Maternage & Parentalité positive

Allaiter un bambin : l’ABCDaire

Devenir mère n’est alors qu’un projet, mais lorsque j’y pense, je me dis que je ne veux pas allaiter ; imaginer qu’un bébé tète mes seins me dégoute d’une façon que je ne m’explique pas et je n’en vois pas de bénéfices particuliers, surtout si c’est pour le faire à contrecœur.

Enceinte pour la première fois, je m’informe et me découvre finalement l’envie forte d’allaiter ma fille, mais l’idée de donner le sein non nourricier pour réconforter, endormir ou apaiser me heurte. J’envisage l’allaitement comme un moyen de nourrir mon enfant avec un lait parfaitement adapté pour elle, en résonance au syndrome de la Mère Parfaite que je contracte doucement mais surement. Je choisis d’essayer d’allaiter 6 mois, comme préconisé par l’OMS.

J’allaite ma fille de quelques semaines en tentant tant bien que mal de me défaire de mes conditionnements ; il est difficile pour moi d’oublier les notions d’horaires et d’intervalles, d’être à notre écoute instinctive à toutes les deux plutôt que dans l’analyse, de ne pas chercher à orchestrer cette belle machine qui n’a pourtant rien à gagner à mes interventions.

Je refuse qu’on m’impose de m’isoler mais j’ai souvent le réflexe de me planquer derrière un lange pour allaiter alors que je ne suis pas pudique, car je me sens regardée, différente et obligée.

Je me rends à ma première réunion Leche League avec mon bébé de 4 mois et je dois faire un effort conscient pour ne pas être choquée de cette image à laquelle je n’ai jamais été confrontée dans ma vie : des bambins qui marchent, jouent et même parlent et qui tètent.

Je côtoie des femmes qui allaitent sans y penser et n’importe où sans pour autant qu’il s’agisse de s’affirmer ou de militer, juste de vivre en harmonie avec leur enfant dans un monde pensé pour les adultes et doucement mon paysage mental s’ajuste.

Je rencontre des femmes qui ont allaité un ou plusieurs enfants pendant plus de 3 ans, des femmes qui ont donné le sein au bébé d’une autre, des femmes qui endorment leurs enfants d’âges différents au sein en même temps, et sans y penser ma normalité est redessinée. Avec elle, mes questions s’évanouissent, si ce n’est que je ne sais plus comment je pourrais m’occuper d’un bébé sans l’allaiter.

J’allaite mon deuxième bébé devenue bambin (19 mois à l’écriture de ce billet) n’importe où, sans y penser, sans me questionner, sans me cacher ni militer et je suis devenue celle qui bouscule la normalité de mon entourage. Ce n’est pas l’objectif, mais si au passage d’autres mamans (ou futures mamans) cheminent et apprivoise leur allaitement en me voyant évoluer dans leur paysage mental, c’est magique.

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Superbe illustration de Julie Martial faite spécialement pour Happynaiss 🙂 🙂

 

Allaiter un bambin, l’ABCDaire

(oui je sais, y’a pas toutes les lettres, rhooooo)

 

A comme ACROBATIQUE

Si avec un nourrisson la position est souvent importante pour éviter douleurs et lactation insuffisante, avec un bambin c’est fête du slip, tête à l’envers et pirouette cacahuète. La Fusée est incapable de tenir en place quand elle tète, sauf à l’endormissement (et encore!).

allaitement bambin

 

B comme BIZZARE BESOINS

Bien que « les gens » trouvent en large majorité qu’elle « est trop grande pour téter » (on ne dit pas « c’est bizzare un grand qui tète, on dit « j’en avais jamais vu avant »), jusqu’aux 3 ans de l’enfant le lait reste un aliment de base et parfaitement adapté à ses besoins nutritionnels. Personne n’est choqué d’un enfant que 2ans ou 3 ans qui prend son biberon, si ?

C comme CÂLIN

Plus l’enfant grandit, et plus on observe nettement la différence entre les tétées alimentaires et les tétées-câlins, un moyen magique de s’apaiser, de se réconforter, un moment délicieux de pause et de tendresse partagées. Et un super moyen de faire taire le gosse quand tu veux parler 5 min au téléphone dans le calme (« allez viens téter et tais toi »).

