VDM (Vie de Mum)

Un projet d’accouchement différent

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet très personnel,  j’ai nommé mon projet d’accouchement pour ce deuxième enfant, et je vais vous demander votre extrême bienveillance à sa lecture.

De la bienveillance envers moi, qui m’expose et qui, en cette période de grossesse, suis très sensible à vos paroles, vos inquiétudes, vos éventuels reproches ou vos témoignages négatifs. Mais ausside la bienveillance les unes envers les autres, car on touche à un sujet où chacune a un parcours bien particulier, plus ou moins bien accepté, plus ou moins bien digéré mais toujours déterminant dans sa vie de femme, où chacune a un cheminement plus ou moins avancé, des besoins très différents…  En même temps c’est un sujet qui nous touche toutes profondément, je pense. Donc sur cet article, la bienveillance et le respect doivent être de mise pour que personne ne se sente insécurisée par ce qui est partagé…

J’ai longuement hésité avant d’exposer à une telle échelle quelque chose de très personnel, mais en même temps je ne me voyais pas ne pas vous en parler, tant cela prend une énorme place dans cette grossesse et tant cela me tient à cœur.

 

Pour Mademoiselle Carrouselj’ai accouché dans un centre hospitalier de niveau 3 proche de chez moi, en banlieue Parisienne ; j’y ai été suivie à partir de 7 mois de grossesse, j’y ai fait des cours de préparation à la naissance « classiques » qui m’ont donné satisfaction, je me suis rendue une ou deux fois aux urgences sans trop d’encombres (si on fait abstraction de l’interne misogyne qui a dit «ah les bonnes femmes ! » à Papa Ours suite à notre consultation au motif qu’on ne la sentait plus bouger) , j’ai bien vécu mon accouchement et les suites de couches, où j’ai trouvé le personnel agréable, discret et à la fois soutenant, en particulier dans le cadre de l’allaitement. Quelques points de mon projet de naissance n’ont pas été respectés le jour J : j’ai accouché en salle de naissance, avec une péridurale (qui ne marchait pas vraiment…), allongée sur le dos, « en mode poulet de Bresse » malgré ma demande de faire autrement et on était à 2 coups de ciseaux de me faire une épisio sans mon consentement . Mais ayant eu un accouchement rapide et sans complications particulières, et ayant surtout expérimenté une rencontre magique avec ma fille pendant les deux heures qui ont suivies, ça m’est passé totalement au-dessus.  Ca reste dans mon souvenir un bel accouchement, ce jour hors du commun qui m’a fait mère pour la première fois et où la rencontre avec ma fille a dépassé mes espérances.

Pour bébé sœur, mon projet est tout autre : je souhaite accoucher à la maison.

Comment lui dire de façon respectueuse et bienveillante qu’on la trouve un peu cinglée ? Ne le dites pas 😉 ]

Pourquoi donc, puisque tout s’est si bien passé la première fois ?


Parce que si je vivais la même expérience d’accouchement aujourd’hui, je le vivrais mal.

Parce que j’ai changé, tout simplement.

Parce que je ne suis plus personne que j’étais le jour où j’ai accouché de Mademoiselle Carrousel ; j’étais primipare, peu habituée à penser en dehors des sentiers battus, effrayée par la perspective d’une douleur qui m’étais inconnue et de complications qui me semblaient inhérentes à tout accouchement, insécurisée par l’idée de n’avoir jamais vraiment souffert et de ne pas être capable de le supporter, fragilisée par la pensée que je pouvais ne pas y arriver, que je ne savais pas faire :j’avais besoin de ce grand cadre bétonné qui me rassurait, à ce moment-là.

