Maternage & Parentalité positive·VDM (Vie de Mum)

La magie de noël sans père noël (2)

Me revoilà après une longue absence pour vous parler de noël, puisque c’est LE sujet du moment (pour nous autres chanceux qui n’avons pas un pays en guerre ou la famine à nous préoccuper) et que vous m’avez fait comprendre sur ma page FB que le sujet vous intéressait. 
Pour son 1er noël, Melle Carrousel avait 10 mois et j’avais partagé avec vous ICI ce que j’aime dans cette fête, ainsi qu’une première ébauche de mon avis d’adulte sur le père noël, vous racontant notamment le sentiment de trahison ressenti enfant quand j’ai su la vérité.

Pour son 2eme noël, elle avait un peu moins de 2 ans, comprenait pleins de choses mais ne s’exprimait qu’avec quelques mots par ci par la. Je vous avais fait part ICI de mon choix de ne pas lui faire croire au père noël, pourquoi et comment la magie de noël était pour moi ailleurs. 

Cette année, à l’approche des fêtes, j’ai eu un sursaut d’hésitation ; ça y est, elle parle avec aisance et précision, elle pose des questions (pourkooooaaaa ?), elle fait des déductions, tire des conclusions…. Donc c’est cette année qu’il fallait vraiment se décider. Pourrait elle m’en vouloir de ne pas lui avoir fait croire au père noël comme la plupart des familles ? Projetais-je mon histoire personnelle et des considérations d’adultes sur la question, au détriment de son intérêt d’enfant ? La privais-je d’une part de magie, au sens strict de magique, à laquelle elle avait droit en tant qu’enfant ?

J’en étais là de mes réflexions tandis que je la récuperais à la crèche, en retard car revenant de mon RDV de pose d’un DIU (aka un sterilet), ce petit objet bien pratique ayant vocation à préserver ma santé physique et mentale d’une 3eme grossesse. 

« Pardon poupette, je suis en retard car j’avais un RDV à Paris !

– Un rendez vous l’où?

– Chez le médecin !

– Pourquoi ? T’es malade ?

– Non je ne suis pas malade. En fait ce n’est pas tout à fait un médecin, c’est une sage femme, elle s’occupe des femmes qui ont un bébé dans le ventre.

– Mais t’as pas de bébé, toi, dans  le ventre ? 

– Non, justement je suis allée la voir pour qu’elle mette un petit objet dans mon corps qui m’aide à ne pas avoir tout de suite un autre bébé. 

– Pourquoi ? 

– Papa et moi on est très contents de vous avoir Bébé Fusée et toi, mais on ne veut pas tout de suite avoir un 3eme enfant. C’est pour ça que je suis allée la voir.

– Montre moi!

– Quoi donc ?

– L’objet dans ton corps !

– Tu ne peux pas le voir, c’est à l’intérieur de mon corps, dans une petite poche qui s’appelle l’uterus. C’est dans cette petite poche que vous avez grandi, toi et bébé Fusée, quand vous étiez dans mon ventre. Donc on ne peut pas voir, comme tu ne pouvais pas voir bébé Fusée quand elle était dans mon ventre.

– Elle a fait comment alors pour le mettre si elle voit rien ?

– Elle est passée par la zezette. Mais tu sais, c’est un tout petit objet et c’est fait pour aller à cet endroit, on ne met pas n’importe quoi dans sa zezette hein.

– Pourquoi ?

(Conversation qui part en vrille)

– Bref, je suis en retard parce que j’étais à un RDV pour ne pas avoir tout de suite un autre bébé, voilà.

– Siiiiiii moi je veux tout de suite une autre soeur. Maman, Bébé Fusée, Mademoiselle Carrousel et encore une fille, c’est la fête !!

(T’en parleras à ton père….)


C’est là que ça m’a frappé : je n’ai absolument pas le choix pour cette histoire de Père Noël ! On ne se retrouve pas à parler utérus, contraception et VULVE (parce que le vrai nom de la zezette, c’est la vulve, je le sais, Mademoiselle Carrousel le sait, mais elle prefere le mot zezette… et en public, moi aussi, preuve qu’il y a encore du chemin à faire…) avec sa gosse de même pas 3 ans, pour à côté de ça raconter des histoires de Père Noël qui passe par la cheminée, de lutins qui emballent les cadeaux et de rennes qui volent en tirant un traîneau. En plus, je suis sûre qu’elle me poserait direct des colles, du genre mais le traîneau il est trop petit pour tous les cadeaux de tous les enfants, ou comment il est rentré dans l’immeuble le père noël, il avait pas le badge ?  C’est le genre d’enfant qui te pousse à l’escalade de mensonges avec ses questions.

