Accueillir un bébé

Renaissance d’une maman

8h45. Ce matin là, il fait gris et il tombe une fine pluie. Avec Mademoiselle Carrousel, nous raccompagnons à leur voiture Papi et Mamie Ours venus passer la nuit près de chez nous pour pallier à un trou dans le planning « de garde » ; encore une précaution inutile, puisqu’il ne s’est rien passé de plus pendant la nuit.

9h. Tandis que nous marchons jusqu’à la crèche, je me surprends à penser que c‘est une météo à accoucher, une météo « intime » en quelque sorte, un ciel bas et sombre. Depuis le début de l’aventure, je n’arrive pas à m’imaginer accoucher en pleine journée, avec le soleil qui brille dehors, bien que cela m’arrangerait au niveau logistique. (Accessoirement, c’est ballot avec une DPA au 17 août !)

J’accueil cette pensée mais je ne me projette pas plus loin : après l’épisode du dimanche et les nombreux échanges que j’ai eu, avec certaines d’entre vous et avec des amies, j’ai vraiment compris que ce n’était pas « pour rien » que j’avais vécu cela, que je ne devais pas le voir comme un échec mais comme une étape. Mon corps se prépare, il travaille à sa façon et cette étape était nécessaire, cette fois, pour que je prenne conscience de mes peurs et que je lâche. Je me sens plus sereine ; bébé sœur arrivera quand ELLE sera prête et quand ce moment arrivera, quel que soit ce moment et peu importe les conditions, Mademoiselle Carrousel et moi serons prêtes également, car on a de la ressource et qu’on s’est bien préparées. Je ne peux et ne dois pas décider à la place de mon bébé de quelque chose d’aussi précieux que le moment où elle se sent prête à venir à la vie.

Pour une fois, la journée n’est presque consacrée qu’à moi, mis à part le dîner que je cuisine pour le soir. Comme depuis des jours et des jours, j’ai de temps à autres des contractions qui me tirent un peu, mais elles sont anarchiques et elles ne veulent plus rien dire pour moi.  Je me sens fatiguée, courbaturée, j’ai mal un peu partout, au dos, au ventre, aux mollets (foutus escaliers…), alors pour une fois je m’écoute : je me repose, je prends un long bain, je regarde un film (le premier et le seul de mon congé maternité!), je commence une nouvelle série, je somnole… La journée s’étire, calme et lente, un peu comme la météo.

17h. Je vais chercher Mademoiselle Carrousel à la crèche, je m’occupe d’elle, nous dînons tous les 3, je la couche comme chaque soir au terme d’un intense marchandage, d’un peu d’enervement et d’un long moment de câlins. Je me sens fourbue, tirée de partout et lasse : tous mes gestes me coûtent, je n’ai envie de rien. Beaucoup de femmes parlent d’un regain d’energie à l’approche du jour J mais si j’en crois mes deux accouchements, visiblement pour ma part la naissance s’annonce quand je relâche le rythme ! 

21h20. Une fois Mademoiselle Carrousel endormie, je décide d’aller prendre un bain (le 2eme de la journée, pardon la planète…) en regardant une série pour réduire mon inconfort.

22h. Je me sens mieux, je sors. Finalement, je ne me sens pas tellement mieux. La bâche installée sur la moquette de notre chambre et du pallier me colle aux pieds, ça m’enerve. J’apperçois une entaille dans le plastique ; je me demande brièvement si l’installation tiendra jusqu’au jour J ou s’il faudra que je recommence. Je m’allonge sur mon lit pour terminer ma série.

naissance rosie

 

22h10.  PLOC !

Un bruit non identifié explose de mon ventre. Avec lui, une fulgurante douleur. Comme si bébé soeur avait shooté de toutes ses forces sur mon col de l’utérus, en prenant de l’élan et en faisant une retournée arrière. Je pousse des gémissements et suis clouée sur place par la douleur pendant plusieurs secondes. Enfin j’arrive à me relever, je me précipite aux toilettes ; non, rien ne s’écoule, ce n’est donc pas la poche des eaux… ?

