Accueillir bébé·VDM (Vie de Mum)

Ce que j’aurais aimé savoir… sur les difficultés maternelles.

Le baby-blues, je pensais que c’était un truc inévitable mais limite marrant comme dans les films : en pleine descente d’hormones, la mère disjoncte et pleure pour un rien dans son lit d’hôpital, tandis que son entourage la surveille d’un œil mi-inquiet, mi-amusé en attendant que ça passe. La pauvre, elle fait son baby-blues. Un peu à la April Kepner dans le dernier épisode de GA : avec la petite musique en fond sonore et la réaction de Jackson, ça fait gentiment sourire plus qu’autre chose. A la Nicole Ferroni dans Post-natale, ça fait carrément rire. Le taux d’hormone remonte et ça repart !

La dépression post-partum, je pensais que c’était un truc sombre pour les meufs fragiles, les dépressives sur les bords, les filles tristes par essence qui ont manqué d’amour parental,  celles qui gèrent déjà difficilement leur vie avant bébé. Comment peut-on faire une dépression alors qu’on a un bébé ?! Un psy, des cachets et ca repart !

Le burn out maternel, je pensais que c’était un truc pour les mères célibataires dépassées, les mal organisées, les mal entourées, les égoïstes qui n’avaient pas prévu assez de place dans leur vie pour un bébé, les mal préparées, les filles tombées enceinte par accident. Un coup de pied au cul, un tour chez le coiffeur et ça repart !

Je croyais que les difficultés maternelles, c’était pour les faibles. C’était pour les autres.

Et puis, j’ai compris que je n’avais rien compris !

Comme pour beaucoup de choses, ma fille m’a appris qu’avant elle, je ne savais pas grand-chose et que je ne savais surtout rien de l’empathie.

J’aurais aimé savoir qu’en réalité, les difficultés maternelles c’est…

Quand chaque geste que tu fais, chaque pleur de ton bébé, chaque parole de ton entourage semblent te dire  « tu n’y arriveras pas ».

Regarder ton enfant et ne pas le reconnaitre. Ce n’est pas celui que j’avais dans ma tête…

Regarder ta vie et ne pas la reconnaitre. Ce n’est pas celle que j’avais dans ma tête…

Ne plus avoir envie de chanter, pas même une berceuse, pas même sous la douche. Pas même joyeux anniversaire. Surtout pas joyeux anniversaire.

Ne pas avoir envie de descendre l’escalier, d’affronter les regards pleins d’inquiétude, d’incompréhension, de jugement, de « tu devrais » de ta propre famille.

Avoir envie de te blottir dans les bras de ta propre maman, lui confier tes responsabilités et de redevenir pendant quelques heures une petite fille insouciante qui n’a rien d’autre à penser qu’elle-même. Est-ce que j’aurais toujours ce poids sur mes épaules ?

Avoir sans ta tête un vacarme qui ne veut rien dire, un vide assourdissant. Que ça cesse, du silence, la paix…

Ne pas se sentir maman.
Penser qu’il y a eu erreur, que tu n’es pas la bonne maman pour cet enfant. Il mérite tellement mieux que moi.

Aimer tellement ton bébé qu’il t’aspire.
Avoir l’impression qu’il ne reste plus rien de toi pour personne.
Ne pas pouvoir vivre sans lui, ne plus supporter de vivre avec lui.

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Rester chez toi parce que tu n’as pas la force d’affronter dehors : le froid, les transports, la maladie, la fatigue, la lumière. Les gens.  Surtout les gens.

Rester chez toi parce que les autres s’en sortent tellement mieux que toi et que ça fait mal à voir.

Pleurer assise par terre dans sa salle de bain.

Pleurer en berçant.

Pleurer en allaitant.

Pleurer en portant.

Pleurer en l’aimant.

Faire des choses qu’on a dit qu’on ne ferait jamais, ne pas faire ce qu’on a dit qu’on ferait.

Ne pas se reconnaitre, ne pas vouloir être cette maman là.

Parce que nous, on est une maman heureuse, comblée et patiente. Non ?

Rêver d’une carte blanche, une île déserte, rêver d’ailleurs, n’importe où ailleurs, seule, sans responsabilités, sans rien à penser, rien à gérer, rien à décider. Rêver de partir.

Rêver de partir mais ne même pas réussir à franchir le seuil de ta porte d’entrée. Parce que c’est impossible, que sans nous tout va s’écrouler. Etre condamnée à rester de gré.

Avoir envie de le blesser comme il te blesse, de le faire taire, de le faire disparaitre.

