAB ou MAF et le but de cet article n’était pas de lancer un débat ou de dire que les unes et les autres étaient malheureuses mais plutôt de mettre en avant le fait que dans l’une ou l’autre situation il y a du bon et du difficile… Pour mettre un terme aux rancoeurs qui peuvent exister entre MAB et MAF qui ne voient pas forcément l’autre côté de la barrière…
      Donc vraiment le but était justement de dire quil n’y a pas de débat a avoir sur le sujet 🙂

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    2. Ah et concernant la culpabilité, c’est génial que tu aies trouvé cet équilibre!
      C’est juste que personnellement, et d’une manière plus générale autour de moi, je retrouve souvent de la culpabilité au moins dans certaines situations, dès lors qu’il faut choisir entre boulot et enfant;est-ce que je vais à cette réunion ou je vais chercher mon enfant à l’école?est-ce que je le met chez la nounou alors qu’il est malade? Ou encore, chaque fois qu’on rentre contrariée par sa journée de boulot et qu’on a pas de patience avec eux.. Etc..

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      1. Je comprends ce que tu veux dire.
        Personnellement, je pense qu’il faut prendre les choses légèrement.

        Si tu le mets chez la nounou alors qu’il est malade, tu sais qu’il sera entre de bonnes mains (à priori, tu as bien choisi ta nounou), donc c’est pas très grave que tu ailles au boulot (je parles de petites maladies d’hiver). Tu le retrouves le soir, vous vous câlinez, et si tu ne culpabilises pas, il trouvera ça normal aussi.
        C’est un état d’esprit: ne pas se soucier de ce qu’on pensera, de ce qui est « normal » (il n’y a pas de normalité, le monde serait bien triste sinon). Il faut se construire sa normalité avec laquelle on est pleinement en accord. Le travail d’une vie je pense: Apprendre à s’écouter.

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    3. bonjour , je suis d’accord avec vous, par contre concernant la culpabilité je ne suis pas vraiment d’accord, car meme si nos choix sont voulues et qu’on assume complètement, pour ma part c’est surtout la réflexion et le jugement des autres qui me fait culpabiliser alors que j’assume complètement et que c’était voulu pour moi de vivre ainsi.

      on vit dans un monde d’égocentrisme , avant on ne se posait meme pas ce genre de questions, avant ca avait l’air plus simple chacun faisait comme il lui semblait bon, maintenant la société nous bouffes les autres aux autres, trop de jalousies de comparaisons des uns aux autres.

      mais après je suis completement d’accord avec tout le reste , et j’ai adoré cet article qui ne vise vraiment pas à diviser pour une fois mais plutot à la compréhension de toute type de maman et papa aussi mais eux bizzarement ne se prennent pas la tete comme nous les mamans lol.

      bonne jourée

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    4. Je le pense aussi. Je suis MAF. J’ai pu être épuisée, crevée, rêver d’un pipi tranquille, mais je suis heureuse. Le regard de la société ne m’a jamais pesé, j’assume vouloir m’occuper de ma famille au maximum. D’ailleurs, quand je dis que je ne travaille pas, on me dit toujours « Vous avez bien raison, ça passe tellement vite ».
      J’en connais qui ont du mal avec le regard de la société, même si elles n’ont jamais de réflexions, elles disent ressentir un jugement alors que moi, je n’y vois rien d’autre que leur propre peur du jugement.

      En revanche, là où je vois un problème réel (mais ça dépend sûrement de l’entourage) c’est que les gens pensent que parce que vous ne travaillez pas, vous êtes à leur disposition (belle-maman chez le chiropracteur m’a particulièrement parlé). Comme si le fait que je ne travaille pas était une bénédiction divine, du temps libre délivré gratos rien que pour moi, petite veinarde, et non un choix dont j’assume les conséquences, notamment financières. C’est comme ça que je me retrouve régulièrement inondée de demandes de services divers et variés, parfois très lourds… Pénible. .

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      1. J ai un business à vous proposer qui vous permet de d être MAF tout en ayant à terme votre liberté financière..

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  4. « Etre MAF, c’est préparer les repas de Monsieur, repasser ses chemises devant le film ». Euh ? Il ne peut pas le faire tout seul ? Quid du partage des tâches ménagères ?

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    1. Bien sur qu’il le peut ! Mais je pense que chez bcp de MAF ce n’est pas le cas malheureusement… Ce qui alourdit la tâche des mamans au foyer qui doivent prendre soin de tout le monde et des tâches ménagères et pas seulement des enfants…

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      1. D’après les statistiques de l’insee, les femmes passent en moyenne 2h36 par jour à soccuper du linge, des repas et du ménage contre 1h pour les hommes. Et ceci est une moyenne nationale, on peut raisonnablement penser que l’écart dans les foyers ou la femme est à la maison est encore plus flagrant. Donc je suis daccord, il y a un idéal où les rôles seraient VRAIMENT répartis pour tous les ménage (que ce soit en terme de temps et en terme de nature des activites, par ex aujourd’hui les papa entre 18 et 30 sont bcp plus nombreux à soccuper des enfants… Mais principalement pour les activités de jeux, alors que les devoirs, les repas etc restent à la main des mamans ! ) et puis il y a la réalité !

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  5. Moi j ai étais MoB Et je ne voyais pas beaucoup mon enfant donc jai culpabiliser pendant lontemps,mais pas le choix financièrement surtout dans la restauration mon mari et moi.. mais maintenant àvzc 2 enfant je suis MOF et pareil très difficile au début car habituer à travailler et du mal à rester à la maison..les 2 sont fatiguant mais très différents j avais l impression de servir a rien..donc j’ai trouver une occupation ou je peut mettre mon enfant à la garderie le tps de faire 1 heure de sport qui est dans le forfait du coup ç est le top…

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  6. Bel article ! J’ai été MAF et je me reconnais. Maintenant je suis MAFB et du coup je ne rentre plus ni dans l’une, ni dans l’autre des situations !
    Peut être le sujet d’un prochain article !!!
    Merci pour ce partage.

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  7. J’ai la tristesse de n’être ni MAF, ni MAB. Parce que pas maman.
    Quelle est la morale de cet article ? Qu’il vaut mieux ne pas être mère du tout plutôt que d’être MAF ou MAB ? De pouvoir se donner uniquement et corps et âme à son boulot ?
    N’auriez-vous pas oublié la joie dans tout cela ?

