Maternage & Parentalité positive·VDM (Vie de Mum)

Le jour où j’ai failli mettre une fessée à ma fille

C’est mercredi, une journée consacrée à 100% à ma fille (et un peu au ménage…) au milieu d’un océan de journées où je n’ai pas assez de temps à lui consacrer.

C’est mercredi et je veux que ce soit spécial, je veux remplir son réservoir et lui accorder du temps de qualité, ce précieux temps qu’elle réclame et mérite.

C’est mercredi et la nuit n’a pas été très bonne ; une bonne partie de celle-ci s’est faite recroquevillée en deux dans un lit d’enfant de 140 cm de long alors que je mesure 1,68m et je peux à peine marcher au réveil. Haut les cœurs, c’est mercredi, c’est pas grave si je suis un peu fatiguée je ne vais pas au boulot (…).

C’est mercredi matin et à la médiathèque de notre ville, il y a les racontines ; deux femmes font la lecture aux enfants, avec un peu de musiques et d’accessoires. Ça tombe bien, on a des livres à rapporter en plus, voilà une chouette sortie mère-fille !

Mademoiselle Carrousel est un peu fatiguée (me dit-elle) mais elle est emballée par l’idée d’aller à la médiathèque et de rapporter de nouveaux trésors pour ses lectures du soir. Quand nous arrivons, il y a beaucoup de monde ; des enfants et leurs parents, des bébés qui suivent les plus grands, des enfants et leur assistante maternelle… et surprise, 3 auxiliaires de la crèche de Melle Carrousel, avec 6 enfants de la section des « grands ». Immédiatement, je sais qu’en moi quelque chose change, subtilement mais surement : je ne suis plus en terre inconnue, je connais des personnes qui me connaissent, qui ont surement une idée sur moi en tant que maman et qui l’étayent à chaque fois qu’on se voit. Presque à mon insu, je me prends à nous regarder de l’extérieur, Melle Carrousel et moi ; n’est-elle pas un peu trop collée à moi pour son âge? Et pourquoi j’ai mis cette combinaison, on dirait un pyjama… Est-ce que je me suis maquillée ? Bon, Melle Carrousel est calme et attentive, ça va…

Bref, soudain ce qui compte n’est plus tout à fait au bon endroit. C’est stupide, c’est injustifié et injuste, mais ça échappe à mon contrôle.

Mademoiselle Carrousel écoute avec attention les histoires. Les raconteuses parlent beaucoup des couleurs et des parties du corps, des « savoirs » bien connus de Melle Carrousel, mais elle ne participe pas spécialement contrairement à d’autres enfants. Fidèle à elle-même, elle est lovée dans mes bras avec ses grands yeux écarquillés, attentive.

Près de nous, une petite fille d’à peine un an se déplace en chancelant. Comme elle est souvent près de nous et que Melle Carroussel commence à s’agiter et à balancer ses pieds (cela fait une bonne vingtaine de minutes que nous écoutons les raconteuses), je lui signale « Tu as vu ?  Il y a une petite fille, fais bien attention à elle. »

Et là, c’est le drame.

Pour une raison qui m’échappe complètement et alors que ça ne lui ressemble pas vraiment, Melle Carrousel se met en tête de donner des coups de pieds à cette petite fille. Non seulement elle montre clairement son intention (elle la cherche frénétiquement, me regarde hilaire et prend de l’élan avec son pied) mais en plus elle affiche la couleur « donner coup de pied petite fille!! ».  J’essaye de ramener son attention sur les raconteuses, mais rien n’y fait. En la maintenant entre mes bras, je lui explique que les coups de pieds font mal, que la petite fille est petite, qu’elle va avoir très peur de son geste, qu’elle va pleurer et avoir mal… Mais elle ne m’écoute même pas, entièrement absorbée par la mission qu’elle s’est donnée : se libérer de maman et castagner cette petite fille. Plus je la retiens, plus elle devient hystérique et tournée vers ce but.

Je commence à être en mauvaise posture ; on s’agite beaucoup Melle Carrousel et moi et je suis loin de la sortie de la salle, coincée derrière plusieurs rangées de personnes ce qui rend compliqué notre évasion discrète. Mon ton se durci : « Melle Carrousel, on va être obligées de partir si tu continues ! ». « Ouiiii partir! » me répond-elle avec un grand sourire  (provocateur?) tout en essayant à nouveau de cogner la pauvre brunette. Je commence à être sérieusement énervée par la tournure des événements et je me sens clairement dépassée, impuissante. Je ne regarde même pas en direction des autres parents et des auxiliaires, je préfère ne pas savoir s’ils ont vu que ma fille s’était transformée en loup garou catcheuse…

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Elle est où, ma douce Melle Carrousel ?!

Ouf, la séance est finie, on va pouvoir se carapater et j’espère retrouver ma fille dans son état normal. Je suis obligée de la sortir de la salle dans mes bras, car elle est toujours entièrement dominée par l’idée de donner des coups de pieds. De retour dans les salles de la médiathèque, j’éloigne Melle Carrousel de cette petite fille et dirige son attention sur les livres ; on choisi des nouveaux livres à rapporter à la maison ?

