Maternage & Parentalité positive·VDM (Vie de Mum)

Ces choses que j’aurais aimé savoir… sur le sommeil des bébés !

Ce que je pensais savoir du sommeil des bébés…

Avant d’avoir bébé Carrousel, je pensais (comme toute nullipare qui traine de temps à autre sur Magicmaman pour savoir à quoi ça ressemblerait d’avoir un enfant) qu’un bébé pleurait la nuit pendant les trois premiers mois de sa vie, réveillé par la faim, à un intervalle régulier d’environ 3h50 à plus ou moins 10 minutes. Une fois l’enfant nourri, on le repose dans son lit avec un petit bisous et il redort jusqu’au prochain repas. J’avais tout prévu : réveil de minuit pour Papa Ours, réveil de 4h pour moi, tout le monde est content, un peu fatigué mais à égalité.

A 3 mois, par une miraculeuse action combinée du calendrier (vous arriverez à expiration de vos 90 jours de droits à réveils nocturnes), des messages subliminaux envoyés par les volets ouverts le jour et fermés la nuit, et de l’opération du saint estomac, l’enfant tient toute la nuit sans manger, dort dans son lit du sommeil du juste de 20h à 8h, et toute la famille pète le feu et danse la gigue quand le réveil sonne pour aller au boulot. Enceinte, dans ma grande bonté d’âme, j’accordais mentalement à bébé Carrousel un petit sursis jusqu’à ses 4 mois pour faire ses nuits, parce que je suis une meuf cool et que (je croyais que) je n’avais pas un gros besoin de sommeil (puisque je ne savais pas ce que c’était d’en être privée !).

Une fois la grande étape de « faire ses nuits » acquise, me disais-je, à nous les nuits réparatrices jusqu’à la fin des temps, exceptions faites des quelques fois où notre fille ferait des cauchemars et où je la rassurerai (sans la sortir de son lit, sacrilège !) et lui proposerai au matin d’exorciser ses peurs sur un beau dessin. #wondermumabienfaitsesdevoirs

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Quand au fait de dormir avec ses enfants, je regardais d’un œil un peu condescendant les parents qui acceptaient que leur progéniture les rejoigne en pleine nuit ; pour moi, c’était systématiquement le signe que l’enfant était gravement perturbé et le parent fortement dépassé. J’étais le genre de fille qui pensait qu’il suffit d’emmener partout un lit parapluie pour que son bébé dorme à l’extérieur et pouvoir ainsi conserver une riche vie sociale tout en veillant à la régularité des horaires du coucher de son enfant (très important).

Bref, j’étais cette fille qui ne connait rien aux VRAIS enfants mais qui a la bouche pleine de « moi je ferai comme ci » et « moi je ne ferai pas comme ça » que nous sommes nombreuses à avoir été un jour.

(et c’est la qu’est né le fameux dicton  :  avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants ! )

Ce que j’ai expérimenté du sommeil des bébés…

Bébé Carrousel est née, et franchement j’ai cru qu’elle n’était pas normale, cette enfant. Son rapport au sommeil ne calait pas du tout avec ce que j’avais prévu ! Elle se permettait de pleurer pendant des heures la nuit, même après avoir mangé et en ayant la couche propre – les deux seules raisons officiellement reconnues des pleurs des nourrissons (tout le monde sait que si ces deux cases sont cochées, vous avez le droit de laisser votre enfant hurler à la mort dans son lit sans culpabiliser) ! Non seulement elle ne « faisait pas ses nuits » à 3 mois (question number one du top 50 des questions maxi relou que tout le monde pose aux jeunes parents, comme si c’était l’épreuve finale d’un rite initiatique), mais elle ne les faisait pas à 6 mois et à 9 mois encore MOINS. Et je ne vous décris pas la gueule des siestes, j’aurais peur de faire fuir les femmes enceintes. Bouquet final, elle ne daignait pas s’endormir seule en regardant son mobile comme tout bébé de publicité qui se respecte, la traitresse. Non, il fallait que je la berce pendant 2h, pour qu’elle se réveille à peine posée dans son lit !

 J’étais épuisée physiquement bien sur… Mais surtout nerveusement  !  