L’accouchement me semblait l’étape finale de la grossesse, mais pas une étape en soi ; une épreuve ultime, inévitable, extrêmement désagréable. Il me semblait que le but était de sortir le plus rapidement et le plus indemne possible de cette épreuve, de la traverser sans se retourner et un peu en apnée, comme un sparadrap qu’on arrache d’un coup, pour pouvoir passer à la partie qui m’intéressait vraiment ; être maman. J’avais déjà lu des récits de femmes parlant  du sentiment de s’être fait voler quelque chose et de leur besoin de se réapproprier l’accouchement, du besoin de vivre pleinement et entière la naissance, de la force qu’on peut en tirer pour la suite ou au contraire la fêlure qu’on peut se trainer, de la puissance de l’expérience ; je lisais les mots mais je ne les ressentais pas dans mon corps ni dans ma tête. Je ne ressentais pas encore à quel point l’accouchement peut être déterminant dans cette mutation de femme à mère, à quel point il peut être déterminant dans notre capacité à nous sentir mère de cet enfant-là… 

Je l’avais pourtant lu sur le sujet et j’avais même mis des choses dans mon projet de naissance dans le sens d’une naissance « respectée » ; essayer d’aller le plus loin possible dans le travail sans péridurale, être active pendant le travail, me laisser accoucher dans la position de mon choix, ne pas prendre mon bébé tout de suite après la naissance pour des soins routiniers qui ne sont pas impératifs…  J’avais mis ces éléments dans mon projet de naissance un peu comme une bonne élève enchainerait les citations dans son devoir de philo ; je citais la parole de « celles qui savent », parce qu’ « elles » (qui ? les auteures, les bloggeuses, les filles sur les forums) disaient que c’était important et que les arguments rationnels me semblaient cohérents, mais dans mon cœur et mon corps à moi, ça ne faisait écho que très timidement. J’avais bien retenu les conclusions mais pas le cheminement. Je pensais qu’il suffisait de l’écrire pour qu’on les respecte mais ce n’était pas le cœur et je n’ai pas eu à cœur de les faire respecter.


Oui, ça faisait écho à la partie de moi qui voulait « tout bien faire » et être « la meilleure maman » pour son bébé et qui, pour ça, compile toutes les sources d’informations et choisi les mesures qui sont le plus souvent citées, celles qui semblent faire l’unanimité. Ce n’était pas un vrai projet porté par mes tripes, mais un choix que je pensais éclairé dans un menu finalement réduit, une sorte de devoir de synthèse impersonnel.

Un devoir de synthèse, oui, mais fait à partir de sources relativement conventionnelles ; un nombre incalculables d’informations m’ont échappées à l’époque. Je ne savais pas le quart de ce que je sais aujourd’hui sur le déroulement de l’accouchement physiologique, sur le rôle des hormones et le cheminement physiologique du bébé, sur la capacité inné de la femme à accoucher, sur ce savoir instinctif qu’elle porte dans son cerveau primitif et qui la rend capable, sans intervention, de prendre les positions qui la soulage et de faire les gestes qu’il faut, sur la douleur, son rôle et ce qui l’apaise ou la réveille, sur le rôle décisif de l’environnement dans le déroulement de l’accouchement, sur les gestes de surveillance et les interventions médicales dont l’utilité est réellement étayée par les études et ceux qui sont uniquement le fruits de protocoles établis depuis longtemps, sur la façon dont les protocoles qui nous semblent sécuriser l’accouchement, lorsqu’ils sont systématiquement appliqués à des grossesses physiologiques, peuvent induire un risque de complication supérieur à ce qui se serait passé sans intervention, sur les conséquences qu’ont les conditions d’accouchement à la fois sur le bébé mais aussi sur la mère et sa capacité à se sentir mère…  J’avais certainement lu une partie de ces informations, que je n’ai pas imprimé parce que ça ne me semblait pas « pour moi », je ne me reconnaissais pas dans cette femme instinctivement capable

J’avais cette vision de la femme qui a systématiquement besoin de quelqu’un pour traverser cette étape périlleuse qu’est l’accouchement, la femme qui pourrait ne pas savoir comment faire, la femme qui a besoin d’être guidée et qu’on lui dise quoi faire. Que mes écrits ne soient pas mal interprétés ; dans certains cas, c’est effectivement absolument nécessaire d’être aidée par la médecine et la médicalisation. La césarienne par exemple est un réel progrès pour diminuer la mortalité maternelle et infantile dans certains cas bien précis ; c’est une régression quand elle devient une voie d’enfantement comme une autre ou qu’on y a recourt quand on pourrait l’éviter. Surtout, la question n’est pas d’être « anti-medecine », pas du tout, mais de se battre pour que la relation medecin-patient soit davantage horizontale et que chacun puisse faire des choix éclairés concernant son corps et sa santé.