22h15. Papa Ours est devant le foot, je lui raconte ce qui vient de m’arriver. Bien-sûr il n’a pas l’explications, il me demande si je pense que quelque chose ne va pas. Je ne pense pas mais à vrai dire je commence à avoir du mal à penser tout court. Il me demande si j’ai des contractions, « t‘as pas l’air bien…« . Je voudrais lui dire que non, je ne suis pas bien du tout mais je ne sais pas quoi en penser alors je ne dis rien. Je cours aux toilettes, soudain prise de violents spasmes.

22h25 : Toujours sur les toilettes, je me tortille comme une possédée en gémissant de plus en plus fort, ce qui, pour ceux qui se rappellent de mon premier accouchement, est visiblement ma seule et unique façon de réagir à la douleur, peu importe comment et combien je m’y prépare. Je doute malgré les signes évidents ; est-ce le travail ou est-ce que j’ai une soudaine gastro fulgurante ? Les spasmes sont si violents et presque en continu, si bien que pendant un moment je doute que ce soit des contractions : elles ne peuvent pas être aussi fortes et rapprochées dès le départ, ce n’est pas comme ça que ça doit se passer ! Où est l’étape où je chronomètre mes contractions, toutes les 10 minutes, puis 8, puis 5, et à ce moment là j’appelle la sage-femme car ça fait deux heures que j’ai des contractions douloureuses et régulières ? Où est l’étape où je gère jusqu’à sentir le point de bascule où je ne gère plus ? Où est l’étape où je fais du ballon, où je vocalise, où je prends mon homéopathie, où je me suspend à Papa Ours, où je prends un bain ? Où est l’étape où on invente notre rituel de contraction, celui qu’on va répéter, répéter et répéter à chacune d’elle pour les traverser ?

Papa Ours, entendant mes gémissements à la porte des toilettes, me dit qu’il va appeler la sage-femme mais je lui dis d’attendre. Tout a commencé depuis 15 minutes, ça me parait illogique de faire appel à elle aussi vite. Il me dit alors qu’il prévient J. pour qu’elle se tienne prête à venir chercher Mademoiselle Carrousel ; là non plus je ne sais pas ce que je veux faire, puisqu’elle dort. Je suis perdue, je n’arrive pas à réfléchir, je n’ai pas de répit ; les vagues s’enchaînent avec moins de 20 secondes entre chaque et je crois que mon cerveau rationnel s’est deconnecté.

22h40. Je sens que je peux m’éloigner des toilettes. Je profite de mes 20 secondes de pause pour me lever et me jeter douloureusement sur le petit matelas (pré-bâché depuis deux semaines, merci à mon sens de l’anticipation qui a sauvé notre moquette!) que papa Ours a installé dans notre chambre, au pied de notre grand lit. C’est là que je m’imaginais accoucher depuis le départ, sans forcément m’expliquer pourquoi. Là c’est mon instinct de survie qui m’y conduit, aucun autre endroit ne me semble approprié et atteignable en moins de 20 secondes. Je n’ai qu’une idée en tête ; essayer de trouver une position, une respiration, quelque chose à faire, n’importe quoi, pour reprendre le dessus sur la douleur. J’ai l’impression que la douleur est un cheval lancé au galop qui me traîne derrière lui dans la poussière, accrochée à sa longe et luttant simplement pour survivre.

22h45. Papa Ours appelle la sage-femme ; elle demande à me parler. J’arrive à peine à lui répondre, elle me dit qu’elle part immédiatement : « attendez-moi !« . Sa phrase confirme ce que je pressentais : je ne suis pas sure qu’elle sera là avant la naissance.

22h50. Allongée sur le côté sur le petit matelas, comme dans une tentative pour ralentir le rythme, crispée des cheveux aux orteils, je m’aggripe aux montants de notre lit et je tente de prendre de longues inspirations mais elles ne sont qu’halètements. Je pleure de desespoir, trainée dans la boue et piétinée par mon cheval au galop : « Mais pourquoi je n’ai pas de pause!! « . Papa Ours est assis au bord de notre lit, il m’encourage, l’oeil sur le portable pour gérer la garde de Mademoiselle Carrousel et l’arrivée de la sage-femme. Il s’accroche encore au plan initial ; faire garder notre ainée et accoucher avec la sage femme. J’ai sa cuisse à hauteur de mon visage : je la broie, je la tords, j’enfouis ma tête dedans, je le mords. Je lutte.