D comme DODO

Allaiter un bambin, c’est avoir une arme ultime pour l’endormir et le rendormir… D’ailleurs, quand Papa Ours invoque le sevrage, je l’informe qu’il sera en charge de gérer les réveils nocturnes de sa progéniture si je ne peux plus l’allaiter ; bizarrement, cela devient tout de suite moins urgent de la sevrer. 😉  Allaiter un bambin, c’est aussi avoir une petite arme pour le rendormir au matin et gratter une mini grasse-mat le week-end. C’est ainsi que je n’ai encore jamais connu les fins de nuit à 5h30 telles que je les ai connues avec la Carrousel sevrée, thanks boobs.

E comme EVOLUTION

On n’allaite pas un bambin comme un nourrisson…  L’enfant devient capable de se passer du sein en notre absence (et tète comme un maboule drogué en manque de sa came à notre retour). Les tétées varient en durée selon le moment de la journée, l’ambiance, le besoin, les stimulations extérieures… Et un petit coup de tétou de 10 secondes par ci quand il se blesse, et 1 heure de tétée par là pour s’endormir le soir…

F comme FATIGUE

Oui, 19 mois de tétées nocturnes, ce n’est pas toujours reposant. Surtout quand il y en a 12 par nuit et que je me réveille au matin avec les fesses de la Fusée sur la tête, son bras sous ma nuque et des courbatures partout. Mais je crois que je prefère cela aux multiples levés nocturnes, réveils-tétine et autres bouts de nuit passés au pied du lit à attendre que l’enfant se rendorme. Surtout, je préfère cela aux heures d’éveil sans fin de la Carrousel, passées à lui réciter des litanies de « machiin chose truc fait dodo » dans l’espoir de l’hypnotiser de sommeil. #traumatisée

G comme GRANDIR

Contrairement à certaines idées préconçues, allaiter l’enfant « longtemps » ne l’empêche pas de grandir et de devenir indépendant. En ma présence, la Fusée téte et recherche mon contact quand elle a besoin de se rassurer… Autrement elle est exploration et dévoration avide du monde !!!

I comme IMMUNITE

 » Même après six mois, le lait maternel contient encore des protéines, des graisses et d’autres éléments qui sont importants et appropriés pour la nutrition, et qui répondent aux besoins des bébés et des enfants. Le lait maternel contient encore les facteurs immunologiques qui aident à protéger l’enfant, même s’il a 2 ans ou plus. En fait, certains facteurs immunologiques du lait maternel sont présents en plus grande quantité pendant la deuxième année que pendant la première. Ce qui est une bonne chose dans la mesure où les enfants de plus de 1 an sont en général exposés à plus de sources d’infection. Le lait maternel contient aussi des facteurs de croissance qui contribuent au développement et à la maturation du système immunitaire, ainsi qu’à celle du cerveau, des intestins et d’autres organes ». (La Leche League)

Pas mieux à ajouter 😉 😉

L comme LIEN.

Ben ouais, pas de mamou, pas de tétou, c’est imparable (sauf à téter la voisine). Ca rassure mon petit coeur de maman d’avoir cette place que personne ne peut me prendre, pas même Super Papou qui la fait hurler de rire et qu’elle réclame à corps et à cris dès le matin  (dès qu’elle a fini de me vampiriser le nichon, j’entends).

N comme NÉGOCIATIONS

Pas besoin d’attendre le Fucking Four pour négocier… Avec un bambin, on peut commencer à négocier ou différer les moments de tétées, de même que la façon de la réclamer. Ici, je demande à la Fusée d’arrêter de me déchirer le t-shirt en hurlant, de même que je n’aime pas qu’elle me saute sur le sein sans mon accord alors que je ne suis même pas prête. Généralement, elle me demande donc « tétée ‘peuplée ?? » avec son petit air unique dédié à cette question, et quand elle voit que je m’installe, elle éclate d’un rire ravi. Mais quand c’est non ou pas tout de suite, elle est moins ravie…. vous sentez l’euphémisme ?

R comme RETROUVAILLES

La tétée de retrouvailles après quelques heures de séparation, notamment à la crèche, est l’une des plus délicieuses pour moi. Une Fusée câline et presque calme au sein, ça se déguste. D’ailleurs c’est simple, à mon arrivée la Fusée n’a qu’un mot, c’est bien-sûr TETER.