Avoir immédiatement envie de te blesser pour avoir pensé ça.

Perdre du poids sans régime, parce que tu n’as plus l’énergie de manger et encore moins de te préparer à manger. De toutes façons, c’est toujours froid, et j’ai plus jamais faim.

Prendre du poids malgré le régime parce que le sucre ça fait du bien et que l’idée de manger une pomme et boire un thé donne envie de pleurer. Et pleurer parce que tu as trop mangé.

Se regarder dans le miroir et voir beaucoup trop de soi, beaucoup trop peu de soi. Ou suis-je passée, qui est cette femme ?

Regarder ces cicatrices, cette peau lacérée, cet utérus recousu, qui appartiennent à cette femme là. Encore un truc qui a changé pour toujours.

Rester chez toi et ne manquer de personne, parce qu’il n’y a rien d’autre qui compte que lui, que personne ne comprend rien et que tout le monde se trompe.

Rester chez toi et ne manquer à personne, parce que tu n’es plus ce que tu étais et pas même son ombre, que tu gonfles tout le monde et que personne ne veut savoir que ce n’est pas que du bonheur.

En vouloir au papa qui s’amuse au boulot.

En vouloir au papa qui ne doute pas. Putain, mais comment il fait !

En vouloir au papa qui doute. Putain, il ne va pas s’y mettre aussi !

En vouloir au papa qui voudrait t’aider mais qui n’y arrive pas.

Penser comment on a pu faire un bébé ensemble et se comprendre aussi peu ?

Penser s’il n’était pas là, j’aurais laissé tomber.

Penser ne me laisse pas seule avec le bébé.

Te demander est-ce que je l’aime ? Parfois.

Te demander est-ce qu’elle m’aime ? Tout le temps.

Agir en pilote automatique, les mêmes gestes, les mêmes mots, le même parcours en poussette, les mêmes « oui, ça va », les mêmes routines. Etre là, mais pas vraiment.

Passer dans un tunnel et croire qu’il n’aura jamais de fin.

Etre invisible.

Penser à autre chose. A rien.

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Crouler sous la culpabilité de cette promesse non tenue. La promesse que la venue de cet enfant allait te rendre tellement heureuse, et seulement heureuse.

Rentrer chez toi au beau milieu d’une soirée parce que tu n’aurais pas du venir.

Sortir de chez toi au beau milieu de la nuit parce que tu étouffes.

Te heurter à des tas de murs érigés par des gens qui ne te connaissent pas vraiment mais qui ont la solution. Il faut sortir, travailler, vous reposer, vous bouger, vous faire aider, faire votre rééducation, reprendre le sport, arrêter de vous écouter, la laisser pleurer, prendre votre mal en patience, c’est rien, ça va passer.

Te heurter à des tas de murs érigés par des gens qui t’aiment. Ils t’aiment mais ne t’écoutent pas, ne te voient pas, ne te comprennent pas. Ils disent ça ira mieux demain, mais tu sais que demain sera comme aujourd’hui, comme hier, comme toujours.

En vérité, demain est un autre jour ou plutôt, il le devient au fil des jours. Et un beau matin, avec de l’aide, de la patience et de l’amour, tu te rends compte que ton cœur est plus léger, que tu apprécies ton quotidien pour ce qu’il est, que tu penses de nouveau à demain avec plaisir, que tu te sens maman, et même une bonne maman, que tu aimes ton bébé sans que ça te fasse mal, que tu es capable de vivre au présent, que tu vois le bout du tunnel et même le ciel…  C’est la vie et l’amour qui reprennent le dessus. Tu es devenue maman pour de bon.

Cet article, ce n’est pas que moi, c’est un peu de moi, un peu de vous, un peu de nous toutes.

Il n’y a pas de règle en la matière, pas de loi, pas de prédiction possible : la maternité est une expérience unique, incroyable et différente de toutes les autres, que l’on apprivoise chacune à notre manière, dans le même temps que notre bébé nous apprivoise à sa manière.

Il n’y a pas de sentiment à ressentir ou à ne pas ressentir, pas de bonnes ou de mauvaises pensées, pas de vraies ou fausses difficultés, pas de yakafokon, pas de solution toute faite et pas de recette miracle.

Il y a des femmes qui doivent devenir mères, et ça ne se fait pas (toujours) sans mal. Mais ça se fait toujours dans l’amour, malgré les apparences trompeuses.

Les difficultés maternelles ne sont pas un manque d’amour, mais un trop-plein de tout, et surtout d’amour.  