23h08. Je me redresse d’un coup. Quelque chose à changé. Je me met à genoux, toujours sur mon petit matelas, les coudes en appui sur notre grand lit. « Elle arrive!« , je crie à Papa Ours, étonnée par ma propre certitude, moi qui ai toujours tant de mal à décoder mon corps. Cette fois ça y est : notre bébé va naître dans quelques minutes. Et on ne sera que nous deux pour l’accueillir. Je suis soulagée ; cette fois mon corps ne m’a pas trompé, si c’est aussi violent, fulgurant, intensément ingérable, c’est parce que tout va très vite. Je n’ai pas peur ; je sais que si ça se passe ainsi, c’est que tout va bien pour elle et pour moi. Je sais que l’étape finale m’attend et que je dois sauter, je ne peux plus reculer. A mes côtés, Papa Ours est d’un calme impressionant : il a senti lui aussi que tout allait vite et il sait que rien ne sert de lutter. « Oui, elle arrive, on va voir notre poupette ma puce, continue… » me dit-il simplement en attrapant une serviette propre. Je m’accroche à son cou quand je sens la première poussée reflexe me submerger. Je pensais avoir experimenté la sensation de poussée pour Mademoiselle Carrousel, vu que ma péridurale n’avait pas vraiment fonctionné, mais cette fois c’est totalement différent. Pour Mademoiselle Carrousel j’avais ressenti une forte pression en bas qui me donnait « envie de pousser » pour me soulager. Là c’est bien simple, je ne pousse pas une seule fois, je sens mon bébé traverser le bas de mon corps avec une force et une puissance incroyable… et effrayante. J’ai le sentiment que tout mon corps va imploser, j’ai envie de retenir mon bébé pour me préserver. Heureusement j’avais lu sur le sujet et sur le « cercle de feu » au moment du passage de la tête, la peur qui menace de surgir en moi est donc apaisée car je sais que tout est normal, que mon corps est fait pour supporter cette puissance, qu’il faut que je l’accepte et que je laisse passer mon enfant. C’est donc cela, le réflexe d’éjection du fœtus, ce bébé qui sait sortir seul du ventre maternel, n’en déplaise à ceux qui veulent nous faire croire qu’une femme qui accouche est forcément une femme qui pousse, joues gonflées et écarlates, sur commande d’un médecin.

Deux poussées réflexes, deux cris gutturaux qui sortent de ma bouche ou plutôt de mon ventre : la tête est dehors. Soulagement intense, immense. Papa Ours me dira plus tard qu’il a vérifié à ce moment là, en voyant apparaitre l’arrière du crâne de sa fille, si elle n’avait pas le cordon autour du cou. Mentalement, il se préparait déjà à l’enlever mais ce ne fût pas nécessaire. Une dernière poussée reflexe, un dernier cri qui déchire le silence. Puis son premier cri.

Papa Ours a attrapé notre fille entre mes jambes, dans la serviette qui nous avait été prêtée par ma grand-mère (et qu’on ne lui rendra pas…). Je l’attrape a mon tour et la ramene contre ma poitrine, immédiatement, instinctivement. Dans la chambre à côté, j’entends Mademoiselle Carrousel se mettre à pleurer : « maman!« .

23h11. Je tiens notre deuxième fille dans mes bras. Notre premier lien se tisse à cet instant, alors que notre lien de vie intra-utérine nous relie toujours l’une à l’autre. Elle me fixe intensément de ses yeux grands ouverts, elle ne pleure pas, elle est calme : c’est donc toi ma maman. C’est donc toi ma fille et c’est donc ainsi que tu as choisi de venir nous rencontrer. Je suis abasourdie par ce qui vient de se passer, submergée d’émotions, de reconnaissance, de force et… d’amour : Bienvenue sur terre, mon Bébé Fusée.