Mais rien à faire, elle m’échappe et court dans la médiathèque à la recherche de quelqu’un à frapper. Mon sang ne fait qu’un tour, trop c’est trop, mon cœur bat la chamade ; mais c’est quoi son problème putain, qui m’a collé une enfant pareille ??? Je suis dépassée par cet accès de violence que je ne m’explique pas et surtout je suis outrée par son grand sourire à chacune de mes tentatives de plus en plus « musclée » (dans le ton de ma voix) pour la ramener à la raison. Je rassemble nos affaires en quatrième vitesse, je lui enfile de force ses chaussures et son manteau tandis qu’elle se débat et je l’attrape sous le bras, en boitant à moitié (rapport à la sciatique), pour sortir de cet enfer. Je n’ai qu’une envie : lui coller une claque. Toute mon énergie est tournée à essayer de limiter la violence que je sens dans mes gestes. Je perçois que je la tiens trop fort, que je suis trop brusque pour lui mettre ses affaires, qu’il n’y a plus de douceur dans mon contact, qu’une partie de moi a envie de lui faire mal. Je lutte contre moi-même.

Arrivées devant l’ascenseur, je l’installe de force dans sa poussette pendant qu’elle hurle « non pas poussette!!! » et je lui crie dessus « je suis très très très très fâchée contre toi!!!! ». Vaine tentative pour essayer d’extérioriser ma colère qui bouillonne sans trop l’agresser… Mais je suis clairement passée de l’autre côté ; cris, gestes brusques, manœuvres pour la contraindre, regard dur… et envie de la claquer.

Il s’était passé 26 mois sans que j’éprouve l’envie de la frapper.

Certes, elle m’a mise à bout de nerfs plus d’une fois et notamment à cause de la fatigue, je me suis déjà retrouvée à avoir envers elles des paroles ou des gestes trop durs, trop violents et pas contrôlés, que j’ai amèrement regretté.

Mais jamais la pensée « je veux la claquer pour qu’elle se calme » ne m’avait traversé l’esprit. Jamais je ne me suis dit que c’était la seule solution pour mettre un terme à un comportement. Et là, pendant un bref, très bref mais réel instant, je l’ai pensé.

Heureusement, j’en sais assez pour savoir qu’on n’apprend rien d’une claque ou d’une fessée et, à peine cette pensée m’avait-elle traversée, j’ai su me dire que c’est moi, ma colère et ma frustration, qui avions besoin de nous soulager. Donc j’ai limité les dégâts, mais clairement j’aurais pu réagir bien mieux. C’était de la VEO, même sans la claque.

J’aurais pu réagir mieux si…

> J’avais mieux dormi. C’est la vie, on ne contrôle pas souvent ce paramètre quand on devient mère, mais cet épisode prouve au moins l’importance de prendre soin de soi, de ses besoins, de remplir un minimum son réservoir, pour pouvoir rester bienveillant avec ses enfants. C’est un vrai challenge pour trouver cet équilibre et je serai bien en peine de vous en donner les clés. Je suis bien consciente que pour ma part, la plupart du temps, je fais passer tout le monde avant moi ; ma fille d’abord, puis papa Ours, puis la maison, puis les autres… Il y a toujours une bonne raison de me mettre de côté.

> J’étais davantage maitresse de mes sentiments et en particulier de ma colère, comme je vous l’avais déjà raconté ici… C’est toujours si difficile pour moi de ne pas devenir hystérique et de ne pas crier lorsque je suis en colère, je n’ai pas encore trouvé de solution efficace pour progresser.

Et pourquoi j’étais en colère à ce point dans cette situation précise ? Parce que j’avais trop d’attentes sur cette journée et trop d’attentes sur ma petite fille de manière générale. Et parce qu’elle ne s’est pas conformée, pour cette fois, à mes attentes, elle m’a renvoyée une image de mauvaise mère, une image qui m’a frappée en plein cœur sans que je puisse le contrôler, alors même que ma tête est consciente que la façon dont nos enfants se comportent ne dit pas forcément quelque chose de nous. Ma tête et mon cœur auraient eu plus de chances de s’accorder sur ce point si…

> J’étais davantage capable de faire abstraction du regard des autres. J’ai beaucoup progressé sur ce point depuis la naissance de Melle Carrousel et contrairement à Papa Ours j’arrive sincèrement à m’en contrefoutre du regard des étrangers. Au resto, au supermarché… je réussis la plupart du temps à faire passer en priorité ma fille et donc à me concentrer sur ses besoins à elle, pour réagir de la façon la plus bénéfique pour elle, peu importe si je passe pour une folle, une laxiste, une bobo, peu importe si ça « dérange » (même si bien-sûr je fais en sorte de ne pas pourrir les sorties des gens ^^).  Mais dès qu’il y a des gens que je connais, et plus particulier dès que je me sens potentiellement « attendue au tournant », par exemple avec l’entourage quand je le sais hostile à mes façons de faire, ou dans ce cas là avec des professionnelles de l’enfance, ça se corse… Mon envie d’être la maman parfaite, avec sa petite fille parfaite, qui ne sont que paix, amour et tolérance, me rend finalement vulnérable et me fait basculer plus vite du mauvais côté.

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Voilà, là c’est la perfect family, merci !

> J‘arrivais à intégrer définitivement qu’il y a des choses qui font partie de la vie, qu’on ne peut pas les éviter et qui prennent du temps à maturer : la maitrise des émotions, la maitrise de ses gestes, l’apprentissage des conséquences de ses actes, le développement de l’empathie, la conscience du lien de cause à effet, etc…  Et ce, particulièrement en situation de stress ; maman qui crie, qui fronce les sourcils et qui nous attrape pas le bras, c’est quand même pas la situation la plus paisible qui soit et la plus propice à mobiliser ce genre de compétences, hein ?

