Accueillir bébé·Maternage & Parentalité positive

Laisser pleurer son bébé : dire que ça fait du mal, c’est faire culpabiliser ?

Il y a quelques semaines, étaient relayés sur les sites/blogs autour de la parentalité, mais aussi sur certains sites d’informations généralistes, les résultats d’une nouvelle étude montrant les dommages potentiels que pouvait causer sur le cerveau des nourrissons le fait de les laisser pleurer.

J’ai moi-même relayé l’un de ces articles, plus précisément celui d’Oummi-materne, dont la ligne éditoriale est cohérente avec la mienne. Dans l’ensemble, vous avez été nombreux/nombreuses à apprécier l’information, mais quelques commentaires ont malgré tout ouvert le débat. J’ai aussi eu l’occasion d’en parler avec une amie portée sur l’aspect scientifique des choses, qui se posait beaucoup de questions sur la mesure dans laquelle ce genre d’étude est fiable. Un peu plus tard, j’ai lu un article sur le blog d’E-zabel, qui se sentait en colère vis-à-vis de ce genre d’article qui contribue, selon elle, à culpabiliser les parents et en particulier les mamans, qui n’ont pas besoin de ça. Elle argumente aussi qu’il est contradictoire de véhiculer ce genre de propos tout en disant à côté aux mamans de prendre du temps pour elle, de ne pas s’oublier, de ne pas culpabiliser etc.

J’ai donc eu envie de revenir ici sur le sujet du « laisser pleurer son bébé », car jusqu’ici il me semblait que mon point de vue était évident, et finalement peut-être qu’il n’est pas inutile de l’expliciter.

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Laisser pleurer… et laisser pleurer.

Il s’agit en fait d’une étude qui compile 43 articles écrits entre 1993 et 2013 et portant sur les méthodes de dressage au sommeil appliquées aux enfants de moins de 6 mois, c’est-à-dire ces techniques diverses et variées qui visent à « entrainer » l’enfant à s’endormir seul et à dormir seul, toute la nuit. On connait principalement le 5-10-15 et ses variantes, qui consistent à laisser le bébé pleurer dans son berceau en venant lui parler (sans le prendre) à un intervalle qui s’allonge au fur et à mesure, jusqu’à ce qu’il finisse par « apprendre à s’endormir tout seul » (ou, comme je le disais ici, jusqu’à ce qu’il renonce et tombe d’épuisement et de découragement – et si votre bébé a l’habitude d’être entendu dans ses appels, ça peut prendre loooooongtemps avant qu’il renonce !). Mais c’est aussi la volonté de planifier le sommeil des bébés en imposant des horaires et des durées de sommeil sans tenir compte des signaux de fatigue, par exemple.

Premier point très important, on parle donc ici de laisser pleurer son enfant volontairement, de façon répétée (jusqu’à ce qu’il « comprenne »), sur un temps relativement long (5+10+15 = déjà 30 minutes de pleurs, et pour beaucoup de bébé il faut plutôt une heure ou deux avant de renoncer !) et dans un but « éducatif », conscient, choisi, voulu. Ou en tous cas parce qu’on pense que c’est la seule solution !

C’est en ce sens que j’ai répondu à E-Zabel que le phénomène étudié me semblait bien différent de celui qu’elle décrit dans son article, à savoir un moment d’épuisement et de faiblesse après de nombreuses tentatives pour calmer les pleurs de son bébé, où on pose le bébé dans son lit (parfois brusquement tant on est à bout de nerfs !) pendant quelques minutes, le temps de se calmer et de chercher une issue de secours.

Dans le premier cas, on agit de façon « réfléchie » avec la volonté de laisser pleurer le bébé « pour son bien et le nôtre », avec souvent en tête l’idée qu’il faut apprendre à l’enfant à être « autonome » le plus vite possible, ne pas lui donner de mauvaises habitudes, qu’il est nécessaire d’en passer par là, etc. Et aussi, il faut le dire, la volonté bien légitime d’améliorer son quotidien de parent en accédant à un sommeil régulé qui faciliterait la vie de tout le monde.

 Dans le 2ème cas, on n’agit pas, on réagit ; on en peut plus, on craque et on fait finalement la meilleure chose à faire dans ce cas là, à savoir s’éloigner du bébé qu’on risquerait de blesser si on ne le faisait pas !

On parle bien de laisser pleurer dans les deux cas, mais pas dans les mêmes conditions et surtout pas dans le même but.

Ceci étant dit, je comprends les deux positions pour les avoir vécues !

  • Le 2ème cas m’est arrivé à quelques reprises, pendant mes journées en tête à tête avec Bébé Carrousel qui pleurait énormément ; je me vois la poser presque avec violence dans son lit et courir dans ma chambre pour crier et pleurer la tête dans un coussin, avec ce sentiment que tout était noir et sans espoir. Grand moment de douleur et de solitude, où finalement c’est la vision de cette scène de souffrance (ma fille hurlant à plein poumon dans son lit, moi hurlant dans le mien) menée à son apogée qui m’a sorti de l’impasse. C’est parce que je l’ai posée et que je me suis autorisée à exprimer ma propre souffrance que j’ai réussi à me reprendre et à nous apaiser (au moins un peu).

    Je pense que nous sommes nombreuses à avoir vécu des situations similaires et à convenir qu’il valait mieux en arriver là que de secouer notre bébé de rage et d’impuissance. Et que surtout, toutes les autres heures des autres jours, nous avons été là pour les apaiser du mieux possible, ces pleurs !

  • Le 1er cas, je l’ai expérimenté également et c’est là que des articles tels que celui dont on parle peuvent avoir un impact positif.