Je suis toujours assise par terre sur mon matelas, Papa Ours  m’enlace et souhaite la bienvenue à sa fille dans ce monde. Puis il téléphone à la sage-femme pour la prévenir de la naissance, m’aide à envelopper notre Bébé Fusée dans une serviette sèche et à enlever mon t-shirt pour la mettre en peau à peau, afin de la réchauffer. Je lui demande de me couvrir aussi ; je sais qu’il ne faut pas que j’aie froid pour délivrer le placenta. Enfin il vole vers sa nouvelle mission de Super Papa : aller rassurer Mademoiselle Carrousel, qui nous appelle toujours en pleurant dans son lit.

23h25. J’entends des petits pas sur la bâche. Mademoiselle Carrousel entre dans la chambre et nous découvre, moi et sa petite soeur âgée de quelques minutes. Je ne crois pas lui avoir jamais vu un regard aussi emerveillé de toute sa vie, même devant du bon chocolat. Après quelques secondes, elle me serre par le cou. Moi. J’ai l’impression qu’elle me dit merci, bravo ou quelque chose comme ça. Mes larmes coulent, je ne me suis jamais sentie aussi reconnaissante envers la vie jusqu’ici. Puis elle touche tout doucement la tête du bébé, approche son visage du sien : « coucou petite soeur!« . On reste là à se découvrir, rien que nous 4, dans la nuit et le doux silence. Entre rires et larmes d’émotion, je me sens tellement puissante, forte, invincible. Toutes les femmes devraient pouvoir ressentir ce sentiment de capacité en devenant mère, c’est un tel cadeau pour la suite…

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A quelques minutes de vie…

23h40. La sage-femme arrive. Papa Ours emmène Mademoiselle Carrousel au salon pendant qu’elle maide à m’installer sur notre grand lit et qu’elle me donne un petit coup de pouce pour achever rapidement la délivrance du placenta, les contractions ayant recommencé depuis un bon moment déjà.

00h00. Nous sommes enlacés tous les 4 dans le lit parental (devrais-je dire familial ?), ce moment dont j’avais tant rêvé en préparant notre accouchement à domicile. La sage-femme nous laisse faire connaissance, elle veille discrètement au salon. Bébé Fusée a trouvé le sein, nichée dans mes bras, son corps doux et chaud contre le mien. Mademoiselle Carrousel part dans sa chambre chercher des livres et s’installe à côté de moi pour bouquiner. Un mot me vient en tête : normal. Voilà l’image que ma fille aura de l’accouchement normal et j’en suis heureuse. A intervalle régulier, elle vient observer sa petite soeur, lui caresser la tête, l’embrasser, m’embrasser. Papa Ours prend des photos, nous embrasse, lance une machine, joue au puzzle avec Mademoiselle Carrousel, jette la bâche à la poubelle, prend un peu sa toute nouvelle fille dans ses bras.

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2h00. La sage-femme nous laisse, après avoir pesé et observé Bébé Fusée, déposé un petit bout de placenta sur ma déchirure pour l’aider à cicatriser et s’être assurée que tout allait bien. Je me lève, déjà la vie reprend son cours ou presque. A la cuisine, j’enfile une paire de gants pour mettre mon placenta au congélateur et pouvoir le planter d’ici quelques temps sous un arbre qui symbolisera cette naissance pas comme les autres. A côté de moi, Mademoiselle Carrousel fait des gommettes et me fait la conversation : « Ça y est elle est sortie la petite sœur hein!« . La scène me fait sourire, je sais que je la lui raconterai quand elle sera plus grande.

3h30. Nous avons éteint les lumières et allumé une petite veilleuse au pied de notre lit, pour pouvoir surveiller notre bébé tout neuf. Je suis allongée dans mon lit qui sent bon la famille, Mademoiselle Carrousel blottie contre ma cuisse, son bras autour de ma taille, enfin endormie malgré l’excitation. Le petit corps tout chaud de Bébé Fusée réchauffe le mien ; j’ai choisi de ne pas l’habiller et de la garder en peau à peau dans mes bras toute la nuit, comme un petit cadeau de bienvenue. De l’autre côté du lit, Papa Ours essaye de s’endormir mais je vois qu’il ne dort pas. On se regarde, on parle tout bas de ce qui vient de nous arriver, on admire nos choupettes endormies, on sourit.

