VDM (Vie de Mum)

Quand tu sais ce qu’il faudrait faire et que tu fais tout le contraire…

En ce moment, c’est difficile.

Je touche mes limites du doigt. Je les touche même de tout mon corps tant j’ai le sentiment qu’elles m’enferment, qu’elles font de moi une autre personne, une personne que je ne veux pas être.

Est-ce le résultat des 6 derniers mois sans une seule nuit complète, à me lever chaque nuit, une fois, deux fois, trois fois, à répéter inlassablement les mêmes gestes,  à chanter les mêmes chansons dans le noir, à partager mon lit de 140 cm avec un homme assommé de sommeil et un bébé qui m’assomme entre deux cauchemars  ?  Est-ce ces 6 mois à dormir sur ma tranche sur 30 centimètres, à entendre crier dans mes oreilles à intervalle régulier, à me prend un coup de pied par ci, un coup de tête par là, à me faire tellement coller que je n’arrive plus à respirer ?  Est-ce parce que ces 6 mois s’ajoutent aux 12 autres mois de sommeil chaotique de bébé Carrousel, toute sa première année de vie? Est-ce parce que finalement, sur 21 mois et demi, Bébé Carrousel n’a fait ses nuits que pendant 3 mois et que ça n’a pas suffit à recharger mes batteries ?

Est-ce le résultat des maladies de l’hiver qui ont recommencé leur danse infernale autour de nous : médecin, pédiatre, kiné respiratoire, radio… Hôpital pour bientôt ? Séances nocturnes aux urgences, l’œil dans le vague, l’esprit inquiet, les bras serrés autour d’un bébé amorphe qui crache ses poumons… Coup d’œil sur le tableau d’affichage en salle des médecins, elle est dans le rouge ça craint. Rino, bronchiolite, pneumonie. Est-ce le stress de l’organisation en temps de maladie, tu peux prendre une journée, non,  et toi tu ne peux pas télétravailler ? Est-ce les combats pour la moucher et les coups de pieds dans le ventre qui vont avec qui m’épuisent ? Est-ce les combats pour lui donner ses médicaments et les coups de boule dans le nez qui vont avec qui m’épuisent ? Est-ce les combats pour lui administrer Vento & Flixo, nos 2 compagnons de l’hiver revenu nous voir bien trop tôt, et les coups de coude dans la poitrine qui vont avec qui m’épuisent ? Est-ce d’attendre dans des couloirs pleins de microbes, de faire la queue dans les pharmacies, de toujours chercher ma carte vitale perdue au milieu du sac entre le doudou chien, la poupée, le lange qui a essuyé le dernier vomi provoqué par la toux, la couche, la pom’pote, le carnet de santé, le tout sans rien y voir puisque l’enfant est portée en écharpe devant moi et que je cherche à tâtons ? Est-ce de me battre pour qu’elle reste immobile le temps d’une radio qui ne fait même pas mal, d’essuyer hurlements et crises de panique à l’approche du moindre stéthoscope, de la contenir de toutes mes forces que je n’ai pas pour qu’on l’examine, d’accepter les « si elle ne se calme pas je vais devoir demander du renfort» en sachant que ça va juste empirer les choses, de ramasser par terre les miettes de mon cœur après 20 minutes de kiné respiratoire à l’écouter supplier « maman maman maman maman maman ! », de répéter sans arrêt des phrases qui ne servent à rien « Tout va bien, je suis là, ça va aller, c’est pour ta santé, je suis là », qui m’épuise  ? 

Est-ce le résultat d’une nouvelle phase de « Je t’aime Intensément » chez nous, d’une Bébé Carrousel qui me cherche sans cesse et se met dans des états de détresse incroyables si j’ose fermer la porte pour pisser tranquille ? Est-ce son besoin de contact quasi permanent, son besoin de moi à côté d’elle pour s’endormir, son besoin de moi à côté d’elle quand elle se réveille, son besoin de manger sur mes genoux en ce moment, son besoin qu’en permanence je m’occupe d’elle, son refus de son papa même les soirs où j’aurais besoin de souffler ? Est-ce parce que, de nouveau, je me pose des questions qui rendent les choses encore plus difficile : qu’est-ce qu’elle a ? Et surtout, qu’est ce que j’ai mal fait pour qu’elle traverse encore des périodes comme celles-là ? Est ce elle, est ce moi ?  Que puis-je faire, que dois-je faire ? Lutter, essayer, « méthoder »… donner, lâcher prise, accepter ?

