VDM (Vie de Mum)

To school or not to school ? (Épisode 3 : les Poulours et l’école)

On continue à parler scolarisation ou non, après l’épisode 1 consacré à la découverte de unschooling et l’épisode 2 où je partageais un exemple d’apprentissage autonome.

***

Préambule : mon but n’est pas de dénigrer l’école. Mon but n’est pas de dire que tous les enfants devraient être des unschooleurs (surtout pas). Mon propos n’est pas de dire que tout est naze, nul, pourri, que les enseignants sont des buses, que tous les enfants de toutes les classes ont été élevés dans la violence la plus extrême et qu’absolument rien de bon ne peut resortir de la scolarisation d’un enfant. PAS.DU.TOUT.

Ma position est celle d’une maman qui, depuis presque 4 ans, est amenée quotidiennement à réfléchir à ses pratiques, ses choix, ses souhaits, ses aspirations pour ses enfants. Au commencement, un livre de Filliozat et une prise de conscience sur la fessée et les châtiments corporels ; je partais de 0 ou presque. La réflexion s’est ainsi naturellement poursuivie pendant 4 ans sur toutes les composantes de ma maternité (vous le savez si vous me suivez depuis 2015) : le respect de mes choix en tant que femme enceinte, les conditions dans lesquelles je veux mettre au monde mon bébé, la façon dont je veux répondre aux besoins de mon nourrisson, l’alimentation de mes filles, leur développement psycho-moteur, ce que je mets sur leurs fesses et leur peau, les personnes que je choisi pour prendre soin d’elle en mon absence, la façon dont je veux m’adresser à elle, les encourager, les accompagner sur le chemin de la vie, les valeurs que je veux leur transmettre, les messages que je veux leur envoyer. Tout ça, c’était (en grande majorité) entre mes mains et celles de leur père.

Arrivent les 3 ans de ma Carrousel, et soudain je devrais m’en remettre à un.e inconnu.e qu’il n’est souvent pas de bon ton de questionner sur sa pratique et que je dois m’estimer chanceuse si je peux le/la rencontrer avant la rentrée, au sein d’un système à minima compétitif et normatif dont on reconnait ouvertement les failles sans parvenir à le reformer, entourée d’enfants qui, pour au moins une grande partie, auront pendant 3 ans intégré comme normaux des raisonnements et des comportements contre lesquels je lutte, telle que la logique du bâton et de la carotte, la négation des émotions et l’esprit de compétition, pour ne citer que ceux ci. Et il faudrait se détendre, faire confiance, et plonger tête baissée.

Ben non, hein, du coup.

Comme tout aspect structurant de la vie de mes filles, la scolarisation est une question qui mérite toute ma réflexion. Mon propos est de soulever les craintes que m’inspire le système scolaire actuel au regard des aspirations que J’AI, moi, Maman Poule, pour mes enfants et de partager l’état de ma réflexion, à l’aube de ce choix à faire.

ecole scolarisation

 

Maman Poule & l’école

J’ai aimé aller à l’école.

J’ai même adoré certaines périodes.

Je me souviens très bien, au collège et au lycée, que j’étais debout et pleine d’entrain à peine les premières notes égrenées de mon reveil chaque matin (le 6-9 de Difool et Romano sur Skyrock, gros moment de culture).

Normal, puisque que j’ai eu l’occasion de « briller » dans cet étrange microcosme qu’est l’école. J’avais des bonnes notes, parfois excellentes, des félicitations, des beaux bulletins qu’on pouvait afficher sur le frigo. J’avais de vraies amies proches avec qui partager des secrets, des pyjamas party, des confidences, des journaux intimes puis des soirées et des invitations. J’avais des petits copains, des admirateurs secrets, des lettres d’amour, et le lot d’embrouilles et de micro-drames pour aller avec et se sentir importante. J’avais même une porte de WC consacrée à m’insulter au lycée ; la classe quoi. J’ai eu mon bac S avec 18 de moyenne, j’ai fait une classe prépa, j’ai intégré une « grande » école de commerce et j’ai eu mon Master en étant major de promo.

Plus j’avançais sur ce chemin, en particulier celui de l’école de commerce, plus je sentais que je faisais fausse route, mais il m’était impossible de revenir en arrière, de m’exposer à une forme d’échec à mes propres yeux et au risque de décevoir mon entourage. Fragile confiance en soi. Et pour faire quoi d’autre ? Difficile de comprendre qui on est, ce qu’on souhaite, ce qui nous intéresse, quand on n’a jamais  réfléchi en ces termes…

Ce que j’ai recherché pendant ma scolarité, c’était être la première, la « meilleure » ; que mon entourage soit fier était ma principale source de motivation. Mon besoin de me sentir valorisée a été assouvi par l’école, qui m’a donné la médaille de la bonne élève. Je n’ai pas le sentiment d’avoir appris grand chose pour moi, même si au passage certains sujets m’ont intéressés.

Une chose est sure, je suis sortie avec mon bac+5 et la certitude que je ferai autre chose, un jour, que ce que je m’apprêtais à peine à débuter. C’est en faisant douloureusement l’expérience de la maternité réelle par rapport à la maternité rêvée que j’ai appris le plus et fini par trouver ma voie, ou plutôt une voie qui me transporte (mais peut-être pas la dernière ni la seule).

