VDM (Vie de Mum)

Comment calmer un bébé qui pleure ? (2/2)

Hello les parents !

C’est vendredi, le travail c’est fini jusqu’à lundi, youpiiii ! CONFETTIS !

Dans la série « gérer les pleurs des nourrissons », je demande l’article final !

Pour rappel, ici je vous ai parlé des possibles raisons pour lesquels votre bébé pleure et ici je vous ai donné déjà 15 pistes d’apaisement. On continue aujourd’hui avec 20 astuces et pistes supplémentaires à explorer, toujours avec les nouveau-nés ; bien-sûr certaines techniques restent efficaces avec les plus grands bébés, mais avec le temps les parents développent leurs propres astuces, les bébés se font beaucoup mieux comprendre et tout le monde se sent beaucoup moins démunis que les premiers mois, et donc les parents sont beaucoup moins susceptibles de se retrouver en pyjama sur Google à 3h du mat à taper « bébé n’arrête pas de pleurer » et de tomber ici  :).

Non, après ils tapent plutôt « quoi faire quand mon enfant se roule par terre », « bébé 16 mois ne marche pas est-ce normal ? ou « bébé ne mange que des pommes de terre carrés » 😉

Allez go !

1.    Le chant diphonique

Dans mon précédent article, je vous ai laissé avec la piste du chant, de la berceuse. Sur l’astuce d’une copinaute de galère, je vous livre son astuce du chant diphonique expliquée dans cette courte vidéo.

Je ne peux pas vous faire de retour personnel, mais je pense que c’est une variante qui peut être très utile et une occasion de développer ses talents en chant (ou de s’en inventer…).

 

2.    Les mots / phrases répétitives

Ca, c’est ma technique Monica Gueller ; un midi en congé maternité, j’étais tombée sur un épisode de friends où Monica berce le bébé de Rachel en répétant en boucle « le bébé, le bébé, le bébé, le bébé… » . L’après-midi même, Bébé Carrousel pleurait et je n’arrivais pas à l’endormir (je l’ai déjà dit que à cet âge là, bébé qui ne dort pas = bébé qui pleure beaucoup, non ?). Comme je n’étais plus à une technique ridicule près (si vous me lisez depuis , vous savez qu’à cette époque je me retrouvais régulièrement en culotte en train de faire des squad au son du tire-lait à 3h du mat), je me suis lancée dans la technique Monica, avec succès !

Plus tard, j’ai réitéré l’expérience en changeant les mots (on s’amuse comme on peut) et ça marchait plutôt bien. Mais, c’est comme tout avec Bébé Carrousel, il ne faut pas abuser des techniques et varier les plaisirs, sinon après ça ne marche plus. Elle aime être surprise cette enfant…

 

3.    Bruits blancs

On reste dans la gamme des bruitages et vocalises en tout genre avec les bruits blancs qui ont le don de calmer les bébés bébés généralement : aspirateur, sèche cheveux (mon expérience ici !), tire-lait, « chhhhhhhh » appuyés avec la bouche. Il existe même des machines portatives qui produisent ces bruits blancs !

Essayez, ça ne coûte rien, ça casse un peu la tête, mais toujours moins que des hurlements stridents !

Avec aspirateur = 2h de sieste + mal de crane modéré + facture d’électricité en hausse  

Sans aspirateur = 1h de bercement + 20 minutes de sieste + mal de crâne intense + sciatique

 A vous de voir  l’équation que vous préférez  🙂

19 Le bain enveloppé

La dernière fois je vous ai parlé du bain pour détendre un bébé inconfortable et contribuer à son apaisement mais j’ai oublié de vous parler de la variante du bain enveloppé.

C’est un mix entre la solution du bain et celle de l’emmaillotage : on déshabille bébé sur la table à langer et on l’emmaillote dans un lange (vous savez, les langes en coton pour les blurp et les vomis) ; avec le lange, vous ramenez ses bras le long de son buste ou croisés sur son ventre. Comme tout emmaillotage, l’objectif est de rassembler et contenir le bébé, pour qu’il sente les contours rassurant de son corps. On le plonge ensuite dans l’eau avec le lange et on enlève doucement celui-ci dans l’eau, juste avant de sortir du bain (car si on le sort du bain enveloppé dans un lange trempé, c’est crise assurée).

