Happynaiss

Twinkle twinkle little star…

Ce soir, c’est déjà noël. J’ai du mal à croire qu’un an s’est écoulé depuis le dernier noël, où j’ai fait des photos de mon gros bidon à côté du sapin, et où j’ai pu me goinfrer en toute impunité (Reprends donc un chocolat, tu manges pour 2 ! c’est totalement faux mais quand il s’agit de chocolat, je ne contredis pas).

Ce noël est le premier de notre Bébé Carrousel et j’ai hâte de lui faire découvrir tous les sapins de noël de la famille, elle qui s’est émerveillée tous les jours devant celui du service de chirurgie pédiatrique, alors qu’il n’avait même pas de guirlande lumineuse. Elle va être servie car dans ma famille les sapins sont tous plus beaux et grands les uns que les autres. Et puis on lui a acheté de jolies tenues pour l’occasion, on a même poussé le vice à lui prendre le bandeau assorti dans l’espoir un peu fou quelle va le garder tranquillement sur la tête alors qu’on sait pertinemment qu’elle va l’arracher en criant au bout de 2 minutes. On ne sait jamais, elle va peut-être être touchée par la magie de noël… Et puis bien-sûr, vous le savez elle va être bien gâtée, j’espère que ses nouveaux jouets lui plairont mais je pense qu’elle va surtout bien s’éclater avec le papier cadeaux et le bolduc… Qu’importe, je suis juste heureuse qu’elle soit sortie de l’hôpital et presque rétablie pour pouvoir être entourée de toute sa famille pour les fêtes.

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Dans la famille Poule, on adore noël. D’aussi loin que je me souvienne, on s’est toujours réjoui de ces fêtes ; il faut dire que les repas de famille chez moi sont toujours joyeux et vivants, alors toutes les occasions de se retrouver sont bonnes. Je me souviens avec quelle impatience j’attendais que l’on fasse le sapin de noël avec ma maman, le 1er mercredi du mois de décembre (elle aussi avait choisi de sacrifier sa retraite à taux plein pour passer plus de temps avec nous). Il y avait toujours l’étape fastidieuse où il fallait déplier les branches du sapin artificiel puis passer la guirlande lumineuse tout autour, et où ça n’allait jamais bien, où on se retrouvait avec 3m de guirlande de rab dans la main ou au contraire avec plus assez de guirlande pour finir, en plus ma maman est une maniaque de la symétrie donc on s’en sortait pas, bref je trépignais à côté pour pouvoir commencer à mettre les boules.. Et puis après il y a avait les stickers au vitre que j’adorais coller… J’avais bien tenté de négocier qu’on fasse des décors à la bombe imitation neige, mais ça salissait trop pour être accepté par le comité parental. Et puis les guirlandes dans la maison, la couronne à la porte, et les deux pères noël musicaux un peu kitsch que mon papa nous avait rapportés de ses déplacements professionnels. Et nous étions parés ! Nous faisions souvent les réveillons du côté de ma famille maternelle, avec selon les années un petit passage obligé par la case messe de minuit pour faire plaisir à ma grand-mère. Je revois mon frère et mon cousin tapant leurs assiettes avec leurs couverts, mon grand-père servir l’apéritif (qui veut de la crème de cassis dans son champagne ?) en piquant quelques toasts en cachette au passage, ma grand-mère s’activer en cuisine (les garçons vous voulez des petites saucisses ?!), le jeu de dé pour avoir le droit d’ouvrir ses cadeaux, les jeux à gratter sous la serviette et mon père qui m’apprenait à faire des lanterne avec la peau des clémentines. Le matin du 25, on découvrait nos cadeaux au pied de notre sapin, et c’était séance déballage et photos tous les 4 en pyjama. Invariablement, on entend ma mère dire « Ne me filme pas je suis en pyjama ! » sur les vidéos prises au caméscope. On m’entend aussi souvent blablater sans fin et chanter sur ces vidéos, pendant que mon frère attend bien tranquillement au pied du sapin. Sauf l’année de ses 6 ans, où il a reçu sa Nintendo qu’il voulait depuis 2 ans, là on l’a entendu et on l’a même vu embrasser la boite ! Puis déjeuner en famille dans la joie et la bonne humeur, avant de se mettre sur notre 31 pour le repas de midi. Côté famille paternelle, c’était (et c’est toujours) apéritif jusqu’à 15h, beaucoup trop de plats, intermèdes fléchette ou billard pour digérer, les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, et bien-sûr ça se termine en poussant les meubles pour danser.

