Maternage & Parentalité positive·VDM (Vie de Mum)

Pourquoi on ne nous apprend pas ça avant de devenir parents ?

C’est quand elle prends les plans que j’ai échafaudé soigneusement dans ma tête et qu’elle les piétine copieusement sans vergogne

C’est quand elle me crie impétueusement ses besoins, qu’elle me les jette avec force à la figure, qu’elle me tient le menton pour que je ne puisse pas détourner le regard, qu’elle se révolte si j’esquisse un pas pour les ignorer, avec cette confiance et cette certitude que je n’aurai jamais qu’elle mérite d’être écoutée et entendue.

C’est quand je m’y prends mal, quand je suis injuste et déraisonnable et qu’elle me rend au centuple mes incohérences.

C’est quand je donne, et donne, et donne jusqu’à être vide, et que je me rends compte que je n’ai de toutes façons par d’autres options que de continuer à donner ce que je n’ai pas.

C’est quand je tâtonne pour trouver l’approche qui l’apaisera et qu’elle ne fait même pas semblant d’apprécier mes efforts et me renvoie ma copie barrée de rouge et de traits furieux qui soulignent mes maladresses.

C’est quand ses tempêtes sont le reflet de mes tornades et qu’une petite voix à l’intérieur me rappelle que tout est de ma faute. Comme d’habitude, elle persifle.

C’est quand je me délecte par avance de cette heure de sieste où je vais accomplir mille destins mis en suspens et qu’elle saute sur le lit en hurlant qu’elle ne dormira pas. Et qu’elle fini par réveiller sa sœur.

C’est quand je me mets à penser à tout ce qu’on aurait pu faire et dire, et tout ce qu’on aurait pu se sentir bien, si les choses s’étaient passées autrement et si, et si, et si…

C’est quand une pensée sournoise s’infiltre à mon insu dans ma tête, comme une flèche décochée dans mon dos par l’ennemi : elle te défie, ce sera toujours comme ça, tu es ridicule…

 

 

Alors l’orage éclate sans même prendre le temps de gronder et de s’annoncer.

Il y a bien pourtant quelques éclairs de chaleur, un ciel qui s’assombrit.

Mais comment empêcher l’orage d’éclater quand il a fait vraiment trop chaud avant ?

Comment faire pour lutter contre les éléments ?

 

C’est la colère qui me prend et qui m’emporte.

Loin, loin, très loin de là où j’aspire à aller.

Une part de moi voudrait résister, la part de moi qui réfléchit, qui raisonne et qui sait.

Elle me voit dévaler la pente avec effroi et me crie de me raccrocher à n’importe quoi.

Mais la colère rend tout lisse et glissant et incolore.

Au fond du gouffre, sa voix est lointaine et irréelle.

Je n’ai rien à quoi me raccrocher.

Et j’assiste, impuissante, à ma dégringolade.

Et dans mon gouffre, il y a les violences éducatives ordinaires que j’exècre : cris, hurlements, gestes brusques, mots qui sont des murs.

Et cette envie violente et puissante et inavouable de la faire plier.

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 « Maman », editions Mijade. Illustrations copyright Quentin Greban

Je me demande pourquoi c’est aussi dur de traiter un être humain avec le respect auquel il a droit ?

Est-ce que c’est dur juste pour moi ?

Après tout, ça semble si élémentaire, si évident, si normal : l’enfant est un être humain, point. Il est lui, il est libre, il ne m’appartient pas, il ne me doit rien. Et en prime, je l’aime éperdument, je veux son bonheur et bien plus encore.

Alors comment ce décalage, ce fossé, ce gouffre entre ma volonté et mes agissements peut-il exister ?

Je dois être un monstre, il n’y a pas d’autre explication.

Un monstre rare.

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 « Maman », editions Mijade. Illustrations copyright Quentin Greban

Pourquoi il y a peu d’endroit où je peux lire la violence que les enfants peuvent réveiller en nous ? Bien-sûr, certain.e.s le disent que c’est difficile, que c’est pas simple, que c’est compliqué.

Mais qui entend « il y a des instants fugaces d’une violence inouïe où j’ai l’envie inintelligible de briser mon enfant » dans « compliqué » ?

Pourquoi il n’y a nulle part où je peux la voir, la sentir, la toucher du doigt, l’apercevoir derrière une porte entrebâillée, malgré tous les médias qui prétendent nous faire partager la vie quotidienne de nos semblables ?

Pourquoi je vois des intérieurs désencombrés, des portraits de famille harmonieux, des activités salissantes dans des salons impeccables, des parents qui font des efforts avec le sourire, des placards 0 déchets, des paysages sereins, des enfants qui lisent, rangent, font seuls et mangent les légumes du potager à chaque fois que j’ouvre ce putain d’Instagram, pour ne citer que lui ? Pourquoi il n’y a personne qui a la bonté d’âme de nous expliquer comment on fait pour vaincre, dépasser et envoyer définitivement sur orbite ces moments d’explosion de soi qui font autant de mal à nos enfants, qu’on essaye par ailleurs de chérir et de nourrir de tous les terreaux et engrais naturels possibles ? Pourquoi a-t-on tellement besoin de partager ce qu’on réussit au lieu de partager là où on trébuche et se vautre, alors que ce sont de ces moments qu’on a le plus à apprendre ?

Plus encore, pourquoi on m’a bassiné avec la listéria quand j’étais enceinte, pourquoi on m’a appris à changer une couche à la maternité, pourquoi on m’a appris la tectonique des plaques en SVT et la trigonométrie en maths, pourquoi mes parents m’ont appris à faire du vélo sans roulette et à faire mes lacets, pourquoi on m’a appris tout ça et tellement d’autres choses et que A AUCUN MOMENT PERSONNE NE M’A PARLE DE MES ÉMOTIONS ?!?!

Pourquoi putain ?

Comment ils ont fait, avant nous, pour vivre et survivre à l’aveugle comme ça, sans mode d’emploi ?

Pourquoi personne ne m’a aidée à me connaître vraiment, à faire la lumière à l’intérieur pour mettre à jour mes rouages et mes aiguillages, à regarder en face mes recoins sombres et poussiéreux pour ne plus en avoir peur, à écouter la petite voix à l’intérieur sans la laisser m’envahir, à sentir mes bouillonnements et à creuser le canal qui pourrait détourner mes débordements, avant qu’il ne soit trop tard ou en tous cas trop dur de le faire.