Comment aurais-je pu avoir confiance en mes capacités à faire naître un enfant, puisque je n’avais eu ni formation de mère, ni tampon, ni certificat, ni remise de diplôme, toutes ces choses dont j’ai tellement besoin pour croire en moi ? Qui plus est, dans une société qui véhicule l’idée qu’il faut apprendre à accoucher comme on apprend à lire ou à nager ? Je me vois encore, en sortant de la maternité, me dire « Mais ils nous laissent partir comme ça avec le bébé ? Ils nous font confiance ? ».Si déjà je trouvais la médecine bien gentille de me faire confiance pour m’occuper de mon bébé, comment aurais-je pu envisager de m’en passer pour accoucher ? Je me souviens très bien de ces paroles qui me passaient au-dessus, me semblaient faits pour d’autres mères et d’autres bébés : fais toi confiance, écoute ton bébé…  Je sais que pour certaines, c’est évident mais par pour moi. Vouloir être mère était une évidence, mais l’être c’était autre chose. J’ai mis du temps à me connecter à mon instinct, j’avais l’impression qu’il n’y avait personne la dedans pour me guider et encore aujourd’hui je sais que ça peut m’échapper, à trop vouloir contrôler et rationnaliser.

Parce que, aussi, j’avais une vision très aseptisée de l’accouchement et de la maternité qui m’empêchait de la voir autrement que telle qu’elle nous est présentée ; la vision du sang, du liquide amniotique, du placenta, du cordon, du vernix recouvrant le bébé me dégoutaient. L’image du corps qui peut se déchirer m’était insoutenable.Cette autre moi était incapable de ce lâcher-prise nécessaire à un accouchement 100% physiologique ; j’avais trop de barrières qui m’empêchaient de crier, de transpirer, de considérer ne serait-ce que 5 minutes de me mettre à 4 pattes si je me sentais mieux ainsi pour expulser mon enfant, d’accepter que Papa Ours me voit sous un autre jour ou un autre angle, pour accepter mon envie qu’il se casse, qu’il me laisse tranquille, puis qu’il revienne, pour m’autoriser à être incohérente, désorganisée et « faible » devant lui ou qui que ce soit.  Jamais de ma vie je ne m’étais autorisée à perdre le contrôle de moi-même, comment aurais-je pu le faire en ce moment si décisif, celui où j’endossais le rôle le plus sérieux de ma vie ?J’avais bien trop peur de moi-même pour oser toucher cette tête toute gluante, saisir moi-même mon enfant pendant l’expulsion et risquer de me toucher au passage.

Je n’avais pas expérimenté ce que la maternité a d’animal et d’instinctif ; je ne me suis d’ailleurs pas autorisée à l’expérimenter avant un moment avec Mademoiselle Carrousel. J’ai pratiqué une sorte de maternage proximal à dose homéopathique, toujours avec le cerveau carburant à mille à l’heure pour réfléchir à « la meilleure façon de faire d’un point de vue rationnel». J’ai allaité « à la demande » mais quand même en regardant ma montre, j’ai noté sur une feuille les horaires de sieste et les conditions d’endormissement, je me suis battue mille fois pour que ma fille dorme dans son lit plutôt que dans l’écharpe, j’ai tenté de la laisser pleurer quelques fois pour qu’elle apprenne à s’endormir seule, j’ai régulièrement privilégié ce que j’avais lu aux signaux qu’elle m’envoyait, j’ai essayé de réguler un peu, de lutter beaucoup …  Une partie de moi voulait le bénéfice du maternage sans accepter l’instinctivité et le lâché-prise qui allait avec. Rester dans le rationnel, encore, toujours.

 

(Source : birthwihoutfearblog.com)

Bref, j’étais quelqu’un et aujourd’hui je suis quelqu’un d’autre.

Les deux versions sont acceptables, en tous cas moi je les ai acceptées ;  l’une des deux est plus facile à vivre pour les autres mais l’autre est plus heureuse.

Parfois, je préférerais en être restée à mon « moi » précédent, que mes choix soient plus conventionnels, que ce ne soit pas si difficile de me suivre pour mon entourage (surtout pour Papa Ours…), que ce ne soit pas si difficile pour moi-même de me suivre dans mes évolutions, que mes convictions soient moins fortes, que je sois moins dévorée par cette flamme qui m’anime chaque jour un peu plus et qui me pousse à prendre des décisions pas toujours faciles à assumer.

