VDM (Vie de Mum)

Faut-il frustrer ses enfants ? #lol

Au détour d’articles en ligne ou de magasines psy/parentaux, j’ai lu plusieurs fois avant d’être mère que « la frustration est structurante pour l’enfant ». Le genre de trucs qui fait bien à dire, mais qui pour moi ne veut pas dire grand chose. Mais soit, me disais- je.
N’ayez pas peur de frustrer vos enfants ! lisais-je encore il y a peu.

Mieux encore : 

Faut-il frustrer ses enfants ?


Mais, les gars, vous vivez dans quel monde exactement ?

Parce que, chez moi, la frustration elle n’est pas nécessaire, elle est inévitable.

Et je ne sais pas si elle est structurante, mais elle est à coup sûr… frustrante! 

Chez moi, on ne se demande pas si il faut frustrer nos enfants : tiens, les gnomes, aujourd’hui, frustration ! Allez tous choisir un jouet avec lequel vous avez envie de vous amuser. Parfait, la poupée et la Bata-waff. Vous  voulez qu’on joue ensemble ? ET BAH NON. CONFISQUÉ. Ça vous structurera.
Non.

Chez nous, il y a une petite fille de 3 ans 

… qui joue à cache-cache avec sa poupée parce que sa maman est encore en train d’essayer de calmer la petite soeur.

…qui voudrait bien jouer à la bagarre sur le lit, tu sais papa il me fait comme ça, mais maman à le bébé en écharpe.

…qui voudrait bien que maman lise une histoire mais maman donne la tétée.

… qui a besoin de sa maman contre elle pour s’endormir mais la petite soeur pleure, ou bien elle dort mais si on la pose elle va se réveiller.

… qui voudrait bien manger tout de suite mais le dîner n’est pas prêt.

… qui voudrait bien rester avec maman à la maison tous les jours mais maman n’y arrive pas, c’est mieux pour tout le monde comme ça, viens faire un dernier bisous.

… qui voudrait bien que Papa soit là tout de suite, à l’heure où maman n’arrive a rien et qu’elle fait tout à moitié.

… qui voudrait bien voir Papi et Mamie tout de suite, et faire de la balançoire, et jouer avec son cousin, mais tout le monde habite loin.

Chez nous, il y a un petit bébé de 4 mois

 … qui pleure dans son transat pendant que sa maman la berce d’un pied en bataillant pour laver les cheveux de sa grande soeur.

… qui hurle en voiture mais maman est dans les bouchons.

… qui voudrait bien téter mais maman est en train de soigner la grande qui s’est écorchée / faire les transmissions a la crèche / payer les courses à la caisse.

… qui voudrait bien que maman la garde encore un peu dans ses bras jusqu’à ce qu’elle dorme vraiment profondément, mais maman la pose (et la reveille donc au passage) parce que la grande appelle depuis 10 minutes pour qu’on lui essuie les fesses.

… qui voudrait bien continuer sa sieste mais c’est l’heure de la crèche, sous la pluie.

… qui voudrait bien que maman ne mange pas de chocolat qui la rend si nerveuse à l’intérieur, mais visiblement sans chocolat maman est toute cassée. 

… qui voudrait bien des bras détendus pour la porter, mais maman a le dos en compote, elle est fatiguée.

… qui voudrait bien le calme et le silence après une journée difficile à digérer, mais la grande soeur saute sur le lit à côté, maman chuchote d’arrêter, la grande soeur crie en riant, maman crie et tout le monde peut faire une croix sur la tétée calme de fin de journée.

… qui voudrait bien que maman comprenne ce qu’elle a qui ne va pas, et plus vite que ça, mais maman fait ce qu’elle peut avec les 3 neurones qui lui restent.

Alors chez nous, il y a une petite fille de 3 ans qui essaye d’apprendre à lire par elle même, qui raconte ses histoires a ses peluches, qui saute les siestes, qui installe tous ses jeux pour quand t’auras fini maman, qui pleure pour que son papounet rentre du boulot, qui se met a me taper sur un coup de tension, qui crie « non bébé Fusée c’est moi qui pleure, toi tu pleures pas! ».