Pourquoi enceinte on perd notre temps à faire du chant prénatal et à courir les magasins de puériculture pour choisir un tapis à langer assorti aux rideaux au lieu de prendre soin de notre santé émotionnelle, qui devrait être notre priorité absolue avant de faire venir au monde un petit être qui va appuyer sur tous nos boutons pour observer toutes nos réactions, sans faux semblants, sans hésitation, sans censure ?

Pourquoi on peut encore se sentir aussi seule avec ses ressentis, à l’heure où on est jamais plus vraiment tout seul ?

 

Au moins, je l’aurai dit.

C’est « compliqué », parfois.

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  « Maman », editions Mijade. Illustrations copyright Quentin Greban

 

 

 

 

 

 

 

 

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71 réflexions au sujet de « Pourquoi on ne nous apprend pas ça avant de devenir parents ? »

  1. MERCI
    Je te lis depuis quelques temps déjà, je ne commente jamais.
    Merci pour ces mots vrais, merci de formuler aussi clairement ce que je ressens.
    Perso, et mon entourage est toujours étonné, je ne me gêne pas pour dire les choses. J’ai parfois l’impression d’être une mauvaise mère mais tant pis, je ne suis pas parfaite, je ne vis pas dans instagram, ni facebook ou que sais-je. Je parle de la vraie vie où tout n’est vraiment pas rose. Et où je vois souvent rouge et noir…
    Je suis moi, avec mon caractère bouillonnant, un enfant branché sur 10000 volts que je surnomme Guantanamo, qui ne me laisse pas dormir depuis 22 mois maintenant…

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  2. Quelle justesse dans cet article ! Des mots qui font du bien car des émotions semblables ici 😉 merci pour tes écrits, je te lis chaque fois avec un très grand plaisir. Force et courage pour les tempêtes émotionnelles à venir, heureusement que la joie est elle aussi dévastatrice 😅😅😅

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  3. C’est compliqué comme tu dis. Les enfants ont le don de nous mettre face à nos démons et nos émotions tellement eux vivent les moments présents, sans filtre et retenu. Même si en regardant sur les réseaux on trouve beaucoup de gens avec des vies parfaites et des enfants parfaits, ce n’est pas la majorité. Et merci à toi de partager les bons moments comme les moments difficiles qu’on connaît tous (ce moment où tu as envie de tout cassé et claqué). C’est grave à tes écrits que je me suis senti un peu moins seule et où j’ai trouvé un peu de réconfort dans ma façon de penser et de ressentir les choses. Alors merci

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  4. Tu n’es pas seule… je ressens exactement la même chose que toi, tout ce que tu dis, je peux le dire aussi… et je me demande tous les jours…mais comment font les autres??? et comment changer la situation?? Quand allons-nous vivre la vie de famille réellement sereine et épanouie que j’essaye de construire? sans culpabilité constante, déception et frustration de ne pas y arriver et remise en question permanente…Mes enfants ont 2,5 ans et 5,5 ans… je ne cesse d’espérer que dans quelques temps ça ira mieux… Merci pour cet article 🙂

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  5. Parce qu’il n’y a pas plus désagréable et inavouable que d’avoir cette sensation que nos émotions nous échappent. Je me sens tellement impuissante quand je me vois envoyer valser toutes mes convictions pour reproduire les bonnes veos de nos parents et cet espèce de sado-masochisme qui m’empêche de couper court à mon élan… Merci, merci, merci de cet article.

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  6. Merci pour ce texte criant de sincérité. J’aime ta sensibilité qui me touche et dans laquelle je me reconnais tellement. Courage pour tous ces moments « compliqués » et merci pour tes partages !

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  7. J’ai pensé ça ce matin, et hier, et avant-hier et tous les autres jours depuis sa naissance. Et chaque jour, quelques heures plus tard ou plus tôt, une grande fierté de la voir grandir, à propos d’un truc ou d’un autre, et de me voir aussi avancer, grâce à ce qu’elle chamboule, sans délicatesse. Pas vite, mais j’avance. Et vous aussi, j’en suis sûre. Mais que c’est douloureux…

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  8. Hypnose humaniste, vraiment, ca désamorce bien des boutons 🙂 Courage, on le fait tous, ce ne sont que des dérapages et les enfants le savent. On leur donne tellement le reste du temps, ils apprennent aussi que leurs parents ont des limitent, qu’ils dérapent et qu’il s’excusent. Mais c’est vrai qu’on devrait travailler sur soi bien avant d’avoir des enfants. Après ils nous rendent le service de nous obliger à agir, pour nous 🙂

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  9. Merci 🙂
    Je crois que la vérité c’est que chaque personne / famille traverse des phases compliquées… certains des comptes Instagram que je suis, ont l’honneteté d’en parler aussi, bon ils ont 4 enfants… lol
    Je te rassure avec un seul petit bonhomme, on vit nous aussi ces moments la, et on s’en veut et on se trouve con et souvent on finit par pleurer. D’un point de vue objectif, la seule chose que je me dis, c’est que si on ne va pas trop loin dans la violence (des mots, dans les gestes on ne devrait vraiment jamais y aller !), on apprend aussi a nos enfants que cela arrive a tout le monde de ne pas controler ses émotions, d’etre débordé et que du moment qu’on arrive a le reconnaitre, a s’excuser, a en parler ensuite, rien n’est irréversible ! La bienveillance et la positivité c’est bien, mais dans la vraie vie, nous sommes tous humains et avons tous des émotions, que nous gérons plus ou moins bien, et c’est bien de ne pas faire croire a nos enfants que nous adultes, sommes parfaits… Quelle pression pour eux sinon ! N’oublie pas d’etre bienveillante avec toi meme… 🙂

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  10. Idem que d’autres, je lis depuis longtemps, mais je ne commente jamais. Mais là, c’est trop juste, c’est trop vrai, et ça correspond parfaitement à ma situation du moment : un petit garçon que j’adore mais que je peux avoir envie de gifler tellement on s’oppose pour rien, et un bébé fille pour qui j’ai peur que ce soit la même chose plus tard. Parce que je veux vraiment pouvoir être dans une éducation bienveillante, parce que j’en ai marre de ces vacances où ça aurait pu bien se passer mais en fait chaque jour il y a un orage qui a éclaté, et surtout parce que j’ai peur que cet orage finisse par faire trop mal, j’ai commencé une formation en ligne « Les clés de la colère », pour justement me comprendre de l’intérieur et pouvoir creuser ce côté noir que je n’arrive pas à gérer. J’en suis au tout début, donc pas encore d’avancées, mais je suis confiante. Dans tous les cas, je n’avais pas envie de continuer à regretter à chaque fois d’avoir exploser « pour rien », parce que c’était juste la « provocation » de trop.