Ce n’est pas juste cette conversation sur le stérilet, c’est tous nos échanges qui sont le plus authentiques possibles : on se dit ce qu’on à sur le coeur, ce qu’on ressent, quand ca ne va pas, on explique la vie telle qu’elle est, avec des mots simples mais les vrais mots (sauf pour zizi et zezette, donc…. :s), on parle de la mort, de l’accouchement, de la grossesse, du respect de son corps, du handicap, de la différence, des disputes… Nous avons fait des choix sur tant de choses, et parmi elles le choix d’être vrais, de nous mettre à sa hauteur mais sans mentir, transformer la vérité pour la simplifier ou en faire une version qui nous arrange. Je ne peux juste pas m’embarquer dans ce train de bobards jusqu’à ses 8 ans et attendre qu’elle réalise que je lui ai raconté des salades pendant tout ce temps. Et mes autres arguments exposés précédemment restent valables, bien sûr. 

Du coup, ça se passe comment ?

Comme je le disais l’an dernier, le but n’est ni de lui dresser un portrait trivial du monde, ni de lui dire que tous les autres enfants sont de petites choses crédules manipulées par leurs parents à coup de chantage au père noël qu’il faut aller évangéliser. Iy a ce qui sort de ma bouche, de celle de Papa Ours, de celle de ses copains de creche, de celle des autres adultes : à elle de voir ce qu’elle en pense.

Chez nous, on prépare noël avrc joie : on fait le sapin, on décore la maison, on fait des biscuits, on parle des bons moments en famille qui nous attendent, on pense à ce qu’on pourrait préparer pour offrir à ceux qu’on aime. On a fabriqué des décorations de sapin en pate a sel et on en a choisi une pour chaque sapin des papis et mamies. Devant elle, il nous arrive de parler des cadeaux qu’on va acheter pour nos proches. On lit des histoires de noël sans père noël (notamment la jolie histoire du noël de Balthazar), on découvre chaque jour une histoire de noël avec le calendrier de l’avent de Balthazar. 


L’autre soir, elle a joué au père noël avec son père, en attachant un gant de toilette sous son menton pour faire une grande barbe. On croise parfois le père noël au détour d’un livre, un magasine, une image, une conversation : il y a une histoire/ une legende qui dit que c’est le père noël qui apporte les cadeaux aux enfants le soir de noël… 

A l’extérieur, elle entend d’autres choses, je ne m’en mêle pas. Ma belle soeur m’a fait part de son inquiétude : son cousin croit au père noël, Melle Carrousel ne va-t-elle pas vendre la mèche ? Je comprends qu’elle s’inquiète, mais il n’y a pas de mèche parce qu’il n’y a pas de bombe au bout. Mademoiselle Carrousel n’a pas entendu pendant des années ses parents lui parler de quelque chose pour découvrir finalement que c’était faux ; elle n’a aucune velléité d’aller répandre la vérité auprès de ses pairs, pour la simple raison qu’elle a sa vérité à elle depuis le départ, dans laquelle coexistent des gens qui parlent du père noël et d’autres qui n’en parlent pas. 
Je ne sais pas exactement ce qu’elle en pense ; je ne lui demande pas et elle ne pose pas de question du type « existe il? ». Comme je l’ai dit, elle a sa vérité. 

L’autre soir, nous lisions Le noël de Balthazar ; Balthazar échange sa précieuse collection de billes contre un conducteur pour le train en bois de Pépin. Pépin échange son beau train en bois contre un coffret laqué pour la collection de billes de Balthazar. Le soir de noël, Mr Merlin, le marchand du magasin, offre à Balthazar et Pépin le train en bois et la collection de billes, en échange de… rien du tout.

« Maman, dans Le noël de Balthazar, il n’y a pas de Père Noël ?

– Non, il n’y a pas de Père Noël. 

– Pourquoi ?