S comme SEVRAGE NATUREL

Le désintérêt spontané de l’enfant pour le sein intervient généralement entre ses 2 ans et ses 4 ans, 6 ans au plus tard. (Equarquillement effaré de mes interlocuteurs dans la vraie vie, 6 ANS MAIS CA VA PAS ELLE SERA A L’ECOLE PRIMAIRE !!!!!). Si on souhaite un allaitement non-écourté, on laisse donc l’enfant nous guider sur le moment pour lui d’arrêter de téter. Cela peut surprendre quand ça arrive avec naturel, après des années d’aventure lactée! C’est mon souhait aujourd’hui avec la Fusée, advienne que pourra, on verra ce que la vie nous reserve ! (Et de toutes façons même si je voulais la sevrer, elle ne se laisserait pas faire comme ça la junkie).

 

❤ Belle aventure lactée à toutes les mamans dont c’est le souhait ! ❤

 Et n’oubliez pas de vous entourer des bonnes personnes, c’est VITAL…

Par « bonnes », j’entends compétentes, bienveillantes, soutenantes et disponibles…

 

 

 

 

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25 réflexions au sujet de « Allaiter un bambin : l’ABCDaire »

  1. j’adore ! juste petite coquille : le sevrage naturel c’est plutôt entre 30 mois et 7 ans 😉
    2 ans 7 mois d’allaitement pour ma grande, 10 mois pour mon petit, 5 mois de co-allaitement. Co quoi ?? si je savais que je voulais allaiter avant d’avoir des enfants, pour moi c’était clair que l’aîné se sevrait pendant la deuxième grossesse… ben non !!

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  2. You rock !! J’apprécie d’avoir la vision que tu avais de l’allaitement au début et le cheminement qui t’as fait changer d’avis. Pour ma part je voulais allaiter sans trop savoir l’expliquer, et si j’avais écouté ma mère j’aurais renoncé… Belle-maman a été là pour moi, et même si elle aurait eu envie au début de jeter l’horloge par la fenêtre pour que j’arrête de contrôler, elle a attendu sans me brusquer que j’ai le déclic de me deconditionner des instructions délivrées à la clinique. Ce jour là j’ai donc déchiré le cahier où je notais scrupuleusement les heures de tétées et quel sein. J’en suis aujourd’hui à plus de 6 mois d’allaitement sans prise de tête et c’est un réel bonheur ! Pour les warriors de l’allaitement, j’ai découvert ça par ma nouvelle collègue de bureau, maman allaitante d’un enfant de presque 4 ans et demi. Un soutien de plus, et dans la sphère professionnelle… cette dernière (la sphère professionelle) n’etant pas toujours bienveillante, cela m’a beaucoup aidé. Pour finir super article, merci !

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  3. Coucou merci je me sens moins seule, j’ai 27 ans, j’ai allaité mon 3 ans 7 mois et ma deuxième tète encore à 15 mois 🙂 mais voilà, je bosse de 8h à 19h et je le sens vraiment vide des boobz ces derniers temps, je prends optimizette en pilule et marylou tète 2 fois par jour c’est tout, au retour du boulot et au coucher….comment faire pour relancer la lactation ( il faudrait peut-être que j’arrête de passer ma vie au taff mais pas le choix..malgré les remarques dites et non dites qu’on peut bien me faire…) dois je arrêter cette pilule? On ne veut surtout pas de petit troiz..énergie et couple k.o………….super article en tout cas, merci d’exister!!

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    1. Au lieu de la pilule : j’ai un stérilet au cuivre sans hormones. Très contente ! Aucune interaction avec l allaitement, et économique en plus.
      Pour répondre à Happynaiss : en Belgique nous avons le droit aux pauses d allaitement pour tirer le lait que Jusqu’au 9 mois du bébé. Au début je me disais « mince mon allaitement va s arrêter » car j entendais beaucoup de maman dire que leur allaitement s est arrêté dès qu elles ont repris le boulot ou arrêté de tirer leur lait. Mais en fait c’est vrai pour les plus petits bébés, mais mon expérience c’est qu’à partir de 9 mois la production supporte de longues pauses dans la journée et l’absence de pauses d allaitement n a pas chez moi causé l arrêt de la production. Certes pour mes 2 bébés de actuellement 10 mois et 3 ans, il y a – et avait pour le plus grand – toujours quelques tétés nocturnes de demi-sommeil pour maman et bébé, en plus du matin et du soir.