Alors chez nous, il y a une petite fille de 4 mois qui pleure plus qu’elle ne le devrait, qui reçoit moins que ce qu’elle ne mérite, qui patiente plus que ce qu’elle peut, qui éponge plus qu’elle ne le devrait.

Alors chez nous, la frustration on connaît bien.

Je ne sais pas si ça structure les enfants, mais ça brise mon coeur de parent.

Et quand je vois comment je fais face à ma frustration de mère

… de n’avoir non seulement pas de temps pour moi, mais surtout plus de temps de qualité avec mon ainée et de me sentir saturée des pleurs de ma cadette au point de m’en couper émotionnellement par moments.

… de me sentir déchirée entre les besoins de ces deux petites vies que j’ai fait venir au monde et que j’expose, par mes choix, mes limites et mes failles, à toutes ces déceptions.

… de donner tout ce que j’ai à donner et de me retrouver avec deux enfants qui hurlent à la fin de la journée.

… de n’être pas à la hauteur de ce que je projetais.

… de ne pas voir de résultats à mes efforts.

… de ne pas vivre la maternité comme je l’aimerais.

Je n’y fais pas face en fait, j’en souffre, j’en pleure, j’en râle, je m’en couche vidée.

Ma frustration à moi, de tout faire a moitié, elle me donne envie de hurler, de taper, de me rouler par terre puis de me terrer sous ma couette.

Alors mes filles, comment se sentent-elles, du haut de leur innocence et leurs émotions exacerbées ?

S’il y a des foyers dans lesquels la frustration est toujours évitable ou, pire, dans lesquels il est besoin de créer de la frustration pour préparer les enfants à la dure réalité de la vie, ils vivent sur une planète que je n’ai pas encore découverte. 

Envoyez moi la carte, les gars. 

Faut-Il frustrer ses enfants ? Encore une question que personne dans la vraie vie ne se pose et qui passe à côté des vrais problèmes des parents.

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42 réflexions au sujet de « Faut-il frustrer ses enfants ? #lol »

  1. Tu as l’habitude de faire de beaux articles mais celui-là est incroyable… Merci. Ayant des bébés de 17 mois d’écart, je comprends tout ce que tu dis. J’aimerais que les journées soient toujours harmonieuses pour tout le monde mais…………
    On est des pu**** de guerrières.

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  2. Encore une fois merci d écrire si bien ce que nous sommes nombreux a penser ! Je ne supporte plus non plus d entendre cet appel a la frustration des gens qui ont oublié ce que c est qu être enfant.

    Pleins de courage pour traverser ces tempêtes.

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  3. Hello,

    Article intéressant encore. Et qui illustre bien pas mal de tourments par lesquels passent beaucoup de jeunes parents.
    Après, je ne sais pas à quels articles tu fais référence concernant la frustration. Mais sur ce sujet, je pense qu’il y a de vraies différences entre certains âges / moments de vie. En effet, cette période difficile que vous traversez ne durera pas éternellement, et la question de la frustration va se poser sous un autre angle d’ici quelques mois / années.
    Je vais prendre un exemple vécu. On a des amis avec qui on s’entend très bien. Ils ont un petit du même âge que notre grande (4 ans 1/2). Eh bien à chaque fois qu’il est frustré (ex : il est l’heure de rentrer chez lui après une après-midi chez nous), il le fait savoir… assez violemment. Et le réflexe de nos amis est toujours le même : lui garantir qu’il aura une petite surprise s’il est bien sage pour rentrer.
    Et, pour être franc, les choses vont de mal en pis au fil des mois.
    Alors, cette histoire, je la raconte sans aucun jugement car chaque parent fait comme il peut pour gérer au mieux son foyer et sa relation avec l’enfant. Mais dans le cas présent, on voit bien qu’on est face à un enfant qui « n’arrive pas » à gérer sa frustration, ses parents non plus, et tout le monde en souffre.
    Je ne pense pas qu’il y ait de solutions miracles. Et je ne sais pas ce que je ferais dans ce cas. Mais clairement, essayer de « compenser » systématiquement un moment de frustration de son enfant, c’est risquer de rentrer dans un cercle vicieux dont il sera compliqué de sortir (c’est le cas de nos amis aujourd’hui qui nous disent se sentir dans une impasse…) . Maintenant, je pense que sans « créer » volontairement des situations de frustration, être parent, c’est se retrouver constamment dans ces situations, même sans le vouloir. Et clairement, la manière que nous avons de les gérer est importante pour la stabilité « émotionnelle » de nos enfants.
    Bon courage en tout cas, et surtout, gardez en tête que ce qui compte par dessus tout, c’est l’amour entre chacun de vous !