PS :  ça me coûte de mettre ces photos en ligne, franchement qui a envie de se montrer comme ça? Mais, si au cours de la première année de Bébé Carrousel on a capturé ces expressions sur mon visage, c’est que ma réalité était ainsi, par moments. Et moi, c’est ma réalité que je partage avec vous et je sais que vous l’accueillerez avec bienveillance…

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62 réflexions au sujet de « Ce que j’aurais aimé savoir… sur les difficultés maternelles. »

  1. Wouahou…cet article est tellement juste! Et je crois qu’il ne reflète pas seulement la dépression du post partum mais ce que nous ressentons toutes à une échelle variable, pendant un temps donné (et parfois plus, mon fils va avoir 2 ans et je retombe encore dans certaines de ces phases!)

    J’espère que tout va bien pour vous maintenant!

    Bises

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  2. waaaah…alors d’abord : ces photos moi je les trouve belles. certes tu as l’air fatigué mais on voir aussi comment tu protèges et prends soin de ton bébé.
    c’est un très bel article. perso je n’ai pas eu le baby-blues, ni pr le 1er, ni pr le 2ème. Bien sûr il y a eu des moments de fatigue, de découragement mais jms autant que ce que j’ai pu lire. Du coup je me sens chanceuse…ça fait du bien aussi alors merci !
    (bon qd même, comme on n’est pas chez les bisounours, j’avoue : pr le 1er la pte dépression je ‘lai faite avant, à 8 mois de grossesse pr le 1er. Je doutais, me sentais grosse et inutile, seule aussi même si j’étais entourée. j’ai consulté et ça m’a fait un bien fou de parler à qqu qui ne me jugeais pas, qui donnait juste des pistes, en tte bienveillance)

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  3. merci encore pour cette honêteté, ce don de toi, de vous, de cette intimité… qui peut me paraitre si proche, par moment!
    bravo…
    oui, un trop plein de ….
    les « voisines » qui …
    le manque d’écoute véritable…
    mais toi et ton coeur…
    nous et notre coeurs…
    ça avance!!!!!!

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  4. Toi au moins tu as le courage d’en parler…beaucoup se cache. J’ai connu cela et c’est indescriptible comme sensation. Quand on y et on a l’impression de jamais pouvoir s’en sortir…et en fait si on en sort, encore avec quelques rechute parfois, mais plus comme c’était. Mon petit homme à maintenant 2 ans et demi ( presque 3) et c’est un pur bonheur… après analyse de ma situation je crois que je l’aime tellement que j’ai développée une anxiété afin qu’il ne lui arrive rien…et pas facile de vivre avec ce sentiment d’inquiétude quasi permanente…
    Merci à toi pour ton message….

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    1. C’est vrai c’est ce qui fait mal, le sentiment que ce sera tjrs comme ça. Alors qu’avec le tps, on est capable de traverser des passages plus compliqué que d’autre sans tout remettre en question ! Merci pour ton commentaire !

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  5. Merci et bravo de si bien l’écrire. Moi aussi je tremble lorsque je revois certaines photos. La tristesse et le désespoir tellement prégnants qu’ils s’impriment sur le visage. J’ai aussi d’autres photos où je suis jolie et maquillée et souriante. Tellement plus facile de montrer celles là. Mais on sait, au fond, que ces autres photos existent et qu’elles témoignent de ce temps où la maternité était surtout un poids, surtout dure, surtout épuisante, surtout insurmontable. Ne jamais montrer ces photos là c’est contribuer à faire perdurer l’image de la maternité idyllique alors merci de les partager. C’est important

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  6. Merci pour cet article qui est juste et beau!
    j’ai moi aussi traversée une dépression post-partum et je m’y retrouve complètement!
    un article à faire lire à toutes les futures mamans!

    Bravo à vous

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  7. Un très bel article, juste et réaliste. Touchant. Parce qu’on vit toutes ce genre de choses à des degrés plus ou moins fort…
    Mais aucune honte à avoir, merci d’en parler, merci de partager même si c’est dur, parce que finalement ça nous aide toutes. Quel que soit notre situation.
    Je te souhaite beaucoup de bonheur pour maintenant et pour toujours!

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  8. C’est un beau partage que cet article. Il y aurait tant à en dire… Ce que j’ai envie de souligner (parce que je ne peux pas et ne pourrais jamais parler de maternité), c’est l’honnêteté avec lequel est écrit ce texte et les vérités simples énoncées, et qui sont transposables à tout épisode de souffrance, (au-delà du baby-blues ou de la dépression post-partum ) :
     » Il n’y a pas de règle en la matière, pas de loi, pas de prédiction possible [: la maternité est une expérience unique, incroyable et différente de toutes les autres, que l’on apprivoise chacune à notre manière, dans le même temps que notre bébé nous apprivoise à sa manière.]