J’attendais de trouver la solution miracle pour que Melle Carrousel se calme, pour qu’elle prenne conscience de ses gestes, pour qu’on puisse reprendre notre petite sortie et pour que chacun voit que je maitrisais la situation. Ça m’aurait donné l’impression d’avoir fait tout ce qu’il fallait pour qu’elle pousse droit. Parce que c’est difficile de renoncer au chemin le plus court en matière d’éducation et d’accepter des situations compliquées à court terme pour leurs bénéfices à long terme. Parce qu’on sent peser sur ses épaules comme une obligation de résultats, parce qu’on se dit qu’il « faut faire quelque chose » et que ce quelque chose doit apporter des résultats immédiats. Parce qu’après tout, qui nous les garantis, ces bénéfices à long terme ? Qui nous dit qu’on est pas en train de se planter et d’élever un petit monstre, hein ?  Un enfant qui cesse de vouloir taper après s’être pris une claque, c’est tellement plus rassurant…  Bien-sûr j’ai été élevée comme ça, alors il est difficile d’intégrer complètement une autre vision ; intellectuellement oui, mais dans mes tripes ?

> Si la bienveillance éducative était un modèle partagé par tous et depuis tout le temps, alors ça serait plus facile… J’ai espoir que Melle Carrousel, quand elle sera maman, aura des tripes en cohérences avec son cerveau et que pour elle ce sera plus simple…

 

J’aurai mieux réagi en …

> Reconnaissant ses sentiments derrière son envie soudaine de taper ; je ne l’ai pas comprise sur le coup, mais peut-être aurais-je pu exprimer qu’elle en avait marre de rester assise, qu’elle aurait trouvé amusant de taper la petite fille, qu’elle s’ennuyait, qu’elle était fachée (pourquoi je ne sais pas…). Je ne sais pas s’il y a une bonne piste parmi celle-ci, mais je n’ai même pas essayé tant mon attention était focalisée sur « la raisonner » et « lui montrer que c’est mal ».

> Sortant de la salle avant la fin, quitte à déranger quelques instants et que les parents l’entendent crier. J’aurais été plus en capacité de réagir en étant seule avec Melle Carrousel.

> Lui proposant de taper autre chose ; pouf, mur, chaise…

> Me rappelant que les enfants qui rigolent quand on les dispute, ce n’est pas par provocation, mais pour masquer leur gêne et leur malaise par rapport à notre réaction, et tenter de nous faire sourire, de nous embarquer dans un jeu pour nous calmer…

> Acceptant que parfois, tout ne se passe pas comme on le prévoit et que ce n’est pas pour autant dramatique. La pensée « ça va gâcher notre sortie » m’a en partie retenue de partir plus tôt, pourtant être restée à juste aggravé la situation et la sortie s’est mal terminée quoi qu’il arrive. C’était à moi de chasser mes pensées d’adultes (« j’ai pris cette journée pour profiter et voilà comment ça se passe, tout est gâché ») pour me concentrer sur le moment présent et faire en sorte qu’on se tire le mieux possible de la situation qu’il nous était donnée de vivre, sans projection. J’ai remarqué que je peux me mettre dans des états de colère et de tristesse démesurés quand les choses ne se passent pas comme j’avais prévu qu’elles se passent ; je ne supporte pas de sentir les choses m’échapper, de perdre le contrôle. J’ai cheminé avec Melle Carrousel, beaucoup, mais je me rends compte que ce n’est pas encore suffisant. La fréquence de ces situations diminue au fur et à mesure qu’elle grandit, mais bientôt Bébé sœur sera là, et avec elle son lot d’imprévus en tous genres, siestes anarchiques et plans qu’on ne peut jamais mener à bien. Et avec deux grandes filles, puis deux adolescentes, je sais que le lâcher prise sera plus que jamais de mise si je veux pouvoir vivre en cohérence avec les valeurs qui m’animent, celle du respect des besoins, des choix et des libertés de chacun…

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Vestimentairement non plus, ça ne se passe pas toujours comme on voudrait…

 

 

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32 réflexions au sujet de « Le jour où j’ai failli mettre une fessée à ma fille »

  1. Tu as réussi à éviter la fessée (ou pire, la claque qui part !) Et juste pour ça c’est génial. Même si bien sur les gestes n’étaient pas doux ni la voix calme (mais comment auraient t-ils pu l’être dans cette situation… 9o% des parents auraient étés sur les nerfs !) Tu as limité les dégâts. .. 🙂 parfois, il y a des phases où en tant que parents on limite juste la casse, car comme tu le dis, nous n’avons pas toutes les ressources pour faire face (et parce-que parfois nos enfants décident de passer en mode super relou de la mort qui tue !) L’important c’est… tout le reste, pas les quelques minutes ou on a été à deux doigts de…

    En tout cas ce n’est guère charitable mais j’ai tellement ri en imaginant miss Caroussel toute entière à sa mission de castagner la pauvre petite… !!!