Je suis exactement à ma place.

Bébé fusée est venue à la vie, au milieu de la vie, tout simplement.

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74 réflexions au sujet de « Renaissance d’une maman »

  1. Félicitations pour cette nouvelle naissance que vous avez dû gérer tous les deux! J’ai été très émue par ton témoignage, et le surnom de ta petite puce est tellement bien trouvé! Profitez bien de ces premiers moments à 4!

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  2. Oh je pleure d’émotion en te lisant c’est magnifique c’est sublime c’est parfait…. (Mais bon dieu ce que ça a l’air douloureux haha!!)
    Toutes mes félicitations encore…. Bébé fusée c’est tellement parfait !!!!! ❤
    Merci pour ce récit!

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  3. Bonjour, en vous lisant, je revis mon propre accouchement, cette joie, et ses regrets que vous n’aurez pas.
    Ma première est arrivée 34h après ma perte des eaux… Le second, 20 min après, au bas de mon canapé. Avec seulement mon homme comme témoin. Nous n’avions pas préparé un accouchement à domicile mais je suis heureuse d’avoir eu le droit à cette chance. Je n’ai jamais eu vraiment de peur (visite du terme dans l’après-midi qui disait que bébé était bien positionné et que tout allé bien).
    Ce sentiment que les réflexes primaires prennent le dessus, la position instinctive, ces quelques « poussées » qui comme vous le dites, n’en sont pas vraiment, et bébé qui arrive, tout simplement. Un petit cri pour dire coucou, et puis simplement le silence et la sérénité. Les pompiers sont arrivés en seulement 10 min, mais bébé était déjà là, et le placenta expulsé lui-aussi. Le samu a été aussi déçu qu’eux de « raté » la naissance. Bébé faisait en fait 4.150kg (estimé 3.6 l’après-midi…), mais je n’ai eu qu’une simple déchirure.
    Ma grande était chez ses grand-parents à ce moment, j’en suis contente, elle n’avait que 18 mois, mais lire la rencontre de vos fille fait envie ! J’ai du ensuite suivre les pompiers jusqu’à la maternité, et c’est là mon regret, alors que ma fois, tout allait bien.
    Nous ne préparons pas assez les femmes a accoucher à la maison,à avoir les bons réflexes car on ne peut pas contrôler une naissance… Vous étiez prête et votre maison aussi, mais sinon, c’était pareil, si bébé veut arriver, il arrive !
    J’ai un homme merveilleux qui garde son calme en toute circonstance, le savoir à mes côtés me suffisait pour me rassurer (et le fait qu’il soit vétérinaire aussi, j’avoue). Après une naissance, les gens ont tendance à beaucoup féliciter la mère, dans mon cas, personne n’a oublié le papa que tout le monde à traité en super-héros !
    Toutes mes félicitations à vous, votre homme et à vos filles, ils semblent que vous ayez été tous parfaits !

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  4. Je frissonne et je suis heureuse pour vous. Tellement heureuse. Qu’y a-t-il de plus important que d’être au monde avec ceux que l’on aime? Bienvenue bébé fusée…

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  5. Félicitations pour l’arrivée de Bébé Fusée ! Merci d’avoir trouvé le temps d’écrire le récit de cette magnifique naissance. C’est incroyable ce que vous avez vécu tous les quatre. Bébé Fusée a choisi le bon moment et elle n’aurait pas pu être mieux accueillie. Mademoiselle Carrousel aura vécu pleinement l’arrivée de sa petite soeur. Comme beaucoup de lecteurs, j’ai été émue en te lisant. Je vous souhaite beaucoup de bonheur !

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  6. Très beau récit et on sent l’émotion de ce moment magnifique. Félicitations à vous.
    Je rêve d’un accouchement a domicile, mais le premier ayant eu des complications… ça me refroidit un peu! Pourtant quand je vous lis… ca donne tellement envie!!