C’est un constat, pas une lutte : ce n’est pas toujours simple d’être qui on est, mais c’est déjà pour moi un grand pas en avant d’oser être qui je suis.  

Et aujourd’hui, je suis cette « deuxième pare » qui se sent assez en confiance pour emprunter le petit chemin de traverse encore embroussaillé que la plupart des femmes n’envisagent pas une seconde de prendre ; accoucher chez moi de mon deuxième enfant, accompagnée seulement de Papa Ours et d’une sage-femme. C’est la preuve que je dois vraiment être sur le chemin qui est le bon pour moi, car j’ai confiance en moi pour faire quelque chose que non seulement je n’ai jamais fait, mais qui en plus est totalement non conventionnel et sera probablement jugé négativement par bon nombres de personnes. Pour une fois, j’ai davantage confiance en mon jugement qu’en celui des autres.

 

Dans mes prochains articles sur le sujet, je rentrerai un peu plus dans les détails : qu’est ce qui me tient à cœur, concrètement, dans l’accouchement à domicile, en quoi ça consiste exactement (SCOOP : il ne s’agit pas d’accoucher dans la paille au fond de son jardin entre la chèvre et le veau), et comment on s’y prépare, Papa Ours, Mademoiselle Carrousel* et moi.  Alors restez dans le coin 😉 😉

 

* Il est prévu que Papa Ours coupe le cordon avec ses dents pour ne pas imposer au bébé le contact traumatique du metal, qu’on chante un cantique et qu’on se prélève tous mutuellement du sang (Papa Ours, Bébé Carrousel et moi) tant qu’il est encore chargé d’ocytocine suite aux émotions de la naissance, qu’on stockera au congélateur dans des sacs en chanvre pour en faire un remède contre l’infertilité et le cancer.

Je déconne 😉

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101 réflexions au sujet de « Un projet d’accouchement différent »

  1. Bonne chance pour ce beau projet!
    J’ai fait le cheminement inverse : je ne voulais pas accoucher à l’hôpital pour ma première. J’avais tout préparé pour accoucher à la maison, et finalement apres une nuit de contractions nous nous sommes rendus à la maternite. Dans un sens ce n’était pas plus mal du fait du soutien du personnel soignant et du fait de ne pas avoir à gérer la logistique depuis la chambre d’hôpital. Aujourd’hui enceinte de ma 2e je n’imagine pas accoucher ailleurs qu’à l’hôpital essentiellement pour les 3 jours de « repos » post-partum en attendant le retour à la maison ou je serais très attendue perinee en vrac ou pas !

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  2. As tu pensé à un accouchement en salle nature avec l’accompagnement global d’une sage femme ? Dans tous les cas je te souhaite un bel accouchement et une belle rencontre !

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  3. Je me permettrai une remarque: accoucher à la maison, ce n’est pas se passer de la médecine. La sage-femme est une soignante, exerçant une profession médicale. Elle utilisera la médecine et le savoir que cela lui apporte pour suivre votre grossesse puis votre accouchement et les suites de couches pour que vous puissiez demeurer dans le mode de sécurité qui est le vôtre.
    Je pense important de garder cela en tête car si cela était nécessaire, même à domicile, elle peut être amener à pratiquer des gestes « médicaux » ou à passer la main à une autre équipe si son diagnostic médical le nécessite.
    Par ailleurs, je précise, pour celles qui partagent vos convictions et vos ressentis, mais qui ne peuvent accéder à l’AAD (pas de sage-femme dans leur zone, risque spécifique, etc…) et qui pourraient du coup se sentir découragées que l’on peut heureusement vivre tout cela en maternité. C’est bien sûr différent du domicile, mais ce n’est pas tout ou rien et nous avons maintenant bien des témoignages de naissances respectées en maternité.
    Et je vous félicite de ce beau projet, puisqu’il vous permet de vous rapprocher de vous-même
    Anne, du Ciane

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    1. Merci beaucoup Anne pour ces précisions.