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  2. Que c’est dur d’être parent (bord*** de b*** !!!) .
    Surtout enceinte, avec une sciatique, et une nuit plus que hachée! Je t’admire!!!
    J’espère que le reste de ta journée de congé s’est bien déroulé? 😉
    Et MERCI de rappeler ce petit détail de la non-provocation des tout petits (cf elle (sou)riait quand tu te fâchais. Parfois j’oublie et je m’énerve encore plus contre mon fils lorsqu’il réagit de cette manière…)

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  3. Une telle situation était vraiment stressante et pas évidente à gérer, parfois on arrive à canaliser la situation et parfois tout part en cacahuète malgré le mal qu’on se donne ! Tu as limité les dégâts c’est déjà beaucoup… Si ça peut te rassurer un peu ça m’est déjà arrivé plusieurs fois d’avoir envie de « claquer » mon fils, qui me rendait folle surtout en fin de journée avec la fatigue… je me suis toujours retenue, ce qui m’empêche pas de culpabiliser parfois car j’avais été trop brusque 😦 dans ces cas là j’essaie d’être un peu indulgente envers moi-même (j’ai fait le mieux que je pouvais a ce moment là) et de réfléchir après coup à qu’est-ce qui aurait pu arranger les choses, comme tu le proposes dans l’article, un bon moyen de progresser il me semble… Bon j’avoue que ton message m’a fait aussi sourire, ouf même en faisant au mieux on est nombreux à connaître des galères, ça doit être un peu normal !

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  4. J’ai plaisir à lire à chaque fois tes articles, et encore plus celui ci qui me parle beaucoup ! C’est ce que j’ai vécu et ressenti il y a quelques jours quand ma fille est partie courir en plein milieu de la route notre porte à peine ouverte. Ma peur m’a fait devenir hystérique ! Comme toi, geste brusque pour la ramener à la maison, cri, et l’envie de la fessée n’était pas loin. Heureusement nos convictions font que je ne suis pas allé jusqu’à la fessée. J’ai dis au papa « j’ai besoin de me calmer prend le relais stp ». Maintenant je lui demande de rester près de moi quand on sort de chez nous avant de traverser. Et je pense que l’on peut être fière de nous de prendre le temps de réfléchir au mauvais moment passé et à une solution pour une éventuelle prochaine fois. En tous cas merci pour ton article qui fait du bien !

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  5. bonjour!
    merci encore d’écrire, de te laisser lire, de te livrer
    j’ai lu avec bienveillance cet article
    qui m’a parlée comme à d’autres
    tu as ce don de mettre en mots nos maux…
    j’ai vécu exactement la même situation au même endroit (dans notre médiathèque)
    j’étais fatiguée, je venais d’accoucher de bébé N°2 – nous y étions partis tous les 3
    et N°1 lui avait faim… je l’ai compris seulement en partant…
    j’étais accompagnée de deux voisines, et je me sentais jugée si mon N°1 n’était pas hyper sage…
    alors j’ai crié, j’ai été violente dans mes gestes…
    j’ai remarqué que dans ce lieu, mon fils est toujours très agité car c’est grand, qu’il y a plein de livres et qu’il les adore…
    alors, la solution… y aller sans bb n°2 et lui remplir le ventre avant !!!

    à bientot!

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  6. Quel superbe article je me suis tellement reconnu a travers le recit se votre journee et l’analyseque vous en faite jai tellement sw mal a me calmer parfois et me dire que ma fille nest pas parfaite et moi non plus! La pression que l’on subit de la part des gens qui nous attendent au tournant avec nos methodes de « bobo , laxistes … » et jen passe

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  7. Parfois les réactions de nos enfants nous échappent, bien souvent il suffit de nous confronté à la réalité du moment pour avoir une idée de ce qui a pu provoquer ces actes et ici, c’est cette phrase « Tu as vu ? Il y a une petite fille, fais bien attention à elle. » alors peut-être que je peux me tromper, cependant, elle n’a peut-être pas  » supporter  » l’injonction « fais bien attention à elle !  » car c’est un ordre, un manque de confiance ? Je ne sais pas comment elle, elle a pu interpréter ces paroles, je me posais juste la question…
    Bon courage

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  8. magnifique article comme d’habitude 🙂 Merci de te livrer autant , ça permet à comprendre plus facilement les shémas mentaux qui se mettent en place lorsqu’on veut une éducation bienveillante pour ses enfants. Tes articles m’aident personnellement à me remettre en question et m’aide à être une meilleure maman. Par contre, je trouve que tu es trop dure avec toi. N’oublies pas qu personne sur terre n’est parfait et que de ce fait tu ne pourras jamais atteindre la perfection. Tu t’en veux d’avoir eu envie de lui mettre une claque mais ce n’était qu’une pensée et tu as tout fait pour ne pas le faire, c’est ça surtout qu’il faut retenir 🙂

    A bientôt

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  9. Franchement, bravo d’avoir réussi à éviter la claque! Je suis du genre à « péter un plomb » quand les nuits sont chaotiques, et je dois user de tellement de mental pour éviter que mon fils en fasse les frais… Ça m’est déjà arrivé de vouloir le frapper, surtout sur la table a langer quand il me tape sur les seins avec les pieds et que je suis au tout début de l’allaitement avec sa sœur de 3 semaines (bb1 a 18 mois…). Ça fait mal! Et là, incroyables les ressources que l’on a pour garder son calme physique…
    L’autre jour j’ai hurlé sur mon fils car on était en train de se coucher, quand d’un coup, sa sœur s’est mis à pleurer… Un bebe de 3 semaine qui pleure dans la pièce à coté… C’était horrible, j’étais toute seule, je me suis levée pour calmer bebe et mon fils m’a suivi (désavantage du lit montessori quand t’as des enfants rapprochés!!). J’ai eu tellement mal au cœur d’entendre ma fille pleurer que j’ai engeulé mon fils et lui ai dit d’aller de recoucher tout seul… Où est la cohérence? Il y en a pas… Juste un moment dysharmonieux… Dur dur parfois!
    Du coup, depuis, je prends bebe dans l’écharpe et je couche mon fils… Pas toujours facile…