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  7. Magnifique retranscription, merci pour ce beau récit qui nous fait vivre ce moment si dur et si magique à la fois. Je suis enceinte aussi de bébé 2, une deuxième petite fille prévue pour décembre et vos écrits me permettent depuis longtemps que je vous lis de me projeter…et je m’y retrouve très bien! Toutes mes félicitations pour cette belle épreuve vécue dans l’intimité de votre famille, Et bienvenue à bébé fusée 😉

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  8. Quelle magnifique naissance et quel beau récit…
    A l’issue de cette lecture, que j’attendais tant (!), j’ai réalisé à quel point tout ce à quoi vous vous étiez préparée était sensé et à quel point cette naissance était belle et pure.
    Cela a tellement de sens d’être dans un cocon (absolu, en l’occurrence, en l’absence de SF) pour vivre un événement aussi intime et etre ainsi disposée à puiser dans ses ressources profondes. Cela a du sens d’être entourée de sa famille, dans son lieu de vie, pour en accueillir un nouveau membre. Cela a du sens de reunir toutes les conditions pour être concentrée exclusivement sur l’événement exceptionnel qui survient.
    Et le terme de « pureté » m’est immédiatement venu à l’esprit car tour cela s’est fait sans instrusion, sans étranger, sans préoccupation exterieure.
    Je vous remercie donc d’avoir accepté de partager avec nous le cheminement qui a été le vôtre, pour nous aider à faire bouger les lignes, percevoir les choses autrement, nous rappeler l’essentiel et nous permettre de savoir que, finalement, nous pouvons encore décider et être actrices de nos accouchements.

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    1. L’autre vu comme une intrusion, l’étranger vu comme une menace pour la « pureté », etc. ça serait pathétique si ce n’était pas carrément flippant.
      Quant aux accouchements à domicile, c’est vrai que c’est le pied. Je milite aussi pour la suppression de la ceinture de sécurité et des limites de vitesse pour revenir à une certaine « pureté » de la conduite automobile.

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      1. Vous feriez mieux de vous informer avant de exprimer. Par ailleurs visiblement tout le contenu de ce blog ne semble pas vous convenir au vu de précédents commentaires, on se demande un peu pourquoi vous perdez votre temps ici ? La petite croix est en haut à droite.

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      2. Bonjour,
        J’ignore si vous etes un homme ou une femme, si vous avez accouché et, si oui, où et comment.
        Pour ma part, j’ai accouché en maternité, sous péridurale, d’un bébé que j’ai eu quelques difficultés à faire naître et qui a, de ce fait, dû recevoir des soins en urgence à la naissance, loin de moi. Pour cette raison, j’accoucherai certainement toujours en maternité et mon propos n’est donc pas de faire l’apologie aveugle de l’accouchement à domicile.
        Je réalise simplement, à la lecture de ce récit, qu’un accouchement peut être très différent de ce que j’ai vécu.
        Je ne sais pas au juste ce qu’il y a de « pathétique » et « flippant » à considérer comme une intrusion dans l’intimité le fait pour 4 personnes d’observer et commenter ce qui se passe entre vos jambes alors que vous vous trouvez allongée sur le dos, les jambes en l’air. De nature relativement pudique et sensible, un tel contexte m’a déstabilisée et ne m’a pas permis de comprendre ce que ces soignants et mon corps attendaient de moi et de trouver au fond de moi les ressources pour mieux aider mon bébé à naître.
        Pour moi, l’accouchement a été un acte médical subi. Rien de plus.
        Alors, oui, un tel récit qui permet de présenter une version toute autre de l’accouchement, dans un lieu rassurant, sans inconnu, me fait réaliser à quel point les choses peuvent être différentes. Et je pense simplement que les femmes ont le droit d’en être informées.
        Et pour filer la métaphore : non, je ne trouve pas ca chouette de rouler sans ceinture. Je trouve juste intéressant de savoir qu’on peut aussi se déplacer en vélo !
        Bien cordialement,
        Lucie

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  9. Je me retrouve souvent dans les articles, en tant que maman d’une petite fille du même âge.
    Une belle arrivée pour ce bébé fusée, entouré des siens.
    Je vous souhaite beaucoup de bonheur et merci de nous faire partager un peu de votre vie.