Car autour de moi, l’entourage proche (tatie Relou en première ligne, toujours elle… mais pas seulement elle, malheureusement !) et moins proche (coucou, la dame croisée à la PMI un matin de deconfiture) corroborait l’analyse : Bébé Carrousel avait un PROBLEME. A son âge « on » fait ses nuits, « on » dort toute la nuit sans téter, « on » dort dans son lit et « on » laisse ses parents dormir. Qui qu’ON soit. C’est la loi universelle du dodo érigée par les générations précédentes, qui s’appuie sur les statistiques du laboratoire YAKAFOKON et qui s’abat encore comme une absolue vérité sur tous ces pauvres nourrissons à peine venus au monde et leurs parents désemparés.

Et face à ce PROBLEME, une seule solution: laisser pleurer le bébé (si sa couche est propre et que son estomac est plein, bien-sûr, on n’est pas des monstres !) pour qu’il COMPRENNE.

Qu’il comprenne quoi ? Personne ne sait exactement le dire, mais la phrase circule partout comme une formule magique qui viendrait à bout de tous ces petits êtres récalcitrants à nous laisser dormir.

Instinctivement, tu sens plus ou moins qu’il ne va pas comprendre grand-chose mis à part que tu le laisses pourrir comme une vieille chaussette et hurler de tristesse, de peur et de déception sous le prétexte insensé à ses yeux qu’il fait nuit dehors. Qu’est ce qu’il en a à foutre, lui, de l’heure, de la météo, des convenance et des statistiques ? Instinctivement, tu sens que ton bébé n’arrêtera de pleurer que quand il aura renoncé à ce que tu l’aides, à ce que tu l’aimes. Instinctivement, tu pressens qu’un rapport sain au sommeil ne devrait pas se construire dans les cris, les larmes et le renoncement à l’amour parental. Si par ailleurs, en dehors de ces moments d’égarements mal conseillés, tu es du genre à donner beaucoup à ton enfant, a l’écouter .. Il n’est (heureusement ou malheureusement ? ) pas prêt de renoncer la nuit  ! 

Mais on te répète qu’il faut tenir bon, résister à ce petit être maléfique qui, preuve de son ultime perversité, va se calmer dès que tu le prendras dans tes bras (bah oui, faut être pervers pour aimer se faire câliner nan ?). Pour faire passer la pilule (et alléger la culpabilité de tout le monde), on te suggère la méthode du 5 – 10 – 15, ou la méthode du supplice bilatérale comme je l’appelle, qui consiste à faire faire un petit tour de montagnes russes émotionnelles à ton bébé qui te voit revenir et repartir tandis que tu viens constater sa détresse à intervalles réguliers. Il pleure, tu pleures, mais tout ça c’est pour son bien, te dit-on !

Heureusement, nous vivons dans un monde certes déconnecté de ses ressentis et de ses instincts primaires, mais bien connecté d’un point de vue virtuel. Il y a quand même des mamans, des professionnels et des auteurs, de plus en plus nombreux, qui tentent de se faire entendre au dessus de cette cacophonie de conseils d’un autre âge.

Mais alors, que faire ? Car il faut bien FAIRE quelque chose, pour que cet enfant rentre dans le moule ?

Pour ma part, après des mois à essayer des « techniques » diverses et variées, à prendre des résolutions dans un sens puis dans un autre, à ne jamais les tenir, j’ai fini par comprendre que je ne faisais que rajouter de l’angoisse à ma petite fille sensible et aggraver une situation qui était en fait normal. Epuisante, exigeante, mais normale. Et j’ai choisi mon camp, une bonne fois pour toutes. Le camp de l’amour nuit et jour.

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Et j’aurais tellement, tellement aimé être au clair là-dessus avant et ne pas avoir répercuté sur ma fille les pressions que j’ai reçues, ne pas lui avoir fait subir mes doutes, lui avoir fait plus confiance, avoir eu une connaissance plus juste du sommeil des bébé, ne pas avoir pensé qu’elle était anormale alors que nombreux sont les bébés à se comporter comme elle, dès lors qu’on leur permet de s’exprimer et qu’on les écoute…

 