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    1. Bonsoir , vous suivez la formation de Noémie de Saint-Sernin? J’hésite à m’inscrire étant donné le prix mais j’aimerais bien que vous me donniez un retour si ça ne vous dérange pas !

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  11. Enfin, je ne suis pas la seule maman à ressentir ce trop plein d’émotions!!!!!
    Je ne suis pas la seule à me sentir mal quand la colère prend les commandes de mes pensées, de mes mots, de mes gestes et fait de moi une mauvaise personne qui dit de méchantes choses à son enfants qui n’a juste rien demander…..
    Cet article me soulage et me fait « un peu » déculpabiliser… Merci!!!!

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  12. Merci pour cet article, pour cette justesse des mots où il n’y a pas de solution toute fabriquée comme la plupart du temps! Merci de le dire et de rassembler autour de ces justes mots!
    Loin d’etre parfaites nous sommes nous avec le peu qu’on nous donne pour gérer nos emotions! Et quoi qu’il arrive nous le faisons avec force et courage malgré l’explosion intérieure de nos émotions! Nous pouvons en être fière!

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  13. Coucou,
    Quelle justesse et quelle sincérité, comme toujours! Bravo!
    Moi je dis toujours aux jeunes parents que la parentalité est une expérience formidable et éprouvante. Je trouve qu’il n’y a pas de plus belle expérience dans la vie et les difficultés sont aussi ce qui la rendent si intense!
    Je commente de temps en temps ici, je suis une « vieille » maman dont les filles ont 16 et 10 ans. J’ai donc un peu plus de recul et, si ça peut te rassurer…
    – je trouve que c’est plus facile quand les enfants grandissent et qu’ils sortent de la petite enfance (vers 6-7 ans) car, si tu les a outillés, tu peux les voir se prendre un peu plus en charge, être un peu plus capable d’exprimer leurs émotions et savoir ce qui les apaise. Ma 2e, par exemple, qui me semble un peu de la trempe de ta Fusée, connaît bien le pouvoir des câlins pour désamorcer sa colère ou la mienne
    – n’oublie pas le pouvoir de l’intention. Et malgré tout, vouloir la faire plier, il me semble que ce n’est pas la même chose que vouloir la blesser. Je suis d’accord avec plusieurs des commentaires, craquer c’est humain, la colère, c’est humain, c’est aussi une leçon pour tes filles d’apprendre que tu as des limites, que tu n’es pas parfaite, que tu ne peux pas tout. La non-violence c’est pour tout le monde, tu ne peux pas obtenir la non-violence envers tes filles en te faisant violence à toi-même. Je suis sûre que tu sais t’excuser, revenir vers elles, les entourer à nouveau, et ça c’est formateur aussi. Pour moi, la pire violence ce ne sont pas les cris, ni même les gestes brusques, ce sont les paroles blessantes, les insultes, les « tu es méchante », « tu es chiante », les culpabilisations. Tout cela je me l’interdit absolument, et si le reste m’échappe, je m’excuse et je fais mon possible pour réparer.

    Allez, souffle un peu et lâche prise, ce qu’on ne t’a pas appris non plus c’est que la culpabilité était vendu en pack avec la maternité? 🙂

    « Je me sens coupable Parce que j’ai l’habitude
    C’est la seule chose Que je peux faire Avec une certaine Certitude
    C’est rassurant De penser
    Que je suis sûre De ne pas me tromper
    Quand il s’agit De la question De ma grande culpabilité »
    (Lhasa, à voir sur https://www.youtube.com/watch?v=n25c6I6-754)

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  14. J’aurais même dit : « c’est compliqué souvent ». A une certaine époque, quand mon fils était plus petit, il m’est arrivé de penser qu’au final il y avait plus de moments compliqués que le contraire. Et puis j’ai commencé à arrêter de prévoir, de planifier, de projeter… prendre chaque jour comme il vient, sieste ou pas sieste, bonne ou mauvaise humeur, je mange mes légumes ou j’ai décidé que je mettrais tout par terre… et à partir de la s’adapter, encore, donner, toujours. Et maintenant, clairement, il y a tellement plus de moments simples que de moments difficiles. Bon courage à toi.

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  15. Tes mots sont d’une telle justesse comme à chaque fois d’ailleurs… Merci de les poser là pour permettre à d’autres de le sentir résonner en eux…
    Je crois que cette aventure de parents est formidable dans l’apprentissage simultané qu’elle permet. Nous apprenons à nos enfants et de nos enfants aussi. Comme toi mon apprentissage à moi réside dans la reconnaissance et la gestion de mes émotions. Et quand j’ai commencé à m’intéresser Au sujet pour le transmettre à mon fils j’ai bien vite compris que si je ne ne me l’appliquais pas à moi d’abord, ça ne pourrait pas fonctionner. Suivre les ateliers de Faber et Maslish m’ont fait beaucoup de bien à commencer par m’accorder une soirée juste pour moi!

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  16. Personne ne vous le dit assez … ne vous y prépare … à ce sentiment de violence qui vous submerge à tel point que vous isoler un moment est la seule solution pour ne pas déraper. Et personne pour vous aider à gérer cette culpabilité, cette honte que vous ressentez alors … Lorsque ça m’arrive (et malheureusement plus souvent que je le voudrais …) c’est le souvenir de ce premier regard avec l’amour de ma vie qui me ramène à la réalité … il est là, il va bien, je vais bien et ça va aller … et j’y arriverai, je suis forte et sa joie de vivre en est la preuve ! Bien à vous et merci de crier tout haut ce que tant de mamans (et de papas !) ressentent tout bas …

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  17. Ton texte reflète la réalité, dure et vraie. La tempête et la colère m’ont rendu visite ce matin, pour ma 1e journée en solo avec ma fille de 2 ans et mon fils de 6 semaines. La grande avait besoin de moi et a essayé de me le dire avec des cris et des coups… j’ai tenté une réponse bienveillante… qui n’a pas fonctionné et la lutte a commencé: cris, hurlements, menaces, tape sur les fesses (la 1e, celle que je n’oublierai pas). J’ai fondu en larmes devant mes enfants, en demandant pardon de ne pas être une bonne mère.
    Oui, c’est « compliqué »!

