Maternage & Parentalité positive

Le Fucking Four en 5 points

« On est lundi demain, c’est ça ? Ah bah c’est à partir de demain que j’te parle mieux, t’es contente maman? OH J’TE PARLE LA, TU ME RÉPONDS TOUT DE SUITE !« .

Voilà ce que ma charmante Carrousel (4 ans d’ici un mois) m’a lancé tout naturellement dimanche dernier. Parfaitement représentatif de la période turbulente que l’on traverse ; affirmation de soi et provocation aux allures pré-adolescentesques mêlés d’un besoin d’amour et de plaire débordants.

Bienvenue dans le Fucking Four, une étape que j’avais totalement zappée de mon esprit, savourant les douces vaguelettes post-apocalypse du Terrible Two et du Fighting Three auprès d’une grande fille devenue coopérante et de plus en plus capable de prendre en charge ses émotions. Bim, ne jamais croire que les galères sont derrière soi, jamais. L’espoir TUE, je vous l’ai déjà dit non ?

 

Alors c’est quoi le Fucking Four ?

C’est quand t’as l’impression que ta progéniture démoniaque ton enfant, qui hier encore était un petit bébé vagissant à la douce odeur de lait caillé dont seuls les régurgitations et les cacas te préoccupaient, est devenu un pré-adolescent mal luné qui hésite entre grandir ou repartir d’où il vient.

1/ D’abord, l’enfant te parle comme du poisson pourri à base de « Mais tu sais bien que j’aime pas la compote de papi, c’est la Fusée qui l’aime bien, dix fois que j’te le dis! » ou « Mais c’est bon heu là j’ai compri-euh, ça va laisse moi tranquille! » avec un jet d’épaule rageur.

Et la Carrousel prend visiblement un malin plaisir à adopter ce ton péremptoire qui sort d’on ne sait-où…  « Quand j’te dis non c’est non, quand j’te dis si c’est si !! ». Pas de chez nous évidement, personne ne parle comme ça dans notre foyer coeur-à-coeur voyons….  #croisy

« Olalala c’est pas possible le bazar qu’il y a dans cette baraque !!!!! J’en ai ras le bol !!!!!! Tu te crois où ?! » se déchaine la Carrousel sur la pauvre Fusée en train de mâchouiller un feutre.  Oups.  « Et t’arrête de me parler comme un chameau maman!!!!! Pis t’es plus ma maman d’abord et la Fusée c’est plus ma sœur« . OK, j’avoue, mes formulations laissent à désirer en ce moment, celles de Papa Ours aussi, et la Carrousel trouve visiblement de nombreuses sources d’inspiration supplémentaires à l’extérieur du foyer pour nourrir son nouveau style d’expression version marâtre acariâtre.

Mesure n°1 face au Fucking Four : montrer l’exemple et redoubler de bienveillance dans nos paroles, même si on a envie de scotcher l’enfant au mur en le pourrissant en retour. C’est aussi le moment de travailler sur soi et d‘accueillir les émotions de son enfant intérieur. Tu sais, celui qui se rappelle violemment de toutes les fois où on lui a dit « On répond pas!!!! » alors qu’il voulait juste argumenter d’humain à humain avec l’adulte-tout-puissant et où on l’a réduit au silence sous prétexte d’insolence alors qu’il soulignait juste des injustices criantes ? Ben lui, il a besoin d’un gros câlin face au Fucking Four de son enfant, sans quoi il est tout chafouin et il a l’envie, inconsciente mais puissante, de se venger sur le petit être faible qui est devant lui.

 

2/ Ensuite, l’enfant négocie tout à tous bouts de champs et en toutes circonstances et t’épuise en palabres et en arguments fallacieux.

Maman Poule : Allez, à la douche, zou, et on se lave les cheveux!

Carrousel : Oh noOoooOoN pas la douche, je m’suis lavée chez mamie y’a deux jours j’te ferai dire!