Alors la part de moi qui a envie que mes filles aille à l’école, c’est avant tout la part qui a peur. J’ai peur de sortir du cadre sur lequel je me suis tant appuyée, peur de ne pas savoir faire et lâcher prise. Peur aussi qu’elles soient empêchées de faire le métier qu’elles veulent (imaginons que la Carrousel veuille être un magna de la finance et la Fusée un requin de la pub ?) parce que leur parcours sera non-conventionnel, dans un pays qui valorise à ce point les diplômes au détriment des compétences et qualités humaines. J’ai peur de faire un choix idéaliste et qu’elles le payent. J’ai peur également qu’à ne pas leur imposer le moule commun à la plupart des enfants de leur âge, elles finissent par se sentir différentes, pas à leur place, en manque d’appartenance. Peur de vouloir trop bien faire et mal faire.

 

***

Papa Ours et l’école

Papa Ours a aimé aller à l’école.

Parce qu’il s’y est fait des amis pour la vie ; son témoin à notre mariage est son ami depuis la petite section de maternelle !

Avec ses potes, ils peuvent épiloguer deux heures sur l’époque où ils passaient les 4h de « science de l’ingénieur » à trainer dans les couloirs, sur l’année où ils ont fait pleurer la prof de français qui a fini en arrêt maladie et de comment ils séchaient les cours ou faisait le bordel pendant les heures de colle ;

Abonné aux bulletins « a des capacités mais n’en branle pas une, n’aura pas son bac », Mamie Ours a mis une semaine à s’en remettre le jour des résultats : il l’a eu !!

Maintenant qu’il a trouvé sa voie (les réseaux informatiques), Papa Ours peut passer la soirée à réviser ou préparer des trucs pour le boulot, lit des bouquins pour développer ses compétences et est envoyé par son boss pour faire des prestations sur des sujets qu’il connait à peine parce qu’il sait toujours se débrouiller, trouver l’info et apprend à vitesse grand V.

Alors Papa Ours, s’il a envie que ses filles aille à l’école, c’est avant tout pour l’expérience de l’amitié, de l’appartenance à un groupe, des relations en dehors du regard parental. Envie que je partage, même si je lui fais remarquer que pour ma part, si j’avais voulu faire l’expérience de l’appartenance au groupe pendant mes études, il aurait fallu que je mette des bottes de pluie pour partir en soirée patauger dans le vomi et chopper du mec dans le noir en espérant ne pas être élue la pute du mois dans le journal de l’école, et tout de suite ça le fait moins rêver.

***

 

La Carrousel et l’école…

Montessori

Nous avons eu une place à l’école Montessori dans notre nouvelle région : à mes yeux c’était l’option parfaite, puisque cela permettait l’instruction de ma Carrousel en dehors de la bulle parentale, avec la possibilité de nouer de nouvelles relations avec des enfants d’âges différents (la classe maternelle accueille les enfants de 3 à 6 ans), le tout en autonomie au niveau des apprentissages et avec un cadre bienveillant.

Nous y avons passé une heure avec la Carrousel, la directrice et deux éducateurs pour une prise de contact. La Carrousel nous a foutu « ‘la honte » à sa sauce comme je vous l’avais raconté sur ma page Facebook : elle est arrivée renfrognée, accrochée à nos baskets, elle a refusé toute proposition d’aller faire une activité avec l’éducateur, elle a vaguement fait un puzzle avec son père en râlant comme c’est la marque de fabrique de notre famille (« rho mais j’y arrive pas, olalala c’est pénible !« ), m’a interrompue pour me hurler à la tronche « pipiiiiiii » comme si elle ne savait pas faire de phrase ni aller pisser seule, en plein quand j’étais en train de dire qu’elle était autonome bien-sûr, et, cerise sur le gâteau vegan, a râlé et crié « Mais je veux partir ! Rolalala c’est long, allez là, c’est pas possible d’être aussi long ! » pendant les 20 dernières minutes, comme une ado rebelle en plein repas de famille. Et du coup, les règles à la maison c’est quoi ? m’a demandé la directrice, avec un sourire quand même vraiment bienveillant. Malgré tout, j’ai cru qu’elle allait pas retenir notre candidature. Mais si.

Ajoutons maintenant à la balance les autres éléments de l’équation :

  • il faut compter environ 400€ par mois avec le repas
  • le trajet de chez nous à l’école prend entre 20 et 40 minutes (selon la circulation) quatre fois par jour puisque je suis en congé parental
  • la Fusée, qui nous accompagnera, hurle dès qu’elle aperçoit un siège auto -on a essayé de la marabouter sans succès jusqu’à présent
  • il n’y a pas de parking ni d’endroit où se garer devant l’école en plein centre de Nancy

Vous avez deux heures.

 

Publique

Dans mon entourage, il y a des PE (professeur des écoles, le vrai nom des maitres et des maitresses) trop chouettes. Des PE à la retraite (coucou mamie Ours), des PE avec des années d’expériences, des jeunes PE, des PE en formation et même de PE présents sur les groupes de unschooling.  Des PE passionnés, motivés, à fond sur la bienveillance éducative, pleins de volonté pour participer à la remise en question du système scolaire, qui se renseignent sur les pédagogies alternatives et proposent plein de trucs à leur sauce à leurs élèves, qui enlèvent les tables dans leur classe pour les laisser fonctionner en autonomie et qui sont convaincus que l’avenir de l’enfant de 3 ans n’est pas menacé même s’il trace ses traits verticaux du bas vers le haut (sacrilège).