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    1. Certainement pas : être maman est la plus grande joie qu’il me soit donné dans la vie 🙂

      D’ailleurs si vous lisez d’autres de mes articles, vous pourrez voir à quel point je suis positive vis à vis de mon rôle de maman et de ce que je vis avec ma fille.

      D’ailleurs dans Cet article je parle aussi des petits bonheurs directement liés au fait d’être MAB ou MAF.

      Mais un blog se lit dans son ensemble et la forcément c’est un sujet parmi tous ceux que j’aborde…

      Enfin, effectivement j’aurais pu inclure les papas au foyer et les papa au boulot dans cet article mais il me semble que d’une manière générale ça ne se passe pas de la même façon pour eux que pour les mamans sur ces problématiques spécifiques d’articulation entre vie pro et vie perso !

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    2. Après relecture je pense que j’ai mal interprété votre commentaire, j’ai pensé que vous étiez un papa puisque vous n’étiez « pas maman ». Après coup je comprends que vous aimeriez sûrement être maman mais que vous n’avez pas (encore) cette chance et je comprends quentendre des mamans qui se plaignent puisse vous blesser. Chacun voit midi à sa porte et c’est bien normal…
      Je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre parcours !

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  8. On doit être un paquet à se reconnaître, s’identifier…c’est très bien écrit.
    Un autre cas pour enrichir le débat : la MAB qui bosse en freelance de la maison, dont le statut n’est pas reconnu et qui n’a donc pas d’aide pour son mode de garde, dont le mari travaille à l’étranger et qui se tape donc tout toute seule – y compris les heures de boulot à caser entre deux biberons, et qui, juste pour que ce soit vraiment drôle, attend la réouverture de ses droits (et donc ceux de son fils) à la sécu depuis 5 mois suite à un retour de l’étranger.
    Je suis MAB et MAF à la fois, et pourtant c’est bien vrai, il n’y a pas plus grand bonheur.

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      1. Je suis une MABF car je suis agricultrice donc je cumule les mandats. Je suis maman d’un petit de 2 ans et d’une petite de 6 mois. Ils vont chez la nounou 3.5h par jour et je les ai à tous les repas, je change presque toutes les couches (et il y en a), à coté de ça j’ai un élevage de chèvre que je tiens seule. Résultat moi aussi je suis crevée, je ne gagne rien à la fin du mois parce que l’agriculture n’est maintenant que du bénévolat. Avoir ses enfants 24h sur 24h en même temps que le boulot c’est tous les week end car mon mari est agriculteur sur une autre structure.

        J’ai un grand respect pour toutes les mamans (et les papas qui s’investissent) car chaque statut est difficile surtout que la société nous culpabilise tout le temps. Entre l’allaitement, le travail, la non valorisation des personnes qui ne gagnent pas d’argent.

        Je rêve parfois de claquer des doigts pour que la maison soit propre, que les couches soient changées, que la vaisselle soit faite, de prendre des vacances avec mes enfants (car pour ça je culpabilise), etc…. mais j’allaite toujours ma fille et quoi qu’on me dise je continuerait jusqu’à ce que je ne puisse plus. Je rêve parfois d’être une MAF pour pouvoir profiter sans contraintes horaires de mes enfants et puis je me dis qu’il manquerait quelque chose d’important dans ma vie (je ne me résume pas au fait d’être maman qui est pourtant ma plus grande fierté), je rêve parfois que je suis une MAB mais je ne verrais plus assez mes enfants alors je me dis que MABF c’est parfait ! épuisant ! mais parfait !

        Vous trouverez toujours des personnes qui vous critiqueront mais c’est ce que vous pensez de vous qui compte !

        Je ne peux pas m’empêcher de penser au sketch de florence foresti sur les mamans calmes en écrivant ces mots.

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      2. Chapeau chapeau, ce n’est pas un métier facile que vous faites !
        Mais c’est effectivement une façon 2 combiner deux rôles important pour l’équilibre… Mais c’est du sport !!!!!
        Bon courage 🙂
        Ps : bébé carrousel adore le fromage de chèvre ^^

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  9. Très bel article mais pas d’accord avec les … repasser les chemises de Mr devant un film.. ou se coucher en dernier pour ranger le bazar, etc… pareillement pour l’argent sur le compte : le « je demande de l’argent à Monsieur à la fin du mois pour m’acheter une robe » sous entend que Monsieur ne participe pas aux achats qui concerne les enfants? FAUX 😉

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    1. Non en fait je voulais dire pour l’argent que quand on a pas son argent à soi, on se sent pas du tout de demander à son chéri de l’argent pour ses fringues… Pour reprendre mon exemple Papa Ours m’a toujours dit de prendre ce dont j’avais besoin, pour la maison, la petite ou moi mais pour moi cetait pas possible de prendre SON argent pour moi, donc pendant tout le temps ou j’ai été MAF je ne me suis achetée ni vetement, ni chaudsure, ni rien daccessoire… Et je me sentais obligée de justifier mes tickets de caisse du supermarché… C’est cette dépendance financière que je voulais mettre en avant car elle m’a pesée…

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  10. Bonjour,

    Je suis MAB et quand je rentre le soir et que j’entend mon fils tous les 2 secondes dire maman maman maman et essayer de faire les tâches ménagères pour ne pas trop avoir a en faire le week-end et que je n’y arrive pas plus la fatigue intence (2h de route par jour) j’ai juste envie d’exploser !!
    Quand je suis en vacances et que je deviens MAF le temps d’une semaine je suis beaucoup moins fatigué. Je prend le temps de jouer avec mon fils, le ménage est fait, je dors bien, je ne nettoie pas mille fois ma maison…
    Alors oui je l’avoue quand j’entend mes amies MAF dire qu’elles sont fatiguées sa m’agace !!
    Les moyens financiers nous forcent a être MAB et PAB et au final nous ne sommes pas mieux lotis.
    Enfin bref. Vive toutes les mamans!
    Bonne soirée et merci pour votre article 🙂

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    1. Merci pour votre témoignage 🙂
      Je vous assure qu’une semaine de congés ne s’apparente pas à une vie de MAF de plusieurs mois ou années.
      C’est vrai que parfois on est obligés de travailler et à l’inverse parfois ça ne vaut pas le coup et rester au foyer est subi aussi…

      Comme vous dites vive toutes les mamans et surtout essayons de vivre le mieux possible en sentraidant toutes 🙂

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      1. <>
        Non, en effet, c’est pire car y a le « ménage de printemps » à faire, tout qui s’est accumulé, et peu de temps pour le faire…

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      2. Je continue de penser qu’on ne peut pas juger tant qu’on a pas vécu les 2 côtés. Et d’ailleurs les ressenti seront différents d’une femme à l’autre !