    Il n’y a pas de sentiment à ressentir ou à ne pas ressentir, pas de bonnes ou de mauvaises pensées, pas de vraies ou fausses difficultés, pas de yakafokon, pas de solution toute faite et pas de recette miracle. »
    Qu’on arrête enfin de dire aux uns et autres ce qu’ils devraient faire ou ne pas faire, d’édicter pour tous et en leur nom ce qui est supposément bien, bon ou mal! Qu’on leur dise seulement que oui, on voit ou qu’on sent leur souffrance, qu’elle existe, qu’elle est vraie. Qu’ils ont le droit de se sentir mal à l’aise avec cette nouvelle donne dans leur vie. Qu’on n’est pas à leur place mais qu’on demeure près d’eux, qu’on est là pour eux, recueillir leurs mots, ou leurs larmes si les mots ne viennent pas. Qu’on aimerait mieux bien-sur les voir sourire et rire plutôt que de les voir ou les savoir tristes, ou désemparés, ou les deux à la fois. Que la vie c’est s’apprivoiser soi autant que les autres et que ça prend du temps, et que du temps justement on peut leur en donner pour les écouter, les encourager, les soutenir, les soulager « techniquement », mais certainement pas tout faire à leur place! Et les aider à sortir aussi de ces mythes de la perfection, attendue ou imaginée. Chacun fait de son mieux, à tout moment, quelque soit le contexte. Mais aussi affirmer qu’oser demander de l’aide n’est pas une honte, pas un aveu de faiblesse. Au contraire, la marque d’une certaine maturité, peut-être la capacité aussi à reconnaitre ses limites d’être humain et l’importance de l’entre-aide… Et surtout, surtout, que personne jamais n’aura le droit de juger avec mépris quiconque vivant ces difficultés!

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  9. Devenir mère est le plus beau cadeau que la vie puisse nous offrir, mais c’est aussi tellement difficile. Et on vit chacune les choses de façon tellement différente. Ce que tu écris, peu de femmes osent le dire et l’écrire, voire même oser le penser. Bravo pour ce courage et cette sincérité

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  10. Je découvre votre blog alors que mes enfants sont grands, bien loin des tous petits bébés !!
    Je découvre votre blog et m’y reconnais, la moi d’il y a plusieurs années en arrière, celle qui me suit comme mon ombre et me regarde souvent le soir dans le miroir le soir. Celle que je vois surgir et que je tente de faire taire. J’y reconnais aussi mes meilleures amies aussi, et peut-être aussi ma mère devenue âgée !

    La maternité nous change, nous fait évoluer et pas toujours en bien. Au bout de plusieurs années, nous composons avec, avec notre/nos enfant-s, notre compagne/on et notre entourage en général.
    Le questionnement quotidien demeure ; lâcher prise ou pas ? Lutter pour ceci et faire fi du regard des autres toujours bien pensants sur cet autre partie ? Faire ou laisser faire ?

    Accepter que nous ne sommes pas parfaits, que nos enfants ne le sont pas, là est peut-être la clé. Difficile évidemment ! Surtout quand la famille, qui devrait nous entourer, nous aider, nous aimer est elle-même en attente de perfection !!

    Bon courage !! La lumière et la chaleur de certains moments valent largement le coup ! Il faut juste savoir ne pas les louper, et ne pas les laisser éteindre par d’aucuns-qui-savent-mieux-que-vous.

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  11. Ton article me touche beaucoup… tes mots reflètent tellement ce que j’ai ressenti il y a quelques mois à la naissance de mon petit loup. Durant un mois interminable, j’ai touché le fond, je pleurais toute la journée et je m’en voulais tellement de ne pas être comblée après avoir attendu si longtemps de devenir maman. Et comme tu le dis, un jour, sans que je comprenne trop pourquoi, tout allait mieux. Aujourd’hui, je suis une maman comblée mais je ne peux m’empêcher de culpabiliser et de souffrir lorsque je repense à tous les instants précieux dont je n’ai pas pu profiter à cause de mon baby blues… Jamais dans mon entourage, on ne m’avait dit que ça pouvait arriver. Ça m’est littéralement tombé dessus sans que je puisse m’y préparer… aujourd’hui, au risque de plomber l ambiance, je partage mon expérience avec les futures mamans que je connais car si on se fie à ce qu’on voit sur les réseaux sociaux ou internet, on s’imagine que tout est rose pour tout le monde et on se sent encore plus mal d’être le vilain petit canard… bref, merci pour ton article et bravo pour ton blog. Je trouve que tu abordes avec humour et justesse les sentiments que peuvent avoir les jeunes mamans 😊