– Certains disent que c’est le père noël qui apporte les cadeaux à noël. Pour d’autres, il n’y a pas de père noël, ce n’est pas ça qui est important à noël, c’est de partager des bons moments, de penser aux autres… Qu’est ce que tu en penses ?

– Je pense que Mr Merlin c’est un peu un père noël…

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27 réflexions au sujet de « La magie de noël sans père noël (2) »

  1. Catastrophe ! Vous avez raison, vous confondez votre histoire avec celle de votre enfant. À force de tout intelectualiser, vous passez à côté de l’essentiel. Laissez un enfant, être un enfant. Et une des différences est justement l’existence de la magie. Alors il faudra expliquer que les marionnettes sont juste des morceaux de bois, que les ours ne parlent pas, que TOUT ce qu’on raconte dans les livres, c’est faux, que les flocons de neige, c’est de la stupide pluie, je continue… À force de vouloir protéger son enfant, et donc soit même…. On lui créé d’autres problèmes… Le bien est aussi l’ennemi du bien. La déception fait partie de la vie. Apprendre PAR SOI MÊME par déduction que le père Noël n’existe pas, c’est bien. Parler de traumatisme comme j’ai pu le lire est complètement exagéré. Un petit frère qui part à l’hôpital, une maîtresse qui disparait parce qu’elle a été licenciée, une grand mère qui meurt, ça, c’est un traumatisme. Et effectivement, un enfant qui ne croit pas au Père Noël, brisera le rêve des autres qui a son tour fera de même. Des milliers de rêves brisés, alors qu’on en a tellement besoin. Moi, mon histoire de Père Noël est toujours vivante, cette joie inexplicable de justement quelque chose que je ne pouvais pas expliquer et qui me voulait du bien, généreusement, juste parce que j’étais une enfant. Un jour, j’ai réfléchi et j’ai compris. Comment? Parce que j’avais grandi et ça aussi c’était bon. Ai je pleuré ? … Non, j’ai simplement décidé d’y croire encore… Et ce sentiment m’habite et je le transmettrai ce dimanche matin à ma poupinette de 2 ans qui croira à la magie de la vie et ce sentiment l’aidera toute sa vie, parfois dans les moments difficiles aussi. Je lui donne ainsi réellement le CHOIX de croire ou non. Joyeux Noël

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    1. Hihihi, on voit que cette histoire de père noël est importante pour vous ! 🙂 pour ma part je fais partie des enfants « traumatisé.e.s » qui n’ont pas compris seul.e.s la non-existence de santa, c’est ma mère qui me l’a dit, et c’était tellement brutal pour moi que je m’en souviens ENCORE, la honte, la sensation d’une trahison, et oui, parce que c’en était une, on m’avait menti là-dessus pendant des années, alors pouvais-je vraiment croire en ces adultes qui mentent aux enfants ? Aussi comment explique-t-on que le père noël apporte mille cadeaux à untel et presque rien à un autre, dont la famille n’a pas un rond, à coup d’enfant « sage » ou « pas sage » ? …