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    2. Je pense que soit ces mamans se plaignent sans raison, et dans ce cas, pourquoi en tenez vous compte? Laissez les parler… Soit c est vous qui ne réalisez pas que prendre une semaine de vacances pour s occuper d un bout chou est autre chose que gérer une maison où six enfants ont moins de 13 ans, où il y a des conduites dans des écoles différentes, des activités diverses sans compter le bénévolat dans les assos ou autre qui sont souvent le fait de Mamans au foyer. Alors, je crois qu il faut cesser de vouloir tout comparer.

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  11. le sujet n’est pas de « résoudre la pseudo guerre entre MAB et MAF » après tout chacun fait ce qu’il veut (et bien souvent ce qu’il peut) mais de changer la mentalité de la société (bien souvent masculine..) qui soit dit en passant réduit la MAB à une simple carriériste qui passe à côté de tout et la MAF à une idole sans conversation.

    Il y a 40 ans être MAB était mal vu dans un certain milieu un peu traditionnel : monsieur travail (va chasser) pendant que madame s’occupe des enfants (reste dans la grotte).
    Un exemple très concret qui rappellera des souvenirs au plus de 40 ans : moi j’ai pas fait de maternelle parce qu’à mon époque 😉 être un enfant qui va en maternelle c’était un enfant dont la mum bossait et donc elle pensait qu’à sa carrière (hoooo la vilaine) et donc elle cassait le code de « madame reste à la grotte » la société lui en voulait de transformer son mari en « mauvais chasseur » puisque ça renvoyait l’image un peu nulosse d’un mari peut pas chasser seul et qui a besoin que sa femme s’y mette aussi donc c’est un nul. Bref il valait mieux laisser l’homme être un homme et la femme rester à sa place… d’épouse et de mère. Les mentalités étaient ainsi et rassurez vous les filles elles ont sacrement changé ! même si tout n’est pas parfait probablement à vos yeux.

    Aujourd’hui c’est de l’autre côté que ça coince, être une MAF c’est te renvoyer à la tronche que tu es une idiote et je ne prends pour exemple que ma petite personne qui s’amuse assez régulièrement dans les diners à faire des statistiques : combien de fois on va me sourire ou m’ignorer en fonction de ce que je vais répondre…. c’est un petit jeu assez amusant je vous conseille d’essayer 😉
    A la question que faites-vous dans la vie c’est imparable : si je réponds MAF le type à ma droite (et à ma gauche aussi d’ailleurs) ne m’adresse plus la parole ou s’arrête après deux malheureux bouts de phrases de conversation si je réponds MAB ils enchainent tous avec un flots de questions fascinantes, un sourire large comme une banane et une admiration sans fin pour la wondergirls que je suis. Un peu frustrant mais imparable !

    Le sujet n’est pas MAF MAB qu’est-ce qu’on veut qu’est-ce qui est mieux foutez nous la paix on fait ce qu’on veut ou peut. Mais comment :
    – redonner un peu de COMPREHENSION et de tolérance dans les yeux de nos interlocuteurs qd on est MAB
    – redonner un peu d’ADMIRATION et de reconnaissance dans les yeux de nos interlocuteurs (et parfois juste notre conjoint et notre belle famille) qd on est MAF

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    1. Bonjour Claire

      Je vois que l’attitude des hommes est ici complètement ambivalente. Certains ne rêvent que d’avoir une femme qui soit à leurs petits soins et,à côté, dénigrent l’épouse de leur collègue (ou ami) qui, justement, a choisi d’être disponible pour sa famille.
      Comment expliquer cela? Comment changer leurs regards idiots? Faudrait-il (pourquoi pas?) leur décrire notre métier de MAF comme taxi/infirmière/conseillère d’orientation/gérante d’entreprise familiale (au choix) pour qu’enfin ils prennent conscience de leur bêtise vis à vis des MAF?

      Courage!

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  12. J’ai vécu une période de temps partiel, c’était vraiment le top. Dommage que je n’ai pas pu continuer car vraiment j’y retrouvait tous les avantages 🙂
    merci pour ton joli article très bien écrit je m’y suis retrouvée comme toute maman je pense

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  13. Et quand on est MAF et MAB en même temps!!!
    Ass mat avec 4 petits en garde, maman de 6 enfants et belle maman de 2, je me retrouve dans ce que tu écris…
    Parfois j’aimerai être juste MAB et parfois j’aimerais être juste MAF… Les 2 avec une famille nombreuse c’est compliqué…

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  14. Je suis MAB du lundi au mercredi et MAF du jeudi au dimanche de deux enfants en âges préscolaires et je me retrouve parfaitement dans vos 2 descriptions ! Comme je ne travaille « qu à 50% » je culpabilise de demander du temps pour moi mais comme je ne travaille « qu à 50% » je n en ai de toute façon pas besoin/droit aux yeux des autres…
    Quoi qu il en soit je vous félicite pour votre texte que je trouve très proche de la réalité ☺️

