Maternage & Parentalité positive

Préparer son entourage à l’accouchement à domicile

Oui, je suis toujours là malgré un silence de presque 15 jours ! Il faut dire que j’ai beaucoup de choses sur le feu en ce moment et que malheureusement je ne peux pas (encore) trop m’étendre sur le sujet ici… Mais d’ici quelques mois, vous saurez 🙂 #teasingdefolie

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Par ailleurs, comme vous l’avez vu à travers quelques photos, nous avons pris quelques jours de « repos » avec Mademoiselle Carrousel dans ma famille, à la campagne. Pourquoi les guillemets, te demandes-tu lecteur ? Car dans mon idée initiale, je me voyais allongée sur un transat toute la matinée, surveillant d’un œil attendri Mademoiselle Carrousel en train de jouer avec ses grands-parents, siestant en même temps qu’elle l’après-midi et partageant ensemble une petite activité sympa en fin de journée, puis passant la soirée à vous concocter des articles sur mon canapé une fois l’enfant couchée. En réalité, j’ai beaucoup vadrouillé avec elle entre les uns et les autres (famille, amis…), j’ai eu à cœur que l’on fasse pleins d’activités ensemble avant l’arrivée de bébé soeur et je n’ai jamais réussi à fermer l’œil pendant ses siestes tellement mon cerveau était en ébullition ! En prime, je me traine comme un cachalot tétraplégique tellement j’ai mal au dos et tellement mon ventre me tire, avec en bonus la sensation d’avoir un boulet de canon enchainé à mon entrejambe. Bref, je ne m’étends pas, c’est la fin de grossesse quoi. Tout cela pour dire que je n’ai rien écrit depuis deux semaines, car tous les soirs je me suis écroulée comme une grosse loque ou j’ai pris des bains pour calmer mes douleurs, vous ne m’en voulez pas du coup ?

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Allez, j’en viens au sujet du jour :

Préparer son entourage à l’accouchement à domicile

Je vous ai déjà raconté comment Papa Ours a accueilli le projet (fraîchement) et comment il a évolué sur le sujet (ceci dit, nos dernières discussions sur le sort à faire au placenta l’a un peu achevé, pauvre Papa Ours!) … Aujourd’hui, je vous parle du reste de l’entourage, de leurs réactions et de comment je les ai convaincu que, non, je n’avais pas sniffé mes vitamines pré-natales le jour où j’ai décidé d’accoucher à la maison ! Et aussi des ainés 🙂

Une première chose : personne ne vous oblige à dire la vérité 🙂 C’est très facile de répondre « j’accouche à telle maternité » quand on vous pose la question et de clore ainsi le sujet. C’est même une très bonne idée de procéder ainsi lorsqu’on sait que l’entourage va s’opposer au projet, que l’on va se prendre en pleine tête les angoisses de son interlocuteur souvent mal informé ou qu’on va être jugée sans être écoutée. Accessoirement, c’est aussi une bonne façon de procéder lorsqu’on se trouve face à un quasi-inconnu, genre la mamie dans le bus ou la pharmacienne à qui on demande un paquet de gants chirurgicaux (vécu cette semaine) et dont on a RAB de l’avis.

Parmi les mamans qui ont accouché chez elles, beaucoup n’ont rien dit, y compris à leurs parents et famille proche, avant que la naissance ait eu lieu. Et elles ne le mentionnent pas du tout au reste de l’entourage, qui pense que le bébé est né à l’hôpital. C’est une bonne façon de se protéger des mauvaises ondes, des angoisses qui peuvent être communicatives à l’approche du jour J et d’éviter de perdre de l’énergie à se justifier comme si nous étions des folles dangereuses mettant volontairement en péril la vie de leur bébé à naître. Bon après, il faut se préparer à une potentielle dose de culpabilisation, mais au moins pas de pollution psychologique en amont 🙂