    Amités

    Arnaud

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    1. Oui on est d’accord, en tant que parents c’est notre rôle d’accompagner la frustration, même violente, sans la minimiser . Mais effectivement mon propos était de dire que la vie nous met face à de nombreuses frustration et que la question de savoir si faut frustrer ses enfants volontairement me paraît absurde et inutile…

      Merci pour le partage 🙂

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      1. De rien 🙂
        On est nombreux à passer par ces moments compliqués… La vie de jeunes parents est plus difficile que ce que j’imaginais. Et bien plus en « montagnes russes » que ce que j’imaginais également.
        Mais je persiste à penser qu’il y a bcp de difficultés « temporaires » : nous, avec le petit qui va sur ses 11 mois, ça commence à être + « simple » et le quotidien s’apaise jour après jour.

        @ bientôt

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  4. très belle article, comme d’habitude!
    la frustration, un bébé la connaît à longueur de temps, il ne peut rien faire de lui-même! et un enfant, même si il a plus d’autonomie est « contraint » par le quotidien! alors, même si des familles arrivent à supprimer la frustration dans leur éducation (je veux bien la carte également!!!!) la société donnera suffisamment de frustration plus tard!
    parfois, je me dis qu’on veut trop bien faire, mais en tout cas, on fait toutes de notre mieux pour nos enfants!

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  5. Je lis depuis quelques temps vos articles..je suis une jeune maman d’une petite fille de 10mois..je voulais vous remercier pour vos mots ! Ça me fait du bien, ça me fait pleurer, rire, ça me conforte dans mes idées mes envies, ça me rassure de me dire que je ne suis pas seule à ressentir à traverser toutes ces émotions ! Un grand merci à vous !! Vous êtes à coup sûr une belle personne et une chouette maman.

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  6. Je viens de vous découvrir. Je vous lis ce matin avec plaisir car vous dîtes ce que je ressens sans ne l’avoir encore vraiment verbalisé jusqu’à présent.
    Je sens que vous allez contribuer à définir ma propre vérité dans l’éducation de mon bébé.
    Cela dit je vous envoie du courage, parce que je sens comme de la détresse dans vos écrits ce matin (excusez moi ces mots), les fins d’année sont toujours epuisantes et parfois dures émotionnellement. Bonnes fêtes de fin d’année et des joyeux moments en famille, ressourçants.

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  7. MERCI encore une fois de mettre en mots et en lumière ce que beaucoup d’entre nous vivent mais n’arrivent pas à verbaliser ! Car souvent, c’est le tsunami en pleine tronche et là d’avoir une vision plus globale, Ça fait du bien ! Quel discernement vous avez 🙂
    Et dans tout ça, papa, comment se sent il ?

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  8. Merci pour ces mots qui aident à soigner les maux du quotidien.
    Les magazins sont toujours plein de « bons » conseils, surtout pour nous faire culpabiliser de n’être que des mamans ordinaires qui font face à des problèmes ordinaires.
    La frustration existe déjà beaucoup dans la vie de nos enfants, et en effet cela me semble aberrant d’imaginer une seule seconde des tecchniques pour en rajouter encore un peu plus…
    Vraiment merci pour vos articles qui me font me sentir moins seule.
    Plein de courage pour ces moments difficile a gérer, mais qui nous rendent aussi plus fortes 🙂

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  9. Coucou !
    Quel article pleins d’émotions ! Je n’aurai pas dû le lire dans le bus, j’ai eu la larme, je me suis tellement reconnue ! J’ai 2 filles de 2 ans presque et demi d’écart et tout ça, je l’ai vécue et le vis encore parfois… et j’attends un bébé pour l’année prochaine, autant dire que ça va être sport.
    Bon courage ! Pas facile, d’en plus devoir se priver de manger ce qu’on adore (oui, la bouffe peut faire du bien parfois). Ça va un peu mieux plus tard, les difficultés changent.