C’est vraiment une bonne piste pour les bébés qui ont besoin d’être beaucoup rassurés et le bain enveloppé est utilisé en maternité avec les prématurés depuis des années. N’hésitez pas à donner les premiers bains de cette façon, surtout si vous voyez que votre bébé à l’air un peu apeuré, s’il crie sur la table à langer quand vous le déshabillez etc..  

Je vous met en lien cette petite vidéo qui a été diffusée aux maternelles sur le sujet, où vous pouvez voir une démonstration. 

20   Des gestes doux mais assurés

Au-délà de la technique du bain enveloppé ci-dessus, je vous invite à regarder les gestes de la puéricultrice de la vidéo pendant toutes les manipulations : ce sont des gestes calmes, doux mais fermes et assurés en même temps, avec les miens bien à plat, bien contenantes. Je vous ai déjà parlé de l’importance de la façon dont on touche et porte bébé, de ce qu’on transmet dans nos gestes et je trouve qu’ici c’est un bel exemple de manipulation respectueuse et rassurante.

Que ce soit au moment du bain, des changes, des repas, du coucher ou simplement de porter bébé dans ses bras, ce genre de geste va contribuer à son calme alors que des gestes brusques, hésitants, du bout des doigts ou manquant de douceur vont stresser bébé. Ce n’est pas forcément évident au départ d’avoir des gestes assurés, on est tous plus ou moins maladroits, à ne pas savoir comment sortir bébé du berceau, comment lui changer sa couche, comment lui mettre son sérum phy… Mais dès le départ, on peut garder en tête ces quelques principes :

–       Avant toute manipulation ou soin,prévenir son bébé et s’assurer qu’il nous a vu : c’est très déstabilisant et inquiétant pour un nouveau-né d’être, par exemple, sorti de son berceau sans avoir vu la personne approcher, de recevoir du serum phy dans le nez sans s’y attendre, etc. Regarder bébé, le prévenir avec une petite phrase, lui montrer éventuellement ce qu’on va faire, cela l’aide à organiser son monde et c’est aussi poser les bases du respect de son corps. En effet, un bébé est extrêmement vulnérable et dépendant de ses parents pour tous les soins et c’est très important que les parents respectent le corps de leur nourrisson dès la naissance. J’en reparlerai concernant les bébés qui grandissent, mais chez les nourrissons cela passe par des gestes doux pendant les soins et le portage et toujours en lui expliquant.

–       Penser à poser au maximum les mains bien à plat sur le corps de l’enfant plutôt que d’enfoncer les doigts dans son corps

–       Si on a les mains froides, les chauffer sur un radiateur ou sous l’eau chaude

–       Pour prendre dans ses bras un nourrisson allongé sur le dos (dans son berceau, sur la table à langer) de façon physiologique et rassurante vous pouvez :

o   Soit passer une main ses épaules et sa nuque pour soutenir la tête, puis l’autre main sous sa base (ses fesses, en gros). Une fois en position, vous pouvez vous pencher pour rapprocher votre corps du sien et seulement à ce moment là le porter, pour le rassurer davantage.

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o   Soit glisser votre main et votre avant-bras sous lui, pour le faire basculer un peu sur le côté dans votre autre main, et pouvoir le soulever a plat ventre sur votre bras.

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Vous avez donc compris que ce que je veux dire, c’est que porter un bébé comme un sac à patate en le tenant sous les aisselles, ce n’est ni rassurant ni physiologique, je vous l’avez détaillé ici.

21   Masser

On reste dans le toucher avec le massage ; j’ai écrit un long article sur le sujet, donc je vous y renvoie. En substance, il faut savoir que le massage à de nombreuses vertues, notamment pour développer une relation maman-bébé parfois mise en péreil lorsqu’il y a beaucoup de pleurs, mais que c’est une technique à apprivoiser, surtout du côté du bébé ! Il faut donc le faire très progressivement et très régulièrement pour que cela devienne une technique d’apaisement. Vous pouvez facilement commencer avec le massage des pieds qui est le mieux accepté ; bébé Carrousel qui pleurait beaucoup à la sortie du bain se calmait très vite et regardait dans le vague avec plénitude dès que je lui massais les pieds. Là encore, les gestes doivent être assez appuyés pour ne pas chatouiller ! Pour les douleurs digestives et la constipation, on pourra vous recommander de masser le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. En cours de massage, j’ai également appris un autre geste qui soulage en cas de constipation, c’est le I Love You :
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Mais attention, le ventre est un endroit difficile à apprivoiser et ce serait tout à fait normal que votre bébé hurle encore plus quand vous essayez de lui masser le ventre ! C’est à tester, et si ça ne marche pas vous pouvez tenter d’apprivoiser le massage du ventre en pratiquant régulièrement. 