De mon côté, vous savez que ce n’est pas la stratégie que j’ai adopté. Déjà, parce que j’ai choisi d’en parler sur mon blog, donc pour la discrétion on repassera. L’avantage, c’est que l’entourage qui me lit a pu y trouver aussi mes motivations et les raisons pour lesquelles ce n’était pas un choix inconscient et dangereux, donc j’économise du temps, de l’énergie et de la salive. Mais si j’ai osé parlé ouvertement du sujet, c’est aussi parce que j’ai la chance d’être bien entourée ; bien que la plupart des personnes autour de moi n’aurait jamais eu l’idée de faire cela, tout le monde a adopté une position respectueuse et intéressée vis à vis de mon projet. Sinon, les gens ne m’en ont juste pas parlé, ce qui est pour moi aussi une façon respectueuse d’aborder la chose : du moment qu’on ne me pollue pas, aucun soucis ! Il faut dire que, dans l’ensemble, mon entourage me juge plutôt sérieuse, responsable, réfléchie et pas totalement débile, ce qui les incite à écouter mes arguments plutôt qu’à me coller directement l’étiquette de maboule illuminée. C’est donc à chacune de savoir à qui elle a affaire et de juger de l’opportunité ou non d’aborder le sujet 🙂

 

Préparer ses parents (ou ses très proches)

Je suis proche de mes parents et je leur fais confiance pour respecter mes choix ; je ne me voyais donc absolument pas leur cacher mon projet. Ceci dit, les parents c’est touchy car ce sont nos PARENTS, donc souvent ils :

  1. sont inquiets pour nous
  2. nous voient comme des bébés
  3. pensent savoir mieux que nous et avoir le devoir de nous inculquer ce qui est bien/mal, vrai/faux, ce qui justifie toutes sortes d’interventions à leurs yeux (ils ont même basé toute leur éducation sur ce postulat ^^)

 

Du côté de ma maman, elle suit mes évolutions de près (tant en ce qui concerne le maternage et l’éducation que la grossesse et la naissance) donc elle aussi a commencé l’aventure avec mon projet d’accouchement en maison de naissance, ce qui lui a permis de s’habituer doucement à l’idée. Comme elle est, comme moi, réceptive aux lectures, je lui ai prêté « J’accouche bientôt, que faire de la douleur » de Maïtié Trelaün, où les principes de l’accouchement physiologique et ce qui favorise son bon déroulement sont très bien expliqués. L’objectif : partager l’information pour qu’elle comprenne mes motivations et pourquoi l’accouchement à domicile pouvait être une option plus sécuritaire que l’hôpital dans le cadre d’une grossesse et d’un accouchement physiologiques. Bon, avant de se quitter à la fin des vacances, elle m’a quand même demandé de ne PAS la prévenir quand je me mets en travail, de lui dire seulement quand bébé sœur sera née. Et c’est tout à fait ce que je comptais faire de toutes façons 😉 Je pense que, même dans le cadre d’une naissance en maternité plus rassurante pour l’entourage, ça reste stressant d’être informés du début du travail, d’autant que parfois c’est très long…

Petite parenthèse : je trouve ces échanges entre nous sur le sujet très beau, car ma maman a été une maman très différente de celle que je suis et c’est touchant de la voir aussi bien respecter mes choix alors qu’ils sont à l’opposé des siens (de l’époque). Je vous ai déjà dit plusieurs que j’ai été élevée avec beaucoup d’amour mais dans une éducation traditionnelle et bien loin du maternage proximal. Il en est de même avec l’accouchement ; à ma demande, ma maman m’a souvent raconté ses deux accouchements et m’avait donc transmis sa vision des choses, à savoir une vision passive et médicalisée qui lui convenait. Déclenchée pour être sure de pouvoir bénéficier d’une péridurale (c’est l’argument qu’on lui a donné à l’époque, en 1990, où la péri était encore à ses débuts), elle était allongée sur le dos, totalement anesthésiée dans ses sensations au point de ne rien sentir à la poussée (et heureuse de ne plus sentir), de sorte que j’ai fini par être extraite par forceps.  Elle m’a toujours raconté cette histoire simplement, c’était sa définition de l’accouchement normal et qui se passe bien. En parallèle, elle m’a aussi souvent parlé de l’incroyable douceur de ma peau sur la sienne qui l’avait marquée lors de notre premier contact et j’y ai pensé avec émotion quand je l’ai moi-même ressenti à la naissance de Mademoiselle Carrousel..