Ce que j’aurais aimé savoir du sommeil des bébés…

  • Qu’un bébé ne pleure pas juste parce qu’il a faim ou la couche sale… Loin de là !
  • Que les réveils nocturnes, ce n’est pas que le temps de donner à manger… c’est aussi le temps du rot, le temps des pleurs, des angoisses, le temps de rendormir l’enfant, de se rendormir soi… et de recommencer ! Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour récupérer…
  • Que je me réveillerai même les nuits où elle ne pleure pas…
  • Qu’un bébé ne sait pas s’endormir tout seul spontanément, passé les premiers temps où il dort très facilement, il a besoin d’aide pour se laisser aller au sommeil, qui est le symbole de la séparation… et qui peut être angoissant ! Et que ce n’est pas donner une mauvaise habitude que de l’aider à lâcher prise … c’est l’accompagner dans le sommeil jusqu’à ce qu’il soit capable de faire le chemin seul, de la même façon qu’on l’accompagnera dans tout le reste de ses apprentissages.
  • Que quand on allaite, les papas ont une si bonne excuse pour ne pas se lever, qu’ils finissent par ne plus rien entendre du tout ! Et que cela perdure après l’arrêt de l’allaitement 😉
  • Qu’un mobile, ça n’endort pas les bébés… en tous cas, pas les bébés carrousel 😉
  • Qu’il ne suffit pas d’un lit et de dire « c’est l’heure du dodo » pour que son bébé dorme à l’extérieur… Quand il y a des bruits, un décor, une ambiance, des voix, des odeurs inhabituelles, c’est une explosion de stimulations pour certains bébés et vous pouvez vous accrocher pour qu’ils se laissent aller au sommeil alors qu’il y a tant de choses à digérer dans l’environnement et un inquiétant manque de repères…
  • Qu’un bébé qui dort paisiblement dans les bras, dans l’écharpe… se réveillera quasi systématiquement une fois posé dans son lit ! Ce n’est pas qu’il vous veut du mal, c’est encore et toujours un besoin de contact, de chaleur, de mouvement, de voix… de réassurance. Par contre oui, parfois c’est chiant. Méga chiant. Patience, patience, on ne connait pas d’ado qui dort en écharpe de portage dans le dos de sa mère 😉
  • Que les micro-siestes, ce n’est pas pathologique ! C’est une réalité qui touche beaucoup de bébés. Les cycles de sommeil du nourrisson sont courts (environ 20 minutes) et pour faire une longue sieste ou une nuit il doit être capable de passer d’un cycle à l’autre sans se réveiller. Or, il semble que pendant une période plus ou moins longue, le sommeil du bébé est vraiment instable et il ne réussit pas à passer facilement d’un cycle à l’autre sans pleurer. Cela se produit généralement quand il dort dans son berceau ; s’il dort en écharpe ou en poussette, il a le contact et le mouvement qui lui permettent de se rendormir aussitôt…
  • Que, toujours du fait de ce sommeil instable, il y a toute une période où un rien réveille le bébé… Ou il est impossible de le sortir de sa poussette ou de son siège auto sans interrompre son sommeil. Pendant cette période, le maitre mot est « laisse-le ! ». Et tant pis si c’est pas idéal pour le dos de dormir dans la coque ou si ça semble inconfortable qu’il dorme avec la tête au pied du lit… Tout sauf la galère d’une sieste interrompue qui donne un bébé grognon, dont on ne peut rien faire, mais qui ne veut plus dormir puisqu’il a déjà dormi ! Ca aussi, ça s’arrange… Maintenant je peux sortir bébé carrousel de son siège et la recoucher dans son lit sans la réveiller presque à tous les coups 😉
  • Qu’un bébé n’est pas un estomac sur pattes. Ce n’est pas parce qu’il est capable de tenir une nuit sans manger, qu’il n’a pas besoin de boire un coup, de se rassurer, qu’il ne se sent pas seul dans sa chambre, qu’il n’a pas peur, qu’il n’a pas chaud ou froid, qu’il n’a pas besoin d’être surs que vous êtes toujours là, qu’il n’a pas besoin d’un moment de sociabilité… Et oui, nous avons traversé une période où bébé carrousel avait des phases d’1h30 de réveil par nuit où elle pétait le feu et où il était impossible de la rendormir, même en cododo. Si vous aviez jeté un œil chez nous, vous auriez trouvé bébé carrousel en train de jouer à 3h du matin, assise au milieu de ses deux parents à moitié endormis. On nous a dit « mais si vous ne lui fixez pas de règle (=si vous ne refusez pas qu’elle joue la nuit), comment voulez-vous qu’elle comprenne ! ». On a dit oui oui, on a pensé cause toujours, et au bout de quelques semaines c’est passé comme c’est venu !