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  18. A nouveau je me retrouve dans tous ces écrits…tellement rassurant en fin de compte, je me sent un peu moins seule 🙂

    Merci beaucoup pour tous ces textes, toujours si justes et si bien écrits !

    Et surtout, courage !

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  19. Hélène Bonhomme, qui tient le blog « Fabuleuses au Foyer » et y raconte des choses qui me nourrissent souvent, dit que les deux mots les plus puissants que l’on puisse dire à une maman qui est au bout du rouleau c’est : « moi aussi ».

    Alors je te le dis : moi aussi. Moi aussi la colère est parfois si forte qu’elle me submerge. Moi aussi je voudrais les faire plier, qu’ils se soumettent et un point c’est tout. Et même : parfois je rêve que je les claque, à tour de bras (et bizarrement dans mon rêve j’ai beau y aller de toute mes forces, c’est comme si mon élan était brisé).
    Et tu as raison, on devrait nous le dire, mais ce sont des sujets si intimes qu’on n’ose pas, même entre amies très proches bien souvent.

    Il y a quand même une chose « positive » là-dedans : ça permet de demander pardon à nos enfants. Qu’ils nous voient le faire, régulièrement. Ça me semble hyper important… Mes propres parents n’ont vraiment pas été des modèles de douceur et de patience (et je reproduis sans doute une bonne part de leurs emporté mets), mais ils savaient demander pardon, et nous dire quand ils avaient décidé de changer. Et ça, ça m’a marquée, et je trouve que malgré toutes leurs imperfections, c’est un bel exemple.

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  20. Comme beaucoup, je me sens intimement concernée par tes paroles qui font douloureusement (malheureusement) écho avec ce que je peux ressentir avec mon fils de 2 an et demi. Je ne connais que trop bien ces émotions que l’on sait absurdes, qui semblent contre-nature car quel intérêt de brailler sur un enfant qui ne PEUT tout simplement pas faire ce qu’on lui demande (ou ordonné) au risque de casse quelque chose dans notre relation. Ce que je trouve d’autant plus difficile, c’est l’incompréhension des proches face a notre détresse car après tout, nos enfants nous aiment quand même, il y a pas de quoi fouetter un chat , on est trop sensibles, ce ne sont pas des enfants battus, etc. Alors pourquoi s’en faire??? On en revient toujours a cette éternelle culpabilité, ce sentiment obsédant, qu’on ne fait pas bien, et que même si on fait bien, on ne le fait pas assez souvent et de toute façon, chaque erreur surpasse forcément toutes les bonnes choses que l’on fait au quotidien.
    Pour ma part, je pense aussi que ces explosions de colère, ces paroles martelées, ces gestes limites viennent chez moi de ce sentiment qu’il faut que je fasse bien en permanence et que j’ai beau savoir que ce n’est pas humainement pas possible, chaque moment où je me vois déraper est vécu comme un échec, une démonstration flagrante de mon incompétence… Bref, je pense que la puissance de ces émotions négatives est proportionnelle a la pression que l’on se met. Sans doute que si l’on s’aimait soi-même davantage, on aurait moins de mal à accepter les manifestations parfois brutales de désir d’autonomie de nos enfants…
    Pas de recette miracle ici, juste un pavé pour te dire également que tu n’es pas seule, et que si tu veux qu’on forme un club des mères névrosés, je suis partante!

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  21. Je suis totalement d’accord avec toi. Un enfant nous plonge au plus profond de nos émotions qu’on a rarement travailler avant leur naissance. Il y a une femme qui écrit beaucoup sur ce sujet (elle argentine) il existe seulement une version en français. Ce qu’elle dit et SA vision de voir l’enfant m’aide énormément avec mon fils. Je partage au cas ou ça peut aider à d’autres personnes. Un plaisir de te lire!

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  22. Tu es le seul blog auquel j’adhère complètement. Si tu savais combien tes écrits m’aident dans ma vie si chaotique auprès de mon fils. Et combien ça me permet de me recentrer sur mes émotions et sur l’essentiel. J’ai beaucoup d’admiration pour la maman que tu es. Je travaille auprès de jeunes enfants et je te promet que tout ton engagement me permet de m’élever et de tendre vers le meilleur et le respect jusque dans ma profession. Je commente rarement voire jamais mais voilà à chaque fois que je te lis ça me remue énormément tellement ça tombe juste . Force et courage . Le monde évolue dans le bon sens grâce à des belles personnes comme toi.

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  23. Merci encore une fois comme tous les commentaires avant moi je le redis MERCI !! J’en ai les larmes aux yeux je pourrais tellement être celle qui dit ces mots. Je ressent tellement cette espèce de schizophrénie étrange ou l’on s’observe en train d’envoyer valser nos convictions avec pour ma part le geste ultime la main qui se lève même si elle ne tombe pas forcément, c est arriver une fois ou deux, et ou en même temps je hurle intérieurement d’horreur. Et l’impression que jamais je n’arriverait à arrêter cette incohérence même en voyant un psy ou autre histoire de vider cette douleur. Mais chaque jour j essaie et parfois de petites victoires perso viennent me rebooster. Donc merci d’écrire tout haut ce que beaucoup ressentent tout bas…

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  24. Merci merci merci grâce à toi je me sens tellement moins seule. Du coup je me sens moins à l’encart. Juste merci d exprimer avec des mots si juste ce que je peux ou ce que pleins de femmes vivent et ressentent et qui semble tellement taboo qu on pense être les seuls

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  25. Merci pour ce bel article. Tout le monde ressent ça à un moment j’amagine. Récemment, des collègues m’ont dit « quant il ne veut pas dormir et que je suis épuisé, j’ai envie de le plaquer contre les murs », un autre « son insolence me donne envie de le rouer de coups ». Alors soit je travaille avec des psychopathes, soit des gens honnêtes 😉😉😉

    Peut-être que relâcher un peu la pression, t’aiderai à moins culpabiliser? Est-ce que tu arriverais à avoir un peu de temps que pour toi? Perso je sais que le manque de sommeil me fait complètement vriller ! Impossible d’être bienveillante quand je suis un zombie.