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  15. Je me régale à la lecture de ces lignes …c’est drôle et pertinent …
    En tant que grand-mère et donc de l’autre génération , cela me permet de mieux comprendre mes belles-filles et fille qui sont soit MAF soit MAB dans des configurations de choix ou de non choix, celon … L’une expat, a suivi son mari avec 1 enfant en Afrique, reconnaît qu’elle s’ennuirait ferme au foyer et se réalise dans des postes à responsabilités, tout en reconnaissant que de temps en temps , elle aimerait plus profiter de son bébé ou faire du sport ou une activité quelconque …
    L’autre, femme d’un marin qui alterne périodes de navigation de deux à trois mois avec le même temps de présence à la maison ( mais vraiment ALAMAISON !!!) gère donc 6 mois par an ses 4 enfants (dont la dernière à 18 mois) entièrement seule, ce qui est le cas de tas de femmes divorcées bien sûr, à la différence qu’elle a un mari dans sa vie et n’imagine même pas se faire la malle tous les matins quand son mari rentre crevé de ses tournées autour du monde, alors qu’ils ne se sont pas vus pendant trois mois !
    Quant à ma fille, professeur de piano à domicile avec un bébé d’un an qui fait ses dents ( un festival de dents ) , elle a été obligée d’arrêter ( pour le moment) car il est difficile de donner des cours avec un bébé cramoisi de rage dentaire dans les bras …
    À priori je retrouve dans leurs choix ou non-choix tous vos arguments, mais elles les assument parfaitement et me semblent plutôt épanouies … Pour ma part, je les trouve admirables toutes les 3 !
    Ayant peu travaillé car femme de marin avec 4 enfants , déménageant tous les ans/2 ans/ ou 3 ans, sans jamais avoir de visibilité sur la future affectation, je ne sais même pas comment j’aurais pu trouver un emploi avec toutes ces contraintes, en ayant à gérer seule les départs, les arrivées , la recherche du nouveau logement, les inscriptions dans les écoles et les diverses activités, le nouveau cadre de vie, les aider à se refaire des amis et nous des relations, les suivis médicaux et orthodontistes, et assurer l’équilibre de tout ce petit monde avec le sourire … J’y ai trouvé beaucoup de bonheur car le monde des femmes de marin vivant toutes les mêmes situations est un vivier d’initiatives géniales de personnalités extraordinaires et de solidarités exceptionnelles , et pour répondre au seul mâle à l’épouse merveilleuse , nous étions aussi présentes à fond dans les associations des parents d’élèves , les organisations de kermesse, les sorties de classe et les bénévolats divers et variés …
    Je pense que vous, les jeunes femmes de maintenant, vous avez la vie plus dure que nous … Les mentalités ont changé, la femme est l’égale de l’homme, et vice versa , du moins ils et elles aiment à le croire, alors que curieusement les employeurs n’ont pas l’air de l’avoir compris …Vous faites des études costaudes, aimez votre job, et aimez aussi profiter de vos congés mat sans culpabiliser.
    Bref mesdames vous êtes géniales, vous êtes avant tout des mères, et une mère fait TOUJOURS le bon choix pour sa famille quel qu’il soit et même si elle en bave …

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    1. Beaux exemple que ceux de vos filles et belles filles !!! La diversité de nos vies et de nos choix aujourd’hui est incroyable 🙂

      Quand à votre expérience c’est une belle expérience de MAF très riche !! Je pense qu’elle vous à permis de vous réaliser au dela de l’éducation de vos enfants, de participer et d’avoir un rôle actif dans une communauté et d’être reconnue pour ce que vous faisiez et Cest à mes yeux ce qu’il faut pour bien vivre une vie de MAF mais ce n’est pas tjrs le cas 🙂
      Merci encore pour le témoignage !!!

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  16. Chouette article qui résume bien le fond du problème : chaque situation a ses avantages et contraintes, arrêtons de ne regarder la situation des autres que par le prisme du jugement/de la jalousie (« elle ne se rend pas compte de la chance qu’elle a »), et choisissons avant tout ce qui nous convient le mieux pour nous-même (quand on en a la liberté évidemment).

    Par contre il y a quelque chose qui me dérange, c’est que ton article présente la MAF comme l’unique être humain capable de se taper la quasi-totalité des tâches famille/maison à la maison… (je cite : « aller au pressing pour papa », « emmener belle-maman chez le chiropracteur », « repasser les chemises de Mr devant le film »,…). Alors OUI c’est encore comme ça dans beaucoup de familles mais pour moi (et sûrement bien d’autre) qui suis dans un couple où on n’associe JAMAIS une « tâche » à un genre (du style « enfants malades et repassage = maman VS jouer avec les ptits et sortir les poubelles = papa), ça fait cliché ! C’est sûr qu’on a tendance à s’attendre à ce que la MAF en fasse plus côté maison mais n’oublions pas que l’homme est doté de bras, de jambes et d’un cerveau 😉 et donc que même actif professionnellement il est capable d’en prendre un minimum (déposer ses trucs au pressing sur le chemin du boulot… repasser ses chemises devant un film le soir… après tout ce sont des choses que bien des MAB continuent de faire seules pour toute la maison alors pourquoi le PAB ne pourrait pas aussi en faire un minimum, même quand sa conjointe est MAF ?). Bref tout ça pour dire que le changement de mentalité là dessus viendra aussi de NOUS les femmes, en n’acceptant pas tout et n’importe quoi.

    Je vis au Québec et ici le congé paternité est plus long qu’en France (5 semaines minimum pour le papa, puis par la suite il n’est pas rare que la mère et le père décident de se partager le congé parental), et honnêtement j’ai l’impression que du coup il y a vraiment une meilleure compréhension mutuelle des 2 parents de ce que représente être « parent à la maison » ou « parent au boulot ». J’entend souvent dire mes collègues hommes que leur conjointes ont bien du courage de passer par cette période de « parent au foyer » un peu plus longue que la leur, et de manière générale les hommes assument très bien de partir du boulot tôt l’après-midi pour pouvoir décharger un peu la maman et assumer leur rôle de parent aussi.
    En France il va falloir forcer un peu les choses pour évoluer dans ce sens et que les hommes se l’ouvrent un peu pour faire reconnaître l’importance de leur rôle de papa (« oui je suis un homme ET je refuse les réunions en soirées à répétition / ça m’arrive de devoir prendre des jours enfant-malade / d’arriver en retard parce que le petit m’a vomi dessus… parce que je suis un PAPA bordel ! »).

    Bref homme ou femme, il ne tient qu’à nous de faire bouger les choses pour améliorer notre situation, quelle qu’elle soit 🙂

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    1. Merci beaucoup pour ta contribution !!
      Je suis tout à fait d’accord pour dire que ce n’est pas normal ni souhaitable que la maman au foyer se tape toutes les corvées menageres… Et que progressivement les mentalités évoluent un petit peu, que c’est notre rôle de les faire évoluer également… Pourtant dans les faits c’est encore beaucoup comme ça… Et malheureusement je pense qu’il y a encore bcp de MAF qui sont considérées comme les seules responsables des tâches ménagères par leur mari puisque « c’est leur boulot ».