    J’ai essayé, à quelques reprises, de laisser pleurer ma fille pour qu’elle apprenne à dormir seule, avant l’âge de 6 mois il me semble. Pourquoi ? Parce qu’on m’a conseillé de le faire, encouragée à le faire, culpabilisée de ne pas le faire.

  • On m’a dit que c’était mauvais pour son développement qu’elle ne dorme pas assez ;
  • On m’a dit que c’était une étape nécessaire pour qu’ensuite elle soit « autonome dans son sommeil », que j’allais la maintenir dans une dépendance nocive à sa mère, que je ne lui rendais pas service ;
  • On m’a dit que je n’allais pas tenir, que j’allais craquer, qu’il allait finir par être trop tard ;
  • On m’a dit que ce n’était pas grave, que ça ne faisait pas de mal ;

    Ce sont toutes ces affirmations à l’emporte-pièce, et qu’on assène pourtant comme des vérités aux jeunes parents, qui sont démontées par les conclusions de cette étude, qui dit :

  • Que si, laisser pleurer, ça fait du mal : au bébé, qui secrète des doses massives de cortisol lorsqu’on le laisse pleurer seul de façon répétée, mais aussi aux parents et aux mamans puisque le fait de focaliser son attention sur le sommeil (noter les horaires des réveils, etc, comme conseillé dans les méthodes de dressage au sommeil) augmente leur anxiété. Et ça, je peux vous dire que je l’ai vécu, j’en parlais ici !
  • Que non, les réveils nocturnes fréquents n’induisent pas des problèmes comportementaux ultérieurs, et qu’au contraire un sommeil rigide et planifié au cours des premiers mois est associé à un risque trois fois plus élevé de problèmes de comportement à six mois.

    Donc pour ma part, voilà ce que j’en pense :

    Je n’ai pas besoin d’études pour être convaincue que laisser pleurer son bébé ne fait de bien à personne ; rien que l’état dans lequel on se trouve en tant que mère/père quand on se force à laisser pleurer son bébé, le ventre noué, la gorge serré, l’œil sur la montre, le cœur en miettes mais aussi la confiance en soi en berne, me prouve que ce n’est pas la bonne voie. Et le fait qu’après l’avoir laissé pleurer, on récupère son bébé, cet être dépendant à 100% et en pleine construction, complètement paniqué, qui a du mal à se calmer (et met 10 fois plus de temps que si on l’avait pris immédiatement !), agite ses bras dans tous les sens rouge de colère, avec son cœur qui cogne sous son pyjama, ne fait que confirmer mille fois cette conviction. Donc en vrai, moi les études scientifiques sur ce sujet, je m’en fou un peu.

    Malgré tout, je comprends très bien comment on peut se laisser déconnecter de nos instincts par des raisonnements rationnels qui nous ont bercés toute notre vie, par des peurs qu’on nous assène comme des vérités, par notre manque de confiance en nous en tant que parents, mais aussi par le manque de connaissance de ce que sont les besoins réels des nourrissons et des bébés. Et puis bien-sûr, parce qu’il est épuisant physiquement et nerveusement de s’occuper nuit et jour d’un bébé, en particulier lorsqu’il pleure beaucoup ou dort mal ; on a le sentiment qu’on ne verra jamais le bout du tunnel ! En prime, notre mode de vie n’est pas fait pour s’adapter à des besoins si intenses, avec l’isolement que vivent aujourd’hui les jeunes parents qui, auparavant, étaient bien entourés et épaulés dans les tâches du quotidien par la famille élargie ; dans ces conditions, le dressage au sommeil et les conseils de l’entourage apparaissent comme une porte de sortie. On peut vite avoir le sentiment que si on ne fait rien, si on n’agit pas, les choses ne changeront jamais et qu’on endormira encore au sein notre enfant de 16 ans. En particulier quand il s’agit d’un premier bébé, ou d’un bébé qui arrive après un premier très facile, comment ne pas tomber dans le « qu’est ce que j’ai mal fait pour en arriver là ? » et « qu’est ce que je dois faire pour rectifier le tir » ?. Le tout largement encouragé par une société qui prône l’action et les résultats rapides, et où on n’a pas le temps d’accorder aux bébés le temps dont ils ont besoin.

    DONC rappeler les résultats des études scientifiques sur le sujet, voilà à quoi ça sert ; cela donne quelques arguments rationnels aux parents qui auraient tendance naturellement à suivre leur instinct, mais qui se laissent ébranler et remis en cause par les certitudes et les sombres présages de leur entourage. En tant que mère, comment ne pas être touchée par des remarques qui affirment qu’on fait du mal à notre bébé en voulant faire du bien ? Avoir une étude scientifique qui dit le contraire sous le coude, ça fait du bien parce qu’alors c’est pas nous, les mères poules trop fusionnelles incapable de décramponner leur mouflet, qui argumentons, mais la sacro-sainte SCIENCE. Donc quand la science va dans le sens du maternage, ben quand même on est contents de le dire pour fermer le clapet de tous les bien-pensants qui nous regardent de haut comme s’ils avaient la science infuse.