    Merci encore pour tous tes articles, ça faisait longtemps que je n’avais pas commenté mais je suis toujours.

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  10. Ma pauvre Maman Poule…. Même épuisée et à bout de nerf tu écris toujours divinement bien. 😉
    Est ce que tu n’as pas de famille ou amis à proximité, pour te soulager un peu lorsque tu n’en peux plus?
    Je t’admire. Je sais que tu fais du mieux que tu peux, et tes filles le savent aussi. Elles t’en remercieront. Il faut juste accepter de traverser la tempête. L’accepter c’est le premier pas, c’est indispensable et nécessaire.
    Et on est TOUS d’accord ici pour dire que la frustration existera toujours pour les petits, pas besoin de la créer! Et pas la peine de dire le contraire, on vous croira PAS! :p
    COURAGE!!! Et Joyeuses, très joyeuses fêtes de fin d’année ❤

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  11. C’est justement parce que la gestion de la frustration du quotidien est tellement difficile avec un seul que nous n’aurons sans doute pas de deuxième ici… On se sent déjà tellement en peine et fragilisés de gérer pour le premier ses colères pour tout, pour rien, pour sortir du bain, pour sortir du magasin de jouet, pour accepter que non, on ne peut pas s’approcher du camion de chantier ou courir sur la route au milieu des voitures. On explique, on réexplique, on comprend, on essaye de gérer au mieux, on réussit parfois à passer à autre chose, parfois non, on est ensuite obligé d’élever la voix, parce que non, un enfant de 2 ans et demi qui essaye de se jeter sous les voitures pour aller courir sur la route malgré les explications et les tentatives de câlins (qu’on se prend dans la figure par des tentatives de claques…), c’est juste pas possible…. Et à nous maintenant le jugement de la part des autres, parce qu’on veut seulement un enfant parce qu’on n’est pas sur de réussir à maintenir un équilibre à 4 : égoïsme, pauvre enfant qui va s’ennuyer, re- égoïsme, et le must « vous faites comme vous voulez, mais c’est vrai que c’est triste une famille avec un seul enfant ». Ou encore….(le must aussi), et dire qu’il y a des gens qui en veulent un deuxième et qui ne peuvent pas, vous vous pouvez et vous ne le faites pas, quelle injustice. Voilà. La difficulté à gérer la frustration, ça interroge le couple, ça interroge la vision de la famille, et ça fait participer à tout ça le regard des autres….et moi aussi je veux bien la recette de la vie sans frustration….même si en tant qu’adulte, je ne l’ai toujours pas trouvée 😉 Bon courage à vous!

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  12. Coucou

    Alors c’est peut-etre la premiere fois que je commente ici, mais je dois dire que TOUS tes articles font echo en moi!!

    Et comme chaque fois, celui-ci ne fait pas exception.
    J’ai l’habitude de dire que frustrer expres pour preparer a des frustrations futures, ou dire que l’ecole est un environnement difficile pour els enfants (violence sous bien des formes) mais que c’est une bonne chose pour les preparer a la « vraie » vie (qui est une difficile donc) (oui, on pense fortement a faire l’IEF quand nos enfants seront en age ;)), c’est tout aussi ridicule que si on pincait/faisait mal a son enfant expres pour qu’il « apprennena gerer » la douleur pour etre « pret » le jour ou il devra faire fasse a la douleur physique. C’est dingue non? On ne casse pas une jambe a son enfant pour qu’il soit deja habitue a cette douleur, pour le jour ou il se cassera la jambe par accident?! donc pourquoi faire ca avec la douleur psychologique (donc ici la frustration)?? Pour moi ca n’a aucun sens non plus!

    J;en profite du coup pour te remercier de tenir ce blog. Ca me donne aussi un petit apercu de comment est la vie a 4 puisque je te suis de quelques mois (bebe 2 attendu pour mars et fille ainee qui aura 2 ans et 5 mois a ce moment-la) :))

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    1. De toute manière, la vie est tellement pleine de frustration, que rien que la notion de « frustrer exprès » est bizarre….Un enfant de 2 ans, il est frustré parce qu’il veut pas aller au bain, et il est frustré ensuite parce qu’il ne veut pas en sortir….Alors franchement, ceux qui se sentent obligé de rajouter d’autres frustrations…..;-) Bon courage les mamans (et papas!!)