Maman Poule: Oui ben justement, ça fait trois jours, tu sors du taekwondo, il est temps…

Carrousel : Mais chez mamie j’me suis lavée le corps deux fois de suite en plus, rhooo pfffffff !!!!! Et j’ai même pas mangé de miel donc mes cheveux sont pas sales!

Maman Poule : On perds du temps là, ça nous laisse moins de temps pour les histoires du soir…

Carrousel : Alors je lis pas Marjorie & Bucky ce soir, tu me lis une petite histoire qui va vite fait et du coup on discute jusqu’à ce que tu dises oui pour pas me laver.

Maman Poule : On va te laver quoi qu’il arrive, Carrousel.

Carrousel : Alors si je me lave le corps, je me lave pas les cheveux !!

Maman Poule : Si tu veux, on peut remettre les cheveux à la prochaine fois, ok.

Carrousel : Et sinon, si je me lave les cheveux, tu me mets un petit dessin animé après manger ?

Maman Poule :    -_-

Tout le temps. Pour tout, y compris des trucs qui enfin roulaient sans crise. Les fringues du matin, l’ordre entre le manteau et les chaussures, ce qu’elle mange au goûter et même la station de radio dans la voiture. Par principe, l’enfant négocie même si, en soit il est d’accord ; ne pas discuter à 4 ans, ce serait comme aller au souk sans marchander.

Mesure n°2 face au Fucking Four : négocier oui, palabrer non. C’est important d’offrir des choix et une marge de manœuvre réelle aux enfants (pas juste leur en donner l’illusion, ils le sentent très bien à cet âge!), de même que de réévaluer régulièrement la justesse de nos positions en fonction des circonstances, mais je mets une limite ferme aux discussions qui s’enferment, même si cela implique d’accueillir la crise de frustration qui va avec. Ça me semble plus sain, car j’ai pu observer que les quelques fois où je laisse les négociations aller trop loin dans le non-sens, ça se termine de toutes façons mal. Ce comportement me fait un peu penser à la crise de décharge du plus petit enfant qui se déchaine à la première contrariété pour évacuer le stress de sa journée ; j’ai parfois le sentiment que la Carrousel cherche une raison de se fâcher pour évacuer ses tensions. Donc autant la lui donner et accueillir.

J’en profite au passage pour introduire de plus en plus régulièrement mes besoins à moi dans la négociation : vous savez que je fais souvent passer mes besoins après les ceux de mes filles dans de nombreux cas, mais je sais qu’elle est maintenant aussi capable à minima d’entendre les miens et de les respecter dans une certaine mesure. Alors on mettra ton CD de comptines quand je me serai suffisamment défoulée sur Vybz Kartel, parce que j’ai vraiment besoin de l’énergie que ça m’apporte, ok ? et parce que bordel de merde je peux quand même écouter 3 minutes de chanson sans devoir l’interrompre pour Jean Petit Qui Danse.

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Quand je vous fais croire que je maitrise la situation et que, chez nous, c’est l’incarnation de l’esprit de Maria Montessori orchestré par Isabelle Filliozat. MAIS NON.

 

3. Malheureusement, Fucking Four ne rime pas avec Frustration Facile. Et c’est reparti pour des explosions de rage à la moindre contrariété, cris et pétage de boulon quand les choses ne se passent pas comme prévu ou que les négociations n’aboutissent pas à l’issue souhaitée, tapage de pied au sol pour ponctuer les exigences…et le retour en force de l’envie de taper maman, voire de la latter de coups de pieds, pour faire bien en cas de fureur.