    MAIS ce n’est certes pas suffisant pour faire changer durablement les mentalités sur le sujet (il y a quand même, en 2017, des gens qui disent encore ca va lui faire les poumons, non mais sérieux ?!) et surtout ce n’est pas de dire ça qui va vraiment épauler les parents dans les difficultés quotidiennes de la vie avec un bébé. Il faut surtout véhiculer auprès des jeunes et futurs parents de VRAIS messages, de VRAIES INFORMATIONS sur ce qu’est un VRAI bébé dont on écoute les besoins. Et puis il faut aussi arrêter de laisser penser aux parents que les solutions viendront de l’extérieur alors qu’elles sont en EUX. C’est quand on se met à l’écoute de son bébé et qu’on casse les barrières qu’on s’est érigés tous seuls pour se dire « De quoi mon bébé a-t-il besoin ? Et moi, de quoi ai-je besoin pour réussir à lui donner ce dont il a besoin ? », qu’on trouve les vraies solutions, celles qui vont vraiment faire du bien à notre famille. Et alors la vie est plus belle, plus simple et rien d’autre n’a d’importance quand on se sent « confortable », en accord avec ce qu’on fait, malgré les difficultés qui sont inévitables et qui feront inévitablement péter les plombs de temps en temps. Qu’est ce que ça fait du bien d’arrêter de se demander si c’est « bien » ou « mal », si en faisant ça il na va pas y avoir telle conséquence dans 6 mois ou 6 ans, quand on cesse de chercher des explications rationnelles à tout, quand on s’empêcher de faire ce qui parle à notre cœur et à nos tripes par trop d’intellectualisation…

    Si c’est bon pour moi, si c’est bon pour lui, c’est le bon chemin.  Et franchement, ce n’est pas un raisonnement qu’on peut appliquer au 5-10-15, si ?

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32 réflexions au sujet de « Laisser pleurer son bébé : dire que ça fait du mal, c’est faire culpabiliser ? »

  1. Que c’est dur de lire ça…… Je suis bien d’accord avec toi hein, attention, mais la culpabilité me pèèèèèse… Mais 8 mois quasiment sans sommeil, pour ma part, j’avais l’impression d’être constamment dans une espèce de brouillard. Et donc qu’est ce que j’en ai fait des conneries avec mon fils…. Je regrette tous les jours. Et même si au final je ne l’ai qu’assez peu « laissé pleurer », quand je repense à ces put*** de siestes en journées que j’essayais d’instaurer (jamais plus de 30 mns et sur moi, autrement), je m’en veux tellement……………… Un premier enfant c’est tellement dur de savoir quoi faire, et la fatigue t’empêche vraiment de réfléchir de manière cohérente. 😦
    Essayons tout de même d’en tirer du positif : l’expérience fait que par la suite on sera forcément beaucoup plus réceptive/cool par rapport aux soit disant règles de sommeil.

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    1. Je comprends bien j’en suis passe par la et moi aussi j’ai tenté des choses que je regrette… Elles ont au moins eu le mérite de me montrer clairement ce que je ne voulais plus refaire ! Chaque expérience apporte son positif. Nos premiers enfants sont effectivement un peu les « essuyeurs de plâtre », mais ils ont aussi le privilège d’aviir notre attention unique pendant des mois ça compense un peu…. Courage ❤

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      1. Oui t’as raison pour le ‘privilège’ qu’ils ont en tant qu’enfant unique durant quelques mois/années.. Parce que souvent je culpabilise AUSSI en me disant que si un jour j’ai un autre enfant je serais « moins pire » 😉 grâce à ces expériences!!!!! Mais du coup j’ai toujours mal au cœur en pensant à mon fils lol. Bref, voyons le verre à moitié plein comme tu le fais, tu as entièrement raison (comme d’hab. c’est énervant. 😀 )

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    2. Bonjour ! Mon fils de un an dort peu.. et des qu’elle peut je me recois des remarques de ma mere comme quoi « j’aurais du instaurer les siestes des le debut » alors qu’en effet, j’ai tjs suivi son rythme…
      le problème c’est vrai que c’est gênant car pendant les repas de famille, il casse les pompes…
      Je ne regrette rien, j’en fais un peu qu’a ma tete c’est vrai…
      Bref tout ca pour dire qu’il n’y a pas de bonne methode, si ? 🙂

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  2. Bonjour,
    J’adooooreee votre blog et je lis chaque article avec bcp de plaisir.
    Je vis pratiquement les mêmes situations que celles que vous décrivez avec des mots si bien choisis.
    Merci pour cela.
    Luana, maman de 3 bb de 17, 13 ans et 3 mois 😊

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  3. Bonjour
    Et bien là… c’est moi qui suis en colère pour des articles comme le tien!!!
    Car l’éducation bienveillante commence aussi par la bienveillance vis à vis des parents (de la maman) et de la famille en entier!
    Et qu’une maman épuisée est bien souvent pas vraiment capable de bienveillance toute la journée auprès de toute la famille! (meme si bébé fait des nuits horribles, les ainés ont toujours autant de besoins des 6-7h du mat…).
    Et donc, arretez de culpabiliser encore les mamans!!!
    Car laisser pleurer bébé (et pas que en réaction « à bout »), qu’il apprenne à se débrouiller seul la nuit (on parle pas des nourrisson de 3 semaines là, mais vers 6 mois leurs besoins sont déjà différents) peut sauvé plusieurs mois de vie de famille!
    Évidemment que je me doute que cela ne lui a pas procuré un plaisir intense bien au contraire !
    Mais il faut aussi relativiser les choses, prendre un peu de recul et penser à toute la famille!
    Dommage, votre blog est pourtant source de bcp de réflexions intéressantes… Mais si c’est pour encore rajouter une couche de culpabilité pour maman, merci bien!

    Bonne journée

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    1. Je suis désolée si mon article est source supplémentaire de culpabilisation ce n’était pas le but.

      Il n’est pas question de nier le besoin de sommeil des mères et des parents qui est effectivement réel et nécessaire pour rester dans la bienveillance. Toutefois pour avoir vécu un an sans sommeil suivi dune deuxième année de nuits découpée, j’ai davantage trouvé de ressources, de repos physiologique et de confort dans le lâcher prise, la mise en place du cododo, la mise en place dun rituel d’endormissement aux bras qui certes implique ma présence mais qui ne prend que QQ minutes et qui assure une bonne première partie de nuit sereine a ma fille, que dans les QQ expérience de laisser pleurer qui se sont soldées par un échec puisqu’elle ne s’est jamais calmée. Et je comprends pourquoi.