    Lorsque je lis ton blog je suis vraiment admirative, tes questionnents sont passionnants, ton dévouement à tes enfants incroyable. Moi je ne suis pas capable d’autant, j’ai besoin de travailler , de temps tranquille pour être une maman bien dans sa peau. Et depuis que je fais au feeling je ne culpabilise plus, et ça s’avère assez reposant 😉

    Courage et réconfort !!

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  26. Ne serait il pas de bon ton de citer l’auteur des illustrations???
    Merci de rajouter:
    « illustrations copyright Quentin Gréban »

    À moins que vous n’ayez pas de problème à ce que votre texte soit lui aussi copié et publié sans vous citer??

    Merci…

    Quentin

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    1. En fait je l’avais renseigné en legende de chaque illustration pendant que la photo chargait et du coup ca n’a pas fonctionné, j’avais oublié cette subtilité de wordpress! J’ai modifié. Bravo pour votre travail les illustrations sont magnifiques.

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    2. Ne serait-il pas de bon ton de considérer la présomption de bonne foi ???
      Que de véhémence et de présupposés de plagiat délibéré dans vos propos… Un petit tour rapide sur le blog et vous constaterez que toutes les sources (littéraires ou autres) sont toujours citées.
      L’erreur et humaine, un petit rappel sympathique aurait été plus approprié…

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  27. A mon avis, ça arrive dans tout foyer et ceux qui le nient doivent être ceux qui n’ont pas les mêmes curseurs sur les VEO ni les mêmes questionnements.. du coup, pas la même culpabilité.
    Enfin, ça n’aide pas tellement de se dire qu’on est nombreu(x)ses à batailler mais on se sent quand même moins seul.
    Une partie du problème réside peut-être dans les fondements éducationnels de notre société qui sont dans le « paraitre » et non dans le « fond » : à l’école, on apprend « des choses », des « faits », et non à réfléchir et à chercher et à trouver, à la question « comment ça va? », qui ose répondre « bof… »? Il est tacitement reconnu qu’il faut répondre « bien, et toi ? » On a « réussi » quand on a un bon diplome, un bon job, un bon salaire… mais ça ne rend pas forcément heureux !!
    Bref, il y a du boulot si on veut se recentrer et se retrouver, se connaitre. Finalement, on apprend trop à vivre ensemble et pas assez à vivre assez soi-même (alors que se connaitre et se supporter permettrait de mieux vivre avec les autres !).
    Je déraille ou quelqu’un se retrouve dans mon bla bla ?

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  28. Oh la la mais cette envie terrible de leur flanquer une raclée parfois… quand tu n’es pas au top de l’energie émotionnelle, tes enfants sont toujours là pour t’achever !
    On vient de passer deux semaines infernales de vacances avec un troizan en opposition systématique à tout, et qui se met à taper et larguer des flopées d’injures quand on accède pas à ses désirs… j’ai eu parfois des envies d’abandon, de collage de gifle, de secouage comme un prunier! Personne ne nous a jamais poussés dans nos retranchements comme ça. Et quand la fatigue s’en mêle, ou toute autre négation de nos besoins fondamentaux, ça devient dur de tenir la barre de la bienveillance envers les autres.
    Ma sophrologue a dit un jour “mais heureusement que vous craquez, imaginez si vous etiez parfaite, la pression que vous leur mettriez!”

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  29. Je vois qu’on te l’a déjà recommandée mais je pense que la formation de Noémie de St Sernin, les clefs de la colère, serait une réponse à ce que tu exprimes dans cet article. Je n’ai pas suivi cette formation et me tâte encore mais tu peux voir sur youtube qu’elle dit que l’éducation positive c’est bien joli mais ce qu’il faut régler avant tout c’est sa propre colère, les émotions que l’on a négligées dans son enfance et qui ressortiront toujours…

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  30. Wahou…… Ce texte me laisse un peu sans voix. Sur la forme, sur le fond. Je ne sais pas par quoi commencer!!!! Pour faire court :
    – MERCI. Pour tout. Maman Poule je t’aime!!!! Vraiment, tu me fais énormément de bien. (moins cher que ma psy en plus!)
    – Tu écris tellement, mais tellement bien. J’ai l’impression que ce texte est l’un de tes meilleurs, les plus aboutis. Et poétique avec ça. Bon sang je vais contacter des maisons d’édition parce que tu mérites d’être publiée, lue, reconnue (et riche. c’est sympa aussi.)
    – Sur le fond, je ne peux qu’être d’accord. Mon fils a bientôt 3 ans, et même si je n’ai jamais eu envie de m’en prendre physiquement à lui dans mes moments de colère, je reconnais cette violence intérieure qui brûle tout. Je me sens démunie. Et ce que tu dis sur l’apprentissage des émotions je me le dis tous les jours. Et, BORDEL COMMENT ILS FONT LES AUTRES? Comment faisaient les générations d’avant? Ou bien souvent les émotions étaient tues, ignorées.
    – Mais quand même, retenons le positif. Je plussoie Oklerdelalune sur le fait que devenir maman, même si je n’étais émotionnellement pas du tout préparée, ça me rend meilleure. Mon fils m’aide à gérer tout ça. Il m’aide à être meilleure! Vraiment. Il m’a permis de me dépasser et de commencer une thérapie.
    Du coup pour finir…. Petits conseils : j’ai décidé de voir une thérapeute ayant fait l’école d’Isabelle Filliozat. Basée sur la bienveillance et la gestion des émotions donc.
    Autrement, je peux te conseiller une naturopathe! Qui travaille aussi forcément sur les émotions!! La mienne m’avait d’ailleurs conseillé d’attendre avant de faire un enfant, de travailler sur mes problèmes. Je ne l’ai pas écouté…. Je pense cependant qu’elle avait raison.
    Je t’embrasse. Ben oui, on ne se connait pas mais un câlin ça fait du bien, même virtuel.
    TU ES UNE MAMAN QUI DECHIRE.