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  12. C’est tellement juste…c’est ce que je vie en ce moment depuis 8mois et je me demande quand cela s’arrêtera? Mais lire cet article me rassure…
    Merci du fond de coeur pour ce reflet juste de la vie de certaine maman…

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    1. Merci ❤
      Se réveiller d'un coup à ses 2 ans et trois semaines et se rendre compte qu'on sort en fait de 2 ans et quelques mois de dépression. Sur laquelle on a jamais mis ce mot là. Mais qui a engendré beaucoup de larmes et beaucoup de gestes automatiques, assez peu de vraie présence et attention à l'instant malgré tous les efforts et tout la volonté qu'on y a mis.
      Se ré-engager avec bonheur dans le quotidien. Réaliser que ça y est, on est devenu une famille.
      Il en aura fallu du temps…

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  13. Il y a 4 ans et demi, à l’arrivée de mon premier enfant (la seconde a bientôt 1 an, comme quoi, on s’en sort ;-)), j’ai vécu ces moments difficiles. Merci d’avoir pu mettre des mots sur ce que j’ai pu ressentir et que je n’avais pas réussi à exprimer. J’aurais aimé lire cet article à ce moment… merci pour toutes les futures mamans qui vous liront !!

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  14. Un grand merci pour ce partage si honnête… moi 3 enfants et pas de baby blues, mais une dépression un an après la naissance de mes filles, des jumelles… beaucoup donné, mais pas seulement à elles… je crois que la maternité nous renvoie de manière inconsciente à nous même, et c’est ce qui nous rend tellement plus fragiles, mais aussi plus fortes si nous savons affronter cette fragilité, et surtout nous faire aider… derrière ce passage il y a : « qui je suis, qui je veux être, est ce que je suis vraiment la personne que je suis au fond de moi, quels sont mes besoins réels, mes envies… » ça remue tellement de choses que ça peut être un vrai chamboulement, et je comprends tellement les femmes qui traversent ça !!! Moi c’est maintenant, à 50 ans lol, mais j’ai la maturité pour prendre le recul et accepter ce qui arrive avec des pleurs, certes, mais aussi une immense joie de vivre… tenez bon les filles, faîtes vous confiance, écoutez surtout votre cœur et votre intuition, mais surtout prenez le temps de vous écouter pour de bon, c’est le seul conseil que j’ai envie de donner.
    Dans tous les moments durs de notre existence, savoir garder ça au fond de nous, qu’on soit homme ou femme : nous sommes capables de faire face, et aussi de trouver des oreilles, thérapeutes ou amis bien choisis pour parler, se confier, sans avoir peur du jugement…
    Merci encore pour ce partage, et l’envie qu’il donne de partager aussi 🙂

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  15. Cet article me touche en plein coeur. En plein dedans depuis 3 mois j’ai décidé de m’écouter et de demander de l’aide à une unité parents bébé …….Ce second bébé à été pour moi une révélation ….. un grand STOP……une envie de dire au monde entier que non la maternité ce n’est pas « que du bonheur » je regrette profondément le manque de soutien de certains proches…..après tout peut on leur en vouloir ????
    Merci de ce partage merci d avoir fait couler mes larmes (car pour une fois elles m’ont rassuré)

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  16. Courage.
    Devenir maman n est facile pour personne.
    Je ne me reconnais que dans certaines parties de l article. J ai beaucoup angoissé au départ et le jugement des autres me pesait. Et puis un jour j ai dit merde. Le baby blues, je connais. J en avais peur. La dépression post partum….. parfois je me demande si ça n était ps plutôt ça…. jr redoutais ces moments….. ma grossesse avait été emprunte de deux événements douloureux et un déménagement…. et voilà qu’un autre changement arrivait…. c était difficile oui…. mais je me sens bien….. vraiment….. sans mentir…. ce n est oas facile ts les jours mais je relativisje…..