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    2. N’hesite a pas à te mettre en contact avec la leche league, ils te répondront très rapidement à toutes tes questions. Personnellement j’ai allaité ma fille 25 mois, j’ai eu une baisse de lactation au début et les monitrices de la LL m’ont vraiment aidées et soutenues et à 10 mois j’ai été hospitalisée et super medicamentee pendant une semaine et une fois de plus j’ai été aidee et soutenue par la LL pour pouvoir poursuivre mon allaitement pendant cette période plus compliquée.

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  4. Super article, je nous y ai retrouvés mon Boud’chou et moi.☺️ Il a 22 mois et moi aussi je souhaite l’allaiter jusqu’à son sevrage naturel ! Ici il tète essentiellement matin et soir (quand je travaille, sinon ici aussi tétées câlin, tétées dodo…) et certaines nuits quand il fait un cauchemar ou qu’il est malade, ce qui est assez régulier en ce moment. 😕 Pas facile tous ces réveils nocturnes, surtout qu’avec le boulot je me lève à 5h45 pour pouvoir avoir un peu de temps pour moi et pour ensuite lui laisser du temps pour téter !! Mais bon, je ne regrette pas, ce sont vraiment des temps privilégiés avec nos petits comme on en aura peu par la suite quand ils vont grandir !! ☺️ Merci pour ton article en tout cas, je l’ai lu avec grand plaisir !

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  5. Merci pour cet abécédaire lacté, j’adore ! Pour ma part 30 mois et 1 jour d’allaitement, également 6 mois dans mon projet initial. Première année difficile, des soucis de son côté (césarienne pour cause de siège avec cordon autour du corps, cordon très aminci par efforts vains pour se retourner => petit poids, puis intolérances, reflux, etc), et moi trop fixée sur l’horloge et les quantités, j’ai mis très longtemps à me détacher des consignes de ma sf. Alors même que je n’avais pas vu celle-ci depuis les 5 jours de ma poulette et que j’avais conscience de ses limites. Bref. Tellement perdue et déprimée que j’en ai même oublié tout ce que je savais et souhaitais depuis longtemps, avant même sa conception : peau à peau, écoute du rythme du tout-petit, etc. J’ai longtemps eu du mal à entrer vraiment en relation avec elle. Echec de mes tentatives répétées de sevrage, la petite refusant avec moi (bien sûr sans problème avec la nounou) le biberon et les contenants autres en général, ainsi que les quantités « normales » de solides. Donc on a gardé les tétées. Aujourd’hui je l’admire d’avoir résisté et l’en remercie, ça a fortement contribué à ce que nous puissions enfin tisser des liens harmonieux, et crois que j’en profite bien mieux à présent de manière générale. Petite compensation des crispations inhérentes au terrible-two! Et je pense qu’on ira au sevrage naturel, ou au moins 3 ans 1/2-4 ans, je vois à quel point elle en a besoin et ça la construit. Par contre à ma grande honte je ne parviens pas à l’allaiter en public à de rares exceptions près. Je crois que cela m’aurait aidé de fréquenter d’autres mam’allaitantes au long cours et décomplexées. Je le ferais en cas (peu probable) de 2e, et commencerais par faire appel à une doula particulièrement au point sur la question, quelque chose me dit que ses conseils seront certainement plus axés sur un lien naturel et instinctif que ceux de la plupart des sf.

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  6. J’ai adoré l’article
    Je me demande aussi à quel moment je pourrais arrêter(je sent de moins en moins l’envie d’arrêter)
    Au début je m’étais dit je vais me donner les 6 mois comme objectif, on les a dépassé et je me dit on va essayer de tenir jusqu’à ses 9 mois ce qu’en soit n’est pas difficile vu que bb est avec moi à la crèche et que on a continué l’allaitement un peu à la demande même si je dois m’occuper des autres enfants. Le plus dur c’est effectivement les autres, ceux qui pensent avoir la science infuse et qui te regarde avec des grands yeux quand tu dit que t’allaites toujours et qu’en plus bb ne prend pas de tétine 😱 sacrilège.
    J’essaie de ne pas les écouter mais c’est dur.
    Merci pour ce beau article et pour tous les autres