Bref, j’adore noël et je n’ai que des bons souvenirs de ces fêtes. Bien-sûr il y a eu des années un peu tristes, comme celle du divorce de mes parents où j’ai dû pour la première fois me partager vraiment. Et le premier noël après le décès de mon grand-père, où il manquait vraiment quelqu’un autour de la table. Mais pour ma part je vois ces moments comme des occasions de se retrouver, même si on en a toute l’année, celle-ci est un RDV particulier.

 

Mais ce que je n’aime pas dans cette fête, c’est le père noël. Avec mon regard d’adulte, je trouve que c’est ce mythe qui rend noël commerciale. Je comprends que les enfants réclament toujours plus de jouets puisqu’ils sont sans cesse sollicités par les publicités et qu’on leur laisse penser que le père noël n’a pas de limites financières. Et surtout, cela me dérange de mentir comme ça à mon enfant, même si c’est pour une « jolie » cause. Je me souviens parfaitement du jour où j’ai compris que le père noël n’existait pas : non seulement j’étais triste de savoir que tout cela n’était pas vrai, mais en plus je n’en revenais pas que mes parents m’aient menti à ce point, qu’ils m’aient fait lui écrire ma lettre, lui déposer à manger, et puis cette histoire de cheminée qui m’angoissait vu que nous on avait pas de cheminée…Et puis bien-sûr, cela s’appliquait à la Vache Qui Rit que je laissais pour la petite souris et que je trouvais croquée le matin, le Saint-Nicolas, les cloches de Pâques.. Bref je me souviens de m’être un peu sentie trahie par mes parents, s’ils me mentaient pour cela, qui sait sur quoi d’autre ?

Du coup, je suis un peu partagée sur ce que j’ai envie de faire avec Bébé Carrousel sur ce sujet. J’ai aimé ce côté vraiment magique d’un vieux monsieur vivant au pôle Nord et qui viendrait me gâter et j’ai l’impression que je la ferai grandir un peu vite en ne la laissant pas croire à ce mythe. En même temps je n’ai pas envie de lui mentir et qu’elle se sente trahie. Et j’aimerais qu’elle voit que la magie de noël est ailleurs ; qu’il n’y a pas besoin du père noël pour que ces fêtes soient un moment de bonheur. Que la magie est dans les gens qui l’aiment et qui se ressemblent autour d’elle pour lui faire plaisir, les bons moments partagés ensemble, le fait de faire plaisir aux autres et peut-être aussi de penser un peu plus aux autres qu’à soit de temps en temps… J’ai encore un an pour y réfléchir, cette année je suis tranquille !! Des avis ??

D’ici là je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de fin d’année, en espérant que vous soyez tous bien entourés. Je pense en particulier à tous les enfants qui passeront noël à l’hopital, et à leur famille qui auront plus d’inquiétude que de joie cette année… Pendant notre séjour, j’imginais comme ça doit être difficile mentalement d’avoir des enfants qui combattent une longue maladie, en particulier pendant la période des fêtes. Pour la peine, je donnerai plus aux pièces jaunes…

 

 

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2 réflexions au sujet de « Twinkle twinkle little star… »

  1. moi perso Leane a 6ans es crois toujours au pere noel sauf qu’elle sait que le pere noel doit beaucoup gaté d’enfants donc ce n’est pas des cadeaux illimité quand je la vois heureuse le 25 au matin et qu’elle voit tout les cadeaux sous le sapin je ne regrette pas du tout
    Bonnes fetes de fin d’année :*

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