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  10. Je reprends votre phrase: « qui m’a collé une enfant pareille? » et aussi « Et parce qu’elle ne s’est pas conformée, pour cette fois, à mes attentes, elle m’a renvoyée une image de mauvaise mère ». Cela m’a beaucoup aidée dans l’éducation de mes 3 enfants de savoir qu’entre 2 et 3 ans, à un âge et avec une intensité variables selon les enfants, beaucoup passent par une période d’opposition, de « non » affirmé droit dans les yeux, ce que certains auteurs nomment « la première adolescence ». Cela m’a aidée à ne pas me sentir trop remise en cause dans mon éducation par le comportement d’opposition et de provocation de mon enfant, à ne pas trop me sentir « mauvaise mère » et même parfois (parfois!) à en rire intérieurement. Un de mes fils, petit blond adorable et charmeur, se transformait parfois en petit monstre à cet âge-là. Et puis cette période difficile à gérer, surtout quand on est fatiguée, est passée. C’est revenu vers 12 ans, à la « vraie » adolescence, mais c’est une autre histoire!
    Concernant l’envie de taper de Melle Carrousel, est-il possible que, en plus de l’envie de « jouer » (avec vos nerfs), elle ait pu ressentir l’injonction de « faire attention » à une toute petite fille (presque un bébé) comme un rappel de la présence déjà très forte d’un autre bébé à venir auquel il faut déjà faire attention? (ne pas taper dans le ventre, ne pas sauter sur maman quand on en a envie, etc.).
    Bon courage, prenez soin de vous.

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  11. Oui ca fait du bien effectivement de vous lire, tout nous saute à la figure à certains moments et dans certaines situations, surtout devant des gens que l’on connait qui se permettrait de juger..ou pas.. mais qu’est ce que j’ai horreur de ca ou de ressentir ca..
    nous devons être égaux face à nos enfants, que l’on soit à la maison, en extérieurs, en lieux publics, en famille, avec les grands parents…et se foutre de ce que les autres pensent !
    par contre le fait de taper, mordre, est un passage normal non ? ma fille est en plein dans taper, tirer les cheveux, etc..je n’aime pas ca du tout mais jessaie de gerer au mieux, et de savoir pourquoi elle le fait, mais pour linstant je ne sais pas…aucun signe de colere ou d’autre chose,,
    bon courage

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    1. Oui c’est un passage plus ou moins obligé, mais disons que habituellement ma fille tape assez peu, c vrmt quand elle est en colère ou vexée, et du coup la cette explosion était assez « anormale » par rapport a sin comportement habituel.

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  12. Salut Maman Poule !
    Ca fait un petit moment que je te lis, ca fait très plaisir de qu’un blog comme le tien soit écrit en francais, sachant q’à ma connaissance du moins l’éducation bienveillante est encore peu connue en France….
    Concernant ce post en particulier, je voulais simplement réagir en te disant que :
    Connais-tu Janet Lansbury ou plus généralement la philosphie RIE ? J’ai vu passé une référence à Emmi Pikler (mentor de Magda Gerber, fondatrice du RIE) mais je ne crois pas t’avoir lue sur Janet. Si tu es à l’aise pour lire en anglais, son blog et sa page FB sont une véritable mine d’or et elle a des dizaines d’articles sur des situations comme tu as décrites ici !
    Sinon, je pense aussi que tu es un peu trop dure et exigeante avec toi-meme. C’est nomal de se mettre en colère parfois ! Ca ne veut pas dire qu’il faut taper son enfant, bien au contraire, mais en avoir parfois l’envie, ca prouve qu’on est humains, qu’on s’est peut-être pris des baffes nous-même et surtout que la colère est une émotion naturelle ! Je trouve à la limite beaucoup plus sain pour nos enfants (j’ai une petite fille de 23 mois et demi :-)) de nous voir nous mettre en colère parfois et ensuite nous excuser pour nos comportements que d’essayer de toujours garder une facade impavide et de culpabiliser au moindre écart. Quel idéal de perfection impossible à atteindre pour nous comme pour eux ! Personnellement, j’ai un gros caractère tout comme ma fille et je suis persuadée que de me voir gérer les conséquences de mon impatience (quand je hausse le ton de temps en temps contre son père par exemple ou comme elle) est aussi bénéfique pour elle et les épreuves qui l’attendent plus tard que ma patience en temps général.
    Voilà et en tout cas bravo, j’attends toujours des articles avec impatience et j’apprécie grandement la rigueur et le sérieux avec lequel tu te penches sur tous les sujets (je pense par exemple à l’accouchement à domicile. C’est mon reve aussi ! Je vis en Israel et j’ai la chance que ce soit mieux accepté ici mais les peurs existent aussi !!).
    Myriam

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  13. Moi aussi j’ai beaucoup de mal avec le regard des autres et à accepter que les choses m’échappent ou ne pas avoir prévu qu’il peut y avoir des dérapages. Ajoutés à la fatigue c’est le combo parfait pour perdre le contrôle de ses émotions.
    Merci pour ce courageux témoignage et les explications données sur ce qui peut expliquer le comportement de nos enfants dans des circonstances similaires et nous donner des pistes.