Est-ce le résultat de tout ce qui ne devrait pas la concerner ? L’insatisfaction professionnelle qui pèse chaque jour très lourd sur mes épaules même quand j’essaye de m’en débarrasser quand je passe la porte de la maison, l’inquiétude et les petits et grands soucis qu’on se fait pour nos proches, la colère que j’éprouve parfois envers Papa Ours et , et aussi, un petit peu, la solitude. Car la famille est loin… et les amis aussi. Géographiquement et aussi parfois psychologiquement, quand on ne se comprend pas.

C’est un peu de tout ça et surement aussi un peu du mois de novembre, de ses feuilles tristounettes par terre, de ses journées où on part au travail dans la nuit et où on revient du travail dans la nuit. Elle est où la vie ?

Quoi qu’il en soit, à cause un peu de tout ça, avec toi ma fille je ne suis pas toujours celle que je voudrais être. Ces derniers jours, j’ai beaucoup crié, j’ai prononcé des phrases en sachant qu’elles étaient inutiles, pour ne pas dire néfastes («Je te préviens, là je vais vraiment m’énerver !!! » – « Bébé Carrousel, tu poses ta tête et tu dors tout de suite sinon je te remets dans ton lit et je te laisse toute seule te débrouiller !! », « Tu m’énerves !! J’en peux plus ! Laisse-moi tranquille ! »).  

Mon cœur se serre de les écrire.

Quand Bébé Carrousel cherche mon contact et que je lui refuse parce que j’ai déjà bien joué avec elle et que je voudrais terminer mon ménage/finir de cuisiner/autre tâche ménagère à votre convenance… elle insiste, je refuse en étant beaucoup plus ferme que je le voudrais… Elle se met alors dans un état de nerfs pas possible, pleure toute les larmes de son corps en s’accrochant à ma jambe et en répétant maman d’un air suppliant… Et, dans ma fatigue, je n’arrive pas à me connecter à ses besoins, à juste voir la petite fille en détresse qui a besoin de réconfort. Non, je reste connectée à mes besoins insatisfaits à MOI et je vis les siens comme une agression, je ne veux pas lâcher, je ne veux pas lui donner ce dont elle a besoin, puisque moi je ne peux pas avoir ce dont j’ai besoin. C’est elle le bébé et c’est moi qui me comporte comme une enfant…  

Je l’ai prise brusquement à deux reprises pour l’asseoir sur le canapé, pour l’éloigner de moi, pour lui montrer que non je n’étais pas disponible, que cette fois je n’allais pas dire oui. A chaque fois, elle est revenue bien-sûr de plus belle, en panique, ne comprenant pas ce qui poussait sa maman à être d’une dureté qui ne lui ressemble pas.

Cette nuit également, après une heure à essayer de la rendormir dans son lit, à chanter en boucle les mêmes chansons, à la voir se redresser aux aguets à peine j’esquissais un pas pour quitter la pièce, après l’avoir prise avec nous au lit et m’être pris 3 coups de pieds et l’avoir entendu crier dans mes oreilles… je lui ai hurlé dessus, je l’ai prise sans ménagement, je l’ai collée (car il n’y a pas d’autres termes) dans son lit avec un «maintenant ça suffit, bonne nuit ! » très sec et je suis retourné me coucher, en la laissant pleurer toutes les larmes de son corps pendant je crois au moins 5 ou 10 minutes… Une partie de moi se brisait de l’entendre dans cet état et l’autre partie de moi bouillait tellement de colère que je savais qu’il était inutile d’y retourner tout de suite.

J’ai tellement honte de le dire, mais je dois le dire, ces derniers jours à plusieurs reprises j’ai senti la violence m’envahir. J’ai senti l’envie de laisser tomber, le regret d’avoir choisi la voie que j’ai choisi, l’envie de la laisser pleurer, de la punir, de lui coller une claque pour tout ça. Ça me fait mal à dire, ça fait encore plus mal à ressentir.