Du côté de mon papa, c’est un peu différent car il suit de beaucoup plus loin ma « philosophie » (il faut dire qu’il a un léger déficit d’attention, absolument pas pathologique mais relativement gavant, donc beaucoup de choses rentrent par une oreille et ressortent par l’autre – papa je t’aime hein^^). Ainsi, il croit plus ou moins que si je ne laisse pas pleurer bébé Carrousel, ou que si je ne veux pas me séparer d’elle longtemps, ou que si je dors avec elle, ou que si je ne la punis pas, ou que si je ne « dis rien » quand elle « fait sa colère », c’est parce que je « subis » mon amour pour elle, que je me laisse déborder, il n’a pas vraiment bien saisi qu’il s’agit de mes convictions et d’une volonté de ma part ! De temps en temps, il m’entends dire des trucs qui finissent par rentrer (c’est comme ça que, pendant ces vacances, il s’est retrouvé à menacer Mademoiselle Carrousel d’aller au coin parce qu’elle ne se tenait pas bien à table et que j’ai eu l’occasion de lui dire qu’il n’était pas question que ma fille aille au coin ^^) ou alors je lui passe commande pour une tour d’observation ou un lavabo Montessori et il me pose deux ou trois questions au passage (« c’est quoi Montesouris? »). Bref donc l’accouchement à domicile, pour lui c’était « QUOI ?! Mais t’es folle?! » et j’ai eu beau expliquer un certain nombre de choses, ça ne semblait pas tellement rentrer. Le summum de l’inquiétude a été atteint pendant ces vacances, quand je lui ai demandé de bien vouloir me préparer de quoi bâcher l’appartement (notez la tentative d’implication). Extrait choisi.

« Comment ça, des bâches? me dit-il, d’un air affolé

Ben pour protéger le sol …

Pourquoi, ça va être un bain de sang ?!!

Mais non ! Mais il y a quand même différents liquides qui s’écoulent, un peu de sang, je ne veux pas tâcher la moquette ou le parquet !

J’ai de la bâche agricole noire… Comme pour les vaches qui mettent bas… ? me propose-t-il dubitatif.

Parfait !

Je t’en coupe un petit carré de quelles dimensions du coup ?

Ah bah mets en un rouleau, je vais protéger tout l’appartement!

Hein ? Mais pourquoi? Tu vas accoucher à un endroit précis, sur un lit ou quelque chose, non?

Ben non je ne sais pas à l’avance.. Je vais me déplacer, peut-être que je voudrais être dans la chambre, le salon, peut-être les chiottes, je ne peux pas savoir d’avance… Je voudrais protéger tout l’appartement.

Et puis avec la piscine, il vaut mieux… ajoute ma mère, histoire de l’achever.

Heu, j’avais pas parlé de la piscine à papa…

Quelle piscine? Dans l’appartement ?!!!!!

Bref, je crois que toutes les angoisses de mort de mon père se sont cristallisées autour de ce petit détail logistique : la bâche. Mais c’est super lourd et épais la bâche agricole, comment tu vas installer ça ? Ça se découpe au ciseaux mais c’est le bordel, tu vas faire ça quand si t’es en train d’accoucher ? Et comment tu vas faire pour découper en fonction de tes meubles et de la taille de tes pièces ?

Il a fini par me dire cash qu’il était inquiet et me demander s’il n’y avait pas moyen que je change d’avis ; j’ai donc pu redonner mes arguments, réexpliquer l’accouchement physiologique à un moment où il était plus réceptif. Il a vu que ma mère, bien qu’inquiète aussi, s’était renseignée et ça l’a calmé. Je lui ai aussi parlé d’autres femmes que j’ai rencontré qui avaient accouché chez elle (« Ah donc y’en a d’autres qui ont eu cette idée.. »), ma cousine lui a dit qu’elle l’avait envisagé pour elle (« Ah BON?! »), je lui ai parlé de ma sage-femme ultra pointilleuse, du matériel qu’elle apportait avec elle, de la façon dont ça se passerait en cas de transfert. Il a été particulièrement rassuré de savoir que dans un AAD, la majorité des transfert se font tranquillement en voiture sur un signe d’appel/d’inquiétude de la SF et non pas, comme il l’imaginait, dans une ambulance toutes sirènes hurlantes. J’ai aussi montré que je « connaissais mon sujet » ; je lui ai parlé des 4 causes principales des décès en couches quand les femmes accouchaient chez elles « dans le temps » (pré-éclampsie, malformations osseuses liées à la malnutrition, conditions d’hygiène et d’asepsie, hémorragie du post-partum) pour lui montrer que si la mortalité en couches a diminué, c’est avant tout grâce aux progrès sanitaires et au suivi de grossesse, pas juste parce que la naissance se déroule en maternité. Ce n’est donc pas un retour en arrière ! J’ai fait beaucoup appel à des arguments relevant du bon sens, de notre appartenance à l’espèce des mammifères… Avec tout cela, quelques jours plus tard, il m’a dit qu’il était rassuré, alléluia. Et bonus : « J‘ai vu un reportage sur Arte hier sur une meute de loup et au moment de mettre bas, la louve se met à l’écart dans un petit coin, avec seulement une ou deux autres louves autour d’elle, comme tu disais elle recherche l’intimité... ».