      J’ai effectivement prévu de détailler le déroulé concret de l’AAD et notamment la façon dont fonctionnent les SF dans ce cadre, point qu’il me semble indispensable de préciser pour argumenter de la sécurité de l’AAD.

      A bientôt 🙂

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  4. Je comprends très bien ton cheminement. Mon premier accouchement a été non seulement très médicalisé mais carrément traumatique (après 8h d’un travail éprouvant, césarienne en urgence … probablement inévitable, mais je ne le saurai jamais), et il m’a fallu du temps avant de me dire que je voulais non seulement retenter l’expérience, mais la retenter beaucoup plus naturellement, car comment s’en croire capable après une césarienne (et un allaitement raté, des nuits d’enfer jusqu’à 13 mois, etc) ? Bref, j’accouche en juin, mais pour moi ce ne sera pas à la maison, parce qu’utérus cicatriciel + 4ème étage sans ascenseur dans une zone piétonne, ça fait mauvais ménage si jamais ça tournait mal 😀 (outre qu’il n’y a plus de sage-femme ici qui propose l’accouchement à domicile). Je fais confiance au personnel de notre toute petite maternité de montagne pour respecter dans la mesure du possible mon projet de naissance (je n’en avais pas pour ma première), et vogue la galère 😉

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  5. Personnellement, je pense que je ne pourrais jamais accouché à la maison. Je préfère assurer « mes arrières » au cas où quelque chose se passe mal pour moi ou pour le bébé. J’ai trop vu les souffrances que cela pouvait engendrer lorsque cela tourne mal. Ma grand-mère est décédé des suites de couche. Cela a eu des conséquences pour toute la famille… Après, c’était une autre époque avec une accessibilité aux soins beaucoup plus difficile et un suivi totalement différent.
    Et puis, ma première grossesse a été assez chaotique. J’ai été hospitalisé à 29 semaines de grossesses pour (plus ou moins) y rester jusqu’à la naissance de ma fille. En plus, je n’ai pas assister à sa naissance car j’étais sous anesthésie générale. Pour un deuxième, j’espère juste que tout se passera bien et surtout que je pourrais vraiment vivre l’accouchement… Ce serai déjà une immense joie!
    Chaque accouchement est différent et ce qui compte c’est que cela se passe au mieux et au plus proche de ce que l’on veut.

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    1. Je pense que c’est là le secret d’un accouchement réussi « Que cela se passe au mieux et au plus proche de ce que l’on veut ». Il n’y a pas un lieu d’accouchement à privilégier, juste une histoire à respecter. J’espère que tu vivras l’accouchement que tu souhaites pour un 2e !

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  6. je me retrouve tellement dans ce que tu écris! ❤ j'ai vécu mon premier accouchement tout comme toi 🙂 et le 2e sera AAD aussi (dans la mesure du possible!)
    plein de bonnes ondes pour la suite!!

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  7. C’est un beau projet de naissance 🙂
    Mes 2 accouchements se sont fait à l’hôpital. La 1ère est restée longtemps en siège (36 semaines), donc je m’étais préparée à l’idée d’une césarienne. Finalement la miss s’est retournée et il n’y a pas eu besoin. Pour ma 2ème, je souhaitais accoucher sans péridurale, forte de mon « expérience » ^^ Sauf que mon 1er accouchement a mis en évidence un souci de coagulation (coucou hémorragie), et qu’avec le dépassement (encore) de terme, j’avais de fortes chances d’avoir « encore » droit à une révision utérine… On a bien discuté avec ma gynéco, si je n’avais pas de péridurale c’était anesthésie générale en urgence s’il y avait besoin. Du coup j’ai préféré prendre la péridurale :p

    Maintenant, je vois beaucoup autour de moi des mamans qui ont mal vécu leur accouchement (et/ou le post natal), parce que cela n’était pas « conforme » à leur projet de naissance… Perso, j’ai tendance à examiner toutes les options possibles et à m’y préparer… J’ai parfois l’impression que les gens tombent des nues quand on leur annonce que leur projet ne pourra pas être suivi, alors que les circonstances en décident parfois autrement. Et pour moi, se préparer à un accouchement, au final, c’est plutôt se préparer à tout, tout en se faisant confiance, qu’avoir un projet de rêve défini de A à Z ^^
    En tout cas, ça reste une bonne chose d’avoir autant de choix à disposition !