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  17. Plus de 7000 personnes atteintes, 49 partages! Votre article avait toute sa place sur la page Facebook de Maman Blues et il a fait écho à de nombreuses mamans. Un grand merci et bravo d’avoir sur mettre des tabous sur plusieurs tabous.
    Elise Marcende, présidente de Maman Blues

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    1. Je viens de voir cela sur votre page Facebook suite à votre commentaire ! Et je découvre en même temps votre association et vous encourage dans ce que vous faites pour les mamans et les parents ! Merci encore et bonne continuation à vous !

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  18. Merci du fond du cœur pour ce partage et cette sincérité…Je me suis également reconnue dans cette femme, jeune maman qui doute et redoute les regards extérieurs. « ah tiens elle n’arrive pas à endormir son bébé… » Et oui je confirme, un jour comme par magie, cette sensation de ne pas bien ou savoir faire s’efface puis on reprend confiance en soi et on apprend à s’écouter, car au fond nous savons exactement quoi faire pour s’occuper de nos petits…

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  19. Je vais répéter ce qui a été écrit précédemment, mais, très beau texte. Je l’ai partagé sur ma page FB de parents. Ce que j’ai vécu, ce que vous avez vécu, c’est ce qui me motive pour faire mon nouveau métier. Je voudrais pouvoir donner tous les outils aux mamans pour qu’elles ne vivent pas cet « enfer rose » dans lequel on coule lentement, sans parfois s’en rendre compte. Non, on ne dort plus, l’oreille sans cesse aux aguets, on ne mange plus, pas faim, on ne sort plus, trop peur….Et cette solitude immense, devant soi, derrière soi…Où aller ? qui appeler ? que faire ? Dans un sursaut on tape « symptômes dépression », et on voit que, oui « avoir envie d’uriner très très souvent » en fait partie aussi. Puisse la parole se libérer encore plus, puissions-nous prévenir, donner des outils, des adresses, des téléphones AVANT que notre univers se concentre autour de ce petit bébé si fragile et que l’on ne s’entende plus. Encore merci pour cet article.

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  20. Quel courage d’écrire ceci. C’est libérateur pour moi, lectrice 🙂 Je me dis que j’ai eu de la chance de ne pas vivre cela, je me dis qu’aujourd’hui, alors que ma fille a 4 ans et demi, je traverse une passe difficile. J’essaye de ne pas culpabiliser. Je fais ce que je peux. Un problème à résoudre à la fois. Je suis juste humaine. Je vais m’en sortir.

    Merci à vous

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  21. Maman depuis 6 mois, je me retrouve totalement dans ce texte. Quel choc ! Vraiment ce sentiment affreux que ça n’ira jamais plus… Alors que SI ! aujourd’hui encore quelques traces… mais tout les jours ça se « débloque » un peu. Je ne m’attendais tellement pas à être aussi mal, mais je ne sais pas si savoir à l’avance que c’était une possibilité aurai aidé…

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    1. Cest vrai que je pense aussi qu’on se met des oeillères. J’avais des mamans en difficulté autour de moi avant ma grossesse mais je pensais que ça ne me concernerai pas. Je pensais comme je le dis dans l’article que si la maman ne va pas bien alors qu’elle a un bébé c’est qu’elle a un problème…. Bon courage et du bonheur avec votre bébé !

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  22. Ton intro met le doigt sur quelque chose: on pense que « c’est pour les autres »; les faibles, celles-qui-au-fond-d’elles-n’ont-pas-envie-d’être-maman, les égoïstes, les ci, les ça…
    Et de nouveau, devenir maman est à la fois une grande leçon d’humilité (non, ce n’est pas que pour les autres et oui, nous avons des limites), et une grande leçon de force (parce qu’on accomplit des choses qui nous auraient semblé impossibles). On oublie, on n’est pas préparées ni entourées dans notre société au bouleversement psychologique, social, physique, affectif qu’est le devenir mère. C’est une des grandes étapes de la vie, on change de statut social, tous nos repères physiques, émotifs, hormonaux sont chamboulés, on découvre un amour d’une puissance qu’on ne pouvait imaginer… Et la société de consommation nous fait croire que le bébé, c’est juste le truc fun qui va venir compléter nos vies de jeunes femmes actives (bon, je force le trait, mais je pense qu’il y a un peu de ça).
    Pour ma première fille, j’ai eu une césarienne, très très mal vécue pour plein de raison et en partie parce que j’étais persuadée que les césariennes, c’était pour les autres, les femmes qui ne voulaient pas vraiment accoucher naturellement. Grosse, grosse claque, et leçon d’humilité comme je disais plus haut. Pour finir sur une note positive: une deuxième grossesse avec une naissance 100% physio, et une période post-partum beaucoup plus facile, parce qu’à la deuxième fois, on SAIT que ce sont des moments uniques, alors on profite des bons, et on SAIT que les mauvais finissent par passer….
    Courage à toutes!