Et soudain, le problème de la bâche agricole était résolu comme par magie: « J’ai compris ce que tu veux faire, je vais te donner une dizaine de petites bâches de peintre super légères mais résistantes, tu pourras les manipuler facilement et en mettre à droite à gauche chez toi. Je te mets du scotch aussi pour les fixer. » #MerciArte

 

Côté beaux-parents, ils ont pris toutes les infos sur le blog et du coup on en a assez peu parlé… Comme souvent, ils respectent sans trop se mêler. Eux aussi ont contribué à la logistique en me fournissant de vieux draps et de vieilles serviettes, tout comme ma grand-mère maternelle. C’est pas chouette, ces préparatifs familiaux et ces mélanges d’odeurs de lessives et de foyers qui m’accompagneront le jour J ?

 

Préparer son/ses ainé(es)

Du côté de Mademoiselle Carrousel, la principale question a été ; est-ce que je veux qu’elle soit présente ou pas ? 

D’un côté, le souhait de ma part de l’inclure dans cette naissance et mon envie de lui transmettre la normalité de l’accouchement. Beaucoup de mamans ayant accouché à la maison ont témoigné de la présence harmonieuse de leur(s) aînés, qui avaient continué de vaquer à leurs occupations, qui parfois les aidaient à supporter les contractions, qui participaient à la logistique pour les plus grands… avec à la clé une super rencontre avec leur petit frère/petite sœur, quelques minutes après sa naissance. C’est ce qu’on voit dans ces deux jolis livres qui parlent de l’accouchement à domicile et qui peuvent être un bon support de préparation : « Hello Baby » (en anglais uniquement) et le tout nouveau (en français! alléluia!) « Comment naissent (aussi) les bébés » qui a vu le jour grâce au financement collaboratif sur Ulule :

Comment naissent (aussi) les bébés
Comment naissent (aussi) les bébés
Hello Baby ! accouchement à domicile
Hello Baby !
Mon moment préféré de "Hello Baby" ; la dernière page en mode cododo familial !
Mon moment préféré de « Hello Baby » ; la dernière page en mode cododo familial !

 

De l’autre côté, deux craintes : celle que Mademoiselle Carrousel vive mal de me voir souffrir et associe d’éventuelles images « violentes » pour elle (par exemple sa maman qui crie) à la naissance de sa sœur. Comment savoir comment elle interprétera ce qu’elle verra ? J’ai entendu d’un côté que ce n’était pas du tout sa place et qu’un accouchement était trop violent pour son âge (discours de la psychologue de la crèche que j’ai sollicité et que, surement, je n’aurais pas du ^^) , j’ai entendu ma sage-femme me parler de mères ayant eu du mal à accoucher car elles avaient été marquées par ce qu’elles avaient vu de l’accouchement de leur propre mère et j’ai entendu à l’inverse que les enfants ne voient pas l’accouchement comme nous le percevons, qu’ils n’y mettent pas ce que nous y mettons, qu’ils savent d’où ils viennent et que c’est très différent d’assister à un accouchement à l’hôpital d’un accouchement à la maison. Et tous les arguments me parlent…

Mon autre crainte est que, face à ce moment un peu hors du commun, elle soit en demande de moi, qu’elle réclame mon attention, m’empêchant ainsi de déconnecter mon néo-cortex et compliquant le bon déroulé de l’accouchement. Le simple fait de la savoir à proximité pourrait, me connaissant, m’empêcher de me laisser aller…  Ou à l’inverse, est-ce que ça pourrait m’aider de la savoir tout près, plutôt que gardée à l’extérieur ?