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      1. Oh la la tu me réponds, contente je suis, mais alors, hahaha, traduis moi donc cette énigme…??? A moins que ce ne soit l’œuvre de Mademoiselle Fusée???? 😀

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      2. Mdrrrr pardon Nina, oui c l’oeuvre de ma poche 😂😂
        Merci mille fois pour ton commentaire, c tjrs tellement encourageant de lire ton enthousiasme…. Tu fais partie des lecteurs qui m’encouragent a rêver a mon bouquin et a imaginer que je pourrais y arriver, et en ce mmt ca me travaille bcp donc c tres précieux…
        ❤❤❤

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  31. Oh oui c’est « compliqué ». Parfois. Souvent. Tous les jours. Du lever toujours trop tôt au coucher toujours trop lointain. On voudrait pouvoir faire ça. On voudrait avoir cette unique seconde pour souffler, pour se dire que nous aussi on existe en dehors de ce petit être qui aujourd’hui a décidé qu’il n’y aurait pas de sieste. Ni pour lui, ni pour nous. Alors on repense à toutes les belles théories des livres. Mais il y a la théorie… Et il y a la réalité. Notre réalité. Celle qu’on vit au quotidien. Celle où l’on se rend compte de ce que c’est d’être responsable d’un autre être humain 24/24 et 7/7j. Sans vacances. Sans jours férié. Sans trêve. Jamais. On voudrait faire plus. On voudrait faire mieux. Mais de loin, on ne se rend même plus compte qu’on fait déjà au mieux. Parce qu’on lui donne de l’amour à chaque seconde qui passe. Pas toujours bien. Pas toujours comme on le voudrait. Mais on l’aime de notre mieux. On a envie de le coller au mur ? Oh oui, tous les jours, je plaide coupable.
    Je suis un monstre pour autant ? Non, je ne crois pas. Je suis même sûre que non. Parce que j’aime. Tu es un monstre ? Non, ça aussi j’en suis sûre. Car tu aimes. Les graines d’amour que tu semes aujourd’hui font grandir la femme merveilleuse que tu es.
    Mais j’ai envie de te dire, respecte toi. Écoute. Écoute la voix au fond de toi qui te dit que tu t’oublies parfois trop longtemps. Ne te perds pas en route. Cultive ton jardin. Pour pouvoir offrir de magnifiques arbres à tes filles. Des branches solides sous lesquelles elles pourront s’abriter quand la grêle s’abattra. Tu es une magnifique personne, rare. Unique.

    J’aimerai partager un texte que je viens d’écrire avec toi si tu le veux. Je te laissés mon adresse mail (elodie_defontaine@hotmail.com)

    💜

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  32. Tout est dans le nom d’Instagram : il permet de partager des instants. Moi aussi à l’instant d’avant que mon fils de 2 ans ne décide de trier les myrtilles (bio) que j’ai mélangé à son yaourt (bio) avant de consciencieusement écrabouiller chacune d’entre elle sur le plan de travail et sa tour d’observation Montessori, je pourrais faire une chouette photo de mon beau petit garçon qui mange tout seul son petit dej derrière la jolie verrière de ma cuisine laquée bleu canard.

    Concernant les émotions (et notamment la colère), je pense que la clé réside dans le fait de lâcher du lest. J’ai appris à mettre mon fils dans son lit pour un « temps calme » avec une sélection de livres de son choix quand en fait, c’est nous qui avons besoin d’un temps calme. Ca marche.

    Néanmoins, quand après une journée de 12h à animer des réunions compliquées avec des personnes incompétentes, mon fils ne « veut pas encore sortir du bain » sous peine de cris d’orfraie alors que l’eau est froide, qu’il n’a pas mangé, qu’il est déjà 20h42, et que l’appart = Bagdad, il arrive *parfois* que je m’énerve contre la chair de ma chair (et j’imagine que son père pourrait tenir exactement les mêmes propos). Dans ce cas, l’un (des géniteurs) débarque et demande « pourquoi tu t’énerves ? » et là l’autre répond « putain (et l’enfant répète « putain »), pourquoi je m’énerve ? Bah parce qu’en fait les enfants de 2 ans sont très énervants ! Je suis au niveau 0 des possibles en termes de violence là. » L’enfant pleure. Pas grave, on s’arrête, on respire, on explique « je m’énerve parce que tu as mis de l’eau partout, ça s’est mélangé à litière du chat et maintenant je ne sais plus si je dois passer le balais ou la serpillère. En plus j’ai faim et je sais que je ne vais pas manger tout de suite vu qu’il est 20h43 et qu’il reste tout à faire. » « Mais je t’aime toujours autant, ne pleure pas, aide-moi à essuyer et on fait un câlin. »

    Voilà, tout le monde est à la même enseigne, celui qui ne s’énerve jamais (le Blond par exemple), nous jettera la première pierre. En attendant, félicitons-nous d’arriver à élever des enfants heureux.

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  33. Merci!!!Tellement Merci!!! j’en pleure en lisant ton récit parce que c’est ce que je vis en ce moment avec ma pucinette de 3 ans…quand il m’arrive d’en parler, j’ai l’impression de passer pour une psychopathe…surtout qu’elle est « tellement adorable avec nous »: en gros , c’est moi qui est un problème…chaque jour,elle donne à ma colère l’occasion de m’envahir, me submerger, telle une vague et j’ai l’impression qu’elle s’arrête juste avant que je me noie: autrement dit que je la frappe, car j’ai parfois très envie de lui coller une fessée: maintenant la main est en l’air retenue seulement par un reste de lucidité qui me fait dire que jamais je n’y toucherai même si elle me mord, qu’elle retourne la maison, jette tout par terre…elle a 3 ans… je me rends bien compte que des fois, je lui sers le bras un peu fort…et que ce serait tellement facile de lui faire du mal…de déraper..et à chaque fois, je pense à toi et à la parentalité bienveillante et heureuse et je me demande ce que j’ai loupé, ce que je ne sais pas faire, ce que les autres savent et moi pas…là, elle est en vacances chez ses grands parents et je recharge les batteries…Merci en tout cas pour ce partage de vérité! je me sens pour le coup beaucoup moins seule…