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    2. On pourrait utiliser le même raisonnement et dire que vous aussi, vous confondez votre histoire avec celle de votre enfant puisque vous choisissez de lui faire croire au Père Noël car vous en avez de bons souvenirs 😉
      Le problème dans l’affirmation « laissez un enfant être un enfant » c’est que l’enfant à qui on ment, et ce avec des mensonges élaborés et perpétués sur le long terme comme celui du Père Noël, est un enfant qui fait les frais du plaisir des adultes de le voir ainsi crédule. C’est donc un enfant à qui on ne donne pas la même considération humaine qu’on donnerait à un autre adulte, et ça, je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve que c’est hyper dérangeant. C’est un enfant, donc bon, on peut se fiche de lui? Si vous posez un croissant « en cadeau » sur le bureau d’un collègue, vous n’allez pas lui faire croire pendant 6 ou 8 ans que c’est un petit elf qui est venu le lui apporter. Non, par respect, vous allez lui dire que ça vient de vous — passé la petite blague de 5 minutes qu’il a la capacité mentale de comprendre, puisque son cerveau a fini de se développer.
      Et bien pour certains d’entre nous, c’est le même principe avec nos enfants et le Père Noël (et d’autres croyances). Comme le dit bien Maman Poule, faire croire ne s’inscrit pas logiquement dans le type de relation qu’elle a avec ses filles. C’est la même chose pour moi: je ne suis pas « traumatisée » de cette découverte — même si je me souviens que ma mère continuait de me mentir au visage quand j’ai découvert que c’était elle qui plaçait les cadeaux sous le sapin, et elle a fini par lâcher le morceau après une dizaine de minutes vu que j’insistais; elle m’a dit « oui bon tu as raison, c’est moi, mais tais-toi, ton frère est encore trop petit » — mais c’est le fait de voir qu’on continuait de me prendre pour une débile qui blesse l’estime de soi. Et de même pour moi, ce n’est pas comme ça que j’ai envie de démarrer dans la vie avec mon fils. On est d’accord que « laissez un enfant être un enfant » ça ne se traduit pas par « un enfant a le droit d’être pris pour un demeuré »? Et bien ceux d’entre nous qui choisissent d’éloigner le Père Noël dans toute sa splendeur de leurs fêtes, c’est parce que nous avons la sensation de ne pas donner tout le respect possible à nos enfants. Ce n’est pas une accusation envers ceux qui font le choix inverse: si ce n’est pas votre sensation PERSONNELLE, et bien allez-y, vous faites bien ce que vous voulez.
      Je me demande si ce n’est pas — et je ne dis pas pour vous spécifiquement mais pour certains parents — un problème avec le fait de vouloir garder son enfant petit? (on remarque par exemple que la majorité des parents qui font croire, après un certain âge de leur enfant, s’inquiètent qu’il croit encore au Père Noël car socialement, à l’école, et même dans la famille, il passe pour un gros nul)
      Et puis, si être un enfant tournait autour du Père Noël, que dire des enfants juifs, musulmans, bouddhistes… qui ne fêtent pas Noël?

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  2. Bonjour. Pour ma part je suis assez d’accord avec vous. J’ai une petite fille de 14mois et un bébé boy à venir très bien bientôt donc là question n’est pas encore tout à fait d’actualité.
    Néanmoins personnellement je n’ai pas le souvenir d’avoir cru au père Noël : ça ne m’a jamais traumatisée, je n’ai jamais « vendu la mèche » et surtout j’adore toujours autant Noël ! J’adore les contes et les chants autour de cet événement, j’adore les moments en famille et je prépare mon sapin et tout ce qui va avec avec un bonheur non dissimulé.
    Bref il faut faire comme on le sent et l’essentiel c’est de partager du bonheur avec ou sans le père Noël.
    Merci pour tous ces articles fort intéressants et bonnes fêtes de fin d’année 😊

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  3. Hello et welcome back ! Content de pouvoir te lire à nouveau !

    Ce que je trouve très intéressant, c’est que vous conservez une approche bienveillante sur ce sujet. Il y a tellement de débats actuellement sur le sujet avec beaucoup de violence, je trouve, dans les propos entre pro et anti (le choix même des mots donne le sentiment qu’on est en guerre, c’est dingue).

    Nous, à la maison, c’est Père Noël, sans pour autant rentrer dans une multitude d’explications vaseuses. C’était important pour notre aînée, même si au fond on constate qu’elle pose moins de questions à ce sujet que sur d’autres. On dirait qu’elle n’est pas dupe mais que le père Noël contribue à sa conception de la fête. Un peu comme nous qui n’avions pas du tout été traumatisés par la révélation quand on était enfants.

    Là où je te rejoins totalement, c’est que Noël peut être complètement autre chose que les cadeaux et le traîneau. J’en parle ce soir sur devenir-papa 😊

    A bientôt, bon courage pour vous reposer

    Amicalement

    Arnaud

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  4. Bonjour Madame Happynaiss,

    Ça fait un petit moment que je lis vos articles, ils m’ont accompagnés pour la fin de ma grossesse, pour mon accouchement, pour mon allaitement.
    Je les aime beaucoup car ils me rassurent (ouf, les problèmes de sommeil, c’est normal, ouf c’est normal de trouver que ça soit un peu dur !) et me permettent de lancer dans des réflexions et trouver des marques qui me conviennent pour avancer main dans la main avec mon bébé (bah oui, j’avais intégré le concept d’éducation positive pour mon chien, il ne m’était même pas venu à l’esprit de remettre en cause l’éducation traditionnelle que j’ai eue pour prodiguer beaucoup de bienveillance à l’adorable petite fille que j’ai la chance d’avoir).