      Quand je lis ce que tu dis sur la situation au quebec, je me dis qu’il y a vrmt vrmt encore bcp de boulot à faire ici en France ! Encore tt à l’heure on m’a parlé d’un papa qui était à 80 % pour s’occuper de ses enfants (donc très rare situation en France ou 96 % des congés parentaux sont pris par les femmes).. Et qui se fait énormément chambrer par ses homologues masculins !!!!!

      Il y a beaucoup de pain sur la planche et c’est vrai que mon article n’est pas militant en ce sens, j’ai plutôt constaté les choses que je vois majoritairement atour de moi… Heureusement il y a de bons exemples qui donnent espoir que les choses.changent, qu’un jour on arrêtera de dire « c’est bien il t’aide ton mari !  » et que la directrice de la crèche appellera le papa au lieu de la maman quand bb est malade, que les patrons seront tout autant dégoûtés d’apprendre la future paternité d’un employé que la grossesse d’une femme pcq la naissance aura autant d’impact sur la carrière de l’un et de l’autre…. 🙂

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      1. Si tu as conscience de ça, il suffit de le dire et de l’affirmer non ? Au moins pour ton propre couple…
        C’est aussi pour ça que le féminisme est encore nécessaire.

        Non, tu n’as pas à faire à manger tous les jours pour tous les repas pour tout le monde. Moi, j’ai toujours vu mes parents cuisiner tous les deux (ensemble s’ils pouvaient, sinon, en alternance).
        Non, tu n’as pas à faire les lessives et le repassage. Chez moi, ma mère s’occupe de la lessive, mon père l’étend et repasse.
        Non, tu n’as pas à nettoyer de fond en comble toute ta maison toute seule que tu travailles ou non. On vit à deux dans une maison.
        Un mec est parfaitement capable de passer au pressing tout seul.

        Une chose est certaine, tant que les femmes ne se rendent pas compte avec certitude des inégalités auxquelles elles font face, dans tous les domaines, alors les choses ne pourront pas évoluer. Comme dans tous système oppressif, le système fonctionne aussi parce que les victimes le perpétuent.

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      2. je te rassure, je milite au quotidien dans mon propre couple pour le partage des tâches et ça se passe plutôt bien.
        Mon mari participe activement à la vie du foyer, pourtant quand j’étais MAF c’était plus compliqué, ça semblait logique pour tout le monde (moi incluse) que j’en fasse bcp plus… Mais pour autant ce n’est pas gratifiant.

        De toutes façons, là n’est pas le propos de cet article. Je ne cherchais pas à militer pour la cause féministe, sinon effectivement cet article aurait manqué son but! Le propos de cet article est de montrer les difficultés des deux quotidiens, pour une grande majorité des femmes… Si cet article a été vu 70 000 fois et partagé 500 fois, loin loin devant mes statistiques habituelles, c’est que malheureusement il décrit une réalité pour beaucoup. Maintenant, est-ce que c’est normal, surement pas. Mais ce n’était pas le propos de l’article !

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  17. Moi je suis MABF, puisque je travaille à la maison, sans mode de garde pour les enfants, et sans temps scolaire puisque mon grand n’a pas encore trois ans et ma fillette 10 mois 😛

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    1. Et bien BON COURAGE lol. Je ne sais pas quel boulot tu fais, mais ça sent la réunion en conf call avec bébé qui crie pcq les collègues ont pas eu la bonne idée d’appeler à l’heure de la sieste 😉

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  18. Être mi-MAB, mi-MAF, c’est reprendre ton boulot à 80% mais comme tu es qu’à 80% tu ne retrouves plus le même boulot, non parce que t’es mère et tu n’es plus disponible comme avant, tu n’es plus CAPABLE d’assurer 😦 – Bêtises ! Le plus dure c’est d’entendre d’autres mamans te dire que « c’est le jeu ». Non c’est pas le jeu, tu es toujours capable d’assurer ! En temps que femmes, nous sommes finalement toujours obligées de faire plus d’efforts que l’homme et ça dans un pays qui se dit évoluer.
    Aujourd’hui j’ai repris à 100%, je ne comprend toujours pas pourquoi je n’ai pas récupéré mon poste tel quel, grosse remise en question pour ma part.
    Et c’est papa qui garde notre fille, et oui c’est donc un PAF (moins glam) et malgré ça j’en fais toujours plus que lui ;).
    Merci pour cet article !

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  19. J’ai été MAB et je suis MAB aujourd’hui, je vois nettement la différence, je me reposais au boulot, en tout cas, c mon ressenti, le matin mon mari dépose les enfants à l’école, je vais au boulot (vendeuse à 35h), je n’ai pas de repas à faire le midi cantine, la maison est rangée, normal y’a personne en journée, mon mari les récupère à 19h, le repas je l’avais préparé la veille, il le réchauffe, douche les enfants et je rentre à 19h45, un câlin, une histoire et au lit, à 20h15, je mange, range un peu, le ménage en profondeur je le fais le lundi car je ne bosse pas et dimanche je le passe avec mes enfants et mon mari et c le programme de tous les jours de la semaine.
    Ensuite, j’en ai eu marre de ne les voir que très peu, je suis partie et maintenant je suis MAF, je suis beaucoup plus crevée que quand je bossais, les caprices, les disputes m’épuisent mais y’a les fous rires, les jeux, le temps passer ensemble, c’est un vrai bonheur de voir mes enfants grandir, et elles préfèrent que je sois là, ma mère bossait, je lui en ai voulu de ne pas avoir passer du temps avec elle, j’ai pas eu cette complicité qu’on mes copines qui ont des MAF, c mon ressenti.
    Voilà pour mon expérience.

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  20. Moi aussi j’ai été les deux.
    Et là je me dis : le pire des situations c’est la MAM, la Mère Assistante Maternelle qui, j’ai l’impression cumule les tares des deux, et subit tout ça pour les gosses des autres, en plus des siens 🙂 merci à ma MAM !