Vous pouvez masser avec de l’huile végétale bio 1ere pression à froid ou avec du liniment, tout simplement  🙂

22           Un calin peau à peau

Encore et toujours du côté du touché, vous pouvez refaire à la maison des séances de peau à peau pour essayer de calmer un bébé inquiet ou qui a besoin de beaucoup de contact.

Chauffez bien la pièce, laissez bébé en couche et vous torse-nu et faites vous des câlins comme ça  🙂

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J’ai tenté une fois avec Bébé Carrousel sans grand succès, mais surement que ce n’était pas ce dont elle avait besoin à ce moment là ! Encore une fois, plus on le fait souvent et plus la technique rassure et apaise.

23           Caresser son visage doucement avec un lange

Pour aider bébé à s’endormir dans son berceau, pour pouvez lui passer un lange doux tout doucement sur le visage (tout en chantant, faisant les bruits blancs, enfin vous pouvez combiner).

Autre technique qui aide avec un bébé qui lutte pour garder les yeux ouverts (bah oui, il ne faudrait pas que maman se barre …), c’est de passer la pulpe du pouce du milieu du front à la naissance du nez, entre les deux yeux. Chez nous, c’était radical pour que bébé Carrousel ferme les yeux quand elle luttait. Mais attention, ce n’est pas une technique que j’utilisais pour la calmer quand elle était en crise, simplement pour l’aider à s’endormir quand elle était déjà calmée.

 

24           24. Tapoter ses fesses

Autre technique chelou d’apaisement et d’endormissement, le tapotage de cucul. Avec bébé dans vos bras, soit porté « normalement », soit à plat ventre sur votre avant bras comme cité dans l’article précédent, vous pouvez tapoter sa couche à un rythme régulier, ni trop rapide ni trop lent, pour le calmer. C’est bizarre mais ça marche (souvent).

25           L’odeur maternelle

Si votre bébé, comme beaucoup de bébés, dort comme une marmotte dans les bras ou en écharpe mais fait des micro-siestes dès qu’il est posé dans son berceau, essayez de recourir aux odeurs pour le rassurer.

L’idée est que les cycles de sommeil des nourrissons sont plus courts que les adultes, et qu’à chaque fin de cycle ils vivent un micro-reveil ; soit ils replongent soit ils se réveillent complètement à ce moment là.  C’est ce passage compliqué d’un cycle à l’autre qui est la cause des micro-siestes fréquentes dans les premiers mois ; si bébé s’est endormi dans les bras, bercé, en tétant ou avec ses parents qui chantaient à côté de lui et qu’il ne retrouve pas ces conditions lors des micro-réveils, il pleure. Ou bien, l’espace d’un instant il est perdu, il sent le vide autour de lui, l’inconnu, il  a besoin d’être rassuré.

Pour cette raison, je vous encourage à utiliser le portage pour assurer de plus longues siestes sereine à vos nourrissons, mais parfois c’est impossible, parfois on a mal au dos, parfois on voudrait aussi avoir un peu d’espace…

Pour essayer d’enrayer les micro-réveils, pensez à laisser tout près de sa tête un lange avec l’odeur maternelle (en le roulant sous vos aisselles, par exemple). Pour ma part, je disposais un lange avec mon odeur bien à plat sous la tête de bébé carrousel et je lui rajoutais mon t-shirt en boule près d’elle. Bon, je ne dis pas non plus que c’était miraculeux, hein ?