Lors de ces épisodes, c’est comme si quelqu’un d’autre prenait possession de mon corps et de mon esprit et me dictait les gestes brusques que j’ai fait et les mots durs que j’ai prononcé. Une partie de moi assistait à ces scènes en spectatrice, une spectatrice avertie et critique, sachant bien que c’était inutile, délétère, que je faisais peur à ma fille, que je me comportais en totale contradiction avec les principes de bienveillance que je connais par cœur… Cette partie spectatrice de moi-même savait très bien ce qu’il aurait fallu faire à la place : prendre un temps de pause (me calmer en respirant, mais sans m’en prendre à ma fille), câliner ma fille pour libérer l’ocytocine pour elle comme pour moi, verbaliser, lâcher prise…  Mais la théorie n’arrivait plus aux oreilles de la pratique. La partie primitive de moi-même n’arrivait pas à se contrôler, toute entière consumée par la colère, la violence, l’explosion, l’hystérie qui libère sur le coup et qui fait ensuite se sentir tellement mal. La spectatrice juge très durement la primitive; pauvre enfant, avec une mère pareille, pas étonnant qu’elle soit stressée…  En pleine crise, j’étais capable d’avoir un regard critique sur moi-même, sans que ce regard critique réussisse à me faire changer.

Heureusement, ce regard critique m’a aidé à reconnecter assez vite la primitive de la spectatrice… J’ai soufflé, je me suis calmée, j’ai enfin réussi à me reconnecter à ma fille, à lui donner ce dont elle avait besoin, à prendre du recul et à réparer du mieux possible ces épisodes de violence 

Mais ils laissent des traces… pour elle, et pour moi.

D’où elle vient, cette violence ? Qui est-elle, cette mère qui tempête, brusque et balance des phrases violentes et si peu constructives ? Qui est-elle, cette femme qui conseille de travailler sur les émotions de ses enfants et qui est incapables de gérer les siennes ? Qui est-elle, cette femme qui a conscience de tant de choses sur le développement des enfants, et qui les oublie quand il s’agit de la sienne ? Qui est-elle, cette femme qui a soudain besoin d’imposer son pouvoir et sa volonté sur son enfant, de la faire plier, quitte à la casser ?

Et si cette femme que je déteste, c’était la véritable MOI, délestée de la carapace bienveillante que je m’emploie à construire au quotidien ?

C’est une vraie claque que je me prends en ce moment mais une chose est sûre : je veux que ce soit le premier pas pour faire mieux. Je suis encore plus convaincue aujourd’hui que le premier obstacle à une parentalité « positive » et bienveillante, c’est nous-mêmes, les parents. On a beau connaître la théorie, être en mesure de conseiller les autres et même être capables de l’appliquer avec ses enfants la plupart du temps, lorsqu’on fait face à un obstacle ou à une situation qui, pour une raison ou pour une autre, touche à quelque chose de profond chez nous, en rapport avec notre éducation, notre histoire personnelle, nos expériences primitives des premières années de vie, notre gestion des émotions, on peut perdre tous nos moyens. C’est ce que je conclue de l’intensité de ma réaction et de mon impossibilité à me contrôler : ça ne peut pas être anodin, cela touche quelque chose de profond en moi.  

Je sais que pour être une « meilleure » maman, ou en tous cas pour pouvoir être la maman que je veux être, l’étape suivante consiste à travailler sur moi-même, sur ce quelque chose de profond que je n’identifie pas, ainsi que sur ma capacité à gérer la colère. Comment, quoi faire … ?  Je ne sais pas encore exactement. Mais encore une fois, ma fille me donne le courage d’entreprendre des choses que je n’aurais pas fait sans elle. Cette gestion de la colère et des émotions en général, je sais très bien que ce n’est pas mon fort, depuis des années. Tout comme cette tendance que j’ai à toujours dire oui, à toujours accepter sans rien dire, et à exploser à la fin de façon totalement peu constructive. Aujourd’hui je prends vraiment conscience que ces manques peuvent avoir un impact important dans l’éducation que je veux donner à Bébé Carrousel et sur ma vie de famille en général… Alors j’ai la motivation nécessaire pour prendre le problème à bras le corps. Maintenant, si vous avez des pistes concrètes sur comment faire, je suis toute ouïe  🙂

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71 réflexions au sujet de « Quand tu sais ce qu’il faudrait faire et que tu fais tout le contraire… »

  1. Bonsoir Happynaiss !

    Je n’ai pas lu tous les commentaires et il y aura sûrement des redites, mais je me reconnais dans pas mal de choses que tu dis sur la perte de contrôle, notamment avec mon dernier-plus-pour-longtemps, un peu plus âgé que Bébé Carrousel, et qui depuis quelques mois ne sait plus s’endormir tout seul (il a toujours eu besoin d’une présence dans la chambre depuis qu’il a été sevré à 18 mois, mais il a eu une période où on pouvait quitter la chambre sans qu’il dorme, du moment qu’il était calme. Maintenant il faut rester quasiment jusqu’à ce qu’il dorme).