  • Que le sommeil de l’enfant, ça fluctue ! C’est une mécanique qui se grippe très facilement et rien n’est jamais acquis, dans un sens comme dans l’autre. Ce n’est pas parce qu’un bébé dort « mal » dans ses premiers mois qu’il sera insomniaque toute sa vie ! Ce n’est pas parce qu’il fait ses nuits à 3 mois qu’il les fera encore à 9 mois… Un tas de chose pour se répercuter sur le sommeil : les dents, les petites maladies, l’angoisse de séparation, les grands apprentissages (marche, langage, propreté…), les petits et grands changements au quotidien, les contrariétés des parents… Tout peut jouer potentiellement !
  • Un enfant qui n’appelle pas la nuit n’est pas forcément un enfant qui va bien ! Il peut l’être, bien-sûr hein  Mais un bébé qu’on aura laissé pleurer pour qu’il « apprenne » à faire ses nuits, qui a intégré que ses parents ne viendront pas s’il les appelle après son coucher… c’est un enfant qui n’appelle plus la nuit, peu importe ce qui le tracasse. Le fait d’avoir besoin de ses parents la nuit n’est pas un signe de problème, de pathologie, de laxisme… c’est la preuve que l’enfant est écouté et s’exprime, de nuit comme de jour.
  • Que même en grandissant, l’enfant peut à certaines périodes refuser de se coucher ou faire durer… pas pour nous manipuler, mais parce qu’il a besoin de nous, de remplir son réservoir, d’avoir un moment d’attention exclusif, qu’il se sent exclu quand tout le monde est au salon… Il peut aussi être en plein apprentissage d’une nouvelle compétence et vouloir à tous prix s’exercer encore… Et ça ne sert à rien de rentrer dans les luttes de pouvoir !
  • Que le cododo n’est mal perçu qu’en occident ! Dans toutes les autres parties du globe, on reconnait le besoin naturel de proximité quand vient la nuit, ce moment qui peut être parfois angoissant. Je trouve hallucinant qu’on ne reconnaisse pas aux enfants le besoin de contact la nuit, quand nous même sommes bien contents d’avoir notre conjoint contre qui nous endormir ! J’avais avant la naissance de bébé Carrousel cette image du cododo comme du fruit défendu… on le faisait seulement en cas de force majeur, quand je n’en pouvais plus, toujours en nous cachant et toujours avec l’épée de Mauvaisehabitude au dessus de notre tête…Dans « serre moi fort » Carlos Gonzalez montre que « l’habitude » du cododo se perd toute seule : « la recherche de la compagnie des parents […] sont des comportements non pas acquis par le renforcement mais innés, propres à un âge déterminé, qui disparaissent d’eux-mêmes le moment venu ». Quand bébé Carrousel vers 1 an, s’est mise à faire de bonnes nuits dans son lit, sans plus pleurer ni nous appeler, après des mois de réveils nocturnes passés à la bercer, à la prendre dans notre lit, à dormir avec elle dans mes bras… j’ai vraiment réalisé qu’il n’y avait pas d’histoire de mauvaises habitudes ! Simplement des besoins plus ou moins intenses selon les enfants et qui fluctuent dans le temps. J’ai aussi enfin pu avouer que j’apprécie le cododo, j’apprécie d’avoir ma fille contre moi la nuit, de sentir son odeur, de lui faire des bisous, qu’elle se serre contre moi. Ca nous permet de compenser un peu le temps qu’on ne passe pas ensemble en journée. Bon, quand elle gigote comme un asticot et me fou des coups de pieds, j’apprécie légèrement moins mais bon ! Depuis deux mois (vers ses 17 mois), elle traverse à nouveau une période difficile au niveau du sommeil et je ne me pose plus aucune question ; elle rejoint notre lit presque toute la nuit, je ne m’en cache pas, je ne me stresse pas. Quand elle n’en aura plus besoin, on ne le fera plus.20160830_1621242