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  21. Bonjour et merci pour cet article! Alors moi je déteste qu’on juge les mamans qu’elles bossent ou qu’elles restent à la maison donc je suis parfaitement d’accord avec toi! Je pense qu’au lieu de se juger les unes envers les autres, on se doit d’abord d’assumer ses propres choix… Je me suis toujours débrouillée jusqu’à maintenant pour travailler à la maison mais quand je travaillais « pas du tout » j’avais souvent des remarques de ma famille me disant que j’allais pas jamais rien foutre de ma vie, qu’il fallait bien que j’aille bosser un jour, que dans un foyer il faut être 2 pour travailler, etc … Et une de mes belles soeurs qui trouvait ça normal que je m’occupe du linge de ma belle-mère qui était à l’hôpital parce que elle, elle avait pas le temps car elle bossait!!… Bref par la suite j’ai été nounou, mais les gens, même si ce n’est pas une généralité ont une fois de plus l’impression qu’on ne fait rien, notamment quand les enfants dorment. Une maman voulait m’apporter son linge à repasser, pour que je sache quoi faire pendant la sieste de sa fille!!!…. J’ai refusé net et je lui ai expliqué que même pendant la sieste j’ai du travail à faire, notamment MON ménage!!… Là j’ai un nouveau travail chez moi, j’ai ma maman qui est atteinte d’Alzheimer, j’ai l’impression que les gens comprennent un peu plus que là c’est du travail car du coup c’est 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7… Mais désormais j’ai la pression générale de tout le monde qui me dit qu’il faut que j’emmène ma mère à l’association, ça lui fait du bien, et elle devrait aller chez le coiffeur, surtout que j’hésite pas s’il faut la rhabiller et on oublie ainsi que j’ai un enfant que je ne mets pas volontairement à l’école car je l’instruits à la maison et un autre qui est scolarisé, que je dois emmener / chercher à l’école 4 fois par jour, l’aider à faire ses devoirs, faire toujours le ménage, préparer le repas et m’occuper de ma mère, elle en est au point où elle ne fait plus rien seule et souvent sa chambre a besoin d’être nettoyé à fond tout les matins (ça me prend plus d’une heure chaque matin pour elle…) Mais à côté de ça, les gens, bien qu’ils sont conscients que c’est du boulot ont toujours quelque chose de bon de proposer que je pourrais faire pour ma maman!… Heureusement, j’ai un homme qui m’aide de temps en temps (selon ses horaires de boulot) et j’assume complètement (j’avoues être un peu embêtée d’avoir lu le monsieur portant beaucoup d’admiration pour sa femme qui travaille et dénigrant les femmes au foyer car nous sommes toutes respectables autant les unes que les autres mais j’ai l’impression que ça lui permet de se donner bonne conscience et de moins culpabiliser sur la surcharge de travail de sa femme). Et je confirme, quand nous sommes à la maison, on passe plus souvent l’aspi, on fait plus de machines, on récure plus souvent, on salit plus car on a plus d’aller retour et repas à la maison.. Alors j’avoues que c’est pas toujours facile pour moi d’avoir une maison nickel car je suis super débordée et si c’est incompris par les gens, éh bien tant pis, ça me permet de faire du tri dans mes relations car à un moment s’en prendre plein la tronche, STOP!!!! 🙂

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  22. Bonjour, c’est dingue comme ce sujet est un vrai débat !!!! Je comprends à 100% ton article. J’étais une successful MAB puis j’ai arrêté de bosser pour poursuivre une FIV pour ma 2eme fille. Perso, je n’ai pas supporté le quotidien 100% maison. Très vite, ma fille est allée à la crèche à plein temps donc j’avais du temps pour moi pour des projets perso et les traitements. Quand la 2 eme est nee, elle est tres vite allee a la creche a temps partiel, la grande est a l ecole et j ai une dame qui m’aide a la maison avec les filles et qui fait les taches menageres. Pour moi, pas moyen que MAF signifie bonniche. Je n avais pas lache mon super taff pour ca! Si mon mari n avait pas pu assurer, je n aurais pas quitte mon boulot. Car je serais devenue une mauvaise mere, je n’avais plus aucune patience, je ne supporte pas ce 100% sans pouvoir respirer (pas de famille a proximite pour aider). Et c est vrai que la non reconnaissance de ce statut est hallucinante. En tout cas en France! Là je vis à Londres et c’est tout différent. C’estvalorisant d’êtreune MAF! Bref bien compliqué de trouver l’équilibre, chaque cas est vraiment différent.

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    1. Petite precision: dans mon cas, zero aide du PAB car il bosse énormément et voyage plusieurs jours/semaine. Zero repartition des taches. Mais super PAB qui me comprend et a du coup propose que je me fasse aider au max. L’attitude du PAB joue bcp aussi dans cet equilibre!!

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      1. Peut-être que vous devriez lui faire lire des articles sur les inégalités homme/femme ? Parce que dans un couple, les femmes perdent en autonomie financière, de temps, de carrière, ont toujours 5h de tâches ménagères qu’on considère comme « normales » alors que NON, elles sont toujours celles qui s’adaptent à tout, aux besoins de carrière de leur conjoint, aux besoins que demande les enfants, etc…

        Lire sur le féminisme, ça vous aiderait peut-être…

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      2. Encore une fois, chaque couple invente et trouve la recette de son équilibre, et dans le cas d’Anne il me semble qu’avec son mari ils ont trouvé un équilibre! Donc il n’y a pas de conseils à lui donner pour l’aider!

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      3. Ben oui! Quand ton mari assume ne pas vouloir faire le menage ou le repassage maus qu il est ok qu on ait qqun a la maison 4h/jour pour ça pour que je n’aiepas à le faire, je pense qu on s u retrouve! Moi non plus je ne les fais pas :-)). Je m occupe juste plus que lui des filles car je ne bosse pas, mais ca c est mon choix à moi!

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  23. Bonjour je suis MAF, J ai travaillé et maintenant je suis au foyer, en travaillant je n avais le droit à aucune aide je payais une nourrice pour ma fille la journée, mes grands allaient en périscolaire, et le mercredi je devais les mettre en centre de loisirs ou trouvait in moyen car l école pu ils sont ils ont pas de école mercredi …. j ai calculé mon salaire passait dans la nourrice et les centres de loisirs et les courses… et le reste sur que je touchais en allocation dans les factures l essence de la voiture, mon mari est en intérim donc je ne pouvais pas dire à la nourrice… un jour vous la gardez et l autre jour non… donc voilà et je trouve du temps pour moi aussi moi je me pomponne meme que je suis pas trop maquillage et je m habille pour sortir et il y a des garderies même si on travaille pas on peut mettre 1 matinée par semaine par exemple… donc et en plus quand je bossais il y a le repas du soir à faire le ménage le repassage car tout le monde n à pas les moyens de se payer une femme de ménage et le We épuisée de la semaine je me reposais… faisait les courses le samedi me tapait la monde en grande surface courrir partout parce qu’il manque un cahier, qu il faut acheter une nouvelle paire de chaussure, et du coup le dimanche repos… donc quand on a qu un enfant c est gérable ou qu il va à l école mais après non merci je préfère rester MAF, profitez de chaque instant de ma fille pour l instant … et de ne pas être stressé de ne pas courir partout… et je ne demande pas l argent à mon mari, je me débrouille avec ce que j ai… et chacun son compte je n ai pas à me justifier des achats et je profite des soldes aussi il y a le bon coin ebay et multiples groupes sur fb ou on peut trouver des choses impeccables à prix correct.