      Pour ceux chez qui ça a permis a l’enfant de faire ses nuits au bout de QQ tps, je comprends que ce soit un soulagement pour la famille et que cela apporte son lot de positif. Mais je maintiens que, en particulier a seulement QQ mois, et encore plus entre 6 et 12 mois ou les enfants traversent de grosses périodes d’acquisition et d’angoisse de séparation, le fait de les laisser pleurer est une invitation a la résignation. C’est ensuite a chacun de faire comme il veut / peut en fonction de ses convictions et de ses limites personnelles.

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    2. La blogueuse a pourtant bien expliqué les deux cas de figure …  » avec la volonté de laisser pleurer bébé » et le laisser pleurer car nous sommes épuisées! deux choses bien différentes… En aucun cas, je trouve cet article malveillant…

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    3. Entendons-nous bien je suis loiiiiiiin, très loin, d’être une mère parfaite. Je fais de mon mieux c’est tout.
      Mais puisque c’est le sujet, je suis extrêmement fière de n’avoir jamais laissé pleurer mon bébé. Pas parce que j’ai lu telle ou telle étude mais parce qu’intrinsèquement je savais que c’était pas ce qu’il fallait faire.
      Je ne peux pas m’empêcher de penser que laisser pleurer son enfant alors que c’est quand même nous qui l’avons voulu dépasse l’entendement.
      Un bébé est privé de tout repère lorsqu’il nait, et parce que le parent a envie de dormir on va le laisser pleurer jusqu’à épuisement / lui imposer un rythme de sommeil qui ne lui correspond pas ? En plus je peux vous dire que chez mes copines qui l’ont tenté le bébé est capable de pleurer trèèèès longtemps voir de dormir 5 min, en pleurer 30, redormir 10 et rebelote…
      Il y a quand meme un certain nombre de moyens à dispo pour se soulager et contenter le parent et le bébé, comme l’écharpe de portage par exemple.

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  4. Merci pour cet article formidable qui fait vraiment du bien a lire. Qu’est ce que j’ai envie, parfois, d’envoyer bouler tous ces commentaires conseils donnés à gauche et à droite sur comment le faire ceci et cela. Je suis tout à fait d’accord il faut suivre son instinct je l’ai compris par la suite mais je m’en veux encore les premières semaines de ne pas l’avoir fait alors que nous avions tant besoin lui et moi de créer du lien.
    Jai trouvé un médecin qui m’a dit : « suivez votre instinct, faites comme vous le sentez, vous saurez comprendre ses besoins et reconnaître quand quelque chose ne va pas. » Je me suis dit, ce médecin me plaît, ce sera celui mon fils. Et je réalise que si dans les premiers temps on pense avoir besoin d’être encadré, assisté avec un premier bébé, ce dont ont vraiment besoin les jeunes parents c’est qu’on leur fasse confiance et qu’on leur donne confiance en leurs propres capacités.

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  5. J’aime particulièrement votre article et vos prises de positions.
    Jai  » laissé pleurer  » mon 1 er par manque d informations. Aujourd’hui mon petit 3 eme à 10 mois et je m autorise à faire à l instinct. les dodos ne sont pas toujours facile mais on se sent mieux. J’aime l idée que la science a prouvé l utilité d accompagner bébé dans son sommeil. ❤️ Merci pour cet article

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  6. Je suis votre blog depuis quelques mois, et merci pour ces pages, parce qu’au moins on déculpabilise justement de ne pas faire comme tout le monde.
    Mon 1er a 7 ans, et j’en ai entendu des vertes et des pas mûres, juste parce que j’ai suivi mon instinct : ne pas laisser pleurer sauf cas n°2 hein, et porter un maximum pour rassurer lui comme moi. Papa faisait pareil à l’instinct, on ne se posait pas de questions.
    Ma 2ième a 9 mois, et là je vois un autre bébé du même âge, qui a une vie à l’opposée de la mienne. Tout est calculé, calibré, tout est comme ils ont décidé, zéro écart. Résultat, bb chouine ou pleure, elle est déposée illico presto, seule dans son lit ou son parc ! wouaou, ça m’a choquée !! jamais je ne pourrai laisser la mienne pleurer comme ça.
    Bref, j’aimerai justement avoir plus de détails sur votre réflexion « un sommeil rigide et planifié au cours des premiers mois est associé à un risque trois fois plus élevé de problèmes de comportement à six mois. » Quelles sont vous sources ? et quelles seraient les conséquences ? C’est ce qui arrive à cette petite, je pense, on lui impose ses heures de sommeil, à elle de s’endormir seule.
    J’avais lu dans le livre de céline alvarez, les raisons scientifiques pour lesquelles il ne faut pas laisser un bébé pleurer, et non il ne faut pas, ça empêche certaines zones du cerveau à bien se construire.
    Merci d’avance pour votre réponse.

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    1. Extrait du livre de Céline Alvarez : « Prendre l’habitude de laisser un bébé ou un enfant pleurer lorsqu’il est en proie à des émotions de forte intensité, sous prétexte de lui apprendre à se calmer seul, est donc une très grande erreur : en agissant de la sorte, nous obtiendrons le contraire. Le développement de son cortex préfrontal sera freiné ou altéré, et l’enfant aura de plus en plus de mal à réguler seul ses émotions. Une fois adulte, ses aptitudes de régulation émotionnelle et de réaction aux différents stress de la vie risquent d’être moindres. »

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      1. Je trouve que certains pleurs sont utiles et doivent s’exprimer…
        Laisser pleurer un enfant pour qu’il dorme: non.
        Accompagner un enfant dans une frustration ou une colère en lui disant qu’il a aussi le droit de manifester ses émotions est autre chose… Avec mon fils des fois il s’énerve car il essaie de faire quelque chose qu’il n’arrive pas. Il se mets donc à pleurer. Dans ce cas là je me mets à ses côtés, lui explique ce qui se passe, qu’il finira par trouver une astuce mais que pour l’instant, ce n’est pas possible. Je pense que toujours essayer de le faire passer directement à chose chose, de porter l’attention ailleurs n’est pas l’aider non plus. Par contre, le laisser seul avec ses émotions: non!