 

D’une manière générale, je regrette que les conseils des générations précédentes conduisent encore à véhiculer une fausse image du sommeil des bébés et à considérer comme « anormale » toute situation qui ne rentre pas dans le sacro-saint modèle du bébé qui fait ses nuits à 3 mois tout seul dans sa chambre. Les jeunes parents vivraient bien plus sereinement les 2-3 premières années de sommeil de leurs enfants, qui peuvent être « chaotiques », s’ils y étaient préparés et que l’entourage ne se focalisait pas sur ce point comme s’il était révélateur d’une grave tare familiale. Les jeunes parents attendent avec une impatience irréaliste que le nourrisson fasse au plus vite des nuits complètes pour pouvoir retrouver une vie « comme avant » et se mettent une énorme pression quand cet objectif n’est pas atteint, en pensant qu’ils font mal quelque chose ou que leur enfant a un problème. Changer son regard sur la situation, se dire que c’est normal et provisoire, ça change tout ! En parallèle, les parents se refusent d’accéder au besoin de contact et de réassurance nocturne de leur bébé en craignant d’en devenir « esclave », alors que cela permettrait de ménager leur sommeil à eux également, ce qui est encore une fois une réaction héritée de nos parents et grands parents qui nous complique considérablement l’existence…

Je pense que beaucoup des difficultés des parents d’aujourd’hui viennent de la coexistence « brouillée » entre deux approches qui se télescopent ; d’un côté les consciences s’éveillent doucement et les parents sont de plus en plus nombreux à être informés des besoins réels et complexes de leurs enfants (quand seulement 2 générations plus tôt on pensait encore qu’il n’était qu’un tube digestif !). Les enfants sont aussi aujourd’hui le fruit d’un vrai choix et d’un réel désir, la plupart du temps et beaucoup de couple attendent le bon moment pour se lancer ; la maternité et l’éducation sont donc des sujets vraiment fortement investis par les parents aujourd’hui, en comparaison des générations précédentes qui avaient beaucoup moins de choix que nous. Mais d’un autre côté, quand l’enfant parait, il nous déstabilise, nous fait perdre nos repères, nous fait douter, la fatigue nous submerge, les émotions également… et alors surgissent nos vieux réflexes, notre crainte profondément ancrée de « se faire bouffer » parce qu’on a entendu cela toute notre vie, et cette petite voix qui nous répète qu’on a été élevés ainsi et on en est pas mort, on s’en sort même plutôt pas mal… La position de faiblesse dans laquelle on se trouve à la naissance d’un enfant, le premier mais les suivants aussi, nous rend aussi plus sensibles aux commentaires de notre entourage, en particulier de nos parents, vers qui on garde le réflexe de se tourner quand nous sommes perdus… (#figured’attachement)

Et c’est ce décalage entre deux mondes qui est source d’un grand stress pour certains parents, qui peuvent être totalement perdus. Et cela se ressent évidemment sur le bébé.

Tout se passerait tellement mieux pour tout le monde si la bonne information était véhiculée et surtout si du vrai soutien était apporté aux parents et aux mères ! Si, au lieu de les culpabiliser ou de les encourager à des pratiques qui leur torde le bide, on apportait aux mamans soutien, conseils bienveillants, écoute… Qu’on les déchargeait de toutes ces obligations et ces pressions qu’elles continuent de se mettre, comme celles d’avoir une maison rangée, de reprendre rapidement le sport et de perdre leurs kilos, de maintenir une vie sociale, de reprendre le travail très vite… Bref, si on permettait aux mamans de faire comme elles veulent, comme elles peuvent, en leur disant seulement ces mots magiques qu’on entend si peu : « C’est bien ce que tu fais pour ton enfant…« .

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250 réflexions au sujet de « Ces choses que j’aurais aimé savoir… sur le sommeil des bébés ! »

  1. J’avais besoin de cet article. Merci, mille mercis. J’irai me coucher plus sereinement, et au prochain réveil nocturne, qui n’en devrait pas tarder, j’aurai en mémoire tous c’est mots justes.

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  2. J’ai lu cette nuit votre témoignage car une fois de plus mon fils s’est réveillé. Du coup j’ai fait des recherches sur le sommeil et je suis bien heureusement tombée sur votre page. Ca m’a beaucoup réconforté de vous lire. Je me sens moins seule et apaisée. Je vous remercie. Heureusement que des parents comme vous existent. A en écouter les autres, j’ai l’impression qu’il n’y a que mon fils qui se réveille la nuit et qui a des soucis. En tout cas encore merci

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    1. Je partage vos paroles. Ma fille à 18 mois et ne fait toujours pas ses nuits, difficile de tenir la cadence mais ce genre d’article me réconforte dans mes choix… à savoir accompagner ma fille vers un sommeil plus serein quand ELLE sera prête.