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  14. Voilà le genre d’article pour lequel j’apprécie particulièrement Happynaiss : c’est de la vraie vie, pas des belles images construites de manière artificielle ! Merci donc ! Je relirai cet article avec soulagement quand mon petit trésor de 9 mois aura grandi 😉

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  15. Je comprends tout à fais ! Essayant d’être dans la bienveillance au quotidien. aujourd’hui j’ai l’impression de n’avoir que crié sur mon fil de 27 mois qui tape beaucoup sa petite sœur de 14mois , lui saute dessus, monte sur son dos … et à force de répéter je pete un cable ,crie et le pren d brusquement et dis des choses que je regrette et j’ai eu envie aussi de lui faire une fessee mais j’ai résisté et ca c’est dure. Avec mon passe d’éducation plutôt malveillante , ca n’aide pas …

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    1. Bonjour todropsky,
      Je me permets un témoignage, mais je ne sais pas si ça peut vous aider. Quand j’ai eu mon aînée, j’ai passé, comme toutes les mamans, beaucoup de temps à m’en occuper, d’autant plus qu’elle dormait très peu pendant la journée, par siestes de 20mn. Mais j’avais le sentiment de répondre à ses demandes, et d’avoir encore un tout petit peu de temps pour moi.

      Quand le 2ème est né, elle avait 21 mois. Je me suis trouvée totalement submergée: je n’arrivais pas à répondre à toutes les demandes et, bien sûr, je n’avais plus aucun temps pour moi. Très vite, mon aînée s’est mise à taper sur son petit frère, encore bébé. Je me suis posée beaucoup de questions sur son comportement, parce qu’elle ne paraissait pas tellement jalouse de lui la plupart du temps.

      A l’époque, j’avais lu le livre de Fitzugh Dodson « Aimer sans tout permettre ». Il semble n’être plus d’actualité, je ne le vois jamais recommandé, et c’est vrai que cela fait longtemps que je ne l’ai pas relu. En tous cas, il m’a beaucoup servi. Dodson parlait dans son livre du « principe de la frite ramollie »… 🙂 . Cela commence par une comparaison: les enfants préfèrent en général des frites croustillantes à des frites molles. Mais entre pas de frites et des frites molles, ils préfèrent les frites molles. De même, entre des parents agréables et joyeux et des parents en colère, les enfants préfèrent les parents joyeux. Mais entre des parents en colère et pas de parents, ils préfèrent les parents en colère. Donc, quand – à tort ou à raison – un enfant trouve que ses parents ne s’occupent pas assez de lui (= « pas de parent »), il peut vouloir se débrouiller pour avoir un parent en colère.

      Je reviens à ma fille et son petit frère: j’ai réalisé que, submergée par le quotidien, je ne répondais pas toujours aux appels de ma fille. Par contre, quand elle tapait sur son frère, celui-ci se mettait à pleurer, et bien sûr j’arrivais tout de suite. Elle avait donc trouvé un moyen très efficace pour me faire venir à coup sûr. Bien entendu, j’ai fait en sorte que les deux enfants ne se trouvent plus ensemble sans ma présence. Mais aussi, je me suis débrouillée pour consacrer du temps à ma fille à des moments où elle ne me demandait rien. Et le problème a rapidement disparu.

      Pardon d’avoir été si longue. Chaque situation est différente, et votre souci n’a peut-être rien à voir avec ce qui s’est passé pour moi.
      Bon courage, vous apprécierez un peu plus tard d’avoir des enfants rapprochés, avec qui vous pouvez avoir des activités communes.

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      1. Merci bcp Christine pour cet éclairage très intéressant. C’est vrai qu’on dit souvent que pour apaiser la violence fin aîné envers le cadet, on peut commencer par lui consacrer davantage de temps et d’attention (alors que spontanément il nous énerve tellement….!!!) et votre expérience l’illustre bien.

        Merci bcp !!