Avec un.e PE chouette, l’école (maternelle, parce qu’à partir du primaire ça se corse vraiment à mes yeux en terme de pédagogie) pourrait être une bonne expérience pour ma Carrousel ; elle pourrait y faire de nouvelles rencontres, vivre des expériences différentes et en dehors de la maison…

J’ai donc entamé mon enquête, l’esprit ouvert et l’espoir à portée de main :

Etape 1 : REPÉRAGE

J’ai d’abord été zoner aux alentours des deux écoles de quartier desquelles nous dépendons (rapport à notre rue bizarre qui nous permet de choisir l’une ou l’autre) : d’un côté, grosse école récente et bien équipée avec beaucoup d’effectif, de l’autre petite école vétuste. J’ai traîné à la sortie, j’ai observé les gens en mode incognito (enfin incognito avec la Fusée qui putoie et la Carrousel qui blablate c’est un concept). « C’est l’usine » m’a dit la famille qui nous a vendu sa maison, en parlant de Grossécole. Puis je rencontre une famille dont la petite fille a fait une année de PS à Grossécole et ça m’a totalement refroidie (et comme j’étais déjà à peine tiède…). Du genre… la maîtresse laisse la petite dans le même groupe que le caïd de la classe, bien qu’elle se soit fait tapée et violentée plusieurs fois, parce que « votre fille est non violente, elle ne dit rien, ça évite que ça dégénère ». Ou encore on dit à la petite : « ne t’inquiète pas, les méchants garçons comme lui, on les enferme dans une cave avec des araignées ».

Ok, Grossécole éliminée. A tout jamais.

Inscrivons nous à Petitécolevétuste pour obtenir un RDV avec le directeur et approfondir notre enquête.

 

Étape 2 : DÉCOUVERTE

Je suis contente de ce premier contact, car le directeur me parle d’emblée de la nécessité de dialoguer entre parents et enseignants et je peux lui évoquer mes craintes et même le fait que j’envisage le unschooling sans qu’il me traite de taré (du moins pas à haute voix). Il me dit que la bienveillance est au cœur du projet de l’école maternelle, même si le cadre ne peut pas être aussi individualisé qu’à la maison.

L’école propose à tous les nouveaux élèves de venir passer une matinée de découverte dans la classe, avec leur parent, ce que je trouve super ; c’est l’occasion rêvée pour moi de mener mon enquête, de faire connaissance avec la maîtresse et que ma Carrousel se familiarise avec les lieux.

Pendant les trente premières minutes d’accueil, les enfants jouent librement dans la classe et ma Carrousel trouve vite ses marques : jeux d’imitation, de construction, de tri, livres… elle retrouve tout ce qu’on a à la maison, les copains de jeux en plus. J’ai le temps de discuter quelques minutes avec la maitresse ; elle est remplaçante depuis octobre de l’an dernier et ne sait pas qui sera en poste à la rentrée…. Pas très engageant. Je lui parle un peu de ma Carrousel et de son intérêt du moment pour le déchiffrage des mots, notamment en écriture cursive puisque c’est ainsi que je lui ai présenté avec le matériel Montessori (même si elle a fait le lien avec beaucoup de lettres en majuscule et en script). La maitresse trouve cela super mais.. elle me dit que ce n’est pas du tout l’objectif de la petite section (qui est de savoir reconnaitre quelques lettres, notamment du prénom, en majuscule) et qu’elle n’aura pas le temps de nourrir l’intérêt de ma puce. Déception. Ensuite les enfants doivent tous s’asseoir sur le banc, à leur place, pour chanter et dire la date. Puis ils doivent chacun aller à une table, avec un groupe défini, pour faire une activité : graphisme, découpage, collage… Ce que j’entends ne me plait pas vraiment ; la maîtresse est constamment obligée de diriger les enfants et les reprendre afin qu’ils fassent le programme prévu : assied toi, chut, arrête, ce n’est pas l’heure de jouer, ce n’est pas ton groupe, chut, ce n’est pas ta table, assied toi correctement, arrête de te retourner, on écoute, chut. En même temps, diriger 27 enfants de 3 ans, ça ne laisse pas beaucoup de place pour l’accompagnement. Avec ma Carrousel, on s’installe avec un groupe qui doit tracer des traits verticaux sur une longue feuille de papier, comme pour faire les rails d’un train. « Maitresse j’ai fini !  » – « Théo tu tiens mal ton crayon et c’est de haut en bas ! Refais ça mieux. Regarde comme Louise, c’est bien Louise » dit la maitresse en passant en coup de vent. Arf. 2ème rassemblement pour chanter, chut, on chante, chut, assied toi bien, tourne toi, vous chantez trop fort, on arrête. Intrigués par leurs futurs nouveaux camarades, les enfants se tournent et se retournent ; une petite fille est exclue du cercle formé par le banc et doit s’asseoir juste derrière sur une chaise. « C’est la punition que j’utilise, de devoir sortir du cercle et se mettre sur une chaise », nous explique la maitresse. Je suis dépitée. Empathique, la Carrousel va s’installer à côté de la petite fille punie : « t’es pas ma copine! t’es pas ma copine! » lui dit la petite. Ma Carrousel est interloquée (c’est d’ailleurs la seule chose qu’elle racontera de sa matinée à l’école), je lui explique que sûrement la petite fille ne se sent pas très bien d’être punie et que c’est sa façon de dire « je ne te connais pas, que fais tu dans ma classe? ». La petite me regarde comme si j’étais un extraterrestre. C’est l’heure des toilettes, dommage pour une petite puce qui voulait consoler un camarade tombé : « Chloé, toilettes!!! » crie la maitresse qui, dans son rôle de gendarme, n’a pas le loisir d’observer et d’encourager l’entraide entre enfants. Après les toilettes, tous en rang pour faire les 5 mètres qui séparent la salle de classe de la salle de motricité. Arrivés à la salle de motricité, tous assis sur les bancs en attendant le signal de la maitresse. Les voir tous assis sans bouger devant ces grands toboggans et structures à explorer me laisse sans voix : certes je comprends le besoin de la maitresse de canaliser les enfants pour pouvoir maitriser la situation, mais le fait que tous ces petits bouts de 3 ans acceptent cette énième contrainte sans broncher me rend profondément triste. Cela me parait tellement contre nature, comme si on étouffait le feu qu’ils ont en eux. Sur tant de spontanéité et de plaisir de découvrir, nous sommes invités à partir, nous les « nouveaux ».