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  3. Bonjour tout le monde
    Merci pour cette article il a été d’un grand réconfort. Ma fille ne dormait qu’en porte bébé,ou dans le lit collé à mon sein…
    À la visite des 6 mois , ma pédiatre m’a conseillé de lire le livre « au Dodo le petits « d’Anna wahlgren… Je lui disais oui mais ma fille..elle m’a répondu lisez ce livre..
    Aujourd’hui ma fille à 7 mois ,et dort 12h00 consécutives avec 3 siestes. Ce que vous auriez aimé savoir sur le sommeil est écrit dans ce livre .pour vous aussi c’est possible.tous les bébés sont différents mais ils ont tous besoin de sommeil. Enfin quelqu’un qui a compris les bébés et les parents. On ne se connait pas,je partage juste mon expérience. Faites moi confiance , vous n’avez rien à perdre… j’espère avoir convaincu quelques personnes.
    Maman de Julia

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  4. Bonjour,
    Merci pour cet article qui m’a aidée à s’apaiser et à relativiser les nuits difficiles…. et d’éviter de mettre fin à l’allaitement de mon fils au prétexte qu’il ne dort pas parce que mon lait ne lui suffit plus 😥
    Merci encore
    Bonne journée
    Une maman qui vit à 200% ce que vous avez vécu 😉

    Aimé par 1 personne

  5. Bonjour !
    Je reviens sur ce poste qui m’a beaucoup aidé les nuits de détresse (merci !!!), pour vous donner mon expérience de maman, je crois que c’est important pour redonner espoir à toutes celles et ceux qui en ont besoin en berçant leur petit chat.
    Ma fille Charlie a fait ses nuits à deux mois. Elle dormait jusqu’à 12h, si bien qu’on disait à tout le monde « ouais super notre bébé a fait ses nuits tout de suite ! » (Avec le petit regard fier, comme si ça faisait d’elle un bébé meilleur que les autres).
    Bref à 6 mois, Charlie s’est mise à hurler quand je la posait dans son lit le soir, alors qu’avant elle s’endormait super bien toute seule. On a rien compris !
    On a TOUT essayé. Le sèche cheveux, le doudou resté toute la journée dans.mon soutif pour capter mon odeur, la berceuse, la veilleuse, le bain avant, après, pendant, les biberons du soir avec plus de céréales… TOUT !
    Rien à faire. Elle ne voulait plus s’endormir que dans nos bras.
    Et à 9 mois, c’était toujours pareil, et elle nous semblait tellement lourde… Des fois ça durait une heure pour l’endormir… Et elle avait le culot de se réveiller une fois, deux fois, parfois cinq fois par nuit… Et rebelote ! Que je te fais les cent pas dans l’appartement en pleurant ! En me demandant ce que j’avais mal fait, à quel moment.
    Je dormais maximum 5 heures par nuit, jamais plus de 2h d’affilé. Bref, une torture. Pour moi, pour elle, pour son papa.
    On avait le dos en vrac, la tête dans le pâté. La pression montait petit à petit jusqu’au soir, on était stressés d’avance. On se relayait la nuit, la sieste.
    Le doudou, elle s’en fichait. La tétine, rien à faire ! Elle voulait les bras. Sa maman, son papa.
    On a essayé parfois quand on arrivait pas à la rendormir assez vite et qu’on avait plus d’énergie de lui redonner des biberons à 02h du matin. ON se regardait avec mon conjoint et on se disait en souriant « on le dira pas au pédiatre, hein ? »
    Et tout le monde nous disait « mais laissez la pleurer !! » « Elle fait des caprices », « vous n’arrivez jamais à vous sortir de ça », « mauvaise habitude »… Bref, on était les mauvais parents qui élevaient un petit tyran aux yeux d’un bon paquet de gens.
    Et parfois, nous aussi on se disait « ce soir je la laisse hurler ». « Si elle se réveille cette nuit j’y vais pas tant pis pour elle ».
    Et puis on le faisait jamais. Si c’était moi qui hurlait dans mon lit, et que mon conjoint ne venait pas… Est-ce que je lui donnerai ma confiance pareil ? Mon amour pareil ?
    En plus, on sentait qu’elle aussi en avait marre, elle se tortillait dans nos bras, elle nous poussait ! Mais pourtant, elle ‘e voulait pas s’endormir dans son lit. Voilà, c’était un calvaire.
    Et puis un jour, elle avait 9 mois et deux semaines… On avait fait une balade en porte bébé vers 10h du matin, on est arrivées à la maison et j’avais plein de courses à ranger.
    Je lui ai dit « Charlie, je te mets dans ton lit, ton parc est pas prêt. Tu joues dans ton lit et je viens te chercher dans 10 minutes ».
    Jamais jamais je ne la mettrais dans son lit à part pour les dodos.
    Elle a rien dit, elle a joué, joué, joué… Et à 10h20, après avoir joué un bon quart d’heure…. Elle s’est endormie. Seule. Pour la première fois depuis des mois et des mois.
    Quand elle s’est réveillée, on l’a applaudie, on était trop fiers d’elle. Et elle aussi, on a senti qu’elle avait compris quelque chose, qu’elle avait passé un cap.
    Les nuits et les siestes qui ont suivi, on a dû la rebercer, évidemment, c’est pas non plus un coup de baguette magique. Mais dans la journée, on la mettait dans son lit pour jouer, elle se réappropriaitl’espace.
    Et un soir, je l’ai mise dans son lit, je l’ai embrassée, j’ai dit bonne nuit à tous les doudous, et je suis descendue au salon. Chose que je n’essayais même plus de faire en fait, à bien y penser.
    Et elle s’est juste endormie. Seule. Sans pleurer. En deux minutes.
    Aujourd’hui elle a 11 mois, et ça fait presque un mois que je n’ai pas eu besoin de la bercer. La nuit si elle se réveille, je vais la voir, je lui caresse la tête et je retourne me coucher. Elle se rendort aussitôt.