    C’est tout naturellement que votre premier article a résonné en moi et a lancé la réflexion de Noël avec père Noël ou sans ? Après en avoir echange avec mon cher et tendre, la décision a été prise de faire croire au père Noël, car la magie de ce moment est importante.
    Après la prise de cette décision, je n’étais qu’à moitié rasseneree, et ce n’est qu’il y a quelques jours qu’une solution s’est présentée à moi. Voici le témoignage d’une maman anglo-saxonne qui fait une transition en douceur : elle expliquait que ses enfants, arrivés à 5/6 ans, commençaient à comprendre qu’il y avait des personnes déguisées en père Noël, que les cadeaux n’étaient pas amenés par les parents, etc. Lorsqu’ils lui ont posé la question fatidique, elle leur a répondu qu’elle avait bien vu qu’ils ne se faisaient pas avoir par les déguisements et qu’ils étaient en droit de se poser des questions. Elle leur a expliqué le principe des cadeaux de Noël : faire plaisir à ceux qu’on aime, sans rien attendre en retour, qu’on était tous le père Noël de quelqu’un d’autre. Elle leur a dit qu’elle les trouvait assez matures pour endosser le rôle du père Noël cette année là (et que les copains de classes qui s’amusaient à crier haut et fort que le père Noël n’existait pas n’étaient pas encore prêt à le devenir). Elle leur a expliqué les règles : choisir quelqu’un, trouver un cadeau qui ferait plaisir à cette personne et l’offrir, sans dire que ça vient d’eux.

    Cette transition en douceur, qui permet de développer de l’empathie en plus est vraiment bien, selon moi ! Et si je m’en souviens quand le moment fatidique arrivera, j’aimerais essayer de la mettre en place.

    Pour rebondir sur votre commentaire, Julie Axelle , la découverte que le père Noël n’existe pas n’est pas aussi violente que les événements que vous décrivez. Mais ça peut encore plus ternir ces événements. Mon grand père est décédé peut de temps après que je fasse cette découverte, ainsi que d’autres membres de ma famille éloignée. Je peux vous garantir que ces années la, je m’en souviens comme très sombres.

    Voilà, ce sont juste mes deux sous pour alimenter les réflexions ici 🙂

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  5. Mes parents ne m’ont jamais fait croire au Père Noël et pendant longtemps (même à l’âge adulte) j’ai été très triste de ne pas avoir pu vivre cette magie qu’on connu tous mes petits camarades d’école. C’est pourquoi même si je me suis questionnée à ce sujet j’ai décidé de faire croire au père Noël à ma fille de 2 ans. Alors bien sûr sans en rajouter des tonnes et en lui laissant tjs le choix de ce qu’elle en pense elle même mais je ne lui dirait pas de moi même qu’il n’existe pas. Pour autant je partage toutes vos valeurs sur l’esprit de Noël et je veux les transmettre aussi… L’un n’empêchant pas l’autre à mon sens.
    Merci pour cet article 🎅

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    1. Tu ‘imposes rien à ton enfant. Moi ce qui m’agace ce sont les gens qui veulent imposer aux autres comment élever leurs enfants, ce que tu ne fais pas. je vais bientôt écrire un article sur les légendes de mon enfance, et je n’ai pas que le Père Noël, auquel je crois tjs d’ailleurs. ta fille a raison, on a tous un ère Noel quelque part près de nous, peu importe son nom. Tu imposes rien à ta fille, c’est elle qui choisit. je trouve ça très bien, mais je n’ai pas à trouver ça bien ou pas l’important étant que ça te convienne. Aujourd’hui tout est tellement médiatisé qu’évidemment bcp de choses nous sont imposées, à nous parents…Il est normal de croire au Père Noel véhiculé par tout le monde. La nounou de ma fille a osé lui dire que le Père Fouettard c’était N importe quoi. J’imagine qu’elle va faire de même avec le Père janvier et les rois mages. Tu vois moi c’est l’inverse, j’ai un arsenal de bonhommes bizarres chez moi. Et j’entends qu’on me laisse raconter ce que je veux. je vois d’ici les messages réprobateurs et insultants sur le père Fouettard. BVCous ferez moins les malins quand vous le croiserez au coin de votre rue… avec le roi des aulnes. nia nia nia.