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  13. Comme je comprend, ici un petit garcon de 25 mois toujours allaité et en cododo et un petit frère de 1 mois et demi allaité et en cododo et porté. Avec tous ca 1 tonne de frustration, des cris, des pleurs, du stress, 1 maman fatiguée qui s’en veut terriblement de ne pas y arriver. Une impression de passer à coté, de ne pas être à la hauteur de se qu’ils méritent et beaucoup beaucoup de tristesse, de peine de les sentirs si mal l’uns et l’autre.
    Je sais bien on fait ce qu’on peu mais pour moi ce n’est pas suffisant…alors, il m’arrive penser à toi et venir lire ou relire tes articles pour me sentir moins seules ou trouver des pistes d’améliorations, de reflexions aux tempêtes que nous traversons et que vous avez deja connu. Pour cela merci et pour le reste, bon courage.

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  14. Je connais une putain de guerrière. Enfin, je ne la connais pas, mais presque.
    Elle déborde d’amour et d’énergie. Elle aime son mari, sa petite fille et sa toute petite fille. Elle aime aussi ses parents, et ses beaux-parents, et ses grands-parents. Elle aime aussi ses amis, et surtout celle qui est malade. Elle déborde d’énergie pour les entourer, les couvrir d’attention, les écouter.
    Mais parfois l’énergie vient à manquer. Elle pourrait se mettre la tête sous la couette et déprimer. Mais elle préfère écrire. Ah, oui, parce qu’elle aime aussi ses lecteurs ! Et elle déborde d’énergie pour leur partager ses expériences, leur proposer ses réflexions, et, à son échelle, changer le monde.
    Maman Poule, parfois, elle doute et dans ces moments-là, je me dis vraiment : « Quelle putain de guerrière ! »
    Merci pour tout !

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  15. Comme toujours un tres bel article qui résonne en moi comme bcp d’autres que tu écris. Les montagnes russes et les tempêtes les moments de frustration on connaît ca ici.avec un aîné de tout juste 4 ans et une deuxième de 20mois.les mois juste aprs sa naissance ont été tres chaotique par mmt.aujourd’hui encore ce n’est pas toujours simple ms bcp de bonheur. Et la façon dont tu t’occupes de mlle carroussel et de bb fusée me laisse admirative et confiante face a nos choix. Prend soin de toi de papa ours et de tes princesses. Bon noel.

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  16. J’ ai eu exactement la même expérience… avec les enfants dépendant de moi pour le dodo…
    ( l’aînée ne s endort pas sans moi et son frère a besoin d être allaite pour dormir et se rendormir)
    C est dur pour nous de voir toutes ces frustrations qu’on impose malgré nous à nos amours..et qu’ on s’impose à nous même également!
    Pour moi, ne plus pouvoir répondre de la même manière aux besoins de mon ainée a été le plus dur 😢 …. il en a découlé de grosses crises de colère quotidiennes qui durait 30 à 45 min, avec des actes de violence parfois contre son petit frère.. ça a été très dur.
    Mais aujourd’hui ils ont presque 4 ans et 20 mois et ils sont très complices, jouent beaucoup ensemble. Les tâches ménagères sont faites dans moins de stress (enfin quand même toujours vite car ça ne dure pas des heures non plus!)
    Ils dorment ensemble, et je cododote pour répondre aux tetes nocturnes.
    Je profite de ces moments où ils sont encore tout petits, malgré les cernes qui ne partent plus …😊
    Et pour répondre à la problématique posée: pas de besoin de frustrer volontairement nos enfants, ils n y sont que trop confrontés inévitablement selon moi..
    Merci de votre partage

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  17. Tout à fait d’accord… De la frustration, on en vit dès son plus jeune âge, alors quoi, il faudrait en rajouter ? Ou dire aux enfants des trucs du genre « la vie est dure ma fille, faut t’y habituer ! » ??