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  24. je découvre ton blog par cet article, et par la même beaucoup de préoccupations communes !
    Merci beaucoup pour cet apport plein de peps et visant effectivement à sortir de la guéguerre des mères qui ne rend service à personne : MAB ou MAF, nous souffrons toutes d’un déficit de reconnaissance, que ce soit parce que MAF on est effectivement une inutile-qui-n’a-rien-à-dire, ou que MAB on n’est effectivement JAMAIS au bon endroit.

    Concernant le temps partiel, je milite à fond pour son développement, MAIS selon les cas (notamment selon la fonction occupée ou la culture d’entreprise) ça peut aussi être très clairement un marché de dupes : notamment le 80%, quand la charge de travail n’est pas adaptée en conséquence, peut se traduire par travail 100 à 120%, stress 200% (car il faut tout caser en 4 jours), salaire 80% (alors que souvent les gens oublient volontiers qu’on PAYE ce jour, zut!), reconnaissance 0%.
    J’ai eu la chance de pouvoir vivre une expérience différente, après mon premier, et pour mon second, de tomber dans une culture plus américaine donc plus éloignée du présentéisme bien franchouillard (plus de détails ici si cela t’intéresse 😉 http://petitbout-petitbout.blogspot.com/2016/01/moins-de-presenteisme-plus-de.html), mais avant cela je m’étais toujours jurée de ne jamais bosser à 80%.

    J’ai vécu du MAF, du MAB à temps plus ou moins partiel, je projette du MAFB pour la suite, et une chose est claire pour moi: je ne serais PAS capable d’être MAF si nous ne pouvions pas nous arranger pour que j’ai quand même un peu d’aide : quelques heures de ménage, et quelques heures de garde. Pas capable d’être à l’écoute de mes enfants si je n’ai pas été un tooout petit peu à l’écoute de mes besoins à moi !

    bonne soirée et au plaisir de te lire !

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    1. D’accord à 100 % pour le temps partiel, dans les faits la charge de boulot reste svt la même et on oublie vite que cette journée n’est pas payée ! Je trouve d’ailleurs que ça ma journée la plus crevante de la semaine lol. Mais ça contribue vrmt à mon équilibre vie pro vie perso ….

      A bientôt j’espère !!!

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      1. ah tout à fait pour « la journée la plus crevante » = celle « chômée ». C’est d’ailleurs pour cela que, ayant des enfants d’âge préscolaire (bon, et puis là finalement nous allons faire le choix de ne pas scolariser, donc ça resterait valable), j’ai toujours opté pour avoir mon vendredi et non mon mercredi : ça me permet de vivre une journée certes fatigante, mais sans la pression de devoir reprendre le boulot le lendemain (et donc les préparatifs qui vont avec), ni l’angoisse de constater le soir tout ce qu’on n’a pas pu vivre avec ses enfants (d’autant qu’il nous faut généralement bien ces 24h pour nous reconnecter).
        Je considère le vendredi comme mon jour « brouillon », transition, qui me permet ensuite de passer un weekend détendu et serein.

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  25. Je suis une MAF et MAB en même temps, parce que je travaille à contrats et que ceux-ci viennent et reviennent au gré du marché de l’emploi (j’habite en Amérique du Nord et les règles du travail sont un peu différentes de celles de la France, donc je fais partie de celles qui sont appelées «précaires», tout en étant quand même très bien rémunérée à l’échelle d’une année, c’est simplement qu’il faut apprendre à vivre avec des mois à 0). Bref, certaines semaines je travaille 0 h, d’autres semaines, je travaille 25 h et d’autres semaines, je travaille 50 h (et je peux commencer à 7 h45 ou finir à 21 h). J’ai 3 enfants et mon mari travaille à l’extérieur, il n’est pas à la maison tous les soirs. Je me trouve choyée d’être à cheval sur les deux options MAB et MAF, mes enfants en profitent énormément, je ne les fais pas garder en dehors de l’école, je viens souvent faire du bénévolat à leur école. Par contre, ça m’oblige à jongler avec les fluctuations d’emploi et c’est ce qui m’épuise. Il faut alors que j’apprenne à vivre avec moult contrariétés. Les semaines où je travaille comme une dingue, ma maison est dans un bordel innommable, elle est juste assez propre pour que je ne crie pas au meurtre, des vêtements sales et des jouets jonchent le sol, le frigo est vide. C’est dur à vivre, parce que le fait d’aller de contrat en contrat rend ma vie imprévisible. Je n’ai pas besoin d’une femme de ménage la plupart du temps, mais quelques semaines par année, ça me rendrait vraiment service. Sauf que c’est dur de trouver une femme de ménage pour une fois de temps en temps, elles aiment les clients stables (et je les comprends!). Quand ma fille revient de l’école avec une présentation orale à faire pour dans 3 jours, avec affiche et PowerPoint la même semaine que celle où je travaille plus, je m’arrache les cheveux… C’est cette fluctuation qui est une grande source de stress à la maison. Mais les semaines où je suis plus tranquille, quel bonheur! Je prépare mes plats braisés au four en cuisson lente, mes lessives sont à jour, mon frigo est rempli de choses bonnes pour la santé, je raconte des longues histoires à mes enfants.
    Dans aucun cas, je ne pourrais arrêter de travailler: c’est trop important pour mon estime personnelle. Chez moi, j’avais le choix entre un congé de 8 mois ou de 12 mois pour mon dernier et j’ai choisi celui de 8 mois, sachant bien que la logistique serait compliquée, mais connaissant aussi mes capacités à tourner en rond au bout d’un certain temps. Mon témoignage ici était donc surtout pour dire que je m’estime bien chanceuse d’avoir un pied dans les deux mondes et que je ne serais pas autant épanouie s’il fallait que je sois toute l’une ou toute l’autre. Je lève mon chapeau à celles qui n’ont pas le choix.