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  10. eh bien voilà, j’ai pleuré! moi qui suis une maman par césarienne (sans être traumatisée car très bien préparée) je sais que je ne pourrais jamais connaitre un tel bonheur… c’est une expérience extrêmement forte à lire donc je ne peux qu’imaginer ce que tu as vécu… merci de la partager avec nous et félicitations!

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  11. Toutes mes félicitations pour cet accouchement rondement mené! Ton article m’a touchée en plein coeur car j’ai eu l’impression de revivre la naissance de ma fille, arrivée avec autant de violence que la tienne (et pour un bébé 1, ça surprend et choque). La seule différence, c’est que même si j’ai failli, je n’ai pas accouché chez moi. La description de vos premiers moments à quatre est pleine de douceur et de poésie, ça fait envie! Bonne convalescence et longue vie à la petite Fusée!

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  12. Félicitations à maman , papa et bébé soeur ppur avoir si bien accueillie Bébé fusée.
    Merci d’avoir pris le temps de nous conter ton récit d’accouchement.
    Belle vie à vous 4

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  13. Whaouh, merci pour ce partage, maintenant j’ai envie d’accoucher à domicile moi aussi…. (je suis à 6 mois de grosesse) mais je ne m’en sens pas capable, meme si ca me saoule de me déplacer jusqu’à l’hopital! c’a été un accouchement express, et alors sans péri, ca été?? bisous et bienvenue encore à bébé fusée!!

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  14. Il semblerait que verser une larme en venant te lire devienne une habitude!
    Félicitations pour cette magnifique naissance et bravo à vous. Je dois dire qu’un tel récit me donne encore plus envie de tenter un accouchement à domicile.

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  15. Merci d’avoir partagé ce moment tellement magique ! Mes larmes aux yeux ont fini par couler lorsque j’ai lu l’arrivée de mademoiselle carrousel, tellement émouvante! Contente que tu aies pu avoir l’accouchement dont tu rêvais. Ça donne envie !
    Vous avez assuré, bravo et félicitations à tous les deux, bienvenue à bébé fusée!!

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  16. Bonjour , En lisant l’histoire de « bébé fusée », j’ai eu les larmes aux yeux…. c’est un récit tellement bouleversant et émouvant … Bienvenue à elle 😉 et toutes mes félicitations aux  heureux parents et à bébé carrousel  😉

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  17. Félicitations pour cette « naissance express », et bienvenue à bébé sœur ! Merci de nous faire partager votre aventure, je suis maman d’un petit garçon de 29 mois et enceinte de 8 mois (d’une petite fille), donc je vous suis de près 😉 Profitez bien de ces instants si précieux ..

    Envoyé de mon iPhone

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  18. Incroyable cet accouchement ! Non mais heureusement que tu avais prévu d’accoucher chez toi, je crois que tu aurais accouché chez toi de toutes façons ! Et c’était sûrement bien mieux vécu comme ça ! Vous avez vraiment assuré, bravo ! Encore félicitations et bienvenue à bébé fusée ! Plein de bonheur ! ❤

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  19. Je n’ai pas de mots pour décrire ce que ton texte m’a fait ressentir, mais je sais que je veux vous féliciter tous les 4 pour ce grand événement qui va bouleverser vos vies et en même temps ne faire que confirmer vos choix de vie et de parentalité. …!

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  20. Félicitations à toi maman poule, à papa ours qui a l’air d’avoir assuré, à bébé carousel qui prend du grade. Bienvenue à bébé fusée. Je suis toute émue. Je pense fort à vous, même si se connaît pas.