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  18. Moi aussi je suis dans une totale incompréhension de cette injonction de frustrer les enfants volontairement. C’est un truc de sadique pavlovien, on parle de nos enfants, tout de même !
    Ton article parle à toutes les mamans qui font tout ce qu’elles peuvent et même plus pour le bien-être de leurs enfants mais qui sont humaines et qui sont crevées parce que les journées font parfois bien plus que 24h ressenties !
    La frustration de devoir frustrer nos enfants ou de ne pas s’occuper suffisamment de soi, on la ressent, et ce n’est pas une sensation agréable que je sache. Pourquoi donc la provoquer chez ceux qu’on aime et à qui on veut du bien ?
    La seule chose qui me « rassure » d’une certaine manière, c’est que toutes ces frustrations imposées par le quotidien à nos enfants et à nous-mêmes peuvent peut-être avoir tout de même une utilité. Celle d’apprendre à s’adapter, à faire avec et autrement, à s’autonomiser et… au final à être peut-être fier(e) d’avoir su, malgré les contraintes (ou grâce à elles).
    D’expérience, ça n’a pas été toujours facile pour ma fille, comme pour tous les enfants, à la naissance de son frère. Mais elle a bien vu que j’essayais de faire au mieux, de ne négliger personne même si parfois (un peu trop souvent à mon goût) c’était un peu le fiasco… Elle l’a compris, je pense et elle a énormément progressé, gagné en autonomie et en sentiment de compétence. Plus, je pense, que si elle était restée fille unique et choyée par ses parents. C’est précieux pour elle, pour son avenir de pouvoir compter sur elle-même. Sans compter la richesse inestimable d’avoir un frère ou une sœur !
    Ta grande va peut-être trouver les ressources pour apprendre à lire d’elle-même, pour développer une imagination qui sera un atout dans sa vie, pour développer des qualités de patience, de gestion du contrôle inhibiteur (essentiel paraît-il !) qui aident tellement à se maîtriser soi-même, à avoir une prise sur les événements.
    C’est ce que je me dis parfois, quand je trouve que je n’assure plus une cacahuète avec mes deux loulous. On n’est pas des robots et parfois on craque mais si globalement les enfants sentent que nous les soutenons et les encourageons à dépasser les difficultés de la vie au lieu de leur en créer de nouvelles, on fait le job !
    Bravo pour tes mots et tout mon soutien !

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  19. Sans remettre en cause le reste de l’article, je pense que ce dont parlent les magazines ce n’est pas de CREER de la frustration, mais plutôt de chercher à l’éviter à tout prix, avec des cadeaux, des compromis… Personne ne remet en cause l’inévitabilité du sentiment de frustration. Mais on voit tous comment nos enfants sont dépassés par ce sentiment, comme il les dévorent tout entier. Et je lis ici un article et des commentaires de personnes qui ont appris à gérer leur frustration. Le problème c’est quand on fabrique des adultes qui ne savent pas gérer leur frustration. Donc je trouve plutôt bien que les magazines en parlent (même si c’est avec un titre racoleur et même si les parents qui les lisent ne sont probablement pas ceux qui en auraient le plus besoin).

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  20. comme d’habitude, tu as vu juste!
    j’ai l’impression de me lire…
    oui, la frustration, c’est un mot frustrant!
    on m’a sorti à maintes reprises que j’avais été une enfant gâtée car je n’avais pas été frustrée…
    et pourtant, qu’est-ce que je l’ai été!!
    comme quoi, c’est tellement subjectif!

    bon courage à toutes!!

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  21. Mère de jumelles, j en viens à presque me dire que c est plus facile deux du même âge avec des besoins grosso modo au même tempo et la possibilité d être plus égalitaire. À grands traits. Quand j ai pensé avoir peut-être un 3e enfant, j ai flippé pour tout ce que tu décris avec tant de justesse et d universalité (et indépendamment de ça, j adore te lire!!), je crois que c’est le sort de toute mère de plus d un enfant et de tous les enfants non unique. On est écartelées et toujours en deçà de ce qu on voudrait. Moi à te lire, je trouve que tu déchires. Et tes filles sentent forcément combien tu essaies d être partout, elles sont dans leur rôle, elles exigent et veulent le maximum. Voire plus!!