    Alors courage les mamans et les papas. Vos bébés, ils ont juste besoin de ça. C’est hyper dur, je le sais treeeeeees bien. Ça rend fou. Mais c’est un passage,et j’écris ce soir car j’aurais aimé qu’on me le dise, à moi. Je l’aurais pas crû je crois pourtant c’est vrai, c’est passé tout seul. Elle a fait le travail, seule, comme une grande. Elle était rassurée, grâce à toutes ces nuits à la serrer contre nous, elle avait la force de le faire seule.
    Je vous souhaite bon courage. Vous êtes des supers mamans, des supers papas. Vous portez vos enfants contre vous, pour les rassurer, pour leur donner l’amour nécessaire pour retrouver le calme et la confiance. Vous avez rien fait de mal. Et vous êtes pas seuls.

    Un jour, votre bébé y arrivera et vous verrez, à un moment, vous repenserez à tout ça avec tellement de tendresse…

    Courage, courage !

    Marie

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  6. Coucou 😊 super article. J’ai egalement eu le même problème avec mon fils… conseil: vous faire confiance 😊😊😊. Maintenant il fait c nuit ds son lit, une histoire un bisous et le câlin et fini ….. c’était pendant plusieurs plusieurs moisssss un rêve lol.

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  7. Merci merci et encore merci pour ce superbe article. Tout est tellement vrai! Ces mots si simples et que l’on n’entend pourtant jamais « c’est bien ce que vous faites pour votre enfant », « courage, ca va passer ».. j’ai les larmes aux yeux en vous lisant! Merci

    Aimé par 1 personne

  8. Je pleure d’emotion en lisant ton article. … merci d’ avoir pris le temps de l´ecrire. C’est une délivrance pour moi , merci encore.
    J ai une fille de 9 mois, que j’allaite, qui n’a jamais fait ses nuits, qui ne s´endort que dans nos bras, qui commence sa nuit dans son berceau à côté de notre lit puis dès qu’on va se coucher veut téter et finit dsns notre lit car elle demande très souvent et je m’endormais à chaque mini tétée d’épuisement … elle a donc gagné sa place progressivement. J’ai vécu ça comme un retour en arrière mais en meme temps je réponds à ses besoins . L’entourage est cruel, tout ce que tu as écris je l´ai entendu. Quand je cherche du réconfort, je m’en prends plein la gueule, je suis fatiguée parce que je le veux bien car je me laisse bouffer par ce petit être. J’aime mon enfant, je ne le laisserai pas pleurer, c’est plus fort que moi, ses pleurs m’en font du mal, c’est bien qu’il y a une raison. Je me sens moins seule, moins dans le faux, moins dans la culpabilité de ne pas éduquer mon bébé. Merci encore pour ces lignes si bien écrites ; pleines d’amour mais aussi de bon sens.

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