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  8. C’est un choix comme tu l’as dit réfléchis, mon choix s’est aussi porté sur un accouchement physiologique… (je n’ai pas encore passé le pas du domicile !!!) Bien que ces modes non conventionnels d’accouchement étonnent nos entourages, il s’agit de souhaits que dis-je de besoins plus profonds et qui ont nécessité réflexion et recherche… Et oui ! Pour ma part, je ne me suis pas réveillée un matin en me disant et si j’accouchais suspendu à un arbre…. Je crois que le plus important reste cette conviction, cet instinct, à savoir ce qui est bon pour nous. Je t’apporte tout mon soutien et attends avec impatience, la suite de cet article…

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  9. Très beau projet !!!!! Et merci de partager tout ce que tu ressens !! Pour ma part, mon premier accouchement devait être à la maternité et …. finalement, ma fille est arrivée à la maison !!! Avec mon mari, nous avons vécu nos premiers instants de parents juste à trois (avec notre fille) en attendant l’arrivée des secours. C’était surréaliste (moi qui avais si peur d’accoucher !) et cela ne m’a pas traumatisé puisque, pour ma deuxième fille, on a choisi l’accouchement à domicile qui s’est très bien passé !!! Nous avions deux sage-femmes rien que pour nous. Elles étaient à la fois discrètes et présentes au bon moment. J’étais totalement libre de mes mouvements et mon mari a été également un super soutien !!! Avec en prime un p’tit déj’ royal le lendemain (le truc de rêve quand tu viens d’accoucher !) N’hésite pas si tu as des questions et si tu es intéressée pour lire le récit complet de mon premier accouchement surréaliste ! Je te souhaite un très bel accouchement à la maison !!!!

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  10. Et bien, quel projet….en même temps beaucoup-la majorité des femmes- accouchent à domicile, cela n’a rien d’extraordinaire. Toutes n’ont pas accès aux structures de soins et l’humanité continue de croître donc c’est que statistiquement on a plus de chance que ça se passe bien!
    Le problème est que parfois non. On peut choisir de conduire sans ceinture de sécurité, ou de faire de la moto sans casque…ils ne servent à rien sur la majorité des trajets, froisse les chemisiers ou décoiffe….
    Je vous souhaite que tout se passe pour le mieux pendant ce trajet pour vous et votre bébé.

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    1. Alors pour le coup je ne suis pas vraiment d’accord avec votre comlentaire et votre comparaison. L’AAD en France n’est pas comparable a de qui peut se faire dans des pays ou l’accès aux soins est limité, ni au fait de conduire sans ceinture de sécurité ! C’est au contraire le suivi médical rigoureux de la grossesse et du travail par la même SF, disponible a 100% pour la seule femme qui accouche, qui constitue une excellente ceinture de sécurité. En cas de danger, c’est elle qui prend les décisions, qui effectue les gestes nécessaires et qui décide dun éventuel transfert en structure !

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      1. Oui, cela peut suffire à régler un problème » moyennent »urgent. Malheureusement, et pardon de vous dire cela alors que vous êtes enceinte, les catastrophes en obstétrique peuvent arriver très rapidement, sans prévenir, sur une grossesse à bas risque…..comme lorsque l’on conduit prudemment….il y toujours des facteurs que l’on ne maîtrise pas.
        plutôt que de se passer de la sécurité d’une structure de soin, pourquoi ne pas vouloir y assumer son choix d’accouchement physiologique? Les sages femmes et obstétriciens,pour l’immense majorité en maternité ne sont pas là pour vous gâcher l’arrivée de votre bébé (enfin c’est mon avis!)

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      2. Je ne comprends pas votre commentaire. Sachant qu’on peut avoir des accidents de voiture, devrait-on abandonner la conduite ?
        Vous ne semblez pas vouloir comprendre qu’accoucher à domicile n’est pas un danger plus grand (voire même moindre) que d’accoucher en structure ! On meurt aussi à l’hôpital ! Le risque zéro n’existe pas ! On choisit les risques qu’on veut prendre, c’est tout. Je trouve naïf de croire que parce qu’on choisi l’hôpital, on ne risque pas de mourir. En fait, on n’est sait rien.