Le positif, c’est que cela me permet de mesurer le chemin parcouru dans l’acquisition des outils pour gérer tout ça, de son côté comme du mien. De son côté, bien que les explosions soient toujours d’une force impressionnante (en même temps, les émotions restent reines et souveraines jusqu’à 5/7 ans encore, donc rien d’illogique), la Carrousel sait maintenant bien se gérer pour s’apaiser. Elle part la plupart du temps s’isoler dans un petit coin douillet, éventuellement enroulée dans une couverture, elle trouve une activité à faire (lecture ou petit jeu) et revient ensuite vers moi, en demande d’un câlin. A ce moment là, le dialogue est possible et constructif, il lui arrive régulièrement de s’excuser pour un comportement, elle est capable de formuler un besoin pour les fois suivantes et elle porte systématiquement un regard très lucide sur les choses.  « Tu sais maman je ne me sens pas bien non plus quand je te tape, mais c’est mon corps qui tape tout seul quand le dragon est réveillé. » De mon côté, j’ai énormément avancé dans ma capacité à accueillir la colère sans chercher à mettre un couvercle dessus et à ne pas la laisser me mettre en colère moi aussi. Quand je sens qu’elle déteint sur moi, j’imagine tous mes neurones miroirs en train de s’activer pour créer chez moi la même émotion que celle de ma fille, et ça désamorce le truc. J’ai fait pas mal de choses en parallèle pour adresser mon propre problème de colère, notamment grâce à la kinésiologie, et je me sens vraiment moins débordée par celle de mes filles. La violence physique reste la plus difficile à gérer ; se faire taper par son enfant, peu importe ce qu’on en sait d’un point de vue théorique, réveille brutalement l’envie incontrôlée et instinctive de lui rendre la pareille. Je m’éloigne vraiment très vite dans ces moments là, en lui indiquant que je m’isole pour me protéger et la protéger. Ca nous permet de passer à l’étape suivante de la crise, jusqu’à son apaisement.

Mesure n°3 face au Fucking Four : Si vous trouvez que votre 4 ans ne semble pas outillé pour trouver ses propres solutions en cas de frustration, je vous conseille grandement « Je veux ! Maintenant ! – Aider les enfants à tolérer frustrations et déceptions » d’Elizabeth Crary, qui est très pratico-pratique sur la façon de transmettre ces outils.

 

4. Cela fait un moment déjà que l’enfant, suite à l’explosion du langage, t’abreuve de paroles jusqu’à te saouler et te noie sous les questions pour tenter de comprendre le sens de la vie. Mais là, l’enfant a atteint le stade super saïyan de l’interférence, il s’immisce dans toutes les conversations et exige d’en comprendre tous les tenants et aboutissants, même quand t’as franchement pas envie d’entrer dans les détails, et t’empêche de mener à bien toutes tentatives d’échanges entre adultes. 

« Mamaaaaaan, tu racontes quoi à Papa ? » – « Rien, chérie, ce n’est pas quelque chose d’intéressant pour toi. » (GRAVE ERREUR, une conversation entre adultes est PAR DÉFINITION une conversation à interrompre, mais si en prime l’adulte dit qu’il ne parle de rien d’intéressant, c’est le summum de l’intérêt pour l’enfant) – « Mais siiiiiiiiiiii je veux savouuuaaaaaarrrre!« . C’est ainsi que je me suis retrouvée à expliquer à la Carrousel le principe du taux d’intérêt d’un livret A, les mérites comparés de la cup et des serviettes lavables ou à me justifier sur mon choix de changer de marque de Coulommier. Et quel sens aigu de la justice et de l’ordre ! On ne peut plus s’embrouiller peinards avec Papa Ours sans qu’elle intervienne (« vos parents vous ont pas appris vos émotions, ou quoi?!« ) , je ne peux plus m’agacer à voix haute de la Fusée qui étale de la sauce tomate sur les murs sans qu’elle prenne sa défense, ni lâcher prise sur la même situation sans qu’elle se mette en tête d’intervenir pour la faire filer droit. Je ne peux même plus acheter une barquette de kiwi sans qu’elle me crie « mais enfin tu vas pas prendre ça, ça fait des déchets!!!!!!! T’as oublié qu’on réduit nos déchets ?! ». Bref, je ne peux plus être incohérente et transiger mes principes tranquillou mimilou, je dois rendre des comptes à ma Quatrans. Et ça, c’est moche.