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  22. Magnifique article, on dirait que tu es dans ma peau.

    Je suis maman à la maison de 2 bébés ayant 15 mois d’écart. J’ai récemment inscrit ma plus vieille en garderie à temps partiel pour pouvoir souffler un peu.

    Je me sens souvent coupable de devoir mettre de côté ma plus vieille pour m’occuper du bébé. Elle est devenue grande soeur alors qu’elle était encore bébé, c’est pas facile partager sa maman.

    J’ai fais une dépression post-partum, ce qui m’a emmené à faire une psychothérapie pour la première fois de ma vie. Ça m’a beaucoup aidé à changer mes pensées et réussir à passer de meilleures journées. Je le recommande, pour toutes les femmes qui sont à bout pendant cette période rushante, une psychothérapie est un investissement dans la qualite de nos moments familiaux. Un spa pour l’esprit.

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  23. Merci. Tout simplement merci. Nous ne sommes pas seules. Bon courage… L’expression de tous ces sentiments, ces frustrations, cette réalité si peu dévoilé fait tellement du bien. Te lire aussi m’en fait. Merci encore

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  24. Bonjour, un très bel article. J’adore le ton sur lequel il est écrit. Avec des jumelles qui n’ont que 2 ans d’écart avec leur petit frère, la frustration est présente à la maison à chaque seconde. J’ai souvent l’impression d’être l’arbitre qui essaie de répartir la frustration pour que personne ne fasse d’overdose!

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  25. Tes écrits sont toujours d’une telle sincérité. Vraiment une question de fous. Chez moi la frustration c’est toutes ses fois où elle voudrait une maman en mode calin, et moi je suis juste fatiguée. Toutes ces fois (comme hier soir) où elle crie (comme un enfant normal de 20 mois qui exprime ses émotions) et je suis tellement fatiguée que mon seuil de tolérance est extrêmement bas, et tellement d’autres exemples.
    Je me demande des fois si ces donneurs de leçons vivent vraiment la vie de parents.

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  26. Tu mets ici en mots une pensée que j’avais depuis longtemps, sans jamais aussi bien la formuler. Bien sur que la frustration est inévitable !!
    Je crois que la question soulevée, c’est de l’accepter pour la recevoir et l’accompagner plutôt que de vouloir la faire partir.. J’ai l’impression que ça m’inspire un article ça, tiens…

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  27. Merci pour cet article, j’ai l’impression de lire ce qu’il se passe chez moi. Une grande de 3 ans qui râle souvent que je ne m’occupe pas assez d’elle, que je ne joue pas assez, etc… Un petit de 2.5 mois que je pose dès que je peux pour libérer du temps pour sa grande sœur…
    Je reprends le boulot lundi, j’appréhende la course entre la nounou, l’école, les bouchons pour aller au boulot, les réunions qui se terminent tard, un mari qui bosse beaucoup avec des horaires aléatoires et qui manque à sa fille… Bref ça va être compliqué mais on va gérer ☺️
    Merci et bonne année au passage !

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  28. Père de deux enfants de un et trois ans, je suis tombé sur votre article via un partage de lien fb de ma femme.
    Tout comme ma femme, je travaille à 80% et je m’occupe donc seul au moins un jour par semaine de mes enfants.

    La frustration est en tout cas présente dans ce genre de discussion. Votre victimisation de votre statut en est l’une des causes.
    Parents complètement dépassés qui n’arrivent pas à prendre une douche de la journée tellement il y a faire. Un cas révélateur.
    Personnellement, si j’ai envie de prendre une douche et bien je la prends avec le grand et la petite dans la salle de bain à portée de vue. Quant à la durée, c’est moi qui décide. La petite aimerait que se soit plus court et le grand voudrait que se soit plus long. Cela doit donc nécessairement créer de la frustration chez mes enfants mais en tout cas pas chez moi. Un père cool et moderne, c’est ce que je préconise comme exemple pour mes enfants au-delà des questions métaphysiques sur leur frustration.

    PS: Je prie toutes les mères dépassées, frustrées et pas lavées d’excuser mes propos de mâle dominant qui manquent totalement d’empathie.

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