 

 

On a toutes les cartes en main.

A nous de faire un choix.

Au fond de moi, j’ai toujours et encore plus le sentiment d’un non-choix, que rien ne me convient vraiment. Quoi qu’on décide, un part de moi sera inquiète, insatisfaite.

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20 réflexions au sujet de « To school or not to school ? (Épisode 3 : les Poulours et l’école) »

  1. Comme je te comprends. Nous avons fait le choix d’une école privée catholique. Je ne suis pas croyante. Nous avons fait ce choix car le directeur nous a fait très bonne impression, ils créent des binômes CM2/petite section pour faciliter l’integration, ils rassemblent dans les classes les enfants qui se connaissent. Dans l’idéal, ce que j’aimerai, c’est la mettre à l’école uniquement le matin. Ça serait un compromis parfait. Un mi temps n’est pas envisageable financièrement. Je suis en congé mat fin septembre. J’attends de voir comment la rentrée se déroule pour ma puce et on s’adapera. Mais j’avoue me demander si je serai capable de garder ma bienveillance avec un nourrisson et une puce de 3 ans (eabi avec 1 à 4 réveils par nuit) avec le manque de sommeil.

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  2. Il y a une chose qui me questionne par rapport au fait de ne pas scolariser ses enfants c’est la notion de mixité sociale. J’ai l’impression que c’est réservé à une partie « aisée » de la population et je trouve dommage de perdre ce mélange de culture. L’école permet aux enfants de côtoyer des enfants allophones, qui ont plus de difficultés scolaires ou de grandes facilités, des enfants avec une culture différente, des comportements différents, un handicap… et j’ai l’impression qu’on passe à côté de tout l’apprentissage « social ». Je n’aurais pas peur que ma fille soit isolée, mais trop préservée des différences qui peuvent exister…

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    1. Je suis tellement d’accord !!!!
      Parce que même faire des activités extrascolaires, ça reste un privilège et un sacrifice de temps et d’argent que tous les parents ne peuvent ou n’ont pas envie de faire !!!
      Je suis passée par des écoles très mixées et je trouve que ça m’a apporté bien plus que les enseignements fondamentaux !

      Mais au final, il y a de plus en plus de parents ne veulent pas de cette mixité, sans oser le dire clairement. On le voit bien dans le climat social actuel… et j’en connais bcp autour de moi qui se pronent de vouloir une éducation bienveillante etc, mais que pour leurs enfants, être bienveillants avec les autres, pas question…

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    2. Bonjour, je ne m’inquieterais pas du tout pour ça. Les enfants se font des amis lors des activités parascolaires : scout, sport, musique, … et se feront pleins d’amis de tout horizons.
      De plus si on est élevé dans la bienveillance on est bien plus ouvert aux autres.

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      1. Oui, ils se feront des amis mais des amis du même milieu social qu’eux ! Le sport, la musique, les scouts, même les activités de la médiathèque etc, ça ne rassemble pas des enfants de tous horizons…
        J’étais dans une école socialement très mixte, ben je croisais quasiment aucun de mes camarades de classe à l’école de musique, à la natation ou aux spectacles pour enfants du centre culturel !

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  3. Bonjour,

    Premier commentaire pour moi bien que je me retrouve à 100% dans vos écrits (à la seule différence que mon 2eme est né dans la voiture, faute de sage femme disponible dans ma région pour un aad et que je suis moi même enseignante- en congé parental !).

    Ma réflexion a été la même lorsque j’ai été confrontée à la scolarisation de ma 1ere (il y a 3 ans). Nous avons fait le choix d’une école catho, et durant le debut de la PS elle n’y est allée que le matin. Puis petit a petit, elle ma demandé à y aller un puis 2 après midi par semaine….
    Il s’est avéré quelle s’est « prise une salve de violence dans la tete ». Je my attendais pour toutes les raisons que vous avez énoncées dans l’article. Plutôt que de la retirer purement et simplement de l’école, nous avons fait le choix d’expliquer les comportements, de lui demander son ressenti et comment elle pourrait mieux vivre les choses.
    Nous pensons quelle sera tôt ou tard confrontée à des comportements violents, et que nous préférons l’accompagner dans l’appréhension du monde que de la « couper ».
    Ceci étant dit, ma fille aime l’école et les relations aux autres. Quant aux apprentissages, il y a ce quelle fait a l’école, et nous, a la maison, la nourrissons de tout ce qui l’intéresse en parallèle… on peut appeler cela du co-schooling 😊

    Quoi qu’il arrive il n’y a pas de choix parfait…

    Bonne réflexion !!