Je vous ai déjà parlé du pouvoir de l’odorat chez les nourrissons, donc pensez-y également lorsque vous devez faire dormir votre nouveau né dans un lieu inconnu. Prenez les draps de son lit dans lesquels il a déjà dormi, sa gigoteuse imprégnée de son odeur…

 

26           Une source de chaleur

Pour les douleurs digestives, essayez également la source de chaleur posée sur le ventre. Il existe des bouillotes classiques mais aussi des petits sacs de tissu remplis de noyaux de cerise qui passent aux micro-ondes. Nous avions celle-ci.

Deux utilités :

–       En cas de crise d’inconfort, soulager les maux de ventre

–       Si votre avez l’impression que votre bébé se tortille pendant son sommeil et que ça le réveille, vous pouvez lui poser sur le ventre pour dormir. Dans ces cas-là, à la fois la chaleur le soulage mais aussi le poids léger qui reste sur son ventre est rassurant, comme la main de maman.

 

27           Donner des repères

Avec les nouveau-nés, c’est quasiment impossible de ne pas vivre dans l’anarchie temporelle la plus totale, et d’ailleurs c’est souhaitable d’être dans l’anarchie la plus totale. Car cela veut dire qu’on lâche prise sur notre rythme « social » habituel pour se mettre provisoirement sur celui de notre bébé et c’est l’une des clés pour bien vivre cette période très particulière. Si on espère retrouver immédiatement ou très vite une vie « normale », réglée par des horaires, dans laquelle on peut prévoir des choses à l’avance et faire nos activités « d’avant », on peut vivre très mal l’arrivée du bébé et son « non-rythme ». Alors que si on s’y prépare et qu’on est prêt à vivre dans sa bulle et à son rythme à lui pendant quelques semaines, qu’on lâche prise sur les conventions, les obligations, et tout ce qui fait notre vie habituellement, on vit tout de suite mieux cette période. Physiologiquement, les bébés ont besoin de temps pour acquérir le rythme jour/nuit et pour réguler leurs repas et ce n’est pas en les laissant pleurer ou en forçant qu’on les aidera dans cette acquisition.

En revanche, on peut donner des repères à son bébé, pour l’aider à comprendre le monde qui l’entoure, à se familiariser avec les soins qui lui sont fait au quotidien et à acquérir le rythme jour/nuit. Par exemple, fermer les volets la nuit et laisser les volets ouvert le jour, lui parler pendant les tétées de jour et rester silencieux la nuit. Adopter des « séquences de gestes » pour les soins, surtout si votre bébé n’aime pas ça : par exemple pour le change, l’habillage, le bain… On peut aussi donner des petits repères sonores, avec toujours la même berceuse ou musique pour les siestes et une autre pour la nuit, la même phrase clé avant le coucher, etc… D’une manière générale et particulièrement quand les bébés grandissent et commencent à s’opposer, c’est intéressant de penser à instaurer un rituel dans les situations qui provoquent des crises.

Cette astuce est, à mes yeux, un travail de longue haleine : on peut commencer doucement avec les nouveau-nés pour les aider et les rassurer, mais clairement c’est vraiment difficile au départ car les rythmes sont très anarchiques. Chez nous, ça a vraiment payé au niveau du coucher du soir ; nous avons commencé vers 2 ou 3 mois à mettre en place un rituel du soir, qui a permis assez vite de mettre un terme aux longues soirées de pleurs du soir et à réduire le temps d’endormissement. A 6 mois, Bébé Carrousel s’endormait généralement en quelques minutes et sans pleurs grâce au rituel. Bon, derrière la nuit ne ressemblait à rien, mais bon on avait une soirée et ça n’a pas de prix.

 

28           Les médecines douces

Pour tous les nouveau-nés, je vous conseille une séance chez un bon ostéopathe dans les 10 jours qui suivent la naissance, car ils peuvent avoir des petits « blocages » divers et variés (qui provoquent des pleurs !) dus à leur position in-utéro, au vécu de la maman pendant la grossesse et à l’accouchement. C’est d’autant plus valable si vous avez vécu un choc ou un gros stress pendant la grossesse, si votre bébé est né par césarienne, si le travail a été très rapide ou au contraire très long et que le bébé a eu des anomalies du rythme, s’il a été extrait avec des instruments (forceps etc), s’il est né avec le cordon autour du cou, s’il a eu un score d’Apgar inférieur à 10 à la naissance, si vous avez eu une épisiotomie, si dans les jours qui suivent la naissance votre bébé pleure énormément…. Bref, vraiment n’hésitez pas à consulter, même en dehors de ces cas.