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  6. Bonsoir
    J’avoue que cet article m’a un peu perturbé. Comment ? Ne pas faire croire au père Noël à une enfant de deux ans ? Puis j’ai en parti compris par vos écrits et par les commentaires le pourquoi (mot que vous devez ne plus supporter en ce moment).
    Alors oui, c’est triste lorsqu’on découvre qu’il n’existe pas. Mais les camarades de classes finiront par le dire. (Je suis d’ailleurs surprise que ce soit votre mère qui vous l’ait révélé, n’aviez-vous pas douté et ensuite posé la question ?) Je pense qu’il est important de mettre un peu de rêve dans l’esprit des enfants au départ. Ensuite à eux de décider s’ils gardent ces rêves. J’ai su cela vers 7/8ans mais j’ai décidé d’y croire jusqu’à mes douze ans (oui je savais que mes parents se levaient la nuit mais le côté magie reste très sympa)
    Pour un entre-deux, je dirais de faire croire au père Noël jusqu’au 5 ans (sauf si l’enfant comprend que le père Noël ne peut pas être dans deux magasins en même temps) puis de le sensibiliser au plaisir d’offrir (anniversaire des copains, fête des parents…). Soit il devinera seul pour Noël (de quelques mois à années) soit les parents peuvent insinuer qu’ils aiment gâter les enfants pour les grands jours dont l’anniversaire et Noël.

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    1. Qu’est ce qui vous choque dans notre échange a ce sujet ? Je vois une petite fille qui pose des questions, et une mère qui y répond avec des mots simples mais vrais. Qu’aurais-je du faire selon vous, mentir ? Et attendre qu’elle ait l’âge que je décide approprié pour parler de contraception ?

      C’est parce qu’on fait des tabous sur des choses qui font justes partie de la vie que nos enfants, en grandissant, ne se tournent pas vers nous pour ce genre de choses importantes.

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      1. Chère Happynaiss, ne le prenez pas mal mais non, je ne comprends pas l’intérêt de parler d’un stérilet en ces termes à une petite fille de 3 ans (j’en ai d’ailleurs une à la maison). Ce n’est pas une question de tabou ou de mensonge, c’est simplement qu’on ne peut pas tout comprendre à trois ans, en particulier ce qui est abstrait. Isabelle Filliozat en parle d’ailleurs souvent dans ses livres, que j’imagine vous avez lus. Que ferez-vous quand vous serez convoquée à l’école car votre fille aura mis un petit objet dans le vagin d’une amie pour ne pas avoir d’enfant ? Et si vous avortez dans trois mois car le stérilet ne fonctionne pas, vous lui expliquerez aussi en détails ? J’exagère volontairement pour expliquer mon point de vue: certes, il ne faut pas mentir aux enfants mais il est inutile voire nocif de leur parler comme si c’étaient des adultes qui pouvaient comprendre toutes nos préoccupations et souvent soucis d’adulte. Et après vous parlez des traumatismes liés à la découverte du père Noël ? A trop vouloir bien faire et à trop vouloir dire la vérité, on crée malheureusement d’autres angoisses.
        J’espère ne pas vous avoir heurtée en exprimant mon point de vue.
        Bien à vous

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      2. Les exemples extrêmes ont justement le défaut d’être extrêmes… La question du « Et si le stérilet ne marche pas ? » me semble absurde, un avortement ou une fausse couche n’est pas un événement anodin et je sais (pour l’avoir fait) que si cela devait m’arriver (encore) j’en parlerai à mes fils. Quant à la question d’aider les copines à ne pas avoir d’enfant elle a été abordée, même si écourtée « on ne mets pas n’importe quoi dans sa vulve. » (oui, bon, sa zézette) a apparemment été prononcé.
        Mes fils de 5 et 2 ans savent que les règles signalent une absence de bébé, qu’un stérilet au cuivre s’assure qu’elles reviennent tous les mois et qu’on ne fait pas n’importe quoi aux gens. Pour le deuxième c’est encore flou, mais pourquoi lui cacher puisqu’il a demandé ? Je ne vois pas le problème de parler contraception avec des enfants.