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  4. Bonjour,

    L’école… vaste sujet qui nous a occupé l’esprit un certain temps chez nous aussi malgré que je suis professeur des écoles! Ma poupette aura 3 ans en décembre, pas de rentrée décalée au mois de janvier possible comme je le souhaitais. Finalement ce sera la rentrée de septembre avec un aménagement du temps possible grâce à super-mamie et super- papi! Je me dois de faire confiance à mes collègues.

    Je partage amplement ton point de vue sur le développement de l’enfant et la nécessité de changer certaines pratiques mais je me pose une question sur cette matinée d’immersion avec ta petite. L’enseignante n’était elle pas stressée du regard des parents? Parce que si nous envisageons le développement de nos enfants d’une certaine manière, un certain nombre de parents pense, malheureusement, qu’une bonne classe c’est une classe où les enfants sont très disciplinés et où l’enseignant est autoritaire…Une classe pleine de vie, d’autonomie et de prise d’initiatives pourrait être mal perçue par certains, voire un grand nombre!

    Bonne journée!

    Elsa

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  5. Bonjour,
    Un enfant en instruction en famille peut rejoindre le système scolaire à un moment, par exemple si cela lui semble mieux dans le cadre de son projet professionnel 🙂 ou s’il a besoin d’un groupe d’appartenance et qu’il ne le trouve pas en dehors du système scolaire (ce qui a peu de chances d’arriver au vu de toutes les possibilités existantes…).
    Bonne continuation.

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  6. Hello !

    C’est intéressant que tu parles de vos vécus à tous les 2 en tant que parent sur le sujet « école ». Car je suis convaincu que notre vécu a une influence forte sur nos choix à ce sujet… et qu’on est bien + influencé qu’on ne peut le croire !
    Pour être franc, ce sujet « école » est pour moi le plus difficile pour essayer de me positionner « objectivement » (même si l’objectivité à 100% n’existe pas). J’ai une part de moi qui me dit qu’effectivement, le côté « moule » de l’école traditionnelle est quand même pas ce qu’il y a de mieux pour le développement de l’enfant… Et en même temps, l’autre part de moi trouve que je crache dans la soupe car c’est ce système qui m’a permis de me construire tel que je suis… et de me poser de telles questions. En résumé, j’ai un peu le sentiment que c’est parce que nous avons « réussi » dans le système traditionnel que l’on peut justement questionner ce système traditionnel… Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes…

    Bref, tout ça pour dire que j’ai cependant 2 convictions sur le sujet :
    1) rien n’est immuable
    2) ce qui compte, c’est comment l’enfant va « réagir » au système dans lequel il va évoluer.

    Pour le point 1), cela signifie que tu peux décider de la mettre dans le système X et la changer dans 1 an si ça ne lui convient pas (ou ne vous convient pas, parce que j’avoue que ton équation à 4 inconnues me parait quasi insoluble… sauf à y laisser des plumes de ton côté…). Et ce quel que soit votre choix initial

    Pour le point 2), je suis convaincu que quel que soit le système dans lequel ton enfant va évoluer, il y aura des hauts et des bas… Et dans le fond, c’est tant mieux parce que c’est la vie. Si vous optez pour l’école publique, tu seras peut être surprise de voir que ta fille sera comme un poisson dans l’eau parce que très bon feeling avec l’instit. Nous ça fait 2 ans que c’est comme ça pour la grande… et on changerai pour rien au monde. Mais la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain, donc toutes les cartes peuvent être rebattues… cf point 1

    Je concluerais en faisant un petit lien avec ton article précédent : tu disais que tu espérais au fond de toi que tes enfants ne soient pas comme toi. C’est peut être aussi un peu pour cette raison que tu souhaites un parcours « scolaire » différent du tien. Car quand on a été excellent élève, on réalise toujours un jour à quel point le système « école » a pu peser dans notre vie d’enfant. Néanmoins, je pense qu’il faut veiller à une chose : il n’y a pas que le système choisi qui a un impact sur l’enfant… mais aussi la manière dont l’enfant va le vivre… Et ça, c’est du domaine de la vie de notre progéniture et non de la nôtre, quand bien même nous aurions tout fait pour les mettre dans des dispositions parfaites… mais parfaites pour nous !

    @ bientôt, portez vous bien tous les 4

    Amitiés

    Arnaud

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  7. Encore un super article ! J’aurai pu l’ecrire !!! Tout pareil pour les raisons du choix du Unschooling (et pourtant moi aussi j’ai decroché haut la main mon bac+5, qui aujourd’hui ne m’apporte pas grand chose car j’eleve aussi mon enfant…).
    Je viens de voir quevous etes de Nancy, nous ne sommes pas loin 😉 au plaisir de se rencontrer peut etre !