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  23. Je découvre votre blog maintenant, je regrette de ne pas être tombée dessus plus tôt. Ma fille va avoir 6 mois et j’entrevois la lumière au bout du tunnel mais ça a été tellement difficile au début ! Les mamans qui m’ont entourée semblent avoir oublié tous ces moments difficiles et m’ont donné l’impression que ce n’était dur que pour moi. J’aurais aimé savoir que non, ma fille n’était pas une exception, et qu’un bébé, la plupart du temps c’était difficile au début. J’aurais aimé savoir que je n’étais pas la seule à pleurer de fatigue des mon réveil, et à penser que je n’allais jamais y arriver, que tout ça c’était trop pour moi.
    On vit dans une société où il ne faut montrer que les bons côtés et je trouve ça injuste. Ça m’a donné l’impression que j’avais un bébé difficile et je lui en ai voulu. Merci pour vos mots, je m’y retrouve tellement !

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    1. Merci bcp Claire ! Il est vrai que l’information comme celle ci est un peu noyée sous les informations très lisses qu’on peut recevoir par ailleurs… On a un peu l’impression en lisant les sites généralistes qu’il suffit de bien s’équiper et de suivre la recette… Bon il faut admettre aussi que, même face à l’information donnée par certaines mamans sur les difficultés, on a bcp tendance à les minimiser pendant la grossesse, à se dire que c’est pour les autres… Et une fois qu’on est dedans, c’est difficile de trouver empathie et réelle écoute dans l’entourage. On se sent vite seule comme vous dites. En tous cas je vous souhaite de sortir vite du tunnel , n’hésitez pas a venir m’en parler en MP 🙂 bon courage et qd mm du bonheur avec votre puce !

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  24. Merci pour ce beau texte ! Ma fille a trois mois et c’est grâce au courage de gens comme vous que j’avais été bien informée avant sa naissance sur les difficultés maternelles; cela m’a énormément aidée à relativiser ces difficultés une fois qu’elle est arrivée. Quant aux photos, bien sûr vous êtes plus rayonnante sur celles de votre mariage 😉 mais je les trouve très touchantes : au-delà de votre désarroi, on y voit surtout de l’amour. Un amour inquiet mais un amour immense.
    Bravo pour cet article … et pour tous les autres !

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  25. Je suis jeune Papa et voit parfois ma femme traverser des moments difficiles sans toujours réussir à comprendre, sans être certains d’arriver à l’aider.

    Je comprends maintenant qu’il n’y a rien à comprendre, seulement un grand besoin d’amour et de confiance.

    Je partagerais votre texte avec elle en espérant que cela l’aidera.

    Un grand merci.

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    1. Oui c’est vrai que, comme le « remède » principal est le temps, il n’y a pas vrmt de solution miracle malgré tout la bonne volonté de lentourage et surtout du papa. D’ailleurs le papa lui même est en proie à ces difficultés même si c’est vécu différemment. Mais effectivement l’écoute, l’amour, dire quelques paroles comme « je te fais confiance, je fais confiance à notre bebe, je nous fais confiance à tous les 3 pour surmonter ce passage », ça fait déjà bcp de bien… Ce qui m’a bcp fait souffrir avec mon conjoint, c’est quand, la fatigue et le découragement latteignant egalement, il s’est laissé aller à me dire « mais si tu faisais pas comme ci ou comme ca, on en serait peut être pas la » ou « tu sais MOI je travaille alors rentrer et te trouver dans cet etat, merci…. ». C’était affreux, c’était vraiment les mots qui font mal par dessus tout le reste. Je conçois qu’il ait pu le penser avec sa fatigue à lui, mais je dirai avec le recul que le papa est vrmt d’un grand soutien s’il garde pour lui ce genre de remarques pour vrmt témoigner à la maman uniquement de la confiance…. Merci en tous cas pour votre commentaire et je vous souhaite à tous les 2 du courage en attendant de voir le ciel au bout du tunnel 😉

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  26. Merci du fond du cœur pour ce merveilleux article ! Je n’ai jamais réussi à mettre des mots sur tous ces sentiments, vous venez de le faire avec beaucoup de courage, de clarté, de réalité et d’amour ! (petite larmounette à l’œil en le lisant, j’avoue ! )

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  27. Je découvre ton blog ce jour (désolée pour le tutoiement il me vient naturellement!!!!!) Il me touche énormément j’ai l’impression que tu racontes mon histoire!!!! ❤
    Et cet article m'a fait pleurer. En silence, dans mon bureau, alors que je devrais être en train de bosser.
    Tu écris, c'est vrai, je vais répéter ce qui a déjà été dit, tout ce que je n'arrivais pas à exprimer il y a encore quelques mois. Bravo c'est une magnifique découverte pour moi….. Merci!