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  21. Une naissance si magique comme elle avait été tant espérée de cette maniere .. c’est beau et tres émouvant ! !!
    Pleins de bonheur et de belles choses pour tous les 4 !!!! Vous avez tous géré comme des chefs 😍😍
    A bientôt pour de nouvelles aventures …

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  22. merci pour ce superbe et précieux partage ..je n ai jamais lu en 67 ans de vie une histoire plus belle
    Je souhaite donc tout le bonheur du monde à votre BB fusée et puis bien sûr à sa  » grande soeur  » BB Carrousel
    Un bonheur d avoir le droit de voir vos superbes photos
    Merci et Chaleureuses félicitations vraiment de tout mon coeur 🌟🌟🌟🌟

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  23. Je pensais que je pleurais devant les accouchements à la TV parce qu’il y avait les images mais ça marche aussi par écrit…
    Merci pour le partage de cette formidable expérience. Je n’aurais pas cru dire ça un jour mais j’ai envie de vivre la même chose, que ça se passe simplement, tranquillement et NATURELLEMENT. Et Papa Ours a assuré comme un chef !
    Félicitations à vous et beaucoup de bonheur pour cette nouvelle vie à 4.

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  24. Waouh quelle magnifique naissance !! Félicitations car tu as quand même l’air d’avoir bien douillé mais tu as tenu le cap ! Le papa a grave assuré lui aussi !!!
    Merci pour ce beau partage, et tous ces articles sur le cheminement de ce projet, tu m’as (presque) donné envie de faire un petit 3ème pour accoucher à la maison 😉
    Bon début de vie à 4, longue et heureuse vie à Bébé Fusée ❤

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  25. Bravo à tous les 4 pour cette naissance juste waouh! Je suis heureuse pour vous et très émue par ton récit. Je la trouve magnifique cette naissance, et tout le travail de préparation et de lâcher prise fait en amont en valait largement la peine. Merci d’avoir partagé ce chemin et ce bonheur avec nous, cela me donne envie de réfléchir pour ma seconde future grossesse.
    Reposez-vous bien (surtout toi) et savourez le fruit de votre travail!

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  26. Bravo à toi et bébé Fusée, et bravo à papa ours et bébé carrousel !
    J’étais certaine que tu allais accoucher aussi bien!
    Tu es la preuve que la femme est une déesse!!!!
    À très vite!

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  27. Bienvenue sur Terre bébé fusée 😉 (serait-ce un clin d’oeil au merveilleux livre de Sylvie ouellet ?!!)
    Merci pour ton magnifique partage ! Avec un tel accouchement de rêve, voilà de quoi donner envie et confiance aux femmes pour mettre au monde de la façon la plus naturelle qui soit 🙂 accoucher chez soi c’est tellement mieux pour tout le monde, bébé, maman, papa, et fratrie !!
    Et dans beaucoup de traditions à travers le monde, il y a souvent une sorte de rituel de 40j où la mère et ce nouveau petit être doivent rester dans leur cocon familial, préservés au maximum des stimulations extérieures… et même que les gens du village viendraient déposer des petits plats ou faire les tâches quotidiennes pour que père et mère soient entièrement dévolus à l’accueil du nouveau né et au tissage des liens 🙂 pas toujours facile à faire comprendre à l’entourage selon mon expérience :-S
    Je vous souhaite plein d’amour et de joie à tous les 4 !

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  28. Ohlala je te suis depuis un petit moment sans rien commenter mais là, vous m’avez fait pleurer. Ton récit, ces sublimes photos, le soutien merveilleux de Papa Ours, la tendresse et la présence de Mademoiselle Carrousel… bref, merci pour ce si beau partage et félicitations à vous! Vous formez une famille aussi magnifique qu’épatante 🙏🏻✨❤️ Bienvenue Bébé Fusée 🚀

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  29. Félicitations et bravo pour les articles qui sont toujours très beaux, bien écrits et font réfléchir sur sa façon d’être. Bravo d’être aller jusqu’au bout dans cet accouchement à domicile et merci de nous avoir fait partager ce moment magnifique. Bonne continuation, au plaisir de lire la suite.

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  30. Je ne peux m’empecher de sourire en ayant les larmes aux yeux à te lire….
    Bienvenue Bébé Fusée et Félicitations à Mademoiselle Carrousel pour son statut de grande soeur ! Bravo à toi et papa ours aussi, évidemment =)

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