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  7. Merci pour cet article. L’allaitement d’un bambin c’est juste magique et magnifique.
    J’aurais rajouté que l’allaitement c’est -en plus de tout ces bénéfices que tu décris – économique et très écologique (production locale, pas de déchets, pas de plastic, etc.). On oublie parfois d’énumérer ces bienfaits.
    Par rapport à ce que tu dis sur les recommandations de l’OMS : l’oms recommande 6 mois d’allaitement exclusif, mais recommande également fortement l’allaitement d’un bambin jusqu’à au minimum 24 mois, plus si l’enfant et la mère le souhaitent. Cet aspect est également souvent oblitéré pour des raisons culturelles chez nous. Je m’efforce de le rappeler dans mon entourage (collègues, famille, amis) car clairement les gens ne le savent pas… La désinformation est grande…

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  8. Merci pour cet article!
    Maman d’une petite fille de 12 mois qui refuse d’etre sevré je trouve du réconfort dans vos mots. Je ne souhaite pas la sevrer brutalement, je l’encourage car par choix personnel j’aimerai arrêter mais mon amour pour elle et ma bienveillance primeront.
    Alors merci de m’aider à tenir!

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  9. Merci beaucoup pour ce bel article. Je suis maman d’une petite fille de 7 mois et ça fait 7 mois que je me bat pour préserver mon allaitement qui se passe merveilleusement bien entre ma fille et moi. Pour les médecins elle ne prend pas assez de poids et me disent d arrêter de l allaiter, qu’elle grossira plus avec le lait artificiel car elle ne doit pas téter correctement au sein. Au passage à l’alimentation diversifiée elle n’a pas plus grossit. Je suis sûre qu’elle est comme son père et qu’elle est de nature à prendre peu de poids. Elle est extraordinaire, souriante en avance dans la motricité fine, une vraie pipelette. Pour moi elle va bien, c’est tout ce qui compte, notre relation est merveilleuse. Mais je me bat pour le préserver car ils ont même fait douter le papa de qui je n’avais plus le soutien. Entre les premiers jours de vie où on nous imposait à toutes les deux les heures de téter, les positions… et pour en rajouter une couche (de caca!) mon employeur m’a refusé le droit de tirer mon lait sur mon lieu de travail. C’en fut trop je me suis fait mettre en arrêt maladie avant même de reprendre mon travail après le congé maternité pour pouvoir vivre auprès de ma fille, l’allaiter et qu’on nous foute la paix. Il est difficile d’imaginer que ce que je viens de vous raconter se passe en France en 2019! Alors pour l’instant nous profitons l’une de l’autre et elle a toujours ses tétés où elle aussi comme la Fusée rigole quand elle est voit! C’est vrai qu’il est important d’être bien entourée et de se faire confiance. Bonne aventure à toutes.

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  10. Bonjour,
    J’aime beaucoup vous lire !
    Petite correction l’OMS recommande un allaitement minimum de deux ans et la période des six premiers mois exclusivement au lait maternelle.
    Bien cordialement

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  11. Maman d’un bébé prématuré, en retard de croissance in utéro, je dois beaucoup au personnel hospitalier de m’avoir aidée à mettre en place un allaitement qui a duré 15 mois. Une équipe pro allaitement à l’écoute, patiente et disponible.
    Mon bébé s’est sevré tout seul, sans problème pour nous deux.
    Je me rappelle avec tendresse les tétées nocturnes dans la pénombre et le silence, son efficacité à la sortie de la maternité sans aucune douleur.
    Mon seul regret, ne pas avoir pris de photo de nous deux…
    Merci pour cet article, ça me tire une petite larme de nostalgie.

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  12. Très bel article.
    J’ai toujours voulu allaiter et je m’étais aussi donné 6 mois comme objectif.
    J’ai trouvé si bizarre ces mamans allaitant des bambins à ma première réunion LLL, que je me reconnais dans ton texte. Maintenant, comme toi, ça me semble juste normal!
    C’est fou comme nos regards évoluent avec nos expériences.