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  7. Merci pour l’article! Ici j’ai la chance que personne n’a JAMAIS osé me dire de laisser pleurer bebe… Je pense faire un peu peur 🙂
    Par contre je sais que par derrière ça médit.
    Mais bon. Quand on a passé au lit montessori et qu’on a perdu 3h de sommeil par nuit ben j’ai eu droit à des remarques… Mais quand les gens viennent et voient notre enfant, plein de vie, vivant ses émotions (les plus simples au plus difficiles) avec intensité et jusqu’au bout, et qu’il comprends beaucoup de chose déjà à son age, qu’il communique avec les signes, ils sont bien obligé d’adresse que ce n’est pas nécessaire pour son développement de le laisser pleurer. Après, je conprends que pour certains bébés, des parents essaie cette technique…
    Bonne continuation à toi, moi je vais accoucher dans quelques jours du 2ème!

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  8. Merci encore pour cet article très juste ! Pour ma première aussi j’en entendait des vertes e des pas mures sous prétexte qu’on l’endormait en la berçant et en lui faisant téter notre petit doigt (et en plus elle avait énormément besoin de contact et de succion et je le vois encore plus maintenant que j’ai son petit frère qui lui s’endort seul en regardant le plafond allongé sur son tapis dans le salon sans avoir à le bercé ni besoin de téter qqqch comme il était indispensable pour notre première ! ) …. on m’a accusée de lui donner de mauvaises habitudes, qu’elle ne s’endormirait jamais seule etc etc … aujourd’hui elle à 2ans et demi et je suis fière de dire que ça y est elle s’endort seule le soir dans son lit ( parfois même après l’histoire elle me dit : maman je peux dormir sur le tapis ? celui qui est au pied de son lit et tellement doux qu’elle préfère y dormir plutot que sur son matelas haha) et si elle ne s’est pas endormie pendant la petite histoire et qu’elle n’est pas encore fatiguée et bien elle joue avec ses petites figurines zèbres encore dans son lit ou sur le tapis et puis elle s’endort seule sans pleurs ni cris ni rien …. et nous on peut aller dormir tranquillement ! il y a encore qqs mois de ça je croyais qu’on n’y arriverait jamais et même si je me disais que ça finirait par venir au fur et à mesure qu’elle grandirait je commençais à me poser des questions ( mais pas à regretter le fait de ne pas l’avoir laisser pleurer ça non !) ! et bien oui j’ai eu raison de continuer de patienter toujours avec bienveillance plutot que d’écouter les mauvais conseils de gens qui écoutent plus leur petit égoisme que les signes de fatigues de leurs enfants et les mettent au lit : parce qu’il est l’heure …. et quand des fois le soir elle nous voit bailler et qu’elle nous dit : « oh tu es fatiguée maman/ papa ? tu peux aller faire dodo si tu veux viens, je te raconte l’histoire » et bien ça vaut tout l’or du monde et on sait que sur ce point elle est vraiment devenue autonome et qu’elle est à l’écoute de son corps ! quant aux gens qui se sentent toujours culpabilisé par telle ou telle manière de faire ( même quand c’est prouvé scientifiquement que c’est le meilleur à faire ah ça ça les embête car qui continuerait à faire des choses néfastes pour son enfant en toute connaissance de cause ? ) et bien j’i envie de leur dire : assumez !!! quand on est sur de soi ( et de ses méthodes) on a AUCUNE raison de culpabiliser !!! donc assumez vos choix plutot que de jouer les pauvres accusées qu’on culpabiliserait ! non personne ne vous culpabilise ! c’est vous qui vous sentez coupables ! mais coupable de quoi si vous etes sur que vos méthodes sont les bonnes ? c’est qu’au fond vous en doutez vous meme !!!! alors un petit effort pour discerner objectivement en pensant au réel bien etre et respect des besoins de chacun et non pas juste le besoin de soi-même et ca pourra aller mieux on trouvera de vraies solution qui répondent à tous les besoins !!

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    1. EXACTEMENT !!!!!! Je trouve aussi que l’énervement dont font preuve certain(e)s est en fait peut être juste un sentiment de culpabilité qu’ils/elles n’assument pas!!!!! Et clairement ici il me semble n’y avoir vu aucun jugement ou aucune accusation ^^

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  9. Pardon pour l anonymat je ne suis pas inscrite.
    D abord merci pour ce blog, pour la sincérité et l engagement des propos. Et puis pour l absence de placements de produits en tt genre 😊 ca change….
    Je me pose une question depuis un moment sur quoi faire lorsque l on sait que des parents autour de nous font ce choix délibéré de laisser pleurer dès les premières semaines. Je suis profondément mal a l aise devant ces gens qui ne sont pas des amis mais des connaissances et j oscille entre oser en parler par des lectures a proposer, l argument scientifique a dégainer et ne pas juger, c’est a dire ne rien dire.
    Car je sais que l on peut tres vite tomber dans la culpabilisation. Et que je ne vaux ps blesser.
    Mais laisser faire, en voyant que ces personnes semblent persuader de bien faire, me dérange.
    Je suis du genre a dire quand je vois ce qui me parait être une injustice, a parler plutôt qu a laisser faire.
    Mais la, ai je la légitimité juste parce que je suis maman ? Bien sur que non, après tt ce n est a mon enfant.
    Doit on toujours faire passer nos valeurs (parce que je suis persuadée que derrière cet acte il y a valeur éducative ) devant tt le reste ?
    Je n apelle pas de réponse définie mais suis ouverte aux propositions 😊
    Merci
    Celia