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  16. Croyez bien que je partage votre souci d’éducation bienveillante. Toutefois quelque chose m’échappe: vous cherchez des explications au comportement atypique de votre petite fille et un seul n’est pas cité, le besoin d’expérimenter son pouvoir de nuisance sur autrui.
    Nous devons simplement admettre que nos enfants ont des sentiments qui peuvent être réellement nuisibles envers autrui, et pas seulement parce qu’ils sont fatigués, qu’ils s’ennuient ou qu’ils ont faim, froid ou des parents pas exactement ajustés à eux à ce moment là. Et quand un enfant veut nuire, pour voir ce que ça fait, lui rappeler fermement que c’est interdit, c’est extrêmement important. Car si ce n’est pas interdit à elle de faire mal à autrui, comment lui apprendre que personne ne peut lui faire du mal ou que elle même ne peut attenter à sa propre sécurité?
    Donc quand je lis Asfree18 écrire que Melle Caroussel a peut-être mal interprété l’injonction « fais bien attention à elle » car c’est un ordre, un manque de confiance, je me questionne: poser un interdit fondamental, oui, c’est ordonner et certaines choses s’ordonnent et cela ne me semble pas porter atteinte à la bienveillance envers nos enfants. Tout ce qui est du domaine de la sécurité, pour soi ou autrui, tout ce qui est du domaine des besoins d’autrui et de leur respect, nous pouvons être amenés à l’ordonner quand c’est nécessaire. Cela n’empêche pas d’expliquer ensuite le pourquoi de l’ordre mais il y a des moments pour chaque chose.
    Et ne mettons pas tous sur le dos de l’éducation « malveillante » que nous pourrions avoir. J’ai eu des parents très en avance sur leur temps et je n’ai jamais eu de fessée, mais des parents explicatifs et respectueux. Eh bien la capacité de « poussage à bout » d’un enfant (de tout âge, parce que j’ai des grands et l’adolescent peut être totalement odieux volontairement -et irrespectueux cela va sans dire!!!-, quelque soit votre degré de bienveillance et de lâcher prise!!!) m’a fait péter un câble bien des fois. Avec mon mari, nous avons fait tout ce qui était de notre possible pour être dans une approche positive, mais je vois combien nos aînés peuvent être eux même plein de colère et de bouillonnements face à autrui. La colère est un sentiment humain et il n’est pas toujours négatif, loin s’en faut. C’est lui qui nous pousse à refuser les situations insupportables, à nous indigner, à lutter contre ce qui est intolérable. La colère a été mon moteur dans mes engagements donc ne la chargeons pas de tous les mots. Une mère en colère, c’est aussi une mère qui apprend à son enfant que quand quelque chose l’insupportera, elle pourra le dire et l’exprimer sans honte.
    Et bon sang, n’est-ce pas un message très positif si on souhaite ne pas avoir des enfants soumis à des choses qui leur seraient nocives?

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    1. Pour moi vous interpretez mal la remarque d’Asfree : au départ tout allait bien, ma fille ne se focalisait pas du tout sur la petite fille et c’est moi qui ai voulu anticiper en attirant son attention sur cette petite fille (fais bien attention a elle). Clairement j’ai déclenché quelque chose, pour une raison qui m’échappe (et pour moi cette raison existe,même si elle est inconsciente), la ou elle n’avait pas de volonté de nuire au départ.

      Certes ensuite son comportement était « nuisible », en tous cas il n’était pas acceptable et je lui ai signifié, d’ailleurs elle na jamais réussi a toucher cette petite fille. Je pense donc avoir eu la fermeté nécessaire pour quelle intègre qu’il n’était permis de faire du mal a personne.

      La ou je vous rejoins, la colère, comme tout sentiment, est légitime et peut apporter son lot de positif. Ce qui n’est pas positif a mes yeux, c’est quand cette colère est telle que nos gestes échappe a notre maitrise, que la colère nous domine, au lieu de seulement nous traverser. C’est ce que j’ai senti et c’est ce qui ma dérangé, cette colère qui a déclenché une envie de violence sur ma fille, des larmes dans mes yeux et des difficulté a me contrôler…

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  17. Oui, vous avez peut-être déclenché quelque chose avec votre anticipation. Ou pas. Parce que tout ne s’explique pas au sens où notre rationalité occidentale l’entend. Ce n’est pas tjs nécessaire de savoir ce qui enclenche telle ou telle chose, tant que l’on en sort quelque chose de positif.
    En même temps, nous naviguons tous dans un océan de message variés qui influent sur notre comportement et entre parents et enfants, il en va de même. Parfois avec les enfants, il faut juste accepter que ce soit comme ça, parce que c’est comme ça ce jour là. Vous avez été à un stade de colère que vous n’avez pas apprécié, eh bien je suis sure qu’ensuite vous avez pu dire à votre petite fille quelque chose comme: voilà, tu vois, cette colère là était vraiment excessive, mais c’est comme ça chez les humains, cela arrive que nous ne puissions pas maîtriser les choses négatives qui nous envahissent ou les choses positives aussi d’ailleurs ». Partir de ce qui nous a déborder est, je trouve, un bon moyen d’apprendre à nos enfants ce qu’ils vont rencontrer chez eux même et chez les autres.
    Je vois en lisant de temps en temps vos billets combien vous êtes méticuleuse dans votre façon d’aborder votre rôle de mère, combien vous êtes attentive et rigoureuse dans le suivi de vos principes et c’est très noble et vraiment honorable. Toutefois, veillez à ne pas être trop en auto-contrôle et auto-analyse, parce que je crains pour vous que vous ne vous épuisiez. Votre fille à 23 mois, vous avez montré que vous étiez une bonne mère, alors ce n’est pas tellement vis à vis de votre fille, des situations critiques, des choses qui vous échappent, etc..que vous pourriez lâcher prise mais simplement vis à vis de vous même. Puisque vous êtes certaines des principes que vous voulez suivre, vous les suivrez, il ne vont pas s’évaporer. Et vos actions, vos attitudes et votre relation avec votre fille ne peuvent que refléter ce que vous êtes et les principes qui vous animent. Soyez tolérante et bienveillante aussi envers vous même, ça aide aussi à progresser en temps que parents. Souvenez vous que ce dont ont besoin les enfants c’est une mère « suffisamment bonne » comme disait Winicott, et vous déjà atteint ce niveau là, j’en suis certaine!