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      3. Est ce que vous pouvez me communiquer les sources détaillant les circonstances de ces catastrophes qui surviennent en obstétriques dune minute a l’autre sur des grossesse physiologique ? J’insiste sur « les circonstances dans lesquelles on en arrive la » ?

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      4. Pouvez vous également me citez les études qui corroborent le propos de dire que accoucher a la maison c’est « se passer de sécurité », donc les études qui démontrent que l’AAD est plus risqué que l’accouchement en structure dans le cadre dune grossesse physiologique ?

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  11. Malheureusement on meurt aussi à l’hôpital.Mais moins qu’à la maison.On meurt aussi avec une ceinture de sécurité, mais moins que sans. Je ne suis absolument pas naïve, je sais très bien de quoi je parle.
    On choisi les risque que l’on veut prendre, mais pas seulement, qu’on fait prendre à son enfant aussi. Et là commence la sélection naturelle….heureusement, et j’en reviens à mon premier commentaire, la nature est bien faite, statistiquement on s’en sort plutôt bien.

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    1. Éhé, je n’ai pas dit que VOUS étiez naïve, j’ai dit que c’était naïf de croire, ce n’est pas la même chose ! Beaucoup pensent que hôpital=zéro risque. Le problème c’est qu’on ne peut pas refaire un accouchement et malheureusement pour toutes ces femmes qui ont dit « Si je n’avais pas accouché à l’hôpital je serai morte ou mon bébé serait mort. » il y en a beaucoup pour lesquelles ce n’est tout simplement pas vrai. Je vous conseille vraiment le blog de http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/ et notamment l’article http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2014/09/23/si-je-navais-pas-accouche-a-lhopital-je-serais-morte-et-mon-bebe-aussi-ah-bon/
      Je ne sais pas si mon message va passer avec les liens internet.
      Et attention, je ne dis pas que toutes les femmes doivent accoucher à domicile, ce serait l’horreur pour celles qui se sentent en sécurité en structure, mais pourquoi vouloir enfoncer celles qui sentent en sécurité chez elle avec une sage-femme pour elles toutes seules pendant le travail ?

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      1. Je ne suis pas sage-femme mais il me semble qu’il n’y a pas de « catastrophes en obstétrique qui arrivent très rapidement ». La seule chose qui peut se passer très rapidement, c’est une naissance sans problème, sur la pelouse devant les urgences ou dans le taxi :-D. Les évolutions à risque de l’accouchement, en revanche, sont prévisibles pour qui est formé à les surveiller – et la sage-femme avec des 5 ans d’études est tout à fait à même de les déceler, et de prendre la décision qui s’impose (qui peut aller jusqu’à l’évacuation vers la maternité la plus proche, mais ça reste rare). Même moi qui ai vécu une césarienne « en urgence » dans le cadre d’un accouchement à l’hôpital, il s’est quand même passé une bonne demi-heure entre le moment où les sage-femmes ont commencé à tiquer et le moment où je suis arrivée au bloc … soit largement le temps qui séparent les femmes accouchant à domicile de la prochaine maternité (il me semble qu’aucune sage-femme n’accepte d’accompagner un AAD au-delà d’une certaine distance, pour des raisons de sécurité et de responsabilité justement).

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    2. J’attends aussi les sources demandées plus haut ! Ça m’intéressait énormément, j’adore lire et me renseigner ! Merci d’avance Nenette.

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  12. Si il y a des catastrophes très rapide en obstétrique, désolée d’introduire un peu de noir et de rouge dans votre joli boudoir rose poudré: hemorragie de la délivrance, Hématome RetroPlacentaire, et plain d’autres cosy d’acidose néonatale sévère. Plein de causes qui tuent ou handicapent. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de iatrogènie dans la médicalisation à tout va…..mais, par exemple, une sage femme à domicile sur une bonne grosse HDD, elle peut être très vite dépassée, au détriment de la sécurité de la patiente (des globules rouges, de l’utérus, de la vie selon le retard pris)