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  26. Bonjour
    Je suis MAF , d’une famille xxl , bah oui il en faut , un papa qui part sur les routes le lundi et ne rentre que le vendredi voir samedi matin .
    Je gère seule pas de famille à proximité et contrairement à ce commentaire d’un papa , pas de vrai temps libre , pas de gym ma lecture se résume à mes livres de recettes , je m’accorde une petite heure en début d’après midi pour un café et pause Pc à la recherche de bons plans . … même le dimanche mais c’est notre vie nous avons fait le choix d’avoir beaucoup beaucoup de zouzous , mon chéri vit dans 2 m2 la semaine afin que je puisse rester auprès des enfants , je supporte même les regards méprisants ou ceux qui comptent mes enfants et les remarques sur les grandes familles mais la n’est pas le sujet ….
    biensur que voir des adultes avoir une vie sociale me manque même si ici le budget est commun je n’ai pas à demander à mon cher et tendre de l’argent pour des emplettes que je passe sur le net car les boutiques avec 2 ptits bouts c’est pas vraiment un moment de détente , mais vu les circonstances payé nounou garderie péri scolaire cantine et les frais de gasoil pas certaines de gagner suffisamment

    Je suis admirative devant les MAB car double journée Surtout celles qui n’ont pas cette chance d’avoir un Pab qui aide à la maison 😉

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  27. Tout est dit! Pour moi qui vient de vivre 1,5 an de MAF et qui est redevenue MAB il y a 2 mois, cela résonne particulièrement. Bravo d’avoir mis en mots tout nos sentiments, tiraillements, et joies de MAB et MAF. Merci!

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  28. Bravo pour votre article ! Je le trouve très pertinent et très juste ! Mais c’est pareil pour la femme qui n’est pas mère ! Celle qui bosse doit toujours en faire plus pour son patron et ses collègues parce qu’elle n’a pas d’enfants donc elle a le temps et il faut qu’elle fasse ses preuves. Et celle qui ne bosse pas doit toujours être dispo pour tout le monde (amis, parents, voisins, etc.), puisqu’elle n’a ni boulot, ni gosses à s’occuper, elle n’a que ça à faire. D’ailleurs si elle est trop gentille, elle se fait bouffer parce qu’elle bloque son temps libre pour ces personnes qui n’hésitent pas à la lâcher à la première occaz’ parce qu’ils ont finalement mieux à faire. « T’as le temps, on peut remettre à plus tard. » Et tant pis si ce jour-là, tu aurais pu faire autre chose mais que maintenant c’est trop tard pour y participer…
    Etre une femme MAB, MAF, FAB ou FAF, c’est être coupable de ne jamais en faire assez aux yeux des autres et d’en demander toujours plus quand on a le malheur de faire remarquer qu’on a le droit d’exister, nous aussi…

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  29. Trop bien ce texte !
    Et travailler à temps partiel, c’est être un peu les deux : cacher les inconvénients de la MAB ou ceux de la MAF, que l’on supporte mieux grâce aux avantages de la MAF ou de la MAB…

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  30. Bravo pour cet article ! C’est tellement vrai et tellement ça, je viens de reprendre le travail apres 6 mois d’arrêt/congé maternité … Voilà, tout est dit, c’est exactement ce qu’on ressent !

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  31. Et par rapport au temps de travail, à temps plein ou à temps partiel?
    Votre article n’en parle pas (ou c’est moi qui n’ai pas vu). Vous vous situez où?

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  32. Très bel article. Voilà qui résume parfaitement la vie d’une maman. De toute façon, quoiqu’on fasse, ce n’est jamais assez aux yeux des autres. MAB actuellement en arrêt pour burn-out, j’apprécie tous les petits cotés sympas de ma nouvelle vie de MAF (voir grandir ma fille, enfin…), mais depuis que je suis à la maison, je n’arrête pas non plus. Après, je préfère entendre les hurlements de ma fille que les commentaires méprisants de ma chef.
    On voudrait de nous qu’on puisse combiner MAB/MAF mais y’a un moment, il n’y a pas assez de 24h dans une journée…

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      1. Merci Happynaiss ! Ma nouvelle vie sera celle de MAE car je reprends mes études pour me reconvertir. Après avoir testé ces trois modes de vie, je pourrais faire un petit compte-rendu. 🙂
        Et bonne fête des mères !

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  33. J’ai adoré ton commentaire que j’ai trouvé très pertinent par rapport à toutes les mamans! Moi je suis une MAF qui ne l’a pas choisi. J’adore être tout les jours avec ma fille, mais je ne supporte pas l’isolement, la dépendance financière et surtout, je pass mon temps à culpabiliser! Je culpabilise dès que je fais garder ma fille, dès que mon ménage n’est pas fait correctement, dès que je me pose un moment pour moi… Depuis plus de 6 mois, je recherche du travail mais en vain, du coup en Septembre, je reprends des études universitaires. L’organisation fac + boulot (avec un enfant, je suis obligée même si c’est au Mcdo) + Bébé et maison, ça va être compliqué! Mais les mamans étudiantes, c’est encore un autre débat!

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    1. Bon courage à toi car effectivement MAE (maman à l’école ) c’est encore une autre affaire, mais si tu fais qq chose tu aimes cela te donnera la motivation nécessaire !!
      Car il est vrai qu’être MAF si on ne le choisi pas, ca peut être vraiment difficile….

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      1. Oui heureusement! Je vais faire quelque chose que j’aime et que j’aurais du faire directement en sortant de l’école , mais je n’avais pas le courage ni la volonté à cette époque! Si je le fais aujourd’hui, c’est avant tout pour ma fille. Elle mérite d’avoir une mère qui réussit et qui lui donne un exemple d’espoir et de force. Qu’elle comprenne qu’avec de la motivation elle aussi pourra réaliser ses rêves et se rendre compte que rien n’est jamais perdu! Enfin, j’espère en tout cas! 😉

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  34. Votre article est un vrai bijou, merci infiniment de m’avoir permis de me sentir moins seule et de me déculpabiliser un instant. Je l’ai partagé en eespérant qu’il soit lu… surtout par des papas je l’espère. Bonne continuation à vous.

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