Par la suite, l’ostéopathie peut aider pour les coliques et soucis digestifs, le reflux, les troubles du sommeil, les troubles alimentaires…

Les ostéo sont également les seuls à pouvoir faire quelque chose en cas de plagiocéphalie (=tête plate) ; je vous avais raconté comment ma première pédiatre m’a laissée sans rien faire vis-à-vis de cette pathologie, alors que consulter un ostéopathe dans les premiers mois peut considérablement réduire le problème. L’ostéopathe travaille sur la mobilité de la tête et son travail est d’autant plus efficace que le crane des nouveau-nés conserve une plasticité jusqu’à ce que la fontanelle soit totalement solidifiée ; plus on y va tôt, mieux c’est ! Donc un RDV ostéo dans les premiers jours permet aussi de détecter un éventuel torticollis qui peut ensuite amener la plagiocéphalie…

Pour bébé Carrousel, nous avons fait 3 séances dans ses 4 premiers mois, avec un 1er ostéo qui intégrait une assez grande part de psychologique dans sa pratique, pour apaiser ses pleurs, son reflux, ses coliques etc… Nous avons fait également 5 séances avec une autre ostéopathe spécialisée dans les plagiocéphalies. Enfin, nous avons fait 2 séances avec un ostéopathe et biokiné pour tenter de l’apaiser la nuit vers 10-11 mois (à l’époque, non seulement elle ne faisait pas ses nuits, mais elle se débattait même dans les bras et se réveillait toutes les heures)… Il a été l’une des clé de notre sommeil retrouvé J

Bref, j’ai dépensé 500€ chez l’ostéopathe en un an ! Quand on aime….

Dans la même optique, vous pouvez vous renseigner sur la kinésiologie, qui apparemment a des effets probants sur les réveils nocturnes de certains enfants.

 

29           L’homéopathie

Pour bien utiliser l’homéopathie, il faut connaitre la cause des symptomes ; par exemple on ne donne pas la même chose à un enfant qui pleure la nuit parce qu’il a mal ou parce qu’il a peur. De toutes façons, comme on parle de nourrissons, il n’y a à priori pas de raison de donner quoi que ce soit comme médicament, même homéopathique, pour le sommeil avant ses 6 mois.

En revanche l’homéopathie peut être utile pour les coliques, la toux, la constipation, les poussées dentaires des petits précoces… bref ces petits maux qui peuvent faire pleurer bébé ou le réveiller.  

Je vous conseille de toujours consulter un bon homéopathe pour soigner efficacement bébé avec l’homéopathie.

30. Les huiles essentielles

Attention, les huiles essentielles ont énormément de bienfaits mais elles doivent être utilisés très précautionneusement, surtout avec les nourrissons, en respectant des dosages très faibles.

J’ai souvent lu qu’avant 3 mois, les huiles essentielles ne devaient pas être utilisées en automédication ; j’ai toutefois lu dans certains livres qu’on pouvait utiliser l’huile essentielle de lavande, et uniquement celle-ci, dès la naissance.

Je ne peux pas résumer ici ce qu’il y a à savoir sur les huiles essentielles (et je ne suis pas spécialiste !!) donc je vous invite à bien vous renseigner par vous-même sur le sujet si cela vous intéresse.

Quelques infos toutefois :

On peut utiliser les HE soit :

–       En diffusion, toujours en dehors de la présence du bébé, en ne dépassant pas 10 minute de diffusion d’affilée.

–       En massage, toujours mélangée à de l’huile végétale (bio et de 1ere pression à froid de préférence), ne jamais l’appliquer pure !

L’HE de lavande a des vertus apaisantes qui peuvent vous aider à calmer les pleurs, à détendre bébé et faciliter son endormissement. A partir de 3 à 6 mois, on peut utiliser l’HE d’eucalyptus radié en diffusion ou en massage pour les problèmes respiratoires. A partir de 3 mois également, L’HE de mandarine peut être combinée à l’HE de lavande pour un massage apaisant qui facilite l’endormissement.