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  28. Bon sang d’bois..
    Je viens tout juste de ‘devenir’ maman (1mois et 12jours pour être précise) et tu viens de me tirer les larmes !
    La confusion des sentiments, des sensations. la peur souvent, tout le temps. De ne pas faire bien, de penser mal, de rater quelque chose..
    et comment les autres font, eux qui ont l’air de parents parfaits !
    et la (belle) famille qui vient mettre son grain de sel (j’ai eu l’impression, en quelques jours, que tout ce que j’essaie de construire avec la petite s’est envolé avec le passage de belle maman..) !
    tellement d’émotions en si peu de temps !
    Fiou.. pas facile tous les jours..
    J’aurais tellement de choses à sortir puisque, oui oui, je réponds aussi : tout va bien, la petite est formidable ..!
    Mais je vais m’arrêter la et te remercier pour tes mots, si justes et si sincères.
    Merci. Mille fois.

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  29. Cela aurait pu être mes mots…. Je me suis reconnue dans chacune de vos phrases…. Aujourd’hui guérie, mais il restera ce goût amer tout ma vie, bien enfoui, là sous mon coeur qui aime si fort mon petit loulou de presque 7 ans maintenant, mon bout de moi… Heureuse d’avoir vaincu cette enfer, sortons de l’ombre, la DPP est trop tabou !!! Bravo pour ce magnifique article qui illustre tellement bien ce que nous pensons toutes dans ces moments là…

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  30. Je me suis littéralement effondrée en te lisant. Ca m’a permis de relâcher un peu cette profonde tristesse que je porte depuis quelques temps, faut essayer de voir le côté positif!
    C’est tellement dur d’essayer d’aller de l’avant et ne pas se laisser étouffer par la culpabilité…

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  31. Bravo pour vos talents de plume tout d’abord. Vous êtes super agréable à lire. Mais surtout merci pour ces lignes ou je me suis aussi revue il y a 5 ans… Aujourd’hui à la tête d’une « famille nombreuse » puisqu’un « doublé » est venu rejoindre la grande, je n’ai pas du tout vécu cette période trouble de baby blues cette fois. Je pense que c’est grâce à l’expérience de la première. Avec le papa nous avons donc anticipé leur arrive en recrutant une nounou….. des mon retour de la maternité! Du coup de la fatigue oui bien sûr mais pas de tristesse abyssale comme avec l’aînée. D’ailleurs 9 mois après leur naissance je les allaité encore en ayant repris le travail ! Si l’on peut se le permettre c’est une solution confortable. Bon courage

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  32. Magnifique 😉 Je n’avais pas connu cela pour mon premier il y a deux ans mais depuis l’arrivée de Mini Miss il y a bientôt 6 mois, c’est très difficile. On se fait accompagner par des professionnels et on « rêve » à des jours meilleurs en famille, tous les 4 … En attendant, j’angoisse que le papa me laisse trop longtemps seule avec les deux p’tits bouts à gérer et je n’aime plus sortir non plus ! ;-(

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  33. Super ce blog.. je me retrouve tellement ici, enfin quelqu’un qui comprend , qui a vécu ce que j’ai vécu , et qui dit tout haut , ce que on se dit tout bas parceque on est censée être des supers mamans…
    Merci aussi pour ses supers conseils.. j’élève ma fille pareil… zéro cris, ni tappe , ni punitions love , love and love . Ça me fait du bien plus que à elle je crois 😉

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  34. J’ai pleuré en lisant cet article, tout est tellement vrai. Les premiers temps avec bébé sont tellement bouleversants et durs. Ça faisait si longtemps que je voulais un enfant, je n’avais jamais imaginé tomber dans cet enfer. Mais j’ai été très entourée par mon compagnon et ma famille et finalement jai compris que je n’étais pas en cause mais les hormones qui me faisaient ressentir cette angoisse, ces doutes, ce sentiment affreux de ne jamais y arriver et de ne plus vouloir cette magnifique petite fille. Il faut aussi bien garder en tête que cette période ne dure pas. Aujourd’hui j’adore ma fille, nous passons de super moments ensemble et j’ai hâte de la voir grandir.

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