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  8. ah ah les questions que nous nous sommes posées 🙂 mes filles ont maintenant 6 ans tout juste, 8 ans en septembre et un petit gars de 3 ans et quelques qui n’ira pas à l’école en septembre.
    L’ainée aura fait 1 an de maternelle classique, avec toutes les contraintes que vous décrivez qu’elle supportait à peu près bien (elle était très sage) mais en plus la violence des autres qui eux ne supportaient pas très bien la proximité imposée (les classes sont petites et ils étaient 30 PS dans la classe), n’avaient pas intégrés pour certains les règles de socialisation de base (ne pas mordre/frapper/déchirer les trucs des autres etc…) et une maitresse au milieu de tout ça qui pêtait les plombs (et ne garantissait pas la sécurité des enfants, « ce sont des jeux d’enfants »… heu « on parle d’enfants qui s’en sont pris à 3 à un autre en lui frappant plusieurs fois la tête contre le sol »). Bref elle y allait la trouille au ventre et trouvait « qu’on n’y faisait rien et qu’on y apprenait rien »… Elle a été mutique du mois d’octobre au mois de juin et la maitresse nous a averti le … 22 juin lors d’un rdv demandé par nous… 😦 😦 Et elle a dénoncé des fessées données (aux autres) par la maitresse… Bon du coup visite d’écoles alternatives et découverte de l’ouverture d’une école montessori à 8 minutes de chez nous. Première visite elle a été enchantée et elle a tout de suite accroché avec l’éducatrice. Coup de bol ils n’étaient que 7 à la rentrée et 12 à la fin de l’année. Super année de MS. Pour sa GS ils étaient 25 mais elle avait pris beaucoup beaucoup d’assurance et de recul par rapport aux comportements sociaux inadaptés. APrès un tour exhaustif de ce qui était proposé à une distance raisonnable de chez nous, pour le CP nous avons opté à nouveau pour l’école de quartier (nouvelle directrice qui nous a très bien reçu). La maitresse était au courant des antécédents et de nos demandes. ça a quand même été très stressant, nous sommes tombés de notre chaise quand au décalage entre les apprentissages scolaires et sa maturité sociale entre notre fille et les autres enfants (dont certains étaient déjà bien abimés à mon avis par la maternelle « violente » = vomissement le matin avant d’aller en CP). Un test de QI an septembre a révélé que tout n’était pas lié à l’école montessori (elle a un très haut qi) mais que l’ambiance de l’école et l’ambiance familiale l’avait certainement préservée et donné confiance en elle à notre fille. La maitresse voulait qu’elle passe tout de suite en CE1 mais là dessus un déménagement s’est greffé, donc on a demandé son maintien jusqu’en décembre et notre départ. ça a été un peu éprouvant : vigipirate et les exercices de confinement nous ont valu beaucoup d’angoisses le soir + à nouveau le stress de l’enseignante qui doit faire tourner une classe de 25 CP dont beaucoup ne sont pas autonomes + le fait de ne pas pouvoir répondre quand on sait + l’isolement parce que son niveau stressait les copines + les grands dans la cour « qui bouscule les petits et ne s’excusent même pas » + le racisme environnant etc…. Bon du coup le choix pour l’après déménagement a été fait : école à la maison, je ne revivais pas le stress d’une deuxième rentrée. Nous sommes donc en IEF depuis janvier 2017 et se fut une super expérience. Elle retourne à l’école dans une école internationale (nous sommes à l’étranger) en septembre. Oui on retente le coup. Elle va avoir 8 ans, les groupes IEF ici sont riches en enfants de maternelle (et en garçon) mais elle manque de pair. C’est un manque qu’elle n’exprime que depuis février et encore de façon sporadique mais je vois bien que le besoin d’appartenance à un autre groupe que la famille est arrivée vers les 7 ans et demi. Avant elle exprimait un fort besoin d’être avec moi, sa soeur et son frère (même quand elle allait à l’école puis après la desco). L’école est prévenue du caractère hypersensible de la miss et de sa famille 🙂 Elle a été une semaine au centre de loisir de la ville : verdict elle était hyper contente matin et soir, c’est fait des copains/copines différents tous les jours, a adoré les activités (en libre choix) mais n’a pas accroché avec les animateurs (pas assez bienveillants pour elle) mais ça ne lui a pas gaché sa semaine, elle était contente de son indépendance (elle adore les cantines :D).
    Du coup la deuxième elle est rentrée directement à l’école montessori découverte pour sa soeur. Pendant la première année en mai, elle avait 2 ans et demi, venait d’être grande soeur et était la douzième « élève » de la classe. 2 mois nickel, épanouissement direct. Mais en septembre avec 24 camarades dont des plus jeunes qu’elle ou de son âge se fut autre chose 😦 elle s’est plaint d’être bousculée, de s’ennuyer, d’être isolée et de vouloir rester à la maison avec moi. A la fin de l’année ça allait mieux (elle était très intégrée au groupe des plus grands dont faisait partie sa soeur. Et à la rentrée où elle avait 4 ans se fut super avec les bonnes copines, l’entrée dans la lecture et les maths (et nous avons déménagé au bout de 3 mois). Je me suis alors dit que l’année des 3 ans n’avait pas servi à grand chose et qu’elle était plus à l’aise à 4 ans (recul face aux situations sociales, aux réactions d’enfants de 3 ans pas forcément au point avec le respect des règles etc…). Elle a aussi était desco après notre déménagement et ne va pas à l’école en septembre. Elle a maintenant 6 ans. Cette année elle a beaucoup « travaillé » au côté de sa soeur. Elle est très fière de ses progrès et pour le coup le groupe homeschooling ici lui convient à fond. (bon sa soeur va lui manquer la journée).
    Du coup le petit troisième, 3 ans et des patates, jamais été en collectivité, très à l’aise dans ses baskets, n’ira pas à l’école en septembre. Pourtant il a réclamé, comme ses soeurs avant lui. Mais non il est trop « immature », lui aussi ne comprendra pas encore les situations de rejet, de tension et de « violence » que la vie en collectivité impose. Et d’expérience même s’il parle bien, il n’a pas encore les capacités de distanciation qui nous permettront d’en reparler avec lui et de s’en sortir. Il est loin de s’ennuyer à la maison… On va attendre un peu…
    Sinon pour l’idée de la mixité sociale : moi aussi j’ai été dans une école primaire et un collège très mixte. J’ai littéralement A-do-ré (la liberté d’être soi même au milieu de la différence) mais j’étais plus âgée donc plus mure, les enseignants me semblaient moins dépassé et les classes tournaient à 20 25 (pas 30 !!!). Et j’y ai conçu une révolte adolescente face aux injustices de traitement selon l’origine sociale qui ne m’a pas aidé à aimer les adultes… Il faut le dire quand même… Donc je souhaite cette expérience pour mes enfants mais pas à 3 ans… Et puis en IEF les profils sont divers, chaque famille est très différente, comme nous les rencontrons ensemble nous pouvons aussi « débrieffer » ensemble et ces échanges sont très riches. Nous apprenons à écouter le point de vue de chacun face à un même événement et je peux partir de ce qu’ils ont compris de la situation pour les aider à prendre du recul voir les mauvais côtés, les bons, les différences et les similitudes avec ce qu’elles connaissent… Et c’est là où je me rends compte que pour mes enfants qui choppent beaucoup de détails et sont très marqués par les événements qu’ils peuvent se repasser en boucle s’ils ne les ont pas compris, à l’école maternelle il leur manque beaucoup de sous titres…
    Et comme dit plus haut rien n’est figé… mais vous l’aurez compris pour moi 3 ans c’est trop petit 😀 4 ans ça se tente …
    Bonne recherche