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  10. Merci !!! Ça fait du bien de lire ça. C’est le genre d’article qui me permet de rester calme et sûre de moi face aux remarques doucereuses du type : « Ah, ben voilà une petite fille gâtée ! » ou bien « Toi tu mènes Maman par le bout du nez. » Dans ces moments là, je respire, je pense à Catherine, Isabelle et Maman Poule et, avec un grand sourire, je réponds : « Exactement ! » Becs cloués à tous les coups ! 😉

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  11. Bonjour,
    J’aime beaucoup votre blog et vos articles que je suis avec beaucoup d’attention. Ils me font souvent beaucoup de bien. Ce dernier article m’a laissée plus perplexe… A la première lecture je me suis mise à pleurer. Parce qu’instinctivement j’étais d’accord avec vous. Alors je me suis replongée dans ces mois difficiles avec mon fils et je m’en suis voulue profondément de lui avoir appris à dormir seul à 5 mois. J’y ai repensé longuement et je me suis souvenue de mon état et des raisons qui m’avaient poussée à le faire. Et c’est là que je me suis dis que je ne savais plus si j’étais complètement d’accord avec vous ou non. Je ne peux pas dire que je ne suis pas d’accord en théorie. Mais dans mon cas par exemple, je ne pouvais pas faire autrement à ce moment là. Quand mon fils a eu deux mois et demi (il se réveillait une fois par nuit pour téter), j’ai du reprendre le travail, vraiment à contre coeur. Et la il s’est mis à se réveiller toutes les deux heures. Je suis quelqu’un de très fragile sur le plan psychologique. J’ai beaucoup travaillé sur moi et les choses se sont arrangées mais depuis sa naissance, je me suis souvent sentie très chamboulée. Je ne supporte pas du tout le manque de sommeil. Avec un enfant c’est difficile me direz-vous… C’est vrai. Mais qu’aurais-je du faire ? Ne pas faire d’enfant ? Le fait est que j’ai accumulé, comme presque tous les parents, beaucoup de fatigue et je suis progressivement allée vers une dépression. J’ai alors contacté une spécialiste du sommeil qui m’a conseillé une technique pour apprendre à mon bébé à dormir seul. Je l’ai appliquée. Ca a marché très rapidement et je n’ai jamais laissé mon fils pleurer plus de 3 minutes. Aujourd’hui en lisant votre article je me sens très mal de l’avoir fait mais objectivement, sur le moment, si je ne l’avais pas fait, je ne sais pas ce qui ce serait passé. J’étais en train de sombrer, je me détachais de mon bébé, j’avais des pensées morbides, je voulais partir très loin, je me sentis nulle, incapable bref je vous passe les détails. Tout ça pour dire que je ne sais pas ce qui est pire pour un enfant, ce qui laisse le plus de « traces » entre le fait de pleurer ou d’avoir une mère en dépression. Ce que je crois en fait c’est qu’en tant que parent, il faut finalement accepter que tout ce que nous ferons aura des répercussions sur notre enfant. Des bonnes et des mauvaises. Au même titre que tout ce qu’il va vivre indépendamment de nous dans sa vie. Tout ce qu’on vit laisse des traces mais finalement est ce que c’est forcément mal ? Ma mère a fait ce qu’elle a pu avec moi en fonction de ce qu’elle était. Elle a fait des choses bien et des choses moins bien, comme tout le monde. Le fait est qu’aujourd’hui, je suis ce que je suis et ce sont toutes ces choses qui font de moi ce que je suis. A moi aujourd’hui de choisir qui j’ai envie d’être et de travailler sur moi pour améliorer ce que je souhaite améliorer. Et finalement c’est le chemin qui est intéressant, pas le résultat. Je veux juste dire qu’il n’y pas qu’une seule solution qui est la bonne. Et qu’il ne faut pas croire que tout ce que nous faisons va faire de notre enfant quelqu’un de bien ou quelqu’un de mal. Il fera tout simplement « lui ». Entre le maternage proximal qui prône la proximité comme son nom l’indique et la méthode montessori qui prône l’autonomie, j’avoue que parfois je me sens perdue et je me culpabilise beaucoup alors que mon fils n’a que 15 mois. J’ai déjà l’impression d’avoir fait tant d’erreurs. Mais en même temps, rien n’est irréparable. On peut passer par des périodes de souffrance et être à nouveau heureux. Notre bébé peut vivre un traumatisme en étant laissé dans son lit à pleurer, c’est une certitude. Mais il peut aussi se « réparer », et les parents ont aussi ce rôle d’accompagnement. Je suis désolée pour ce très long commentaire et je vous remercie pour vos articles que j’aime beaucoup.

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    1. Merci beaucoup pour votre témoignage très touchant. Je suis navrée que mon article ait remué en vous cette période difficile.

      Je suis absolument d’accord avec ce que vous dites : quoi que nous fassions nous laisserons des traces, des bonnes et des moins bonnes mais en faisant du mieux que nous pouvons, le but est que nos enfants aient les ressources pour y faire face et se construire avec ce bon et ce moins bon.

      Il me semble que dans la situation que vous décrivez, vous avez fait ce qui était le mieux pour votre famille a ce moment la. Et effectivement si votre fils n’a jamais pleure plus de 3 minutes avec cette technique, c’est qu’il était probablement déjà proche de savoir s’endormir seul sans assistance, et je pense comme vous que ces QQ minutes de pleurs sont moins « nocives » que de voir sa maman dépressive. Et peu importe ce que je pense d’ailleurs, l’important est que VOUS soyez convaincue que c’était le meilleur compromis a faire a ce stade.