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    2. Bonjour,
      Ma fille est née en février 2015 comme mademoiselle carrousel et je ne me verrai pas non plus parler contraception en ces termes en tout cas avec elle. Non pas qu’elle ne pourrait pas effectivement avec ses pourquoi m’emmener sur ce terrain là mais je trouve qu’en arriver à dire qu’il ne faut pas mettre d’objets dans sa zezette c’est aller au-delà des conceptions corporelles qu’a un enfant de cet âge là. Ma fille de 6 ans et demi m’a demandé l’autre jour concrètement comment le papa faisait pour mettre le spermatozoïde dans la maman (elle sait évidemment que c’est avec le zizi mais elle voulait vraiment les « détails pratiques »). Je me suis permise de lui répondre que je ne savais pas comment répondre à sa question de manière adaptée mais que je lui repondrai plus tard. On a trouvé un livre qui expliquait ce qu’elle avait besoin de savoir, je lui ai demandé si j’avais suffisamment repondu à sa question, elle a répondu oui. Sans ce temps de réflexion je pense que j’aurais pu délivrer une « connaissance » qu’elle n’était pas encore en mesure de recevoir.
      Sur la question du pere Noël, elle vient d’elle-même de faire les liens logiques qui lui ont permis de comprendre. Elle n’en a pas été déçue.

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  7. Pour ma part, j’ai toujours dit à mes enfants (15 et 9 ans maintenant): « on raconte que le Père Noël etc ». Voilà, pour moi, c’est une histoire, elle fait partie de notre culture, c’est tout. Quand elles me posaient des questions suspicieuses à propos des pères Noël de magasins, je leur confirmais ce qu’ils pensaient, que c’était un monsieur déguisé…
    Aujourd’hui elles aiment toujours Noël, les lumières, le calendrier de l’avent, les biscuits… offrir et recevoir des cadeaux!

    Quant à la contraception, je me souviens très bien d’une conversation avec mon aînée qui avait 4 ou 5 ans et qui me voyait prendre la pilule. Je lui ai expliqué « c’est un médicament pour choisir quand on veut des enfants ».

    Bises, continue comme ça!
    Signé: une vieille maman…

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  8. Ma fille a 27 mois. Je me pose la question de ce que je ferai pour ce père noël depuis 2 ans même si ce n’est que cette année qu’il nous faut prendre une décision. Je ne veux pas lui mentir et lui raconter des bobards en chaîne mais je suis triste également à lui dire la vérité. Cruel dilemme. Au final la réponse c’est elle qui nous l’a donnée hier après un spectacle de magie. Elle a été assez attentive et silencieuse mais ses yeux se sont mis à briller lorsque le père noël est apparu. Il n’est resté sur scène que 5 min et au tombé de rideau elle cherchait partout le papa noël. Dans la voiture elle nous en reparle et a fait un amalgame avec le calendrier de l’avent dans lequel je lui ai mis des petits jouets. On a tellement été étonné par son enthousiasme par ce personnage que l’on a pas su quoi lui dire. Notre décision est donc de la laisser croire ce qu’elle veut mais sans lui raconter de mensonges (car je déteste déjà le faire avec les adultes, je me refuse à lui donner de mauvaises excuses pour maquiller la vérité auprès d’elle depuis sa naissance), sans amorcer le sujet avec elle, sans lui dire que le père noël va bientôt passer, nous la laisserons venir vers nous et j’utiliserai 2 conseils lus dans les commentaires : « je ne sais pas, c’est la magie de noël » si elle me pose des questions sur la façon de procéder du père noël et « chacun de nous est un père noël qui désire faire plaisir aux autres » lorsqu’elle aura découvert seule ce qu’il en est. Je suis d’accord sur le fait qu’il faille s’adapter à son enfant et au final le laisser décider. Le guider tout simplement sans lui imposer quoique ce soit et respecter chacune des parties.