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  9. J’ai une question par rapport au umschooling, comment le combiner à une activité professionnelle avec des enfants vraiment jeunes? J’imagine que chaque famille à sa solution (proches, horaires décalés…), Mais je m’interroge.
    Je me demandais aussi si vous vous étiez posé les mêmes questions (bienveillance etc) pour la crèche, car il me semble que votre caroussel y était.
    Merci pour cet article!

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  10. Je ne suis pas encore confrontée à la question mais ça fait des années que je m’intéresse au unschooling. Et de toute façon, avec mon mari qui travaille en finance de marché, on bouge de pays tous les trois ans en moyenne (là on vient d’emménager au Luxembourg) donc la scolarisation risque d’être problématique…
    Mais pour revenir à ce que vous dites, je n’ai pas l’impression que vous faites face à un choix. Je m’explique : Ce que vous faites depuis que vous êtes mère avec votre petite Caroussel et votre petite Fusée, c’est du unschooling. Mais c’est un unschooling de luxe : vous êtes diplômée, instruite (c’est une chance) et donc vous avez largement les capacités pour instruire vos filles. De plus, vous êtes leur mère, et une mère qui materne et qui est à l’écoute de ses enfants. (Et ça ne vous coûtera pas un bras chaque mois lol)
    Donc là en gros, vous vous dites : « est-ce que je continue ce que j’ai commencé (sachant que ça fonctionne puisque les petites sont épanouies et que j’adore faire ça) ou bien est-ce que je délègue à une personne qui ne donnera jamais le temps et l’attention que j’accorde à ma Caroussel (tout en espérant que les trois années qui viennent de s’écouler seront une base suffisante)? »
    Les professeurs n’y sont pour rien, c’est le système scolaire qui est biaisé, ils font ce qu’ils peuvent et surtout ce qu’on leur a dit de faire.
    Vous êtes le meilleur parent, le meilleur professeur, le meilleur médecin, le meilleur psy pour vos filles parce que c’est vous qui les connaissez mieux que quiconque. L’épisode précédent avec la découverte des dinosaures est un exemple qui devrait vous suffire.
    Quant à la mixité sociale et l’élite qui va au conservatoire and co, je n’y crois pas. Que faites-vous des enfants de vos amis, de vos voisins, de ceux que vous retrouvez toujours au parc où vous emmenez les vôtres ? L’environnement est bien plus riche quand tous les âges se rencontrent que dans un groupe de plus de vingt enfants de trois ans ; surtout si votre fille a une tendance à la précocité. Et puis, vous avez fait en sorte de la laisser cultiver son individualité ; ce ne serait pas un retour en arrière de la scolariser ?
    Je n’ai rien contre l’école non plus même si j’ai galéré mais sachez que même en dehors des sentiers battus, on peut aller où on veut. Si vous faites du unschooling et que votre fille veut être un magna de la finance comme vous dîtes ; eh bien elle rejoindra la structure appropriée au moment voulu et si elle est brillante, elle pourra tout faire, même avoir des diplômes sans avoir été scolarisée auparavant. Le système se libéralise et tout se fait sur concours maintenant.
    Ce n’est pas le détail qui fera votre choix mais votre conviction.
    Pour finir, ce qui me frappe dans votre article, c’est que n’avez pas l’air de craindre le unschooling et toutes les difficultés qui peuvent s’y rattacher (le temps consacré, etc), donc peut-être que vous avez déjà fait votre choix au fond..

    Il y a des réseaux de parents qui pratiquent le unschooling sur le net, y’en a sûrement un dans votre région ; les enfants se rencontrent et ça permet également « l’échange de compétences » entre les parents (un tel est bon en maths et peut donner des cours, un autre en bricolage, etc etc).