      Concernant le maternage et l’autonomie, ils ne sont pas du tout incompatible mais effectivement la vision commune maternage proximal est souvent assimiler a tort a de la surprotection. Si vous voulez on peut en discuter plus en détails par mail ?

      Je vous envoie des chaudoudou car votre commentaire ma beaucoup touché, n’hésitez pas a m’écrire un mail ou via facebook !

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      1. Convaincue je ne sais pas puisqu’ aujourd’hui j’y repense avec culpabilité. Mais je travaille beaucoup sur cette fichue culpabilité qui me ronge depuis sa naissance. Je ne veux pas lui faire porter ce poids là et je ne veux pas m’accabler non plus sans arrêt. Quoi qu’il en soit, je crois que je n’ai pas vraiment eu le choix et que finalement cette méthode, à ce moment là, m’a sauvée. Le vrai souci c’est que j’ai repris le travail trop tôt, alors que je n’en avais pas envie. J’aurais du m’écouter et prendre un congé parental mais je n’ai pas réussi. Cette reprise est venue tout chamboulée. J’ai eu un accouchement long et difficile qui s’est fini en césarienne. J’ai mis beaucoup de temps à récupérer physiquement et psychologiquement c’est encore pire ! J’ai encore beaucoup de mal à accepter que les choses se soient passées comme ça et que mon fils ait subi une naissance aussi horrible. Mais du coup, deux mois et demi c’était vraiment trop tôt… Mais voilà c’est comme ça et aujourd’hui mon fils est plein de vie, il semble heureux et épanoui, même si tout ça a déjà laissé des traces c’est certain. Et notre relation continue de se construire pas à pas et c’est merveilleux. Par contre dans la mise en place de cette méthode, j’ai toujours dis à mon fils qu’il n’était pas obligé de dormir s’il ne le voulait pas. Que je voyais qu’il était fatigué et que donc, je lui proposais de se reposer dans son lit mais que s’il n’avait pas envie de dormir, il pouvait jouer avec son doudou ou se raconter des histoires. Je ne le forçais pas à dormir vraiment mais plutôt à se sentir bien dans son lit, en sécurité.
        Je serais ravie de discuter par mail avec vous. Merci beaucoup.

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      2. A vrai dire, MERCI C_Inouch pour votre commentaire!!
        En bcp plus long (et encore plus dur), c’est finalement ce que je voulais dire plus haut!
        A la différence que j’ai eu d’autres enfants depuis et que j’ai + de recul maintenant: pour no1, j’étais à 100% pour le maternage sur le papier, j’ai du coup bien culpabilisé d’avoir effectivement laisser pleurer bébé intentionnellement pour qu’il apprenne à dormir seul (vers 6 mois) car j’étais absolument épuisée. Mais en creusant, en y réfléchissant et en discutant avec une mamie très bienveillante, je me suis rendue compte également que « trop est l’ennemi du bien »!
        Cette mamie me disait juste « c’est beau ce que vous faites pour les bébés maintenant, mais vraiment, ce doit être tellement dur pour vous les mamans! Au moins avant (elle voulait dire qd c’était tétée toutes les 4h, bébé fait ses nuits à 3 mois, point barre) c’était pas forcément bien pour bébé, mais les mamans arrivaient à sortir la tête de l’eau + facilement » et qq part, c’est pas faux!
        Et donc que certes ce n’est pas forcément parfait pour bébé de l’obliger à s’endormir/se rendormir seul mais même sans arriver à une dépression de la mère, dans de nombreuses situations, de nombreuses familles, cela permet « juste » bon nombres de mois mille fois plus sereins pour tous avec une maman qui n’est pas épuisée…
        Pour mes 2 enfants suivants, j’étais bcp plus à l’écoute et vers respectivement 5 et 6 mois, j’ai senti qu’ils étaient prêts, d’une part la tétée « nourrissante » n’était plus vraiment nécessaire et d’autre part ils commençaient à être moins submergés par leurs émotions et finalement no2 a juste chouiner fort 5 minutes et c’était bon, bébé3 a mis 2-3 nuits à trouver son doudou tout seul en pleurant un peu… et la vie de famille a pris un nouvel envol grâce à une maman bcp moins fatiguée!

        Bref, vous verrez bien pour votre second (et/ou les autres) mais les limites des parents doivent aussi être respectées… et la sérénité de la famille également! Sur le papier on fait des choix, en pratique d’autres… Et rien ne sert de se culpabiliser soi même ni de culpabiliser les autres…
        et qu’il n’y a pas qu’une seule solution qui est bonne, que la dose de cortisol des aînés-pas si grands que ça- est aussi à prendre en compte (l’éducation bienveillante est vraiment pas facile quand maman est épuisée).

        Je vous souhaite de beaux moments de joie en famille, c’est le plus important au final je crois!

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    2. Message touchant.
      Comme l’a dit Maman Poule, c’est bien d’être entourée. Petite question indiscrète : le papa est (était) il présent pour t’aider ?

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      1. Oui il était très présent heureusement. Il l’est toujours. A ce moment là je n’arrivais à en parler qu’à lui mais c’était devenu très difficile à porter et il était inquiet. J’ai fini par en parler à mon médecin qui m’a donné un traitement homéopathique et m’a arrêtée pendant 3 semaines. Mon fils étant chez la nounou 4 jours par semaine, j’ai pu me reposer, faire du yoga et surtout me faire suivre par une psy. J’ai sorti la tête de l’eau et tout s’est apaisé. Aujourd’hui je me sens toujours assez fragile à certaines périodes mais j’ai fini par réussir à en parler à mon travail et à mes amis, c’est rassurant d’être entourée. Je me sens de plus en plus à l’aise dans mon rôle de maman et même si je culpabilise beaucoup de tout, j’appends petit à petit à accepter les choses comme elles sont et cette histoire, malgré les périodes difficiles qui laisseront des traces sur mon fils j’en suis consciente, c’est notre histoire et elle fait partie de nous et de notre relation. Comme je disais, je crois que rien n’est irréparable et j’ai confiance en lui… Merci pour vos messages.