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  34. C’est compliqué tous les jours!!
    Mon petit homme a 3ans 1/2 et depuis ses 2ans c’est vraiment compliqué.
    Moi qui suis de nature calme et posée je n’ai jamais ressenti autant de violence et de colère en moi par moment .
    Il m a permis de découvrir une facette de moi que je peux haïr.
    Je l’aime tant cet enfant tant désiré .
    Et en même temps il m’arrive de penser que l’avoir attendu 7 ans c’était peut être un signe que je n’étais pas en capacité.
    Je me dis aussi que j’ai la chance d’être équilibrée pour éviter de finir dans les journaux et de ne pas l’avoir violenter car oui il y a des fois où, à bout de force, j’aurai voulu lui faire mal.
    Je ferais tout pour lui , je l’aime à en pleurer lorsqu’il me rejette mais j’appréhende chacune de nos journées, chacunes de nos sorties, chaque mot qui pourrait le faire démarrer au quart de tour et partir en crise .
    1 tartine coupée en 4 au lieu de 2, pas les chaussettes là qu’il veut mettre, l’incapacité de gérer la patience, les frustrations,….
    Alors oui on les aime plus que fort mais oui c’est compliqué.

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    1. Je ne sais pas si vous lirez ma réponse, j’espère, je n’ai qu’une chose à vous dire : tout passe.
      Nous avons vécu exactement la même chose avec notre fille, de 2 à 4 ans. Des colères impressionnantes pour tout et n’importe quoi, la sensation de marcher sur des oeufs en permanence et surtout cette incapacité à gérer nos propres réactions face à ces situations. Mais voilà, elle a 5 ans et demi aujourd’hui et ça n’a plus rien à voir, il reste quelques éclats de temps en temps, c’est son tempérament aussi, mais c’est un bonheur au quotidien. Alors accrochez-vous, plein de courage et repensez-y : tout passe, vraiment.

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  35. Ton texte me parle vraiment beaucoup en cette journée particulièrement difficile. Je pense que c’est aussi pour cette raison que je ne suis pas encore prête pour l’IEF. Je n’arrive pas à gérer H24 ma fille (enfin surtout résoudre l’équation de répondre à ses besoins ainsi qu’aux miens et accessoirement ceux de son frère).
    Mais surtout, je pense que la gestion des émotions est assez ressente. On avance de génération en génération, doucement mais surement 🙂

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  36. Ça fait un moment que je lis tes textes que j’adore et je choisis de commenter celui là parce qu’il me parle vraiment. Je, ai 2 enfants de 10 et 8 ans et je m’intéresse depuis 2 ans à l’éducation bienveillante car j’ai du mal à gérer ma relation avec le 1er. Et après des remises en question , des améliorations et de nouveau des crises, du désespoir j’ai l’impression que ça va mieux, et encore c’est fragile.. et quand ça va mieux c’est quand je me sens bien dans ma tête, quand je me sens adulte, quand je suis reposé , sereine, quand je le vois comme mon enfant qui a besoin de moi et non comme un insolent qui me cherche.tu as tellement raison on ne nous apprend pas à être des parents. A aimer vraiment parce que au fond c’est vraiment de ça que les enfants ont besoin. Je croyais bien faire dans ses 1ere années mais en se rebellent il m’a montré que je l’ai mal aimé , qu’il avait juste besoin que je crois en lui, que je lui montre comment il est important pour moi! C’est tellement apaisant quand je sens juste l’amour que j’ai pour lui, quand je regarde ses colères et ses « provocations » avec du recul, que ce sont son langage à lui pour me dire ses émotions. Que j’arrive à ne pas le prendre pour moi, comme une preuve de mon incompétence.ce qui nous fait du tort c’est aussi la pression qu’on se met ou qu’on nous met pour être parfaites. Du coup je doute alors que lui il veut juste sentir que quoi qu’il arrive je l’aime et il est prêt à entendre plein de choses et à coopérer facilement.
    désolée pour la longueur je voulais un peu t’encourager, comme toi tu le fais en nous confiant tes ressentis. Tu n’es pas la seule à ressentir ce que tu décris!

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  37. Ton texte est criant de vérité.
    Je l’ai lu d’une traite, un peu comme en apnée. Et ça m’a donné l’impression que toi aussi tu es en apnée, sous pression.
    Et j’ai juste envie de te demander si tu ne peux pas avoir un peu de relais, de la famille à qui confier tes filles quelques heures pour te retrouver un peu.
    Parce que parfois changer d’air permet de prendre du recul. Et tes filles n’en souffriront pas. Rappelle toi quand tu disais que ta Carrousel était ravie d’avoir passé la nuit à l’hôtel avec son papi lorsque tu pensais accoucher.
    Personne n’a de solution toute faite à te donner malheureusement. On ne se connait pas, mais ton texte me donne envie de te prendre dans les bras et de te dire que ça va aller, que tu n’es pas seule à traverser ces tempêtes émotionnelles. Et surtout tu as le droit de craquer et de passer un peu le relais. Qu’en dit Papa Ours de tout ça? Qu’en disent tes proches qui te lisent?
    Courage, il y aura forcément des moments à venir plus sereins
    ⛈️☁️🌬️🌥️⛅🌤️🌞🌈

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  38. Moi aussi dans « compliqué » j’entends l’horreur, la fatigue, la rage, la tempête qui déchire tout, les larmes, les mais pourquoi que ça se passe comme ça putain !! je pensais être une extraterrestre à souffrir tant de la maternité.
    alors un énorme MERCI pour mettre des mots sur tout ça, pour oser dire à voix haute ce que je pense souvent dans ma tête; je me sens moins seule. tu devrais être remboursée par la sécu ;-).
    bon courage, ne culpabilise pas ( facile à dire… enfin essaie de ne pas trop d’autoflageller au moins hein), car TU ES UNE MAMAN QUI DECHIRE !!!

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  39. Superbe texte, comme d’habitude !