    Bien à vous,

    Happymum.

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  11. Chouette article qui me parle, avec une petite de 2 ans, un papa pro « école de la republique », et moi qui me pose beaucoup de questions… On a encore 1 an pour cogiter ! Par contre tu parles d’une école Montessori à Nancy ? Serait-ce la classe Montessori à saint-Léon ? Parce qu’il y a aussi une école Montessori à côté du sacres-cœur et la pour le coup, il y a un grand parking devant ! ( c’est Montetibout, je l’ai visitée lors des portes ouvertes elle a l’air vraiment chouette ! )

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  12. Et bien, quel choix cornélien! Êtes-vous toujours en réflexion ou avez-vous pris votre décision?
    De notre côté,ça sera école car je ne peux me permettre d’arrêter de travailler. Dans l’idéal j’aurais souhaité la mettre uniquement le matin et la garder l’après-midi.
    Mais c’est une petite structure (75 élèves en tout) et vu son enthousiasme à l’idée d’y aller, je ne suis pas trop inquiète. Elle a tellement envie d’avoir des copines, de manger à la cantine et d’avoir son petit lit pour la sieste.
    Qu’en dit ta fille? Elle semble attirée ou sur la réserve? Appréciait-elle la crèche?
    Chez nous, la journée de halte garderie que j’ai réussi à obtenir à partir de ses 2,5 ans a été une grande source de joie. Elle ne s’y ennuyait jamais contrairement à l’assistante maternelle où elle végétait devant le téléviseur.
    La réponse n’est peut être pas en vous mais plutôt du côté de votre Carrousel.

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  13. C’est sain de se poser ces questions. Ça montre que vous vous intéressez à vos enfants.
    La question de l’école je me la suis aussi posée pour mon aîné de 6 ans. Unschooling n’était pas une option possible étant donné mon travail. Montessori j’ai découvert et reste une grande fan de cette pédagogie,tout du moins certains outils. J’ai visité l’école montessori de notre ville. Effectivement ca fait rêver. Par contre 400 euros par mois multiplié par 3 enfants… la facture est salée. Au delà de ça il y a quelque chose qui me gêne, ce côté école payante. A terme le gouvernement cherche à privatiser l’éducation. Ca commence par les écoles post bac et ca finira par l’école maternelle. Et ca deviendra un business comme un autre.
    Alors oui les objectifs en école maternelle ne sont peut etre pas bien hauts pour certains enfants. Mais qu’importe au final? Si l’enfant atteint les objectifs avant, il lui restera alors du temps pour rêvasser (au sens positif ) en cours. Nous avons finalement choisi l’école du quartier. Mon fils rentre en cp bientôt, sait compter jusqu’à 9999, additionner, multiplier le petits chiffres connaît toutes les planètes du système solaire, s’interroge sur l’existence d’autres vivants dans l’univers… Ces choses il les a appris avec nous ou notre entourage, pas à l’école. Qu’importe il est content d’y aller, y apprend d’autres choses, les copains, les disputes entre copains, … bref la vie aussi à l’extérieur du cocon familiale. certes le système est loin d’être parfait, notamment en terme de bienveillance et de mais même au sein de la famille peut se targuer d’être toujours 100% bienveillant?
    Après si vous ne vous sentez pas prête de mettre vos enfants à 3 ans à l’école,attendez qu’ils grandissent et faites leure confiance et ayez confiance en leurs capacités d’adaptation.
    Quoiqu’il en soit le choix que vous ferez sera le bon choix car cela sera le votre.
    une maman de 3 enfants (6 ans, 3,5 ans et bientôt 2) qui a fait les mêmes choix éducatifs que vous, s’est posé les mêmes questions sur l’école, qui a subi et subi toujours des nuits sans sommeil réparateur et pleins d’autres choses.

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  14. Bonjour 🙂
    Chez nous aussi le choix du mode d’instruction a fait l’objet d’un long débat de fond dont je retrouve certains arguments dans cet article. La décision prise est allée en faveur de l’instruction en famille avec un bilan à chaque fin d’année pour voir si on remet ça ou si un membre de notre famille a envie d’autre chose. Rien n’est gravé dans le marbre. On fait ce choix car il nous correspond aujourd’hui. Si demain j’estime que c’est trop lourd à porter ou que mes enfants manifestent l’envie d’essayer l’école, je les en empêcherai pas quitte à revenir à l’IEF si on se rend compte que ça ne nous convient finalement pas. On se réserve le droit de changer de cap. Comme lors de tout changement, le cas échéant, il nous faudra une période d’adaptation. Et si l’école (classique ou alternative) ne figure jamais à l’ordre du jour, ce sera aussi bien.
    Mon mari et moi, tentons de faire preuve de bienveillance envers chaque membre de notre famille y compris envers nous-même. Et cette bienveillance se traduit notamment par la confiance : en nos enfants, en nous-même et en nos choix qui évoluent avec nous.
    Dans le fond, si l’on fait abstraction du poids de la société et de l’écrasante majorité d’enfants scolarisés, le choix du mode d’instruction est un choix comme un autre : manger bio ou non, allaiter ou non, donner la fessée ou non, sushi ou pizza.
    Jusqu’à présent, vous avez fait des choix avec lesquels vous semblez en paix (bien que parfois difficiles à vivre),alors je suis persuadée que vous en ferez de même pour celui-ci. 🙂

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