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  9. Ma fille adore le Noël de Balthazar et nous investirons l’année prochaine pour le calendrier de l’avant (J’ai déjà hésité pour cette année).
    Pour ma part, je ne souhaite pas faire croire au père Noël à ma fille, pour autant, je laisserais les autres raconter ce qu’ils souhaitent et laisser ma fille croire ce qu’elle préfère. Si elle me pose des questions, je lui demanderais ce qu’elle en pense.
    Je pense également que la magie de Noël est ailleurs et notamment dans les moment partagés en famille 🙂

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  10. Bonjour, ayant une petite fille de 27 mois je commence à me poser la question de comment intégrer le père-noël à noël. Je ne suis pas partisane du gros barbu mais plutôt de la magie des lumières, des marchés de noël avec le vin chaud qui embaument, des cadeaux que l’on se fait en famille ou entre amis. Mais jusqu’à présent je ne savais pas comment parler du père noël sans qu’il puissent rentrer à grand coup de sabot dans mon foyer !!!! Après lecture de votre article je vous remercie car vous m’avez des pistes pour cette première année .Et pour les années futures esperons que c’est « bébé moi » qui pourra faire son propre choix …..
    Joyeux noël à vous

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  11. Nous avons fait le même choix avec mon mari il y a longtemps, les enfants grandissent et on ne savais plus trop comment tourner cette histoire de père noel, merci pour cet article qui me renforce dans notre première décision et surtout pour ces petites clés.

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  12. Père Noel ou pas Père Noel ? Je ne rentrerais pas dans le débat mais juste rajouter que ce temps festif de Noel est aussi une chouette occasion de transmettre à nos enfants des valeurs de partage, solidarité. On a encore plus de joie à donner qu’à recevoir …. voici un article qui peut donner des idées : http://www.cosmopolitan.fr/,noel-solidaire-10-idees-bonnes-actions-fin-de-l-annee,1939570.asp En route pour un Noel solidaire tout joyeux 🙂

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  13. Dans notre ville déjà plein de père Noël se balancent aux fenêtres ou ornent les vitrines. Ma fille ne me pose pas de question sur le sujet et ne semble pas s’y intéresser. Je pense que notre attitude neutre (pas de promesses de cadeaux, pas de précipitation pour les préparatifs) y est pour beaucoup. Et mon discours est très simple. Il s’agit d’un personnage pas d’une personne. Elle semble bien saisir la nuance.
    Je n’ai pas souvenir d’avoir cru au père Noël. En revanche je me souviens du jour où l’institutrice m’a demandé de ne pas dire aux autres enfants qu’il n’existait pas. Il fallait que je les laisse comprendre par eux-mêmes. J’ai gardé le scoop pour moi, contente de me sentir plus « grande » que mes camarades!
    Joyeuses fêtes à tous!

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  14. Merci pour ce partage. Comme d’autres l’ont dit plus haut il n’y a pas à juger ce choix concernant Noël, je n’ai pas envie d’en rajouter sur ce sujet donc (trop lié j’ai l’impression à l’enfant que nous étions chacun avant d’être parents). Mais comme beaucoup d’articles ici, cet écrit me pousse à me poser d’autres questions. Pour ne pas être trop longue je vais faire des raccourci en espérant rester compréhensible . Qu’est ce que la vérité finalement et pourquoi serait -elle toujours le mieux en éducation? Quelle différence entre mentir et garder des choses à soi, par intimité ou pour ne pas brusquer? Faire rêver, inventer des histoires, est-ce mentir? Comment être au plus près des besoins réels de son enfant en fonction de son âge et de sa personnalité ? Est-ce pour son bien que nous choisissons de dire ou de ne pas dire certaines choses, ou pour nous faciliter la tâche (soit dans l’instant soit sur le long terme)? Bref je suis exigeante en vous soumettant plein de nouveaux sujets d’articles 😉

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    1. Tout à fait d’accord. Moi j’ai été traumatisée d’apprendre à 5 ans que le Père Noël n’existait pas (informée par une copine plus grande). D’abord j’ai été vexée car j’avais soutenu qu’il existait et en fait c’est elle qui avait raison. Mais ensuite je n’en ai pas voulu une seconde à mes parents de m’avoir « menti », j’ai au contraire toujours été extrêmement reconnaissante envers eux de m’avoir permis de croire ainsi à quelque chose de merveilleux : je reconnais que ces quelques années de croyance enfantine ont créé durablement chez moi une capacité à croire au merveilleux, au don, à ce qui dépasse le matériel du quotidien… Bref, je n’ai pas eu le sentiment qu’on m’ait menti, mais plutôt qu’on m’a permis de croire en une version « magique » des choses, et de la part d’êtres aussi sérieux que mes parents, j’ai toujours trouvé ça cool !

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