Mesure numéro 4 face au Fucking Four : j’essaye de mettre en place un petit truc avec la Carrousel pour limiter les fois où elle interrompt mes conversations (surtout qu’une fois sur 2, c’est pour le plaisir d’interrompre et de participer et elle n’a rien à me dire…) ; je presse sa main pour lui dire que j’ai entendu et que je vais vite lui donner la parole, un petit code dont on a convenu ensemble. Ça marche moyennement selon les périodes, m’enfin y’a rien à perdre à essayer.

Sinon, cargaison de patience et litrons de mojitos en se répétant un petit mantra genre: « la place de l’enfant est au milieu de la vie » ou « voilà une curiosité, un esprit vif et un sens de l’analyse que je souhaite encourager chez mon enfant ».

 

5. Paradoxalement, ou très logiquement d’ailleurs, l’enfant a un grand besoin d’être rassuré sur l’amour et la fierté parentale et sur sa place dans la famille.

En même temps qu’elle s’affirme, elle régresse ; je ne compte pas le nombre de fois où elle me demande de l’habiller, de la laver, de la porter dans l’escalier… C’est un peu frustrant de recevoir ces demandes alors que je sais qu’elle en est capable par elle-même depuis longtemps ; cela me demande de prendre un peu de recul pour ne pas avoir le sentiment qu’elle me fait tourner en bourrique. Recul que j’ai plus ou moins selon mon niveau de fatigue, le nombre de tétées données sur 24h et la durée moyenne des négociations déjà entreprises dans la journée.

La Carrousel est en recherche constante de notre regard et notre approbation ; c’est ainsi que je me retrouve régulièrement coincée sur le canapé pendant 40 minutes à la regarder faire 65 fois le même parcours qu’elle a inventé à base de slalom coussins, escalade de chaises, wobbel board et sauts de cabrits sur le tapis de gym, parce que « regarde maman hein t’as vu je vais super vite, mais regarde, regarde maman t’as vu?« . Cet aspect des choses me gêne un peu ; je souhaite tellement qu’elle soit fière d’elle même en dehors de notre regard et ne dépende pas des jugements extérieurs.

Mesure numéro 5 du Fucking Four : essayez au maximum d’avoir recours aux compliments descriptifs. Je demande régulièrement à la Carrousel, en quête d’un jugement sur son travail/son action, si elle est fière d’elle, ce qu’elle en pense elle, etc. Et je suis heureuse de voir qu’elle est capable de formuler spontanément des auto-appréciations parfois, genre « je suis vraiment contente d’avoir réussi ça! » ou « moi je le trouve vraiment réussi mon dessin, je me suis appliquée. » J’ai d’ailleurs pris le pli de le faire moi-même plus souvent (« ah je suis fière, j’ai réussi un super créneau du premier coup! ») et ça nous fait du bien à toutes les deux, car j’ai plutôt tendance à souligner ce que je fais mal habituellement.

Enfin, chaque fois qu’un enfant se comporte « mal », c’est une bonne idée de s‘appliquer à lui remplir son réservoir grâce à du temps de qualité en famille, des moments de jeux, de rire…  Même si son comportement nous donne spontanément l’envie de nous éloigner, il a en fait besoin de lien plus que jamais. L’amour est un carburant, pas une récompense 😉

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#choupitude Oui, la Carrousel a encore sa tétine pour dormir, elle a du mal à la lâcher…

En conclusion, les enfants c’est comme les contractions le jour de l’accouchement ; il ne faut pas viser la fin des douleurs, bien trop lointaine et incertaine, mais profiter des courtes périodes d’accalmies entre les pics de douleurs pour récupérer 😉

PS : Et dire que Terrible Two va bientôt se profiler en parallèle pour ma Fusée… Qui a de la menthe dans son jardin, pour ma gourde (#zerodechet) de mojito ?