Sachez également qu’on peut utiliser les hydrolats, c’est-à-dire l’eau obtenue lors de la distillation de l’huile essentielle, sans contre indication : ils ne contiennent ni acide, ni aucune
autre matière caustique ou corrosive.

On peut utiliser d’hydrolat de camomille (dans le biberon ou sur les mamelons) contre les coliques et les vomissements, ainsi que l’hydrolat de fleur d’oranger pour l’agitation et l’anxiété.

 

31 Lui parler / s’exprimer

On n’y pense pas forcément ou on se dit qu’il faut prendre sur soi, moi je pense au contraire qu’il vaut mieux dire clairement à son bébé quand ça ne va pas, car de toutes façons il le sent. Que ce soit à cause de quelque chose qui ne le concerne pas, ou que vous n’en puissiez pas à cause de la fatigue ou de ses pleurs, dites lui.

Je pensais que c’était un conseil un peu inutile avant de le vivre, mais plus d’une fois j’en ai fait l’expérience : après un gros moment de galère à ne plus savoir quoi faire, la situation s’est débloquée quand j’ai dis à bébé Carrousel que j’étais fatiguée, que j’avais besoin de me reposer et que pour ça il fallait qu’elle arrête de pleurer. Même chose les jours d’engueulades avec Papa Ours où elle s’arrêtait de pleurer au moment où je lui expliquais les choses, les jours de pédiatre où je lui ai dis que j’étais triste et désolée qu’elle se soit fait manipulée sans douceur comme ça, ou aujourd’hui les soirs où elle se calme quand je lui dis que j’ai passé une journée pourrie et que j’ai besoin d’un peu de calme.

Quoi qu’il en soit, même si ça n’apaise pas toujours bébé, dire tout haut ce qu’on ressent, ça aide à se calmer soi-même et à prendre du recul, à prendre conscience que ce n’est pas à son bébé qu’on en veut, mais à quelqu’un d’autre, à la situation, qu’on est juste fatigué, qu’on a mal au dos, etc…

 

32   Penser à autre chose

Ca, c’est un peu ma petite technique de survie maboule.

Généralement, je vous conseillerai plutôt de vous concentrer sur le moment présent, d’apprécier les simples choses que vous vivez avec votre bébé, de vous focaliser sur sa petite respiration, des joues douce, son odeur… Pour zapper tout ce qui vient polluer votre relation avec bébé (ménage, boulot, engueulade, stress…).

Mais parfois, en particulier quand on a un bébé très long à endormir ou qui se reveille beaucoup la nuit, il faut penser à autre chose pour tenir. Je me souviens très bien de ces nuits de merde où il fallait bercer Carrousel au moins une heure pour la rendormir après une tétée, alors que moi-même je dormais à moitié debout… Dans ses moments là, je comptais dans ma tête et je me mettais des sortes de défis : je compte jusqu’à 300 et si elle n’a pas bougé entre temps je la pose / combien de seconde pour faire un aller-retour dans le salon ? / dans 50 respirations je la pose / je parie qu’à 200 elle aura fermé les yeux… J’ai l’impression d’être une folle quand j’écris ces lignes, mais ça m’a aidé à passer le temps et à rester éveillée. Car je n’arrivais pas pour autant à penser vraiment à des choses construites, mais compter ça allait.

Ca ne calme pas bébé, mais ça aide maman…

 

33           Recharger son réservoir / prendre un moment pour soi (même à la maison)

Si vous sentez que votre patience se réduit de plus en plus, que vous explosez de plus en plus vite, que vous ne supportez plus rien, que vous ressentez fréquemment des émotions négatives envers votre enfant… il faut recharger votre réservoir à vous.

Il y aura surement des personnes dans votre entourage pour vous proposer de prendre le relais pour que vous preniez un peu de temps pour vous, seule ou en couple, et si vous vous en sentez capable, faites-le.

Si vous êtes comme moi et que ce n’est pas possible pour vous de confier bébé dans ses premiers mois (sa première année…), essayez de vous reposer plutôt sur le papa. Là encore, c’est du vécu, vous pouvez avoir du mal à déléguer au papa parce que vous avez pris l’habitude de gérer pendant qu’il travaille et que vous avez l’impression qu’il s’en sort moins bien que vous. C’est aussi plus difficile de confier un bébé materné (allaité, porté, cododoté), même au papa, car ce sont des bébés qui se calment vraiment mieux avec leur maman ou qui, en tous cas, ne vont pas se calmer avec d’autres si leur maman est présente dans la pièce.