Vous l’avez compris, je ne sais toujours pas ce que j’en pense et j’ai donc choisi, pour une fois, d’y aller à l’instinct : nous avons prévu une solution de garde et nous nous laissons le choix, sur le moment d’y faire appel ou non, selon le comportement de Mademoiselle Carrousel et comment je me sentirai. Comme nous sommes seuls en région parisienne (nos parents sont à 3 heures de route), on pourrait pratiquement parler d’un plan militaire ; si l’accouchement à lieu en semaine et en journée alors elle sera à la crèche, si l’accouchement à lieu le week-end nous pouvons faire appel à J. sauf le week-end du tant et seulement si c’est avant le 13 aout, si l’accouchement à lieu entre le tant et le tant, avant minuit alors on peut appeler machine, sinon on la laisse dormir…  Donc l’instinct, le feeling oui, mais avec un filet bien préparé ^^. Car bien évidemment, hors de question pour moi de confier Mademoiselle Carrousel à une personne qu’elle ne connaitrait pas très bien, pour un moment aussi délicat ! Il nous faut quelqu’un qui la connait, qui sait la réconforter, la rassurer… Les options sont donc malheureusement très restreintes.

En parallèle, j’ai préparé Mademoiselle Carrousel aux différentes éventualités en essayant de garder un discours le plus vrai mais le plus simple possible :

==> Sa petite sœur est bientôt prête à sortir de mon ventre mais c’est elle qui décidera du moment, nous attendons, elle nous fera la surprise..

==> Elle est née à l’hôpital mais sa petite sœur va naître chez nous, à la maison, comme dans le livre (Hello Boy), comme ça on pourra profiter tous les 4 autant qu’on veut !

==> Pour aider la petite sœur à sortir, mon ventre va se serrer très fort ; ça peut faire mal, je pourrais faire une drôle de tête, peut-être faire des bruits bizarres ou pousser des cris, mais elle ne doit pas s’inquiéter ; c’est normal et c’est comme ça que toutes les mamans aident leur bébé à naître.

==> Comme, avec son papa, nous serons un peu occupés à ce moment là, peut-être que nous l’emmènerons chez J., pour jouer, peut-être pour manger ou même dormir un peu. Comme ça, elle aura quelqu’un rien que pour elle pendant que sa petite sœur naît et dès qu’elle sera là, papa viendra vite vite la rechercher pour qu’elle puisse la voir et on se fera un gros câlin tous les 4.

==> Peut-être que la petite sœur décidera d’arriver pendant qu’elle est à la crèche ; alors on téléphonera à la crèche et son auxiliaire la préviendra que la petite sœur est arrivée. Et papa viendra vite vite la chercher pour qu’elle puisse la voir et on se fera un gros câlin tous les 4.

J’ai choisi de ne pas l’embrouiller avec l’option du transfert et du séjour en maternité ; j’ai l’impression que ça fait beaucoup trop d’informations pour une éventualité qui est peu probable. Au vu de la balance probabilité/conséquence, je me dis qu’il sera temps de verbaliser sur le moment si jamais cela arrive et ce d’autant plus que même si je devais accoucher en structure, je demanderai une sortie précoce.

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Préparer le reste du monde

Alors là, comment vous dire… cf mon introduction, le maitre mot est de se préserver et de la jouer stratégique ! Ainsi par exemple, j’ai réalisé mon inscription en maternité classique et je me conforme à leur protocole de RDV mensuels sans mentionner mon projet d’AAD en parallèle. C’est important d’être prudents quand il s’agit des professionnels de santé et du personnel administratif ; en effet, plusieurs mamans ont été un peu embêtées par des contrôles PMI/services sociaux en faisant part de leur projet ou en voulant bien faire en anticipant la déclaration de naissance auprès de leur mairie… #dépit

A l’inverse, je me suis retrouvée à entrer dans les détails de l’accouchement à domicile avec l’un des gérant de la fabrique de savon au lait d’ânesse qui se trouve près de chez mes parents, après qu’il m’ait expliqué tout ce qu’il faisait pour respecter le corps et les besoins des ânesse et encourager le maternage des petits qui naissent dans son élevage ! Tout est question de feeling 🙂