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15 réflexions au sujet de « Le Fucking Four en 5 points »

  1. Bonjour, je me reconnais beaucoup dans cet article, avec deux 4 ans et un 2 ans à la maison. Sans surprise c’est celle qui m’avait désespérée à 2 ans qui remet le couvert pour ses 4 ans. Heureusement que sur les 3 j’en ai une éternellement douce!

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  2. Bonjour, Bonjour! bonne année!!!!!
    au moment même où je me disais que je ne lisais plus tes articles et qu’ils me manquaient, boum tu en édites un… et qui comme d’habitude tombe en résonance avec ce que je vis!!!!
    j’adore!!!
    tellement vrai!
    côté communication:
    j’essaie de trouver un moyen d’expliquer concrètement à mes enfants (4 et 2 ans) / élèves de petite section, qu’est ce que ça veut dire avoir une conversation et qu’elle ne doit pas être coupée, interrompue…
    j’ai réalisé que le bâton de parole, en classe, peut-être un outil mais pas seulement.
    je verrai bien mettre en place la méthode Espère de jacques salomé, symboliser la communication par une écharpe qui peut être tenue seulement se bout à bout par deux personnes…

    bonne route et à bientot sur un croisement de chemin! 😉

    si tu (re)passes par paris, je serai heureuse de te rencontrer pour échanger!

    Juliette

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  3. Merci pour ce bel article qui tombe à pic !! Ici aussi le Fucking four est là avec l’impression d’avoir un pré ado à la maison, phiuu qu’il en faut de la patience et de l’énergie ! Surtout qu’il alterne câlins/jalousie avec sa petite sœur… Je note ta référence pour les outils pratico-pratiques, j’ai l’impression que ta Carousel a bien intégré plein de bonnes habitudes qui lui seront bien utiles, bravo !

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  4. Bonjour,
    Je tombe par hasard sur votre article. Quel bien fou de le lire !!! C’est tellement notre quotidien du moment ! Notre 4 ans 1/2, tape du pieds, nous rit au nez et j’en passe ! Et la presque 18 mois s affirme de plus en plus.
    Ça fait tellement de bien de se dire qu’on est pas seule !! Merci beaucoup ! Et je vais allez lire les autres articles..

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  5. En fait pour moi chaque âge a ses bons et ses mauvais côtés…. Du coup c’est un éternel recommencement entre inculquer de nouvelles valeurs et réviser les précédentes. Quant aux mini ados mon aîné a quasi 9 ans et mon dieu j’ai vraiment l’impression que c’est déjà un ado, qu’est ce que ça va donner à 15!!😆

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  6. Il va vraiment falloir que tu arrêtes de mettre une caméra à la maison!!!!
    Ici, la même en couleur! On tient bon. On arrive même à en rire c’est dire…. Par contre j’avoue que depuis ma reprise du boulot (et la première rentrée de la bêêête), je suis plus fatiguée et plus « perméable » moi-même à mes colères (ce qui est largement majoré par le fait d’être moi-même instit à mi-temps en petite section…),donc je ne réagis pas toujours comme il se doit. Mais on en parle beaucoup, on explique ce qui se passe, on avance ensemble, on traverse en confiance, ce qui est l’essentiel il me semble.
    Allez, on devrait en être sortis d’ici….une bonne trentaine d’année!