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  18. Bonjour,
    Merci pour cet article qui fait du bien. Je suis passionnée par votre blog et votre manière de voir l’éducation de votre enfant. J’essaye d’appliquer les mêmes principes que vous même si cela n’est pas toujours facile. Je me permets de vous demander un conseil dans une situation un peu semblable… mon fils âgé de 3 ans et 5 mois fait en ce moment de très grosses colères (je pense liées à de la fatigue). Ces colères viennent dans n’importe quelle situation, souvent quand on refuse quelquechose. Par exemple cette après-midi, nous sommes allé faire des manèges, nous lui avons bien expliqué « encore un tour puis on rentre ». Il a bien compris et a approuvé. À la fin du tour, crise énorme pour recommencer. J’accepte totalement ces crises, frustration pas facile à gérer pour lui. Mais le problème pour moi est que maintenant constamment il nous tape lors de ces crises. Je le maintient donc fort en lui expliquant que je comprends sa colère et frustration mais que jamais ne n’accepterais qu’iil me fasse mal ou fasse mal a quelqu’un où se fasse mal. Auriez-vous des conseils sur comment gérer et anticiper ces crises? Comment faire pour nous taper arrête d’être un réflexe pour lui… je suis preneuse de tout y compris des références de lecture…

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  19. Juste merci, enceinte moi aussi, je perds plus vite patience avec ma fille, et je crie, et je m’en veux mais avec le recul je me dis que l’important c’est de faire de son mieux et de ne pas franchir certaines limites.

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  20. Je pense qu’il faut aussi être bienveillant envers soi-même : nous ne pouvons pas être des parents parfaits (et heureusement, quelle pression ça serait pour nos enfants devenus grands !). Se remettre en question après, réfléchir à ce qu’on aurait dû / pu faire, je trouve que c’est la bonne démarche, et avoir envie d’en coller une bonne à son enfant, je crois que ça arrive à beaucoup de monde ^^
    Pour ma part c’est à l’arrivée de la 2ème que j’ai eu des difficultés ^^ La 1ère, j’étais toute bienveillance, mais elle était aussi « facile » (on a beau dire, le caractère de l’enfant joue aussi). Ma seconde ? Elle est capable d’aller se jeter en arrière pour se rouler au sol n’importe où n’importe quand, pour des raisons que je n’arrive pas toujours à saisir… et puis bon, je suis bien obligée de la laisser faire, si j’essaie d’intervenir elle me repousse. (oui elle est capable d’avoir des hurlements déchirants à coup de « maman!! », et si je m’avance ou ouvre les bras dans sa direction, elle s’arrête pour dire « non » et recommence à pleurer…). Alors au début je l’ai très mal vécu, maintenant je suis davantage en mode « résignation », et j’attends que ça passe : elle a besoin d’exprimer sa colère / son mécontentement, de façon forte et durable, avant de pouvoir accepter un câlin (elle vient de faire 18 mois, mais ça fait plusieurs mois que ça dure). Le mieux c’est même quand je peux faire intervenir une petite mamie ou quelqu’un qui semble s’intéresser à la situation : je lui demande d’aller vers ma fille, qui aussitôt termine sa crise pour venir me blottir dans mes bras :p
    Bref, on fait du mieux qu’on peut, on sait que ça leur passera à un moment (plus ou moins long ^^), et c’est pas une période évidente à gérer, faut aussi s’entourer 🙂
    A côté je crie beaucoup (surtout sur l’ainée – 3,5 ans), j’essaie de faire de mon mieux, de rester calme, et je me dis que crier ça reste mieux que taper, même si ce n’est pas une solution qui me convient, il est toujours possible de s’améliorer !

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  21. Bonjour! je suis avec plaisir tes partages depuis un moment, je me retrouve bien aussi avec mon bout de chou de 22 mois dans tes périples! autonomie, allaitement, maternage, écologie, sommeil différent, … épuisement des parents, mais énorme travail sur soi pour rester dans la bienveillance, envers soi même et son enfant. déjà sincèrement bravo pour oser à chaque fois parler de tes difficultés, tes « zones d’ombre », ce n’est pas facile à faire et cela demande beaucoup de courage!!! surtout quand on est exigeant envers soi même 😉 je rebondis sur ta « perche » pour travailler sur tes émotions, car justement je repars à l’instant de son blog, et j’adooore ce qu’elle fait, je ne sais pas si tu connais. Ce sont les BD d’Armella Leung sur la philosophie pratique, la gestion des émotions… elle a fait un premier tome qui est extra « , c’est une jeune femme dynamique, ouverte, sympa qui présente différents outils pour gérer ses émotions en images. c’est super bien fait! et en quelques pages et images on a un bon horizon de diverses techniques de communication non violente, reconnaissance des besoins, émotions, techniques pour libérer la colère, garder son regard d’enfant.. c’est génialissime!!! ça permet de découvrir pas mal de choses facilement avant de creuser ou participer à des stages, acheter des bouquins… https://conscience-quantique.com/boutique/index.php?id_product=15&controller=product et puis sinon sur son site elle partage pas mal de mini BD sur des sujets qui te plairaient surement 😉 http://conscience-quantique.com/fr/
    Belle journée à toi, bon courage 🙂
    et moi aussi j’ai un blog, en plus petit comité sur le maternage et la spiritualité (ce domaine m’éclate) : http://tapantarei.org/

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  22. merci ce ce billet très complet !
    tu analyses pourquoi vous en êtes arrivés a ce point, notamment de ton coté, ce qui t’a permis de ne pas basculer, et également comment ne pas reproduire.
    si deja les gens avait la conviction que frapper ne servait a rien, je suis persuadée que bon nombre de claques et fessées ne seraient pas données …

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