Pour confier son bébé et que ce soit bénéfique pour vous, il faut que vous soyez prête et que vous en ayez envie. Vous pouvez en avoir envie et ressentir un peu d’inquiétude au moment de passer à l’acte, mais que ça reste gérable et que vous vous détendiez une fois la porte passée. Mais si c’est vraiment à contrecœur, parce que tout le monde vous dit « qu’il faut prendre du temps pour vous » ou « il ne faut pas négliger ton couple » ou encore « lâche un peu ton bébé ça vous fera du bien à tous les 2 », je pense que c’est totalement contreproductif : d’une part vous allez angoisser AVANT, vous allez stresser PENDANT et probablement que votre bébé va pas mal pleurer car il aura bien perçu votre stress vis-à-vis de cette garde.

Dans ces cas-là, et c’est ce que j’ai personnellement fait, je vous conseille de recharger votre réservoir en présence de bébé : demander au papa de gérer complètement bébé pendant 1h ou 2h (pourquoi pas un long tour en poussette, pour ne pas risquer d’être tentée d’aller voir ce qui se passe), enfermez vous dans la salle de bain pour une séance bain/cooconing/soin, ou bien regardez une série et faites une bonne sieste, ou invitez une amie pour un thé/pâtisserie (c’est la copine qui apporte, bien sur) pendant laquelle c’est papa (ou mamie, ou quelqu’un de confiance) qui gère, mais en votre présence. Si bébé crise, c’est sur que ça va être compliqué pour vous de vous détendre donc dans ce cas là le papa (la mamie, etc.) peut aller faire un tour de voiture ou de poussette… Mais vous serez quand même plus rassurée d’être là « au cas où » et si vous allaitez vous pouvez être là pour la tétée.

 

34           Le poser et s’isoler pour évacuer / pleurer / crier

Quand vous n’en pouvez plus et que vous sentez que vous pourriez exploser, mieux vaut poser bébé dans son lit ou d’en un endroit sur et aller s’isoler quelques minutes, pour pleurer, crier, évacuer … Les nourrissons sont très fragiles, et les dégâts qu’on peut leur infliger en les secouant, même quelques secondes, sous le coup de l’énervement sont irréversibles. Sans en arriver là, il est de toutes façons impossible de calmer bébé quand on est dans cet état de nerf. Mieux vaut vous isoler un peu et voir le point suivant !

 

 

35            Relire le Mantra pour maman découragée

A lire ici, mais surtout un mantra à écrire par vous et pour vous, votre mantra ressource en cas de pétage de câble.

Vous verrez que, peut-être à un moment dans les premiers mois, vous vous retrouverez à stresser à l’idée que votre bébé pleure, se réveille la nuit, à angoisser à l’idée de rester seule avec pour une nuit, à tendre le dos au moindre petit cri, à hésiter aller quelque part de peur qu’il ne pleure à entendre ses pleurs même quand vous n’êtes pas avec… Nous sommes de nombreuses mamans à ressentir ça et dans ces moments là, mon conseil est toujours de prendre du recul ; qu’est ce qui peut arriver de grave ? Oui, ton bébé va probablement pleurer et peut-être que effectivement tu vas passer 2 heures difficiles et avoir mal au crane, ou on va te regarder un peu de travers et ça va être pénible ou tu vas passer une nuit bien pourrie et tu es crevée. C’est dur, ça vrille les nerfs, mais on ne meurt pas de fatigue. Souvent on est désespérées parce qu’on a l’impression de ne pas en voir le bout, que ça va être toujours comme ça, mais ce n’est pas le cas. C’est une situation provisoire, un vécu partagé par de nombreux parents, une période pas toujours évidente (mais qui a aussi ses côtés magiques), qui dure quelques semaines, quelques mois, un an… (loterie la naissance, bonjour). Ces pensées m’ont aidée, de me dire que même si ma fille pleure et que je n’arrive pas à la calmer, il n’y a rien de « grave », rien d’irréversible, rien de définitif… Je suis là pour elle, j’essaye et je me raccroche aux bonnes choses et au futur.  J’espère que ces pensées vous aideront aussi, si besoin  🙂