    Effectivement le sommeil c’est le nerf de la guerre, et quand on est en manque, tout le reste suit (ou ne suit pas). Et un bébé qui ne sait pas s’endormir seul ne sait pas non plus se rendormir seul… Ici ça nous a valu des « trous » de 3 heures certaines nuits où il s’était réveillé (heureusement pas trop fréquentes), avec de vrais pétages de plombs et pas mal de larmes.

    Bref, je te comprends totalement.

    Comme ça commence à aller un peu mieux côté sommeil (même si ce n’est pas encore gagné), je peux te dire en quelques mots ce que j’ai essayé de mettre en place (outre un rituel quasi immuable que tu as sûrement aussi) :

    – Parler : les bébés sont des éponges à inquiétudes et angoisses, comme tu le sais. Ici, il se trouve qu’on cumule : le petit 4ème qui arrive bientôt, et qui n’était pas tout à fait prévu, ce qui à l’approche du terme suscite beaucoup d’angoisse pour moi => Notre petit V. doit, je pense, ressentir non seulement le bouleversement que ça représente pour lui, mais aussi les inquiétudes de sa mère
    => J’ai pris le temps de lui expliquer, plusieurs fois, ce qui se passait, et non seulement que mon amour serait toujours aussi grand et que je serais toujours là, mais aussi d’où venaient mes inquiétudes (avec des mots qu’il peut comprendre), et qu’il n’en était pas responsable.

    – L’homéopathie : nous tentons un petit traitement de fond, que nous avons mis en place nous-mêmes (sur le site homeophyto.com il y a pas mal d’infos sur les traitements en fonction des symptômes), mais peut-être que ça peut être bien d’aller voir un homéopathe

    – L’extrait de bourgeon de tilleul le soir avant le dîner (là je suis un peu plus dubitative, mais bon, à part un peu d’argent on n’a pas grand chose à perdre).

    – Les séances chez une psy pour moi. C’est très personnel, j’ai conscience que quelque chose ne va pas pour moi et que toute seule je reste enfermée dans mon malaise, ce qui n’est bon pour personne. J’espère que ça m’aidera à retrouver une certaine sérénité, qui se ressentira dans la vie de famille et en particulier dans le sommeil de mon futur-ex-petit dernier.

    Désolée pour le pavé, c’est plus un témoignage que des conseils, mais comme nos enfants ont des âges proches, j’espère que ça pourra aider.

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Happynaiss,

    La bienveillance ça commence par soi-même. Ton blog est formidable et tu mets la barre très haut…
    Une mère c’est un être humain faillible. Je crois que nous avons le droit d’être « une mauvaise mère » par moments. Nous ne sommes pas des machines capables de répondre constamment de façon parfaite à tout le monde.
    Le tout, je crois, c’est de savoir reconnaître et nous excuser auprès de nos enfants quand nous ne sommes pas en accord avec nos actes, et que nous les blessons, décevons…
    C’est bien pour eux de voir que les adultes ne sont pas omniscients, qu’ils font des erreurs, le reconnaisse, s’excuse…

    Tu lis beaucoup si tu ne le connais pas je te recommande « la mère suffisamment bonne » de Winnicot.

    Aller voir un psychologue dans ces moments ça aide énormément. Mais à la lecture de tes articles j’ai l’impression que tu l’as ou le fait déjà…

    Prends soin de toi !

    Aimé par 2 people

  3. Pouhh merci pour cet article… je pensais être la seule à heberger ce double maléfique qui sors les jours de stress et de fatigue. Celui qui se met à hurler sur l’enfant qui refuse avec obstination tout depuis qu’on l’a réveillé le matin, qu’il est 19h, qu’on a faim, qu’on est crevé et qu’on rêve juste de boire un thé en silence (enfin une infusion nuit tranquille). Une envie folle de le baillonner avec du gros scotch, celui qui reste des cartons du déménagement qu’on a pas reussi a vider en 6 mois car vidé on l’est déjà en fait.
    Dans les pistes, je fais une a deux fois par mois des séances de sophrologie. Un temps juste pour moi. Et la sophrologue qui est à fond dans l’éducation bienveillante m’a dit un jour : « heureusement que vous petez des cables de temps à autre! La pression que vous mettriez sur ce pauvre enfant si vous étiez parfaite! … » en ajoutant ensuite que ça permet de montrer par l’exemple ce que c’est de s’excuser sincèrement après avoir débordé.
    Et aussi: les 10 min de relaxation-presque-sieste dans la voiture sur le parking de la creche avant de le récupérer, quand la première journée a été difficile et que la perspective de la seconde journée à venir m’angoisse déjà.
    Et j’ai regardé ce film plutôt nul un soir, Bad Moms, avec mon conjoint. Le film est mauvais mais le lendemain il a emmené le lardon au parc pour me permettre un rab de sommeil. Ils sont revenus avec des fleurs et les croissants, du jamais vu. Ca a percuté un truc dans la représentation qu’il avait de mon quotidien de maman… et un peu d’aide ca fait du bien!