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    1. Et quelles sont les causes qui favorisent l’HDD justement, pour prendre cet exemple ? Est ce que justement, diriger tout le travail par de l’ocytocine, et en rajouter systématiquement au moment du passage des épaules, ce serait pas un facteur qui augmente le risque hemmoragique ? Est ce que appuyer sur le ventre de la patiente pour faire décoller le placenta, et donc prendre le risque qu’il commence a se décoller par le côté plutôt qu’en son centre comme si il le fait naturellement, créant ainsi un déséquilibre qui l’arraché brutuellement en prenant le risque que l’autre extrémité ne se décolle pas bien, c’est pas un facteur qui augmente le risque d’HDD ? Et quest ce qui favorise une délivrance du planceta rapide et sécuritaire ? La reprise naturelle des contractions sous le coup de l’ocytocine naturelle. Et cmt on peut avoir un bain d’ocytocine naturelle après la naissance? En n’intervenant surtout pas auprès de la maman et du bébé, en s’assurant seulement que la maman n’ait pas froid et que l’attachement bébé-maman ne soit pas perturbé. C’est sur qu’en emmenant le bébé pour le peser et le mesurer, deux éléments cruciaux qu’on ne peut pas différer, on met pas toutes les chances du côté de la maman pour éviter une HDD.

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    2. Quant a l’hématome rétro placentaires, le tableau clinique fait qu’il est dépisté dans la grande majorité des cas pendant la grossesse ou induit a minima des anomalies du rythme cardiaque pendant le travail qui amèneront la SF a rediriger la maman vers une structure pour terminer l’accouchement !

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      1. J’ai vu des femmes en travail spontané se vider littéralement sous mes yeux, « non techniquée », un accouchement bien physiologique sans syntocinon, sans expression utérine ou autres manoeuvres décrites plus haut, j’ai vu naître des enfants en toute urgences pour des providence du cordon, des HRP, qui vont bien ou pas trop (ou mort)et qui seraient sans nul doute décédés à la maison…j’ai entendu l’histoire d’ une grande multipare arrivée exsangue à l’hôpital (accouchement rapide à domicile)qui a laissé 4 orphelins….bref des histoires de merde j’en ai des tonnes à en faire des cauchemars…(pardon femme enceinte qui me lit, mais si mon témoignage peut te rendre service….)
        Il y a énormément de bon dans la physiologie, même du très bon, puisqu’elle est faite pour nous! Oui à l’accouchement sans péri pour celles qui l’envisagent ainsi, oui au respect des sensations, de l’instinct, de la pudeur, de l’intime, oui à l’accueil de son enfant, du contact en peau à peau, et merde à la balance, au mètre ruban et à la toise…on est d’accord, il y a des progrès à faire en maternité. Est ce une raison pour se priver de l’accès le plus rapide aux secours (c’est à dire accoucher à proximité immédiate d’un bloc/obstétricien/anesthésiste, d’un réanimateur pediatrique…..)?

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  13. Oh la la c’est magique! Je suis actuellement enceinte de mon 2ème bebe (5eme mois). Pour la première, j’ai eu un magnifique accouchement, très physio, avc une majeure partie du travail dans un bain façon jacuzzi que la maternité avait mis en place et a ma disposition dans ma chambre d’hôpital, un travail sur le ballon, un accouchement sans péri, sans forceps, sans déchirure, sur le côté. L’accouchement de mes REVES! Je souhaiterais également accoucher à domicile (je suis de Lyon) mais c’est un veritable parcours du combattant detrouver une sage femme pratiquant l’accouchement à domicile. Je suis très décue…Si vous avez des contacts, je suis preneuse. Je vous souhaite un merveilleux accouchement.

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  14. Je suis une francaise habitant a Londres, et ici la plupart des femmes accouchent dans un ´birth center’, a savoir une maison attenante a l’hopital avec des chambres avec grande baignoires, poufs, lumieres tamisees et aromatherapie. Les sages femmes sont tres bien formees et en cas de probleme on vous transfere rapidement. Accoucher avec une peridurale dans un endroit medicalisé est l’exception en angleterre. En tant que Francaise, et completement control freak, je n’etais pas rassuree lors de ma premiere grossesse et avais tres tres peur de ne pas savoir gerer la douleur. j’ai lu pas mal de bouquins (en anglais) notamment sur l’hypnobirthing et ai finalement accouché dans l’eau. Une experience magnifique! Tous mes encouragements!

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