    Dès que nos enfants naissent, nous nous abreuvons de lecture qui nous guident vers le « comment être une maman parfaite d’enfants heureux et épanouis », quel programme ! En effet c’est chouette!
    Mais nous sommes nous, avec notre vécu, notre état d’esprit à l’instant T qui ne nous permet pas de « performer » et d’être au top du top tout le temps.
    Notre vécu justement : personnellement j’ai été élevée avec l’idée qu’un enfant devait « plier » et obéir à ses parents. Il n’y avait pas de discussion, et c’était juste comme cela. C’est ancré en moi, et même si j’aspire à quelque chose de radicalement différent pour mes enfants, lorsqu’ils me poussent dans mes retranchement voilà ce qui ressort : »qui sont mes enfants pour me pousser si loin? » et c’est inévitable, j’ai une réaction que je déteste au plus haut point : je les fais céder…. par quel que moyen que ce soit…

    Il nous arrive de faire des erreurs. Nos enfants nous poussent loin, très loin et souvent trop loin…
    Lorsqu’un geste un peu trop brutal, un mot ou même une intonation de voix dépasse ma pensée, j’essaie de « réparer », et de réfléchir à comment j’aurai pu éviter cela. J’essaie de tendre vers une « meilleure » version de moi…

    Et puis il y a cette idée que nous gâchons le temps qui passe déjà si vite pour des broutilles… et que retiendrons nos enfants de leur enfance? la nostalgie versus la réalité de notre quotidien… un vaste programme aussi 🙂

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  40. Ça fait flipper tellement c est vrai! J’ai deux filles de 21 mois, l une tire (arrache serait plus juste) les cheveux de sa sœur ou les miens, me met des tartes. J ai juste envie de lui mettre une gifle. Je me retiens pour ne pas lui faire mal. Il m arrive de crier fort… et de me détester. Parfois je me demande comment je ne vais pas déraper plus si je perds déjà pied à cet âge là. Et pourtant je les aime. Alors je relis I. Filiozat pour avoir en tête les ressorts qui l anime et les paroles ou attitudes qui pourraient désamorcer et j’espère être un peu meilleure demain. Et je te lis, et je me dis que nous sommes malheureusement humaines mais pas foutues pour autant, pas résignées…

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  41. Merci, merci, merci pour cet article ! Je suis entièrement d’accord avec toi ! Je ne comprends pas pourquoi on ne nous nous apprend rien d’autre que changer des couches et accoucher ! C’est petits bébés sont les adultes de demain à ce que je sache ? Imagine si la sécu payait des cours d’éducation et de gestion des émotions à tous les futurs parents, non seulement on se sentirait mieux mais surtout imagine les économies que l’état ferait lorsque ces petits bébés deviendront adultes ! Je pense qu’on aurait moins de détraqués, moins de malades, moins de burn out.. Oui je sais, ma théorie est utopiste mais c’est parce moi aussi, ca me met en colère de voir que non seulement on ne sait rien mais en plus, on nous ment ! Et quand on ne creuse pas, on a l’impression d’être un parent nul quand on regarde les autres… Et ce qui m’énerve aussi (tant qu’on y est!), c’est que beaucoup de personnes disent qu’en parentalité positive, les parents ne doivent pas être en colère. Mais la parentalité positive, ce n’est pas ça ! Au contraire, on doit montrer à nos enfants qu’on a le droit d’être en colère, on a le droit d’être déçu, d’être fâché… Par contre en effet, nous sommes les adultes, c’est à nous de faire attention afin d’éviter de dire des choses qu’on regretterait. Et quand bien même nos mots dépasseraient nos pensées, un parent à le droit de s’excuser. Sur ce, bonne nuit 🙂

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  42. Je ne commente jamais d’habitude mais là tu as besoin de soutien !
    Évidemment que la grande majorité des parents passent par là !!! Comme l’ont dit d’autres mamans, moi aussi je dis les choses très franchement à mon entourage, que parfois j’ai envie de les « bazarder par la fenêtre » (expression préférée pour décrire ces moments de violence). Et je ne récolte pas autant de regards reprobateurs qu’on pourrait le penser.
    Et, comme toi, oui, l’orage éclate sans s’être annoncé, et en ce moment c’est tous les jours. Je crie, parfois je secoue. Je m’excuse après, je ne suis pas fière, mais parfois la soupape de sécurité lâche et je n’ai pas encore trouvé comment la renforcer !
    Anecdote : quand je suis vraiment hors de moi, je dis parfois à mes enfants que je veux les passer par la fenêtre. Le dire m’évite de sombrer dans la violence physique. Bref, l’autre jour, le papa m’explique que ma fille lui a dit « maman a dit qu’elle veut me passer par la fenêtre. Mais moi si je tombe par la fenêtre je vais me faire très mal ! ». Voilà donc je me souviens qu’ils enregistrent tout, et PARFOIS ça me donne juste le petit surcroît de volonté nécessaire pour me calmer…
    Courage à toutes les mamans ! On fait du mieux qu’on peut pour le travail le plus difficile !

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  43. Je ne sais pas si la qualité d’un blog se mesure à la qualité des commentaires qui y sont laissés mais, personnellement, je m’enrichis énormément de la lecture de vos articles, mais également de la lecture des commentaires qui y sont déposés : vous semblez avoir réuni autour de vous une communauté bienveillante et éclairée qu’il est agréable de retrouver au détour d’un article. Quel bonheur et que soulagement de se sentir ensemble, dans ce voyage tumultueux que sont les premières années d’un petit être…
    De mon côté, la lecture de Margaret Paul, qui évoque l’enfant intérieur qui est en nous et qu’il faut tenter de guérir et de consoler, a ouvert la voie à une meilleure compréhension de mes émotions (à défaut de parler de maîtrise).
    http://apprendreaeduquer.fr/guerir-son-enfant-interieur/
    Lorsque j’écoute cet enfant intérieur, que je tente de le comprendre, lorsque je lui parle comme je parlerais à mon fils en pareille circonstance, avec douceur, empathie et bienveillance, alors je m’apaise et j’apprivoise tout doucement mes émotions. Ainsi, en « situation de crise », il faut que je m’efforce à prendre en charge deux enfants : mon fils de deux ans et l’enfant intérieur qui est en moi et que je ne dois surtout pas oublier, pour éviter que les choses dérapent et que la colère prenne le dessus…

    Encore merci pour vos écrits et vos partages. Courage !

    PS : lueur d’espoir : aujourd’hui, les émotions font bien partie du programme scolaire. Ca avance. Tout doucement, mais ça avance !

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    1. C’est vrai que je me fais tout le tps la reflexion et le dit a mes proches, que jai vrmt bcp de chance d’avoir une « communauté » aussi bienveillante, interessante, pleins d’amour et d’expérience et de réflexions a partager, c’est un vrai bonheur ! ❤

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