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  4. Après une longue journée difficile ponctuée de colères alors que je ne voudrais que du calme en attendant le père Noel ; et avant de passer quelques jours avec ma mère et ma belle mère, un doublet aussi improbable qu’infernal au niveau des conseils d’éducation … te relire et lire les nombreux commentaires me fait énormément de bien. Énormément. Je déculpabilise, je m’excuse, je prends du recul, je puise de la bienveillance dans vos écrits et je renouvelle mon stock d’amour. Mille mercis à cette communauté inspirée par Happnaiss’!
    Un petit truc que pratique mon chéri avec notre fiston (2ans 1/2), les rires forcés en mode thérapie du rire ; au debut lancé comme une blague (on n’y croyait pas), en fait c’est excellent, et au bout de 2 mn tout le monde rigole pour de vrai. Faire des prouts sur la colère, pas mal non plus.
    Essayez 😁
    Par contre pour le sommeil, no conseil!
    Tres joyeux Noel à vous.

    Aimé par 1 personne

  5. Cet article m’a beaucoup ému. Au mot près, je pourrais faire le même témoignage. Pour ma part, par rapport a mes excès de colère, j’ai décidé d’entamer un travail d’analyse. J’ai voulu mon confronter à ma propre éducation, pour comprendre mon sentiment d’insécurité lorsque mon bébé ne veut pas dormir, qu’il me résiste et ces pensées qui me viennent alors (suis-je une bonne mère, qu’est ce que je fais de travers, est-ce moi qui lui transmet des angoisses, etc). Ma mère m’a dit un jour, tu sais toutes les trois (en parlant de mes sœurs et moi) vous avez été des enfants faciles, j’aurais pu avoir encore 10 enfants après vous… et j’ai repensé a sa violence parfois physique et à sa façon de gérer nos « résistances ». Il y avait un cadre dans lequel nous devions rentrer, à tout prix… Ces méthodes ont des répercutions plus tard, et notamment auprès de nos enfants. Nous leur faisons quelques part payer les injustices subies, et que malgré nos résolutions (aucune violence physique, portage, cododo, bienveillance et zenitude…) ces « pulsions » resurgissent parfois. Et je pense qu’il est important de s’y confronter, d’en comprendre la source. Je vous conseille un livre à ce sujet, « C’est pour ton bien – Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant » d’Alice Miller. Bonne lecture et merci pour vos articles 🙂

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  6. Je reviens sur cet article qui m’a touché, mon petit n’a que 3 mois à peine, mais j’imagine que trop, c’est trop… Sans vouloir juger, j’ai lu quelques uns de vos articles et j’ai l’impression que votre boulot ne vous épanouit pas du tout… Vous n’avez jamais envisagé de tout laissé tomber et de vous consacrer à vos enfants ? j’imagine qu’il n’y en aura pas qu’un ? 😉 Ou de faire assistante maternelle, vu votre passion pour l’éducation ? Je ne sais pas si je pourrais faire comme vous à tout gérer en voulant le mieux et le meilleur, bravo ! En tout cas, bon courage pour cette nouvelle année !

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    1. Merci Maben, et oui j’envisage une reconversion ! Mais je n’aurais pas assez de patience pour être assistante maternelle, ni même pour être maman au foyer toute ma vie. Mais je vous en dirai plus prochainement 🙂 A bientôt !!

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  7. J’aurais pu écrire la même chose…. Mon dieu que vous avez du courage et suffisamment de recul pour poser les mots là où on aimerait surtout pas que ça sorte… Merci pour toutes les mamans qui souffrent de « dédoublement de personnalité » temporaire 😉 (je lis qqs blogs sur l’épuisement maternel et je suis surprise de lire autant de témoignages…) Bon voyage sur le chemin de l’ introspection, la lucidité que vous avez de la situation à travers vos écrits témoignent que vous êtes en bonne voie … Continuez ce blog que je lis avec grand plaisir à chaque fois 💗💗💗💗 (remplissage d ocytocine 👌👌👌)

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