Dans un prochain billet, il me reste à vous parler de comment JE me suis préparée à cet accouchement, d’un point de vue psychologique et logistique (oui, la fameuse bâche agricole entre autres!). Espérons que j’ai le temps de l’écrire avant que bébé soeur pointe le bout de son nez, car dans mon corps CA SENT LA FIN ! ^^

 

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15 réflexions au sujet de « Préparer son entourage à l’accouchement à domicile »

  1. Mon accouchement c’était il y a presque un an, maintenant (bon c’est bientôt l’anniversaire du Nounours aussi), j’ai des frissons en te lisant. La fin, que c’est long! Mais profites-en! J’aurais voulu pouvoir hurler ça à la fille sans bébé que j’étais alors « MAIS PROFITE BORDEL » car c’est vraiment la fin d’une époque pour entrer dans une nouvelle ère. Nous aussi, en tant que maman, nous renaissons en donnant la vie. Alors profite, de ces derniers moments à trois que vous avez encore. J’ai tellement l’impression, en te lisant, que tu as la tête de partout en même temps! Des bisous et bonne fin de grossesse à toi 😉

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      1. Fais toi confiance, et fais confiance à Papa Ours pour improviser ce qui peut l’être, à force de te lire, j’en ai conclu que vous en êtes plus que capables! Tu verras, tout va bien se passer, même si les capes de bain ne sont pas assorties aux draps de la chambre (bon oui je grossis le trait! mieux vaut rire de nos petites lubies de maman-fères qui préparent le nid, genre pas le nid, mais LE NID que même une fée envierait tu sais!)

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  2. Ah super ton article!
    J’adore ton père 🙂 Mais c’est vraiment cool d’être bien entouré et que ton entourage respecte ton choix (ou en tout cas, ne te pollue pas le cerveau).
    J’espère que tu aura le temps d’écrire la suite avant ton accouchement 😉

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  3. Bravo pour votre projet d’accouchement ! Je dois avouer que quand j’ai lu tes premiers articles, je me suis projeté à la place de ton conjoint et je me serais vu me mettre en opposition totale, mode braquage à un tel projet ! Mais j’ai trouvé ton approche très rationnelle, et au fond très « scientifique », particulièrement convaincante. Je ne sais su j’aurais basculé comme Papa Ours… mais y’aurait eu match 🙂
    Et dans tous les cas, je trouve très louable et courageux d’aller au bout de ses convictions : on n’a qu’une vie alors faisons en sorte qu’elle soit ce que nous voulons, surtout dans un moment clé comme la naissance d’un enfant !
    Je pense comme toi que le point compliqué concerne la petite. A cet âge, c’est difficile d’anticiper leur réaction. Mais c’est aussi leur petit côté imprévisible qui fait le charme de nos petits !
    Passez de belles vacances en tout cas

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  4. Merci pour l’article!
    Nous aussi on était un peu embête avec les solution de garde de l’aîné!!
    Pour finir, ma belle mère qui vit assez loin est venue vivre chez nous pendant 2 semaines (on a un studio en plus). Comme ça elle était sur place au moment de l’accouchement. On a presque pas eu besoin d’elle 🙂
    J’ai accouché à 04h:30, l’aîné s’est réveillé 3 contractions avant l’expulsion, son papa a été dans sa chambre, et 3 min après j’avais ma fille sur moi. Le papa n’a pas vu la naissance car il était avec le grand!!! Mais 30 secondes après, ils sont arrivés tous les deux….. C’était extraordinaire…
    Courage pour ces derniers jours!!

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  5. Un petit commentaire rapide pour te souhaiter le meilleur pour le déroulement de ton accouchement et aussi une baisse des températures 😀
    Car il fait bien chaud pour tout le monde mais dur dur pour les femmes enceintes particulièrement !

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  6. C’est marrant cette histoire de bâches, je me disais justement que le confort d’accoucher en maison de naissance c’est de ne pas à avoir à nettoyer !! Du coup, je vois qu’il y a une vraie organisation à mettre en place à ce sujet ! Je te souhaite une belle fin de grossesse en tout cas, et une belle rencontre ❤️❤️

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  7. J’ai hâte que tu nous racontes cette naissance préparée avec tant d’amour et d’attention !! Bon courage pour les dernières semaines de grossesse et belle rencontre avec bébé soeur 🙂

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