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  7. Ici, à 3 ans il est déjà comme ça….
    je le reprends calmement et fermement à chaque fois en lui disant que c désagreable pour moi, qu’il peut demander gentiment, qu’il a le droit d’être en colère mais pas de taper etc…..
    Séparée du papa, j’ai aussi droit à 15 fois par jour : « je vais le dire à mon papa », une fois j’ai sorti cette phrase avant lui 😀 grosse colère !
    et aussi qu’il veut plus venir, que je suis méchante et son papa gentil, etc. Je prends ça avec de la distance mais c’est pas facile avec la fatigue et quand il est désagréable depuis plusieurs heures !
    Il faut profiter des petits moments de douceur 🙂

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  8. Bonjour!
    Comme toujours de super conseil…!
    Mais cela me fait terriblement peur, la mienne est en plein terrible two et j’ai déjà beaucoup de mal à gérer… on tente le 2eme mais parfois je me dis que je ne pourrais jamais gérer 2 comme ça…
    Merci en tout cas pour tous ces articles qui font écho à ce que beaucoup d’entre nous vive

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  9. Je dois dire que je retrouve bien ma fille mais peut être en version un peu plus soft.
    J’ai beaucoup aimé ta conclusion parce qu’il y a beaucoup de ça. J’allais rajouter surfer sur la vague pendant la contraction (la phase difficile) 🙂
    Merci pour ce très bel article qui m’a bien fait sourire

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  10. je suis morte de rire et franchement vous lire est un enchantement pour la grand-maman que je suis !!
    j aurais tellement aimé savoir tout ça lorsque j étais maman j ai fait tant de bêtises à cause de mon éducation malgré tout mon amour et mon bonheur d être maman de trois enfants 💖
    maintenant je suis une très douce grand-mère heureusement mais je culpabilise toujours pour le passé avec mes enfants
    En vous lisant je me sens bien parce que je vois que même en sachant tant et tant pour le bien de vos filles vous n êtes pas parfaite 😉🥰 est je vois aussi combien j étais ignorante lorsque j avais 22 23 et 25 ans .(. et ensuite également ) .. mais avec circonstances un petit peu atténuantes .. je n ai jamais su qu il y avait déjà dans ces années 1970 de bons livres qui auraient pu m aider à respecter .. les crises et les colères de mes trésors 🌝🌻🌈

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  11. Sans compter que Jean Petit Qui Danse, je sais pas toi, mais moi il me tape franchement sur le système 😂

    Encore une fois, avec tes mots toujours si justes et déculpabilisants, tu m’as beaucoup fait rire (et aussi beaucoup flipper de quand mes deux auront 4 et 2 😱).

    Surtout que je n’ai pas encore eu la question du taux d’interet du livret A (ce que j’ai ri !!!) mais ma troizan a déjà un bon potentiel de relouitude avec ses « maman, il FAUT me raconter ! » à tout bout de champ et sur TOUS les sujets.
    Et que je raconte, et que je donne moult nouveaux détails, et, quand je crois que je suis enfin sortie de l’auberge, pas du tout, elle abat sa dernière carte « maman, maintenant il faut me raconter LA FIN » (et je t’assure, raconter « la fin » du pourquoi les nouveaux lampadaires de l’éclairage public sont en forme d’escargot, c’est loin d’être simple 😅)
    Merci pour ton article !

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  12. Ah ben non, moi qui commençais tout juste à apprécier la douceur de ce début de mois de janvier avec mes 2 x 3 ans et un mois de décembre juste épique/épuisant/rocambolesque. Bon, il faut avouer que je sens poindre quelques notes de rebellion du type « je peux pas ranger ça, j’ai plus de bras » (en prenant vite doudou et tétine dans chaque main). ou bien encore « je peux pas tout faire en même temps » (oui euh chéri, tu fais rien là en fait…). ou bien encore non c’est pas moi qui range c’est x (le frère donc) ou maman… Donc c’est vraiment à 5 ans que ça se calme? Ou il y a encore des fucking surprises !?

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  13. Merci pour cet article qui fait du bien, j’ai beaucoup ri !
    Concernant la recherche d’approbation de l’adulte, et aussi la façon de parler genre « c’est moi qui décide », penses tu qu’une part soit due à l’école ? Je constate la même chose chez mon fils et c’était ma conclusion…

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