J’espère surtout que ces astuces vous seront totalement inutiles car votre bébé sera un modèle né calme et apaisé  😉

 

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3 réflexions au sujet de « Comment calmer un bébé qui pleure ? (2/2) »

  1. Merci pour ces conseils ! On est tous à la recherche de techniques à tester quand on ne sait plus quoi faire. Je crois que c’est le pire sentiment pour une maman (en tout cas pour moi) de se sentir démunie face aux pleurs de son enfant. Même si l’objectif final n’est pas forcément de supprimer les pleurs (qui ne sont finalement que le symptôme du problème, par exemple des dents : on ne va pas empêcher les dents de pousser hein 😉). Le point 32 « Penser à autre chose » me parle particulièrement, je l’ai bien expérimenté lors des premiers mois de ma fille. Ça permet effectivement de se donner de petits objectifs et de se créer de minitunnels dont on voit vite le bout. J’ai aussi remarqué que penser à autre chose pendant ses moments là permet aussi de mettre moins de pression sur l’enfant. Je pense qu’il ressent physiquement le poids du regard, ajouté à nos pensées qu’on projete : « allez, ferme les yeux, tu es fatiguée, il faut dormir, maman a aussi envie de dormir » tout en guettant le moindre clignement d’yeux… Eh ben c’était beaucoup plus galère ! Alors que lorsque je lui donnais le biberon notamment la nuit, je bouquinais en même temps (merci la liseuse electonique rétro éclairée au minimum et dont on peut tourner les pages avec un seul doigt 😁). Du coup je prenais mon temps, j’avais ma dose de lecture, le bib prenait 5min de plus mais bébé et moi n’étions pas stressés. Je ne la pressais pas pour terminer, je ne pensais pas au sommeil perdu.

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    1. Aaarghh j’ai cliqué trop vite. Je voulais juste terminer en écrivant que penser à autre chose quand bébé pleure/hurle… que qu’on ne peut rien faire d’autre que le consoler et être présent, ça permet à tout le monde tenir bon jusqu’à ce que l’orage passe.

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  2. Salut à toutes les jeunes mamans. Je travaille bcp en médecine douce avec les nourrissons et je voulais apporter ma pierre à ce catalogue si précieux pout bien vivre les premiers mois. Ce qu il faut comprendre c est que l’organisme traverse des phases de transition physiologiques et environnementales très puissantes. Toute phase de transition est chaotique voir inconfortable ( crise d ado, révolution française, dlr post séances osteo). Le corps se sert des pleurs comme facilitateur pour grandir de l intérieur vers l extérieur. Il se met en pression, tensions jusqu a un point que l on appel résolution. Il se stabilise alors dans ce nouvel état d équilibre. Mais la vitesse d évolution à cette âge est incroyablement élevée. C est pourquoi il ne dure pas longtemps. L attitude à adopter dans ces moments là et ayant conscience de ça est de ne pas bouger lorsqu on l à dans les bras, de ne pas le prendre lorsqu’il est posé. Qu est-ce que ça signifie ? Cela vous emmène vers la confiance dans les mécanismes profonds de la vie même si vous ne maîtrisez pas le sujet. Cela rejoint le fait de prendre une attitude comportementale comme celles décrites ci dessus. Il convient de rester à côté de son bb de l accompagner dans cette phase comme lorsqu’il aura besoin de soutient non verbal de ses parents au cours des différentes transformation parfpis difficiles de l âge adulte.
    Il est d usage d expliquer aux parents au cours des séances que le bb va se mettre à pleurer puis se calmer puis repleurer. Cela traduit les différentes phases de résolution qu il peut traverser pendant le soin. Le thérapeute facilite ces transitions, il ne les créés pas…
    Voilà, j espère que ce commentaire aidera à compléter les catalogues des raisons et solutions des pleurs incompris et des attitudes à adopter. N intellectualisez pas trop, soyez patientes et bienveillantes et consultez si les équilibres ont du mal à se créer.
    Bien à vous.

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