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    3. Je me reconnais beaucoup dans votre témoignage … bebe désire, accouchement long et difficile, reprise d’un travail exigent, beaucoup de culpabilité à le laisser tous les jours de la semaine, une fatigue démentielle, la peur de l’accident de voiture ..
      j’essaye juste de me dire que tout ça passera, je vis nuit aprè nuit au rythme de mon petit.
      Je te souhaite plein de courage et d amour avec ton enfant 🙂

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  12. Bonjour,

    j’ai découvert ton blog depuis peu, et j’aime vraiment beaucoup tes articles. Ils sont toujours tellement bien écrit et ils font du bien. même mon conjoint te suit, d’ailleurs c’est souvent lui qui me dit « tu as lu le dernier article de Happynaiss ».

    Notre fille a 20 mois, et les dodos ont et sont toujours un défi. Je suis déterminée et convaincue des bienfaits de l’allaitement/cododo//maternage, mais pourtant certaines fois les réflexions m’ont fait mal, et m’ont fait douté. Je crois que c’est ça le plus difficile: quand tu es épuisée, que tu fais tout ce que tu peux pour ton bébé, que tu essaies de répondre à ses besoins, quand tu ne dors pas plus de 2h d’affilées (et ça c’est les bonnes nuits) et que tu as juste besoin de réconfort et de pouvoir vider ton sac, et pour seule réponse tu as droit à: le 5-10-15 ca fonctionne bien, tu l’as gate trop, tu lui as donné de mauvaises habitudes, elle va apprendre…
    Au bout d’un moment on finit simplement par ne plus en parler, elle fait Ses nuits, et moi je rêve éveillée de pouvoir faire les miennes, mais pas pour l’instant.

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    1. Exactement ! Les remarques negatives en réponse ! Ou mon compagnon hier soir, je lui dis  » oui depuis 17h… ca fait beaucoup il s’est endormi a 21h! Ouf j’ai pas eu une minute ce soir c’est costaud ».
      Et il me repond quoi ? Que je peux m’en prendre qu’à moi. (Traduction : je devrais deleguer et laisser + mon fils d’un an aux grands parents.). Je rêve putain mais laissez nous être la Maman qu’on veut. Et laissez nous dire que c’est dur, sans attendre de conseils/remarques/objections !! On veut juste le silence, ou un « tu peux être fière de toi! » 😉

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  13. Bonjour,

    je me permets d’intervenir pour discuter de l’argument « scientifique ». Avant toute chose, ma position générale est « faites comme vous voulez, alors laisser moi faire comme je le sens ». Et on ne laisse pas pleurer notre petit qui fait difficilement ses nuits. Cependant, autant on (vous) détestez les discours culpabilisant (« il faut le laisser pleurer »), autant ce billet l’est (pour ceux qui ont choisit de le laisser pleurer), avec un très mauvais argument « scientifique ».

    L’AAIMH n’est pas un laboratoire de recherche ni une organisation scientifique. Leur billet *n’est pas* une publication scientifique. La définition d’une publication scientifique est : « article publié dans une revue scientifique, après relecture anonyme par les pairs ». Les revues scientifique faisant un minimum référence étant évaluées par ISI web of knowledge (même si cela peut faire débat). Le billet d’humeur de l’AAIMH n’a pas été soumis à ce principe de base de la science : être relu (anonymement) par ses pairs et soumis à la critique avant publication.

    Hors, la lecture de leur billet permet de se rendre compte que l’AAIMH sélectionne les articles à partir desquels elle tire ses propres conclusions. J’insiste là dessus, si vous lisez les articles cités, les conclusions tirés par l’AAIMH n’apparaissent pas du tout.

    En particulier, sur le niveau de cortisol (hormone du stress). Il est tout à faire reconnu que les méthodes de contrôle des pleurs font augmenter cette hormone chez les bébés à court terme. A priori, pas à long terme (cela demanderai à être confirmé). Et si l’ont veut avoir une véritable approche scientifique, il faut lire le « pour » et le « contre ». Je vous invite par exemple à lire « Behavioral Management of Sleep Problems in Infants Under 6 Months – What Works? » de G.E. Chrichton et B. Symon (un article scientifique publié en Février 2016). Article qui supporte clairement la méthode de contrôle des pleurs. Mais aussi que la réponse (elle aussi publiée, dans le même journal) apportée par P. Douglas, et qui discute ces résultats, et qui critique cette approche (en citant d’autres articles).

    Pour résumer. Scientifiquement quelque soit la méthode, il n’y a pas de conséquences connues sur le long terme. Tous les enfants semblent se développer normalement. Même si la méthode de contrôle des pleurs a été largement étudiée, elle est aussi mise en questions (notamment a cause du stress à court terme — même si cela ne semble pas avoir de conséquences sur le long terme).

    Je trouve aussi qu’il est difficile de laisser pleurer son enfant, mais n’utilisez pas de mauvais arguments pour justifier cette façon de faire, tout comme vous détestez qu’on vous dise qu’il faut laisser pleurer un bébé. Personnellement, si j’ai ce genre de remarque, je leur demande s’ils veulent vraiment mon avis sur leur façon à eux d’élever leur petit. En général, la discussion tourne court.

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