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  13. Merci pour ce bel article. Je me reconnais beaucoup dans ton cheminement. Même si j’ai toujours voulu allaiter, je me voyais allaiter 6 mois pas plus. Finalement j’ai allaité le premier presque 11 mois et le deuxième est toujours allaité à 20 mois. Par contre, mon dilemme est qu’on aimerait un petit troisième, mais je n’ai pas encore eu mon retour de couches, je suis partagée entre l’idée de sevrer mon p’tit loup pour tomber enceinte et faire preuve de patience et attendre que mon fils se sèvre de lui-même mais comme tu le dis ça peut prendre du temps et en même temps je ne voudrais pas trop d’écart. Arfff c’est compliqué, et ça fais quelques mois que je n’arrive pas à me décider. En même temps, j’aime aussi ces instants calins.

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    1. Pas forcément besoin d’arreter d’allaiter 😉 Je suis devenue enceinte après 17 mois d’allaitement et sans retour de couche. Par contre, je pense que cette grossesse signera la fin de l’allaitement avec mon petit gars car j’ai beaucoup moins de lait!

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      1. C est une question compliquée. Ca peut marcher, oui, mais disons que l allaitement ne facilite pas pour tomber enceinte. J avais eu beaucoup de mal à tomber enceinte pour le 1er (3ans d attente + 9 mois de grossesse avant d avoir bébé dans les bras). Donc pour le 2 eme, le dilem était grand : continuer à allaiter le 1er après 18 mois (en sachant que c était un accro du sein) ou arrêter pour laisser une chance à une éventuelle grossesse en sachant que c était pas gagné d’avance. Je me suis tournée vers la leche league, ils m’ont informée, soutenue dans ce dileme. On a arrêté les tétés de la nuit (ce sont celle là apparremment qui bloquent le plus le cycle). Je suis allée chez un ostéo (parce que je n’étais pas prête psychologiquement à un deuxième cycle de traitement de fertilité). Je sais pas ce qui a fait le plus d effet, mais le mois d après j étais enceinte, sans avoir dû (complètement) arrêté l’allaitement. Cela s est arrêté tout naturellement pendant la grossesse, mon enfant ne trouvait plus le lait bon, et il préfèrait son biberon collé à moi. (A la naissance du 2eme il a voulu encore goûter un peu quelques fois) Courage à ceux qui sont devant le même dilemme. Peut être que LLL peut vous conseiller, en fonction de votre cas.

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  14. J’ai allaité mes 3 enfants et le dernier jusqu’à ses 3 ans. Malgré les discours de certaines personnes « bien pensantes », j’ai continué ce qui me semblait tellement naturel. Je me dis juste que c’est dommage qu’il n’y ait plus vraiment de transmission entre femmes de ce geste si naturel. Avant, les mères, grands-mères, cousines ou voisines montraient aux jeunes mamans les gestes et les positions qui permettaient un allaitement optimal. D’ailleurs, je vais écrire un article sur ce sujet. Perso, dans ma famille et ma belle-famille, l’allaitement c’est normal donc j’ai pu avoir de très bons conseils. L’allaitement permet une complicité et une connexion merveilleuse entre nous et nos amours. J’ai adoré et j’espère avoir transmis cela à mes 3 amours.

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  15. J’adore pour le sevrage, même chose ici avec mon mari. Ok, pas de soucis pour le sevrage, tu gère les nuits alors ! Bon il est bien revenu à la charge une fois ou deux mais préfère sa tranquillité la nuit visiblement 😅

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  16. Très chouette article dans lequel je reconnais beaucoup mon propre cheminement. 14 mois d’allaitement au compteur ici… Je n’ai cessé de repousser la date de sevrage prévue. À présent je n’en ai plus vraiment… même si j’aimerais, comme Lisa, un retour de couches qui permettrait une nouvelle grossesse. Mais je vis plus au jour le jour, et on verra où cette belle aventure nous mène !

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  17. Super article comme à chaque fois!
    Je me retrouve dans chaque mot de celui-ci, j’en suis à bientôt 25 mois d’allaitement, quand je rentre du travail son premier mot après maman c’est Tétée!!! Que j’apprécie ce moment-là si câlin… par contre parfois c’est Quand même pas facile : les tétées qui durent qui durent, le sevrage nocturne parce que quand même presque 2 ans sans vrai nuit c’est dur…. mais franchement je referai pareil pour le 2ème parce que c’est vraiment le meilleur pour nos enfants! Et franchement moi qui assume pas trop en général, je l’allaite partout et tant pis pour les autres si ça les dérange!!
    Merci encore 😊

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